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Il y a quelques jours, le gouverneur de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) suscitait le colère des hôteliers en demandant devant l’ARP «où est l’argent du tourisme» ? Un sermon qui a, semble-t-il, été mal interprété. Africanmanager a posé, la semaine dernière, la question à Chedli Ayari. «J’ai plusieurs fois dit à la ministre du Tourisme ma joie lorsque je vois les chiffres officiels des entrées touristiques, mais tout en s’interrogeant aussi sur les causes de ne pas voir des entrées en devises qui correspondent au rythme des entrées !», explique Ayari.

Et le Gouverneur de préciser que «dans l’indicateur du changement des billets physiques à la banque, le bilan de l’opération est négatif, car on a vendu plus de billets qu’on n’en a achetés. Et cela n’est pas normal. Le poste était relativement intéressant et faisait rentrer entre 2 et 3 Milliards DT par an. Du coup, c’est obsolète : à peines quelques milliers DT par jour et le peut-être le tiers des entrées sur l’année. Je ne blâme pas les hôteliers, mais on a le droit de se poser la question». On sait par ailleurs qu’il y a toujours eu un malentendu, entre ministère du Tourisme et hôteliers, à propos du nombre des visiteurs. Le premier incluant dans le décompte toute personne franchissant la frontière et les seconds ne faisant que le décompte de ceux qui passent des séjours dans les unités hôtelières. Des hôteliers dont les contrats d’allotement sont libellés en DT et non en devises. On connait par ailleurs aussi l’existence de circuits parallèles de change de devises. Des circuits qui faussent les comptes des entrées touristiques en devises et qui devraient être mieux surveillés.

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Communiqué BCT

Lors de sa réunion périodique tenue le 23 mai 2017, le Conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a entamé ses travaux par l’examen des principaux indicateurs de la conjoncture économique et financière, passant en revue les évolutions récentes de l’activité économique ainsi que les transactions sur le marché monétaire et des changes, la situation de la liquidité et l’activité du système bancaire.

Le Conseil a salué les résultats positifs relatifs à la croissance économique au premier trimestre de l’année en cours (2,1% en glissement annuel contre 0,7% une année auparavant) appelant à œuvrer à leur consolidation afin d’atteindre l’objectif de croissance souhaité, au vu notamment des défis économiques majeurs et des difficultés au niveau des équilibres financiers globaux auxquels fait face le pays. A cet égard, le Conseil a noté que les tensions inflationnistes, dont les prémices sont apparues au cours des derniers mois, continuent à s’intensifier avec un taux d’inflation atteignant 5% à fin avril 2017 contre 3,4% une année auparavant, étant signalé que le taux d’inflation sous-jacente (hors prix des produits frais et encadrés) s’est établi à 5,9%.

S’agissant de l’évolution de la liquidité bancaire, le Conseil a souligné que l’élargissement du déficit courant, conjugué à l’augmentation des besoins du budget de l’état, a accentué les pressions sur la liquidité bancaire, ce qui a amené la Banque Centrale à intensifier ses interventions pour réguler le marché monétaire. La Banque a également œuvré à assurer l’équilibre minimum requis entre l’offre et la demande sur le marché des changes à travers la mobilisation des ressources disponibles afin d’améliorer la liquidité et ce, en vue d’atténuer les fluctuations qu’a connues, récemment, la valeur du dinar et de rétablir progressivement la stabilité de ce marché. A la lumière de ces évolutions, et en vue de poursuivre les actions requises face à la montée des pressions tant au niveau de l’inflation que des paiements extérieurs et d’en circonscrire les effets sur la reprise de l’activité économique amorcée au premier trimestre de l’année en cours, et après délibérations, le Conseil a décidé de relever le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale de 25 points de base pour le porter à 5%. Ce relèvement du taux directeur de la BCT, est le second en l’espace d’un mois.

