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Le niveau des avoirs nets en devises s’est élevé jusqu’ à la date du 22 septembre 2016 à12.947 MDT ou 118 jours d’importation, apprenons-nous des derniers indicateurs de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Selon les mêmes chiffres, les billets et monnaies en circulation se sont élevés jusqu’à la même date à 10.183 MDT contre 9.973 MDT jusqu’au 22 août de la même année.

En effet, jusqu’au 1er juillet 2016, le niveau des avoirs nets en devises s’est élevé à 12.189 MDT ou 112 jours d’importation, et à 110 jours d’importation ou 12.106 MDT jusqu’au 10 juin 2016.

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L’examen des résultats provisoires de l’exécution du budget de l’Etat, à fin mai 2016, fait apparaître une aggravation du déficit budgétaire au cours des cinq premiers mois de l’année 2016, par rapport à la même période de l’année précédente (1.823 MDT contre 126 MDT). Dans une récente note, la BCT (Banque Centrale de Tunisie) explique cela par «l’accélération des dépenses hors principal de la dette à un rythme plus élevé que celui des recettes propres». En effet, les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 19,9% durant les cinq premiers mois de 2016, alors qu’elles enregistraient une baisse de 1% au cours de la même période de l’année précédente. Un rebond donc de plus de 20 points de base que la BCT explique par «l’accélération des dépenses de rémunération (+18,3% contre +8,6%) et des interventions et transferts (+35,5% contre -29,6%)». En face, les dépenses de subvention se sont établies à un niveau comparable à celui de 2015 et ont concerné exclusivement les produits de base et le transport, fait remarquer la note de la BCT. Rappelons à ce stade le chiffre de 56 milliards de dette donné par le chef du gouvernement tunisien aux députés qui a plus que doublé en 6 ans.

Note positive quand même, cette «nette reprise des dépenses en capital (titre II) est due, principalement, à l’accélération de l’exécution des projets d’investissement » et aux ressources propres de l’Etat qui ont augmenté de 8,5% durant les cinq premiers mois de 2016. Bémol, elles demeurent en deçà du taux de progression prévu dans la loi des finances, soit 12,4% pour l’ensemble de l’année. Il est important de préciser à cet égard, comme le fait la BCT, que «cette évolution émane d’une hausse considérable et exceptionnelle des recettes non fiscales (cession de la licence 4G), alors que les recettes fiscales n’ont progressé que modérément (1,4% à comparer au taux de 11,4% prévu dans la Loi de Finances de 2016)». Résultat, c’est par un recours intensif au financement intérieur que s’est fait le financement du déficit durant les cinq premiers mois de 2016.

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  • Une dépréciation de 5,5 % du DT … en 6 mois

De son côté, le déficit courant s’est établi à 4.682 MDT ou 5,1% du PIB contre 3.945 MDT ou 4,6% du PIB au cours de la même période de 2015. «Cette évolution reflète, principalement, la faible performance du secteur touristique qui peine à se relever, avec des recettes en régression par rapport à l’an dernier (772,7 MDT seulement à fin juin 2016 contre 1.246,4 MDT au cours de la même période en 2015). Les revenus du travail ont aussi connu un repli durant ladite période (1.672,1 MDT contre 1814,5 MDT)», explique encore la BCT. Enfin, et ce n’est pas la fin, les réserves de change se sont établies à 12.076,2 MDT à fin juin, soit l’équivalent de 110 jours d’importations, contre 14.102 MDT et 128 jours, respectivement, à fin 2015.

Et comme pour répondre à tous ceux qui crient haro sur l’immobilisme de la BCT face à  la détérioration de la valeur du Dinar tunisien, la BCT fait remarquer que «la poursuite de la dégradation de la balance courante et les difficultés rencontrées pour la mobilisation des ressources extérieures nécessaires pour combler le gap de financement, ont amené la Banque centrale à poursuivre une gestion plus flexible du taux de change visant à atténuer la baisse des avoirs en devises et leur maintien à un niveau acceptable. La baisse persistante des recettes en devises a amplifié les pressions sur le taux de change, ce qui a engendré une dépréciation importante du dinar vis-à-vis des principales devises». Et de préciser que «durant le premier semestre 2016, le dinar s’est déprécié en moyenne de 5,5% aussi bien face au dollar que vis-à-vis de l’euro comparativement à son niveau une année auparavant».

  • Amélioration de la capacité d’endettement des ménages tunisiens. A suivre !