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Suite à l’appel de l’homme d’affaires et député Moncef Sallami, la semaine dernière à l’ARP quand il invitait le Gouverneur de la BCT à tout dire sur les entreprises et businessmen les plus endettés et qui ne les paient pas, Chedli Ayari aurait pris la décision, selon nos informations, de mettre à jour la liste des impayés parmi les entreprises privées tunisiennes. C’est ainsi que les services de la Banque centrale de Tunisie se penchent depuis quelques jours, et à sa demande, sur cette liste, tout en distinguant entre engagements qui veulent dire investissements et impayés – dettes carbonisées.

La nouvelle liste, qui ne sera pas publiée pour cause d’obligation de réserve et secret bancaire qui ne peut être levé que sur instruction d’un juge, déterminera le volume de la dette de chacun, l’objet de la dette, le volume de provision et les garanties données pour les banques créditrices, ainsi que les procédures et leur issue, des demandes de recouvrement de ces dettes. On ne sait pas encore ce que fera le gouverneur de cette liste, ni les réactions des banques à ces demandes de l’autorité de régulation bancaire.

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) vient de lancer un nouvel indice, baptisé Indice des Prix des Services Bancaires « IPSB », lequel vise à mesurer l’évolution du niveau général des prix des services bancaires.
L’IPSB enregistre, ainsi, la variation des prix entre une période de base et une période variable ou entre deux périodes quelconques situées entre la période de base et la période courante.
Pour la période 2011-2016, l’indice a enregistré une moyenne annuelle de 6,2%, par rapport à l’année de base (2010). D’une année à l’autre, l’IPSB s’est accru de 6% en 2011, de 1,9% en 2012, de 5,8% en 2013, de 5,6% en 2014, de 8,6% en 2015 et de 9,4% en 2016.
Selon un communiqué, publié par la BCT, le panier de l’IPSB est constitué dans sa majorité des commissions relatives aux virements, à la monétique, aux offres groupées, aux frais de tenue de compte et à la banque à distance.

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Chedli Ayari a exprimé sa déception par le faible taux de croissance enregistré pour le 3ème trimestre 2013

Le gouverneur de la banque Centrale de Tunisie (BCT) Chedli Ayari, a appelé, vendredi, à un nouveau découpage économique des régions devant comprendre deux ou trois gouvernorats afin de réaliser un développement économique global et durable.
Ayari a indiqué, en marge d’une conférence sur « les réformes structurelles et le développement intégré », organisée par le ministère du développement, de l’investissement et de la coopération internationale avec le concours de l’organisation de la coopération et du développement économique (OCDE), que « les propositions sont nombreuses dans ce cadre », ajoutant que « le pays n’a besoin que de 5 ou 6 régions économiques ».
« Le nouveau découpage devrait dépasser celui administratif du ministère de l’intérieur afin de concrétiser le principe de la décentralisation stipulée dans le plan de développement » a-t-il dit, appelant à ce qu »‘il soit le fruit d’un débat régional approfondi ».

Ayari a souligné l’importance de se concentrer sur les spécificités économiques et géographiques de chaque région, ce qui permettra d’accorder à chacune d’entre elles certains avantages dans des secteurs donnés sans exclure les possibilités d’investissement dans le reste des domaines de développement, insistant sur l’impératif de faire de l’économie solidaire un principe.
Il a aussi indiqué que le développement global devrait constituer une stratégie cohérente qui adopte un ensemble de réformes et dont les grandes orientations seront inspirées de la Constitution et du plan de développement 2016/2020, s’agissant de l’application du principe de la discrimination positive dans toutes les régions.
Il a ajouté que le développement intégré est axé sur trois grands points : s’engager à appliquer le contenu du plan de développement en tant que référence fondamentale de la politique économique, élaborer un ensemble de grandes réformes et le baptiser « budget de réformes », déclarant que « ce qui manque à la Tunisie actuellement est la liaison entre toutes ces réformes pour réaliser un développement global et intégré ».

Le représentant de l’OCDE Flavio Barvira a souligné qu’il est difficile d’entreprendre des réformes profondes dans un pays qui vit une étape de transition démocratique, sans pour autant éloigner la possibilité de les réaliser. Et de poursuivre que l’organisation veille à aider la Tunisie à surmonter les obstacles afin de réaliser le développement intégral, global et durable.

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La Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH) a exprimé son étonnement des déclarations du Gouverneur de la Banque Centrale (BCT), Chedli Ayari devant les élus du peuple mardi 16 mai, d’autant plus que la BCT est partenaire de la FTH dans la recherche de solutions au secteur. « L’hôtellerie n’est nullement concernée par la hausse des entrées aux frontières, elle n’est concernée que par la hausse du nombre de nuitées passées dans les hôtels. Entre le 1er janvier et le 20 avril 2017, il y a eu une évolution de 31% par rapport à l’an passé, soit 714.000 nuitées. Seule 36% (260.000 nuitées) de cette évolution concerne les nuitées européennes, le reste est réparti entre nuitées maghrébines, tunisiens résidents à l’étranger et marché intérieur. Il se trouve malheureusement que la clientèle maghrébine et les tunisiens résidents à l’étranger paient leur facture en dinar, ce qui signifie qu’ils font leur change ailleurs et ne recourent pas aux bureaux de change disponibles au sein des hôtels », a expliqué la FTH.

Selon la fédération, les nuitées européennes ont augmenté de 39% mais les recettes, elles, n’ont augmenté que de 4,4%, la reprise étant principalement « dopée » par des prix d’appel, au vu du contexte de crise sans précédent que traverse le secteur. S’y ajoute l’importante dépréciation du dinar et le fait que les hôtels se trouvent acculés à signer leurs contrats en dinars, il devient évident pour tous que les revenus en monnaie étrangère de l’hôtellerie n’ont que peu évolué.

Les tours opérateurs paient à 90 jours. L’impact de la croissance du marché européen ne pourra donc être ressenti qu’au cours des prochains mois.

La FTH appelle à plus de responsabilité dans les déclarations prononcées devant les représentants du peuple et réitère sa demande auprès de la Banque Centrale pour obliger les hôtels à signer leurs contrats avec les Tour Operators en monnaie étrangère convertible, comme c’est le cas dans plusieurs pays concurrents, à l’exemple de l’Egypte ou de la Turquie. Cette mesure renforcerait les positions de l’hôtellerie tunisienne lors des négociations avec les tours opérateurs.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a indiqué, lors de son audition le mardi 16 mai 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que lors de la crise du dinar tunisien, la communication était très désastreuse, que la banque centrale a été très prudente et n’est intervenue qu’après avoir bien analysé la situation. « J’étais très prudent et je n’ai pas fait de déclarations », a dit Ayari.

Le gouverneur de la BCT a par ailleurs appelé à laisser la banque centrale, quel que soit son responsable, travailler dans son domaine. « Nous sommes tous des passagers », a assuré Ayari, faisant allusion aux informations qui ont circulé récemment dans plusieurs médias et selon lesquelles il sera limogé prochainement…

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Lors de son audition, ce mardi 16 mai 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a appelé à créer de la richesse et de la valeur ajoutée pour stopper l’hémorragie du stock des réserves de change qui ont atteint aujourd’hui 102 jours d’importation seulement contre 122 jours d’importation auparavant. Il a expliqué cette baisse par les lourdes factures d’importation payées par la BCT, notamment celle des hydrocarbures qui devient « illogique ». Une seule facture équivaut dans certains cas à un (1) jour d’importation, selon ses dires.

« Ce n’est pas possible aujourd’hui de ne pas payer les factures… et pour payer on est obligé d’utiliser les stocks de nos réserves de change », a fait savoir le gouverneur de la BCT, sans pour autant cacher que l’hémorragie de la devise va encore continuer.

Ayari a, dans le même cadre, indiqué que malgré les montants injectés par la BCT pour secourir le dinar, il semble que le sacrifice demeure inutile.  » Les pressions sur le marché de change sont toujours très importantes », a-t-il dit.

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Le gouverneur de la banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a affirmé, lors de son audition, ce mardi 16 mai 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que la Tunisie est entrée depuis l’année 2011 dans une inflation ascendante qui s’est aggravée à partir de l’année 2013 pour dépasser aujourd’hui les 6%, ce qui explique, selon lui, la décision de la BCT d’augmenter son taux directeur. « On est obligé d’intervenir pour maîtriser la situation et réduire le gap entre l’offre et la demande… C’est notre responsabilité…« , a-t-il expliqué.