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La note de la BCT fait aussi remarquer que «la masse monétaire, au sens de M3, a poursuivi sa reprise observée depuis le mois de mars 2016. En glissement annuel, cet agrégat a évolué au taux de 7,9% en juin 2016 contre 6,7% au mois précédent et 5,5% en juin 2015». Et d’expliquer ensuite que «cette évolution serait due, à la fois, au regain de dynamisme des crédits à l’économie et à l’accélération des créances nettes sur l’Etat. L’évolution des crédits a profité aux professionnels, et à un moindre degré, aux particuliers. La plus forte progression des crédits aux professionnels a concerné les crédits à moyen et long termes octroyés au secteur des services et les crédits à court terme au secteur industriel. Quant à la progression des crédits aux particuliers, elle affiche une reprise assez vigoureuse des crédits à la consommation, au premier semestre 2016 reflétant, vraisemblablement, l’amélioration de la capacité d’endettement des ménages suite aux augmentations salariales enregistrées depuis la fin de l’année 2015». La BCT tranquillise cependant, en affirmant que «cette évolution [ndlr : de la capacité d’endettement des ménages] ne serait pas inquiétante si elle permettait de booster la demande adressée au marché domestique», mais de concéder quand même que, «elle mérite un suivi rapproché».

  • Hausse, historique des besoins de liquidité «bouffés » au Ramadan et à l’Aïd

Chez les banques tunisiennes, «les pressions sur la liquidité se sont accentuées en juin (…) en relation avec les retraits importants effectués par les ménages pour faire face aux dépenses du mois de Ramadan, de l’Aïd El Fitr et de la période estivale ». Le volume global de refinancement moyen a d’ailleurs atteint en juin son niveau historique le plus élevé de 6.313 MDT et a frôlé, au début d’août la barre des 8 milliards de dinars, pour revenir actuellement à moins de 7,5 milliards de dinars après le versement des salaires.

Communiqué BCT

 

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Dans une récente note sur les «évolutions monétaires et conjoncturelles et perspectives à moyen terme», la banque centrale de Tunisie (BCT) évoque ses prévisions de croissance pour le reste de l’exercice 2016 et même pour l’année prochaine. On y apprend ainsi que «les prévisions de la BCT tablent sur une progression positive du PIB, aux prix constants de 2010, aux alentours de +0,3% en variation trimestrielle (+1,8% en glissement annuel) au 2ème trimestre de l’année en cours. Cette évolution porterait la croissance semestrielle à +1,4%. Il s’en suit un acquis de croissance [ndlr : Taux de croissance pour toute l’année en cours qui pourrait se réaliser au cas où le PIB demeure inchangé  aux deux derniers trimestres de l’année en question] annuel à fin juin de +1,3%3».

Côté inflation, ratio important pour le citoyen lambda, la BCT n’apporte pas de bonnes nouvelles. Elle estime que «la détente de l’inflation observée au cours du premier semestre [ndlr : l’inflation s’était  établie à seulement 3,5%, contre 5,5% pendant la même période de l’année 2015] n’est que transitoire ». Citant l’exercice de prévision mené au mois de juillet 2016, les prévisionnistes de la BCT estiment que «l’inflation devrait poursuivre sa tendance haussière pour atteindre 4,3% au terme du troisième trimestre, attisée par une progression mensuelle moyenne attendue de l’IPC [ndlr : indice des prix à la consommation] de l’ordre de 0,4%. Par conséquent, l’inflation moyenne serait de 4,1% au 3ème trimestre de 2016 contre 3,6% au 2ème trimestre ».

Le scénario central de la prévision se base sur les hypothèses suivantes :

  • Baisse des prix de certains carburants en relation avec l’entrée en vigueur du nouveau mécanisme d’ajustement automatique des prix en juillet 2016.
  • Dissipation des effets de base pour la période sous revue.
  • Baisse moins prononcée des prix de l’habillement durant la période des soldes d’été en relation avec l’évolution récente des cours de change du dinar et le boycottage d’une partie des commerçants de la période des soldes suite à l’avancement de sa date de lancement au 15 juillet.graf1

L’inflation, hors alimentaires frais et produits administrés, qui a atteint un taux de 4,8 % en juin 2016, pourrait baisser à 4,6% en juillet et août pour revenir à 5,1% en septembre 2016, et de l’autre côté, l’inflation «hors alimentaires et énergie » qui s’est établie à 4,4% en juin pourrait baisser à 4,2% en juillet et août avant de passer à 4,7% en septembre. En termes de moyennes, les deux mesures se situeraient à 4,8% et 4,3% respectivement au 3ème trimestre de 2016 contre 5,1% et 4,5% au 2ème trimestre.