Ayari a dans le même contexte indiqué que la Tunisie est arrivée à des niveaux historiques de refinancement interne pour atteindre près de 9 milliards de dinars, un chiffre qui demeure, selon ses déclarations, encore insuffisant et qui contraint la Banque centrale à s’endetter encore plus de l’extérieur pour financer le déficit budgétaire.

Le gouverneur de la BCT a toutefois mis en garde contre l’utilisation des crédits étrangers pour payer les salaires et non pour la croissance et la création de richesses. « Depuis plusieurs années, on s’endette pour payer les salaires… Si cela continue, c’est la catastrophe« , a-t-il expliqué.

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Lors de son audition ce mardi 16 mai 2017, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a exprimé sa satisfaction par rapport au taux de croissance réalisé durant le premier trimestre de cette année, qui atteint 2,1% et ce, après plusieurs années durant lesquelles elle n’a pas dépassé 1%.

Le gouverneur de la BCT a cependant indiqué que la situation économique et financière du pays demeure très difficile et compliquée, expliquant cela par 4 variables, à savoir l’inflation, la balance budgétaire, le solde des opérations courantes et la dette extérieure. Ces facteurs impactent quotidiennement la politique monétaire du pays et ont un effet direct sur le marché de change, démentant ainsi les bruits qui avaient récemment circulé dans plusieurs médias selon lesquels, la baisse du dinar par rapport aux monnaies étrangères a pour cause la déclaration de la ministre des Finances, Lamia Zribi, récemment limogé par le chef du gouvernement.

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Le gouverneur de la BCT, Chadly Ayari, a assuré mardi que l’institut d’émission est en train de reprendre progressivement le contrôle du marché des changes après le « séisme du 18 avril », date à laquelle l’ex-ministre des Finances avait évoqué une dévaluation du dinar tunisien.

Dans son intervention cet après-midi devant l’ARP, il a passé en revue les mesures techniques, monétaires et financières prises par la BCT pour atténuer les effets de l’affolement du marché des devises suite à cette annonce.

 

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Le gouverneur de la BCT, Chadly Ayari, a lancé mardi une sérieuse mise en garde contre un creusement du déficit de la balance commerciale, qui pourrait atteindre 10% du PIB de la Tunisie, alors que le strict plafond à ne pas dépasser est de 8 ou à la toute rigueur 8,5%.

S’exprimant cet après-midi devant l’ARP, il a ajouté que depuis le début de cette année, ce déficit s’élève en moyenne de 1,1 milliard de dinars par an, soit 4,4 milliards de dinars, à fin avril 2017.

Le gouverneur de l’Institut d’émission a, en outre, annoncé que les réserves en devises de la Tunisie ne suffisent à couvrir que 102 jours d’importations, alors que la couverture des importations par les exportations s’élevait auparavant à une moyenne de 120 jours.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, sera auditionné, aujourd’hui mardi 16 mai 2017 en plénière à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) sur la politique monétaire et la situation de la finance publique.

Lors de cette plénière, l’ARP examinera deux projets de loi dont celui portant approbation de l’émission par la Banque centrale de Tunisie d’un emprunt obligataire sur le marché financier international avec une garantie de l’Agence américaine pour le développement internationale,

Il sera également question du projet de loi organique portant approbation de l’adhésion de la Tunisie à la convention n°108 du Conseil de l’Europe relative à la protection des personnes des personnes à l’égard du traitement automatisé des données à caractère personnel et au protocole additionnel n°181 relatif aux autorités de contrôle et aux flux transfrontalières de données.

Les députés de l’ARP examineront aussi le projet de loi organique relatif au Code des collectivités locales ainsi que celui relatif au Code des organismes de placement collectif qui a été assigné à la Commission de finances, de planification et de développement.

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Parlant ce vendredi 5 mai 2017 devant un panel de banquiers et de responsables financiers gouvernementaux, le gouverneur de la Banque centrale de la Tunisie (BCT) a évoqué les défis futurs auxquels il va falloir s’attaquer suffisamment à l’avance, tant du côté de la Banque centrale que celui des banques, des établissements financiers et de l’ensemble de la communauté financière.