  • Une croissance à 1,8 % cette année et à 3 % en 2017.

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Le redressement de la croissance économique, amorcé au début de 2016, devrait se poursuivre dans les trimestres à venir quoiqu’à un rythme plus lent qu’attendu quelques mois plus tôt. Les récentes prévisions à moyen terme ont revu à la baisse la croissance du PIB, aux prix constants de l’année 2010, pour la période 2016-2017. Elles tablent sur une croissance annuelle de l’ordre de 1,8% en 2016 et 3% en 2017, contre 2% et 3,5% estimées en avril dernier. La révision à la baisse résulte des performances, en deçà des attentes, de plusieurs secteurs d’activité durant le premier semestre 2016, ainsi que de l’apparition de nouveaux risques baissiers à plus long terme.

La trajectoire de croissance future serait fragilisée par la dégradation des perspectives de certains secteurs d’activité. En premier lieu, la poursuite de la régression de la production du secteur de l’énergie rend peu probable l’inversion de cette tendance baissière à l’horizon de prévision, étant donnée l’importance du déclin naturel au niveau des principaux champs pétroliers. Ce secteur devrait continuer à amputer la croissance annuelle du PIB de 0,2-0,5% en moyenne. Ensuite, la persistance des troubles sociaux dans les zones de production, en particulier, dans le bassin minier et l’absence de solutions efficaces, permettant de surmonter les difficultés, pourraient freiner la reprise de la production à son rythme d’avant 2011. De surcroit, la trajectoire de croissance de l’activité touristique a été revue de nouveau à la baisse, vu les réalisations récentes en dessous des attentes, et les retombées potentiellement importantes de la multiplication des attentats terroristes et le climat d’insécurité qui règne sur l’ensemble de la région.

Par ailleurs, les perspectives de la production des industries off-shore ont été maintenues globalement inchangées pour le reste de l’année 2016, et revues légèrement à la baisse pour 2017, compte tenu des retombées potentiellement négatives du ‘’Brexit’’ sur nos principaux partenaires de la Zone Euro. La révision à la baisse de la croissance du PIB hors agriculture, pour les années 2016 et 2017, et le maintien du potentiel de la croissance globalement inchangé (2,5% en 2016 et 2,6% en 2017), ont élargi l’écart de production négatif (différence entre la production potentielle et la production effective), comparativement à la précédente prévision. En termes annuels, l’écart de production devrait s’établir autour de -2,9% cette année et -2,6% en 2017, après -2,7% en 2015. Les perspectives devraient s’améliorer lentement mais resteraient sujettes à divers aléas, qui seraient globalement asymétriques vers le bas. Les incertitudes qui font craindre une croissance plus faible qu’attendu sont multiples.

Communiqué BCT

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Taoufik Baccar, ancien gouverneur de la BCT (Banque Centrale de Tunisie), vient de publier un statut «dans le cadre du centre de prospective et d’études sur le développement ». Il y souhaite surtout «plein succès au nouveau gouvernement indépendamment de la composition finale qu’il prendra », et ajoute ceci : «le centre de prospective et d’études sur le développement (CEPED) que je dirige se tiendra prêt pour soutenir les stratégies et les programmes que ce gouvernement entreprendra quand il jugera qu’ils sont dans l’intérêt du pays ».

Pour l’ancien gouverneur de la BCT, «la démarche de gouvernement d’Unité Nationale aurait nécessité dans les circonstances que vit le pays et les sérieux risques qu’il encourt qu’un programme de sauvetage soit dans une première phase conçu par des personnalités nationales indépendantes et que la mobilisation des partis politiques autour de ce programme soit recherchée dans un second temps ». Et Taoufik Baccar d’assurer que «le programme élaboré a pris l’allure d’orientations générales sur lesquelles on ne peut qu’être d’accord ». Il estime qu’il «faut maintenant essayer de décliner ces orientations en programmes d’actions clairs et chercher le consensus autour de ces programmes car le gouvernement est composé de personnes loin de partager les mêmes convictions et les mêmes démarches et en toute honnêteté ». Et Baccar de donner un exemple des plus éloquents pour illustrer ses propos en indiquant : «je vois mal les personnes proches de l’UGTT accepter les mesures douloureuses désormais nécessaires pour sauver ce pays ».

Evoquant la structure du gouvernement, dont il dit qu’elle «est loin de refléter les priorités futures», il dit : «personnellement j’aurais vu la création d’un ministère chargé des réformes économiques et financières, d’un ministère de la Solidarité nationale pour accompagner ces réformes qui ne manqueront pas d’avoir un impact social qu’il faut savoir gérer ; la mise en place auprès du ministre des Finances d’un secrétariat d’Etat à la fiscalité, à la douane et à la lutte contre l’économie informelle aurait également été opportune. J’aurais également vu la création d’un véhicule (ministère ou agence) tourné vers les réflexions et les stratégies de long terme pour ouvrir de nouvelles perspectives et préparer l’avenir de ce pays sur le long terme en dehors des contingences de la gestion quotidienne des autres départements».

Quant aux priorités du gouvernement Chahed, l’ancien gouverneur de la BCT cite à notre demande «l’assainissement du climat des affaires et la réunion des conditions d’un retour au travail et à l’initiative, l’adoption des lois sur la réconciliation économique, le code des investissements. Mais aussi la «résolution définitive de la question du bassin minier quitte à utiliser la force parce qu’il y va de l’avenir du pays et du retour de la croissance, l’engagement d’une véritable stratégie pour la lutte contre l’économie parallèle, l’engagement des réformes fondamentales de la fiscalité, de l’administration et la compensation » et enfin «l’assainissement des finances publiques et la réduction du poids de la dette».

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Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Sami Tahri a accusé mercredi le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Chedly Ayari de laisser le dinar couler ».

Cité par Shems fm, il a affirmé que les déclarations du gouverneur de la BCT ont « nui au dinar tunisien et à l’économie nationale en général,  semant la peur parmi les investisseurs en évoquant une catastrophe », alors que le chef du gouvernement sortant, Habib Essid avait rassuré les Tunisiens en affirmant que l’Etat est en mesure de rembourser ses dettes au titre de 2017.

« Nous exigeons des explications à cet égard », a-t-il dit.

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Tentant d’analyser les causes de la détérioration des termes de changes et la débandade du dinar tunisien par rapport au reste des devises étrangères, une note de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) signale que «le niveau élevé du déficit des sociétés résidentes (environ 8,9 Milliards de dinars) a exercé une forte pression sur le marché des changes et a contribué à la dépréciation du Dinar tunisien vis-à-vis des principales devises». La même note de la BCT a mis en évidence l’effet change négatif sur les échanges commerciaux des résidents estimé à 5,6% de la valeur du déficit commercial de ces sociétés suite à la dépréciation du Dinar tunisien vis-à-vis des principales devises (2016S1/ 2015S1)». Et l’Institut d’émission de recommander qu’il est «urgent d’élaborer un plan d’action pour maitriser le niveau élevé de déficit commercial qui a coïncidé avec une conjoncture marquée par les difficultés de financement. Ces actions doivent viser en priorité à booster les exportations et à maitriser les importations, notamment celles des biens de consommation qui ne sont pas de première nécessité».

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Analysant les dernières évolutions du commerce extérieur de la Tunisie et surtout la nouvelle répartition géographique des exportations pour le 2ème trimestre 2016, la BCT indique dans un récent communiqué que l’UE (Union Européenne) préserve son rang de 1er débouché pour les exportations tunisiennes, surtout pour les ventes des produits industriels.

Légère augmentation de la part des pays de l’UMA dans les exportations et légère augmentation de la part des pays de l’UMA dans les exportations tunisiennes, tirée par l’accroissement de celles destinées à l’Algérie (+36,5%), alors que les ventes vers la Libye ont diminué de 11,9%. Légère hausse aussi de la part des pays de l’Asie au cours du second trimestre de 2016 par rapport à la même période de 2015 suite, essentiellement, à l’accroissement des exportations vers l’Inde qui ont presque quintuplé.

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Pour les importations, la BCT pointe la Baisse de la part des pays de l’union européenne dans le total des importations (52,9% contre 56,4%) et consolidation de la part de l’Asie (19,3%) grâce à l’amplification de celles provenant de la Chine (1er fournisseur après l’UE) dont les importations ont augmenté de 15,9% (biens de consommation: +20,4% et mat.1ère & demi-produits: +40,1%). Légère augmentation de la part des pays de l’UMA en relation avec la hausse des importations (+11,9%) auprès de l’Algérie, principalement, le gaz naturel (+21,3%). La Russie et la Turquie continuent d’être les principaux fournisseurs de la Tunisie en produits miniers, matières premières et certains produits alimentaires de base.