Pour Chedli Ayari, «les mutations profondes par lesquelles passent les marchés financiers internationaux et leur éventuel impact sur notre marché domestique, conjuguées à la plus grande volatilité des taux de change et des taux d’intérêt sur le plan national, exigent l’engagement de toutes les parties prenantes pour mener de grandes réformes à leur niveau, afin d’améliorer leurs systèmes d’information et de gestion des risques de marchés».

Il a, dans le cadre de ces réformes à faire et auxquelles la BCT s’engage, estimé «inadmissible que les portefeuilles obligataires soient encore valorisés aux prix historiques, que les transactions interbancaires sur le marché monétaires soient limitées à des transactions au jour le jour et que les taux d’intérêt y afférents soient arrêtés par consensus en fin de journée, ou encore que la plupart des crédits et des dépôts soient indexés sur le TMM». Selon Chedli Ayari, «ces pratiques sont une source majeure de distorsions et risquent tôt ou tard d’avoir des implications sur la stabilité financière de l’ensemble de la place. La Banque centrale ne ménagera aucun effort pour mettre fin à ces pratiques et pour orienter l’ensemble de la place vers les meilleures pratiques internationales»…

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« Les réserves devises de la Tunisie s’élèvent, actuellement, à 12,500 milliards de dinars, soit l’équivalent de 105 jours d’importation« , a affirmé à l’Agence TAP le directeur général de la Politique monétaire à la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Mohamed Salah Souilem.
« Le taux de change s’est stabilisé depuis l’intervention de l’institut d’émission sur le marché de change pour lisser les variations aiguës du taux de change« , a-t-il ajouté en marge d’un séminaire de clôture de projet de jumelage entre la Tunisie et la France sur la modernisation du cadre opérationnel de la politique monétaire de la BCT
La BCT veille à ce que le taux de change joue pleinement son rôle pour contribuer à la maitrise du dérapage du déficit commercial d’une part, et garantir le financement des importations nécessaires tout en préservant un niveau adéquat des réserves en devises d’autre part.
Pour assurer le rétablissement de la monnaie nationale, il faut avoir des fondements économiques solides basés sur une amélioration de la qualité des biens et services et une meilleure productivité afin de conquérir de nouveaux marchés à l’exportation, a-t-il encore dit .
Selon des statistiques gouvernementales, le taux de couverture des importations tunisiennes par les exportations a perdu 8 points, au cours du premier trimestre 2017, atteignant 66% contre 74% durant la même période de l’année dernière, ce qui a porté le déficit de la balance commerciale à 3878,9 millions de dinars (MD). La dépréciation du dinar, qui a perdu 10% de sa valeur, a contribué à l’aggravation de ce déficit.
Le 25 avril dernier, la BCT a procédé à une augmentation du taux d’intérêt directeur, à 4,25 % afin de renforcer le dinar et améliorer le taux de change vis-à-vis des devises étrangères et rendre la devise nationale plus attractive au niveau de l’investissement et de l’épargne.

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« Le glissement du dinar face à l’euro et au dollar est dû à la politique économique adoptée par l’État depuis quelques années », a estimé l’économiste Hachemi Alaya lors de son passage, ce vendredi 5 mai 2017 sur les ondes d’Express Fm.

Il a par ailleurs expliqué que la politique monétaire de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) ne peut empêcher la dépréciation du dinar face aux principales devises en ajoutant qu’il faudrait penser à adopter la politique de gel des prix et à limiter les importations.