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

Evoquant les principaux faits saillants ayant marqué l’évolution des échanges commerciaux au cours du premier semestre de 2016, la Banque Centrale de Tunisie a mis en évidence dans un récent communiqué l’atténuation du déficit de la balance énergétique de 497 MDT pour revenir à 1497 MDT suite à la baisse des cours internationaux des hydrocarbures

Dans le même communiqué, la BCT pointe l’amélioration notable des exportations des industries manufacturières (+8,6%) et reprise des ventes du secteur des mines, phosphates et dérivés. Elle pointe cependant aussi, dans le «Dark Side» de la balance commerciale, la détérioration de la balance alimentaire, qui a dégagé un déficit de 368 MDT (contre +314 MDT) et la forte baisse des exportations d’huile d’olive (443 MDT contre 1288 MDT une année auparavant).

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On se doutait que le prêt de 2,9 milliards de dollars accordé par le Fonds monétaire international (FMI) à la Tunisie était assorti de conditions et d’engagements de la part des autorités du pays. C’est la loi du genre, le FMI, sans être à proprement parler une banque, en a quand même quelques tics, du genre assortir ses crédits de conditions pour s’assurer que l’Etat emprunteur se donne les moyens de rembourser. C’est ce qui permet au fonds d’être viable dans la durée et de continuer à peser dans la direction des affaires du monde, notamment chez les pays émergents et sous-développés. L’autre raison pour laquelle le FMI fixe le cadre de ses prêts est d’ordre disons politique et géostratégique. Cet aspect est lié au fait que derrière le FMI il y a des Etats, et ces derniers défendent avant tout des intérêts. Et ils ont effectivement intérêt à ce que les pays moins avancés restent stables et relativement prospères, ne serait-ce que pour la continuité des échanges commerciaux, du business en gros. Comme le disait si bien le général de Gaulle, « les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ».

Tout le monde se demandait ce que la Tunisie avait bien pu concéder pour que le FMI, encore fois, malgré les signaux très inquiétants émis par l’économie du pays, accepte d’ouvrir le robinet. L’institution a publié très récemment un document qui éclaire nos lanternes sur les engagements de la Tunisie. Dans le document on trouve le rapport des services du FMI, qui avait été présenté au Conseil d’administration en mai 2016. Ce document contient les politiques économiques définies par le gouvernement de Habib Essid, en échange du prêt du FMI, dans le cadre du mécanisme élargi de crédit.

Le FMI apporte de l’eau au moulin de la BCT

S’agissant des politiques monétaires et de change, les autorités tunisiennes ont pris l’engagement de conduire une politique monétaire prudente, qui tient compte des aléas conjoncturels. D’après le gouvernement, le maintien de la tendance à la baisse de l’inflation, une hausse raisonnable du volume de l’emprunt public et une activité économique très en deçà de son potentiel apportent de l’eau à son moulin et plaident en faveur de la politique monétaire menée actuellement (qui est étalonnée sur un taux d’intérêt réel positif de 1%). Selon les autorités tunisiennes, les faibles pressions inflationnistes suite aux dernières vagues de hausse des salaires confortent cette orientation.

Toutefois les services du FMI ont insisté sur le fait qu’il faille conserver un taux d’intérêt réel positif de manière à fixer les anticipations inflationnistes et anticiper des pressions probables vers la dépréciation. Ils soutiennent la posture de la BCT de revoir la baisse des taux d’octobre 2015 si les pressions inflationnistes refont surface.

Mieux cerner l’inflation, une bataille à gagner

Les autorités tunisiennes ont également pris l’engagement de viser les avoirs intérieurs nets de manière à garder le gonflement de la masse monétaire au même niveau que l’objectif d’inflation, du moins jusqu’à ce qu’on ait une nette idée de l’inflation.

Le document table également sur une amélioration des prévisions des liquidités et la consolidation du mécanisme de garanties pour renforcer les dispositifs de transmission monétaire et la gestion des liquidités bancaires.

Enfin le rapport du FMI recommande à la BCT de mieux diffuser ses grands objectifs et ses engagements en matière de politique économique ; il suggère également d’assouplir le taux de change et d’adopter un dispositif de contrôle fondé sur les risques, de manière à donner corps à un véritable mécanisme de ciblage de l’inflation.

Reste à savoir ce que le gouvernement d’unité nationale en gestation, sous la houlette de Youssef Chahed, va faire pour rester dans les clous des engagements pris par la précédente équipe…

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Une source officielle de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a démenti dans une déclaration accordée au journal électronique, Assabahnews, les informations publiées par l’expert économique Moez Joudi selon lesquelles les salaires du gouverneur de la BCT, Chedly Ayari et du vice-gouverneur, Mohamed Rekik ont été quintuplés.

On rappelle que Moez Joudi avait indiqué que Chedly Ayari et Mohamed Rekik toucheraient respectivement 28 mille et 24 mille dinars par mois.

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

Comme un certain nombre de collègues, nous avons reçu cette information de Moez Joudi, affirmant avoir la certitude que le gouverneur de la BCT a augmenté son salaire qui serait désormais de 29 mille DT par mois, ainsi que celui du vice-gouverneur qui serait de 24 mille DT. Une telle décision relevant du conseil d’administration de la BCT, où nous n’avons rien vu de tel, nous avons pris contact avec une source de la BCT. Après les explications qui nous ont été, officiellement données de cette nouvelle polémique de Moez Joudi, il s’avère qu’il ne s’agirait pas plus d’un pétard mouillé et d’une intox en bonne et due forme.

· En effet et toujours selon notre source officielle à la BCT, au cours de la dernière réunion du conseil d’administration de la BCT, la question de la rémunération du gouverneur, du vice-gouverneur et du secrétaire général de la BCT (un nouveau poste qui vient d’être créé comme le stipule la nouvelle loi de la BCT) a été débattue, et ce, en l’absence des protagonistes, c’est-à-dire en l’absence du gouverneur et du vice-gouverneur. La commission des rémunérations et le CA de la BCT, s’était en effet réunie en auto-saisine pour discuter ce dossier et ce, conformément, aux dispositions de la loi organisant la BCT. Plusieurs scénarios ont été débattus et la proposition privilégiée par le Conseil était celle d’aligner les salaires des premiers responsables de la BCT (actuellement à 6.000 DT) sur ceux des premiers responsables des banques publiques dont les salaires viennent d’être dernièrement sensiblement augmentés. Aucune décision n’a cependant été prise et les salaires du gouverneur, comme du vice-gouverneur demeurent inchangés. La BCT apporte ainsi un cinglant démenti à tout changement dans la rémunération de ses dirigeants.

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« Le  redressement  de  la  croissance  économique, amorcé au début de 2016, devrait se poursuivre dans  les  trimestres  à  venir  quoiqu’à  un  rythme plus lent qu’attendu quelques mois plus tôt. Les récentes prévisions à moyen terme ont revu à la baisse  la  croissance du  PIB,  aux  prix  constants de  l’année  2010,  pour  la  période  2016-2017 ». C’est ce qui ressort d’une note récente publiée par la Banque centrale de Tunisie (BCT) intitulée « Évolutions monétaires et conjoncturelles et » perspectives à moyen terme.
Ainsi, les prévisions de la BCT tablent  sur  une  croissance  annuelle  de l’ordre de 1,8% en 2016 et 3% en 2017, contre 2% et 3,5% estimées en avril dernier. La révision à la baisse résulte des performances, en deçà des attentes, de plusieurs secteurs d’activité durant le premier semestre 2016,  ainsi que de l’apparition de nouveaux risques baissiers à plus long terme.

Toujours selon la BCT, la trajectoire de croissance future serait fragilisée par  la dégradation des perspectives de certains secteurs d’activité. En premier lieu, la poursuite de la régression de la production du secteur de l’énergie rend  peu  probable l’inversion de cette tendance  baissière à l’horizon de prévision,  étant donné  l’importance  du  déclin  naturel  au  niveau des  principaux  champs pétroliers. Ce secteur devrait continuer à amputer la croissance annuelle du  PIB  de  0,2-0,5%  en  moyenne. Ensuite, la persistance des troubles sociaux dans les zones de production, en particulier, dans le bassin minier et l’absence  de  solutions  efficaces,  permettant  de surmonter  les  difficultés,  pourraient  freiner  la reprise de la production à son rythme d’avant 2011. De surcroît, la trajectoire de croissance de l’activité touristique a été revue de nouveau à la baisse, vu les  réalisations  récentes en  dessous  des attentes, et les retombées potentiellement importantes de la multiplication des attentats terroristes et le climat d’insécurité  qui  règne  sur  l’ensemble  de  la  région.

Par ailleurs, les perspectives de la production des industries off-shore ont été maintenues  globalement  inchangées pour le reste de l’année 2016, et revues légèrement à la baisse pour 2017, compte  tenu  des  retombées potentiellement négatives du ‘’Brexit’’ sur les principaux partenaires de la Tunisie de la Zone Euro. « La révision à  la  baisse de la croissance du PIB hors agriculture, pour les années 2016 et 2017, et le maintien  du potentiel  de  la croissance globalement inchangé (2,5% en 2016 et 2,6% en 2017),  ont  creusé   l’écart  de  production  négatif (différence entre  la production potentielle et la production effective),  comparativement  à  la précédente  prévision.  En  termes  annuels,  l’écart de  production  devrait  s’établir  autour  de -2,9% cette année et -2,6% en  2017, après -2,7% en 2015 », explique la BCT.