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Elle a nié l’avoir dit. Voici pourtant, textuellement, ce qu’elle avait déclaré lundi 17 avril 2017, sur les ondes de la radio privée Express Fm. «C’est vrai que, dans le cadre de nos négociations avec le FMI, il y a tout un chapitre relatif à la politique financière. Le 1er objectif est que l’inflation reste à des niveaux raisonnables. La seconde question est la valeur du Dinar (…). Il est prévu, selon les propositions du FMI, que la BCT diminue ses interventions, pour laisser glisser le Dinar et qu’il diminue graduellement pour éviter qu’on soit amené à une dévaluation brutale. Actuellement, nous ne prévoyons pas une dévaluation brutale. Il se peut que la BCT diminue ses interventions pour laisser diminuer graduellement la valeur du Dinar, c’est-à-dire un glissement progressif (…). La ministre dit ainsi, clairement, que la politique de lissage du Dinar est une proposition du FMI, ce que réfute Jihad Azour du FMI justement.
Interrogée ensuite par Wassim Belarbi sur une possibilité, même théorique, d’un Euro à 3 DT, la ministre répond que (Ndlr : Timing exact de 30’53’’ de l’interview qui a duré 33’27 selon le Podcast mise en ligne par Express FM) «c’est en effet ce que disent les experts. Il y a même quelques études du FMI qui disent, même si ce n’est pas dans la conjoncture actuelle qui s’est légèrement améliorée, mais dans des périodes antérieures, que l’Euro à 3 DT est la situation normale de l’économie car la valeur du Dinar est le reflet de la situation économique». Le mot est dit. Pas en présence d’un conclave d’experts ou de spécialistes du change, mais dans une radio grand-public et à une heure de grande écoute. Le grand public l’a certainement mal interprété, mais il fallait peut-être tenir compte de tout cela et nuancer ou préciser les propos. Or la ministre s’était déjà envolée, dès le lendemain, vers Washington pour achever les négociations avec le FMI.

⦁ Chronique d’une chute malintentionnée
C’est en fait, en confirmant, certainement de manière involontaire, cette hypothèse de l’Euro = 3 DT en citant des études du FMI à l’appui que la ministre a donné le top départ aux anticipations des opérateurs économiques, sur un marché où la devise était déjà en état de petite sécheresse. Et ce sont ces anticipations qui flamberont le prix du Dinar.

En effet, selon les données de la BCT, le Dinar était à 2,48 ou 2,49 durant la période allant du 11 au 14 avril 2017. Le lundi d’après, une journée avant la fameuse interview de la ministre sur les ondes d’Express FM, le Dinar s’échangeait à 2,5087 euros. Le jour même de l’interview, il était à 2,5667 euros.
Les effets de l’anticipation des opérateurs n’étant jamais immédiats, ce n’est qu’un jour après, c’est-à-dire le 20 avril 2017, que les choses s’accélèrent. En effet, le jeudi 20 avril, le Dinar s’échangeait ce jour à 2,5949 euros en interbancaire. Le vendredi 21, il était à 2,6939 euros et s’ébranlait déjà. Le samedi 22 et le dimanche 23 avril, le marché est fermé, ce qui explique que le lundi 24 avril la polémique autour du taux de change du Dinar était à son comble et le Dinar s’échangeait à 2,6102 euros. Le 25 avril, la BCT injecte 100 MUSD, ponctionnés sur la réserve nationale en devises, sur le marché du change pour lisser la baisse du prix du Dinar qui reste ainsi à 2,6102 et s’y stabilise le lendemain. Voici par ailleurs, une idée sur le change du DT, sur des sites étrangers au courant de la période du 17 au 26 avril 2017 (Source : FxexchangeRate.com)

A son arrivée à Tunis, la ministre organise un point de presse restreint, où elle affirme ceci : «je n’ai pas déclaré que la véritable valeur de l’Euro est de 3 DT», contrairement à ce que tout un chacun peut toujours entendre dans le podcast d’Express FM.
En 4ème point de ce communiqué, la ministre jette l’opprobre sur «les corrompus et les contrebandiers», que la réussite des réformes du gouvernement «dérange jusqu’à éloigner le sommeil de leurs yeux», ainsi que sur «ceux qui profitent, injustement, de la situation actuelle» et qui «s’opposent à ces réformes». Piquée au vif par les appels à sa démission et l’intox de sa fuite parus sur quelques Blogs, elle s’attaque ensuite pourtant à la presse qu’elle prend pour un ânon, en fustigeant «l’intense campagne de presse, qui a détourné mes propos, sur la presse et les réseaux sociaux et dont je conclue qu’elle était fausse et orchestrée, dans le but de perturber le rythme accéléré des réformes entreprises par le ministère et le gouvernement en général». Et de terminer qu’elle était «sûre que ces campagnes de dénigrement allaient avoir lieu». No Comment Mme la ministre. Vos propos d’une ministre d’un gouvernement qui n’en est pas à sa première bourde médiatique en disaient déjà assez !

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Réuni

Le Conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a tenu, hier mardi 25 avril 2017, une réunion exceptionnelle afin d’examiner les dernières évolutions du «marché de change qui a connu depuis la semaine dernière des tensions ascendantes, suite à la demande des acteurs en devises  étrangères, ce qui a engendré la dépréciation de la valeur du dinar en comparaison avec le Dollar et l’Euro».

Adoptant une approche plutôt rassurante, le conseil de la BCT a estimé que  «les données objectives et les indices économiques, financiers disponibles, ne justifient pas la tension enregistrée au niveau du marché de change et celle de la dépréciation du dinar vis-à-vis des devises étrangères, surtout que les récents entretiens qui ont eu lieu entre le gouvernement et le FMI ont été positifs et encourageants». Et d’affirmer, que «la politique monétaire et celle du  taux du change ne ciblent ni la baisse de la valeur de devise, ni la dépréciation du dinar» et que la BCT a plutôt recours à des «interventions bien étudiées, afin de faire face aux changements des taux de change dont l’objectif est de maitriser le déficit commercial et la garantie de la couverture des importations nécessaires pour le pays et de préserver un niveau satisfaisant des réserves des devises étrangères». Le Conseil de la BCT n’en a pas moins estimé que «la situation de la liquidité, les banques ont toujours besoin d’un très haut niveau de liquidité suite à la faiblesse de l’épargne nationale», n’oubliant pas d’appeler à «la rationalisation de l’utilisation de ressources de devises étrangères, et non au recours aux pratiques ayant pour but de porter atteinte au marché de change, menaçant ainsi la stabilité financière, ce qui engendra par la suite des impacts négatifs au niveau des équilibres économiques en général».

A la fin et arguant de la nécessité d’une «lutte contre les dangers des tensions inflationnistes, l’encouragement de l’épargne et le renforcement  de la liquidité», la BCT a décidé «d’augmenter le taux directeur à 4.75% et le taux rémunération de l’épargne à  4% contre 3,5 % précédemment». Une première depuis au moins 3 ans…

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a procédé à une augmentation du taux d’intérêt directeur, a annoncé mardi soir le gouverneur de la BCT, Chedli Ayari.
« Le conseil d’administration de la Banque Centrale s’est réuni mardi et a pris un train de mesures visant à consolider le dinar tunisien qui a connu un glissement aigu depuis une semaine », a déclaré le gouverneur de la BCT à la télévision nationale.
Chedli Ayari a estimé que « la révision à la hausse du taux d’intérêt est susceptible de renforcer le dinar et améliorer le taux de change vis à vis des devises étrangères et rendre la devise nationale plus attractive au niveau de l’investissement et de l’épargne « .
« La BCT a pris d’autres mesures dont une plus grande intervention sur le marché de change pour renflouer le dinar avec l’injection pour la seule journée de mardi de 100 millions de dollars (bien dollars) », a-t-il souligné.
Il a annoncé d’autre part que la BCT a convenu avec les banques tunisiennes de la simplification de la vente et de l’achat des devises « autant que possible ».
« L’économie tunisienne fait face à un déficit grandissant du budget d’une part et un déficit de la balance commerciale d’autre part et le gouvernement est soucieux de prendre les mesures susceptibles de rationaliser les importations, cause essentielle du déficit commercial », a-t-il ajouté.
Le gouverneur de la BCT a imputé le glissement du dinar aux déclarations de la ministre des finances « qui ont été interprétées comme une intention du gouvernement de vouloir déprécier la valeur du dinar, ce qui n’est pas vrai ».
« L’information, mal interprétée, a entraîné une réaction du marché de change et une dépréciation du dinar », a-t-il expliqué.