S’agissant de la croissance pour les prochaines années, la BCT a indiqué que les perspectives devraient s’améliorer lentement  mais  resteraient  sujettes  à  divers aléas, qui  seraient  globalement  asymétriques vers  le  bas.  » Les  incertitudes  qui  font  craindre une  croissance plus  faible  qu’attendu  sont multiples. Sur le plan extérieur, les menaces que constituent  les  tensions  géopolitiques  sont particulièrement élevées, en particulier en l’absence de signes de rétablissement.  Les conflits en cours, en Libye, et leurs répercussions sur la stabilité sécuritaire et économique du pays pourraient sensiblement  affecter  les perspectives retenues par le scénario central. Un ralentissement plus marqué de la demande étrangère, pourrait aussi peser sur la dynamique des exportations. Les répercussions négatives du Brexit sur nos principaux partenaires de la Zone Euro devraient être  ressenties  au  niveau  des industries exportatrices en 2017 et au-delà. En effet, si ces pays  perdraient leurs parts de marché au Royaume-Uni, leur demande des produits  tunisiens  notamment des IME et THC, risquerait d’être sérieusement affectée », souligne la Banque centrale.

Sur  le  plan  interne,  les  risques  concernent,  pour l’essentiel, le prolongement de la crise politique, la persistance de troubles sécuritaires et de l’instabilité sociale dans les zones d’extraction et de production, ce  qui  pourrait freiner le rétablissement  de  la production et de l’investissement à  l’horizon  de prévision.  Également, les retards  accusés  pour la mise en place des  réformes nécessaires  (Code d’investissement,  etc.) pourraient affecter négativement le climat  des  affaires.

De  plus, l’arbitrage consommation-épargne pourrait impacter le rythme de progression de la demande de  consommation.  Par ailleurs,  la  persistance  du déficit  de liquidité  bancaire  à des niveaux historiquement  élevés et la hausse des prêts non performants pourraient  réduire  la  capacité  du système  bancaire à mobiliser les ressources nécessaires pour le financement de l’économie. « De surcroît,  l’accentuation  du déséquilibre  budgétaire, l’accumulation importante  de  la  dette  publique, notamment depuis 2011, et l’arrivée à échéance de certains emprunts devraient peser sur la capacité de l’État à poursuivre une politique contra-cyclique sur l’horizon de prévision », ajoute la BCT.

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Selon le ministère des Technologies de l’information et de la communication la 4G débarque bientôt en Tunisie. C’est dans ce contexte que les trois

Les ressources propres de l’Etat ont sensiblement augmenté durant les 5 premiers mois de 2016, soit de 8,5% contre seulement 0,4% la même période de l’année écoulée, grâce à une hausse considérable et exceptionnelle des recettes non fiscales (cession de la licence 4G), a noté la BCT, dans son dernier rapport intitulé « Evolutions monétaires et conjoncturelles et perspectives à moyen terme ».
Cette progression demeure, toutefois, en deça du taux prévu dans la loi de des finances, soit 12,4% pour l’ensemble de l’année, a fait remarquer la Banque centrale. Pour mémoire, la valeur d’octroi des 3 licences 4G aux trois opérateurs de téléphonie Tunisie Télécoms, Orange et Ooridoo a atteint 471 millions de dinars (MD).
Les recettes fiscales n’ont progressé que modérément, soit de 1,4% alors que la loi de finances 2016 prévoit une progression de 11,4%.
D’après la BCT, le financement du déficit durant les 5 premiers mois de 2016 a été, principalement, assuré par un recours intensif au financement intérieur.

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Les prix à l’importation ont accusé une baisse de 3,6% en moyenne au premier semestre de 2016, contre -2,1% en 2015, selon le dernier rapport de la Banque Centrale de Tunisie « Evolutions monétaires et conjoncturelles et perspectives à moyen terme ». Cette régression est due principalement à la chute des prix des produits agricoles et agroalimentaires (-8,8% contre +4,6% en 2015) et de ceux de l’énergie et des lubrifiants (-27,9% contre -23,5% en 2015).
Hors alimentation, mines et énergie, les prix des importations ont évolué de 1,5% en moyenne au cours des six premiers mois de l’année courante contre 2,1% durant la même période de l’année écoulée. Le rapport de la BCT a révélé qu’il n’y aurait pas de pressions particulières sur l’Indice des prix à la consommation (IPC) provenant des prix à l’import au cours de la prochaine période, compte non-tenu de la récente dépréciation du dinar vis-à-vis des principales monnaies internationales.