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Le recours de plus en plus important au marché obligataire afin de se refinancer a rendu la mission des agences inévitable. La note émise par les agences est fondamentale pour fixer le taux d’intérêt sur le marché des obligations souveraines, pour attirer les investisseurs étrangers et donner la confiance aux bailleurs de fonds. « La notation des agences doit être analysée, anticipée et confrontée par les ministères,  la BCT et les analystes universitaires afin d’éviter de nouvelles dégradations et surtout améliorer notre position. En effet, six ans après la révolution, notre pays a relativement réussi la transition vers la démocratie et les libertés d’expression, mais n’a pas pu sortir de la crise économique. Ce piège pourra mettre en péril tous les acquis politiques et sociaux« . C’est ce qu’a indiqué Ghazi Boulila, universitaire et administrateur à la STB, dans un billet économique publié par l’intermédiaire en bourse, Macsa.

L’agence Fitch et la FMI ont bien montré, selon ses déclarations, que la hausse de la  masse salariale des fonctionnaires en pourcentage du PIB et la détérioration de la qualité des services publics ont compromis la viabilité des finances publiques et de la dette à moyen et long termes en générant des déficits structurels alarmants et démesurés et en évinçant l’investissement public et privé.

Et de préciser dans le même cadre que les résultats de l’enquête compétitivité de l’année 2014 de l’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Études Quantitatives (ITCEQ,) réalisée auprès de 1200 entreprises privées, confirment que les chefs d’entreprises trouvent que les services de l’administration publique pénalisent leurs activités et réduisent leur compétitivité. Parmi les facteurs cités, on trouve le cadre macroéconomique et réglementaire, le financement bancaire, la fiscalité et les charges sociales, l’insécurité, les ressources humaines, les procédures administratives et le système judiciaire, la corruption et l’instabilité  politique. Ils insistent sur le fait que les procédures administratives se compliquent davantage dans la mesure où pour accélérer un service, il faudrait recourir à des malversations et des pots-de-vin. L’exemple le plus cité touche le service portuaire et surtout le délai moyen long de 2 semaines environ entre le moment où les produits arrivent au point d’entrée du territoire et le moment où les procédures douanières sont effectuées. Les hommes d’affaires évoquent aussi que le système fiscal est considéré comme une contrainte majeure à l’investissement. Une réforme de la fonction publique devra revoir en premier lieu l’amélioration des services fournis et l’absence de lien entre rémunération et performance,  l’avancement automatique du personnel, les grèves fréquentes, le recrutement par le mérite, la mobilité de la main d’œuvre et comment attirer les talents et les compétences en second lieu.

Ghazi Boulila a évoqué plusieurs autres facteurs derrière l’échec économique du pays. « On a pris beaucoup de temps pour discuter des questions juridiques et on a négligé les questions économiques. En conséquence, la situation économique des régions s’est dégradée, le chômage a augmenté, le bien être de la population a chuté etc. Plus on laisse le temps passer sans agir, moins les politiques économiques seront efficaces« , a-t-il expliqué.

En outre, il a assuré que le terrorisme a pollué la révolution et on n’a pas pris les bonnes décisions à temps. L’image de la Tunisie s’est dégradée, ce qui n’aide pas à attirer l’IDE et les touristes. La géopolitique de la région est à notre défaveur. « Le jeu égoïste des partis politiques n’a pas favorisé un comportement coopératif pour sortir de ce piège. Le pays est dans une dynamique qui favorise le comportement de recherche de rente et le système politique mis en place ne permet pas la stabilité politique et la constitution des partis forts capables de gouverner« , a-t-il dit.

Selon ses déclarations, l’instabilité politique et les grèves illégales ont également augmenté l’incertitude et ont agi négativement sur le comportement de l’épargne et de l’investissement. Cette situation difficile a, selon lui, entraîné un déséquilibre de plus en plus important des finances extérieures et publiques et une augmentation rapide et dangereuse  de la dette publique. En dépit de ces problèmes, les Tunisiens sont condamnés à s’unir autour d’un projet national en se mettant au travail pour redémarrer la croissance économique en panne, sortir de la crise et éviter la banqueroute.

Macsa

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