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Dans une note récente intitulée « Évolutions monétaires et conjoncturelles et » perspectives à moyen terme, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a indiqué que le redressement  de  la  croissance  économique, amorcé au début de 2016, devrait se poursuivre dans  les  trimestres  à  venir  quoiqu’à  un  rythme plus lent qu’attendu quelques mois plus tôt.

Les récentes prévisions à moyen terme ont revu à la baisse  la  croissance du  PIB,  aux  prix  constants de  l’année  2010,  pour  la  période  2016-2017, précise la BCT.
Elles  tablent  sur  une  croissance  annuelle  de l’ordre de 1,8% en 2016 et 3% en 2017, contre 2% et 3,5% estimées en avril dernier.

La révision à la baisse résulte des performances, en de çà des attentes, de plusieurs secteurs d’activité
durant  le  premier  semestre  2016,  ainsi  que  de l’apparition  de  nouveaux  risques  baissiers  à  plus long terme.

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La Banque centrale de Tunisie a déclaré que le dépôt de 100 millions de dollars par l’Algérie permettra aux réserves en devises de la

Dans son dernier rapport publié lundi 1er août 2016 sur les évolutions monétaires et conjoncturelles et les perspectives à moyen terme, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a noté qu’après  la  légère  amélioration  relevée  en  mars dernier,  les  pressions  sur  la  liquidité  se  sont accentuées en juin suite à l’aggravation de l’effet restrictif  exercé  par  la baisse  des  réserves  en  devises,  auquel  s’est  ajouté  l’effet  saisonnier  provenant de la hausse des billets et monnaies en circulation (BMC) en relation avec les retraits importants effectués par les ménages pour faire face aux dépenses du mois de Ramadan, de l’Aid El Fitr et de la période estivale.

Selon la BCT, cette évolution a induit une intensification du recours des banques au financement de la Banque centrale. Ainsi, le volume global de refinancement moyen a atteint en  juin  son  niveau  historique  le  plus  élevé  de 6.313 MDT. Ce volume a frôlé, au  début de ce mois, la barre des huit milliards  de dinars, pour revenir actuellement à moins de 7,5 milliards de dinars après le versement des salaires.

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Dans une note récente intitulée « Évolutions monétaires et conjoncturelles et » perspectives à moyen terme, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a noté la baisse persistante des recettes en devises a amplifié les pressions sur le taux de change, ce qui a engendré une dépréciation importante du dinar vis-à-vis des principales devises.

Durant le premier semestre  2016,  le  dinar  s’est  déprécié en moyenne de 5,5% aussi bien face au dollar que  vis-à-vis  de  l’euro  comparativement  à  son niveau une année auparavant, ajoute la BCT.

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Selon des chiffres

Dans son dernier rapport sur les évolutions monétaires et conjoncturelles et les perspectives à moyen terme, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a noté que la détérioration du solde général de la balance des paiements s’est traduit par une baisse des réserves  de  change  qui  se  sont  établies  à 12.076,2 MDT à fin juin, soit l’équivalent de 110 jours d’importations, contre 14.102 MDT et 128 jours, respectivement, à fin 2015.

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L’examen des résultats provisoires de l’exécution du  budget  de  l’État,  à  fin  mai  2016,  fait apparaître une aggravation du déficit budgétaire au  cours  des  cinq  premiers  mois  de  l’année 2016, par rapport à la même période de l’année précédente  (1.823  MDT  contre  126  MDT),  à cause  de  l’accélération  des  dépenses  hors principal de la dette à un rythme plus élevé que celui des recettes propres. C’est ce qui ressort de la note de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sur les évolutions monétaires et conjoncturelles et les perspectives à moyen terme.

Les   dépenses   de   fonctionnement   ont toutefois augmenté  de 19,9%  durant les  cinq  premiers mois  de  2016(contre  une  baisse  de  1%  au cours   de   la  même   période   de   l’année précédente) suite, notamment, à l’accélération des dépenses de rémunération (+18,3% contre +8,6%) et  des  interventions  et  transferts (+35,5%  contre -29,6%).  Les  dépenses  de subvention se  sont  établies  à  un  niveau comparable  à  celui  de  2015  et  ont concerné exclusivement  les produits  de  base  et  le transport.
Par  ailleurs,  la BCT a noté une  nette  reprise  des dépenses  en  capital qui  est  due, principalement,  à  l’accélération  de  l’exécution des projets d’investissement.

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