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Béji Caid Essebsi, Slim Chiboub

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Béji Caïd Essebsi

Béji Caïd Essebsi, président de Nida Tounès, a catégoriquement démenti, dans une déclaration à Africanmanager, les affirmations du site « Nawat » selon lesquelles il est impliqué dans des transactions suspectes avec le gendre du président tunisien déchu, Slim Chiboub , en fuite dans un pays du Golfe, après la chute de l’ex-président tunisien, Zine el Abidine Ben Ali, le 14 janvier 2011.

Le site a publié, ce mercredi, une enquête sous le titre : « Chiboub-Essebsi : une relation en or…noir », dans laquelle il affirme, documents à l’appui, que Béji Caïd Essebsi est impliqué dans une transaction suspecte avec Slim Chiboub, alors qu’il était premier ministre , pendant la période transitoire, en transférant les parts de Slim Chiboub dans une compagnie pétrolière au compte de son frère sous le nom d’une société dont le siège est le même que celui du cabinet « CAID ESSEBSI & PARTNERS ».

Béji Caïd Essebsi a répondu à ces accusations en déclarant que « le site Nawat dit ce qu’il veut et ceci ne me dérange nullement », ajoutant que « tout ce qui a été rapporté dans cet article est faux est dénué de tout fondement ».

L’article en question indique que, le 11 juillet 2007, le ministère de l’Industrie accorde à la société « Voyageur » une part du permis d’exploration des hydrocarbures, connu sous le nom de permis « Borj El Khadhra Sud » (BEKS).

Le 4 avril 2009, Slim Chiboub acquiert 500 000 actions de la compagnie « Voyageur ». Slim Chiboub en restera le propriétaire même après la révolution. Il devint ainsi l’actionnaire majoritaire de la compagnie, ce qui lui a valu le poste de président du conseil d’administration.

Le 14 mars 2011, parmi les noms des personnes désignées dans la liste annexée au décret-loi n° 2011-13 portant confiscation des avoirs et de biens meubles et immeubles, on trouve le nom de Slim Chiboub.

Le 24 août 2011, soit 5 mois après la parution du décret-loi précédemment cité, Slim Chiboub présente à la Direction Générale de l’Energie du ministère de l’Industrie, une demande d’accord pour le transfert de sa part d’obligations et des droits du permis « BEKS » au profit de la compagnie « Andarko BEKS Tunisia Company », et ce, conformément aux dispositions de l’article 34 du Code des hydrocarbures exigeant cette autorisation.

Le site ajoute qu’une annonce a été publiée au JORT n° 7 du 17 janvier 2012, officialisant la constitution d’une succursale de la société Anadarko Tunisia Beks Company en Tunisie. Dans cette même annonce, il est noté que le représentant légal de la société en Tunisie est Salaheddine Caïd Essebsi, frère de Beji Caïd Essebsi, lequel occupait les fonctions de Premier ministre au moment de la publication du décret en question. La succursale d’Andarko a été domiciliée à l’adresse même du cabinet « CAID ESSEBSI & PARTNERS » jusqu’au mois de juillet 2012. Le consultant de ce cabinet n’est autre que Béji Caïd Essebsi, Premier ministre d’alors, et actuellement leader du mouvement « Nidaa Tounes ».

Le site Naswat s’est posé la question de savoir si c’est en toute impartialité que le frère de Béji Caid Essebsi fut désigné en tant que représentant de la société à laquelle Slim Chiboub a choisi de vendre une partie de ses biens supposés confisqués, ajoutant que cette vente révèle manifestement de graves dysfonctionnements, en ce sens que des valeurs mobilières qui auraient dû être confisquées sont restées aux mains de son ancien propriétaire, Slim Chiboub, qui a pu les vendre après la révolution.

« Cette vente a pu se faire avec l’aval du gouvernement dont Béji Caid Essebsi était le chef. Or, Béji Caid Essebsi est également consultant au sein du cabinet « CAID ESSEBSI & PARTNERS » (dernière visite du site 12 juin 2013), dont le siège social héberge la société bénéficiaire de la vente, Anadarko Tunisia Beks Company. Et c’est le frère de Béji Caïd Essebsi qui est le représentant légal de cette société », affirme Nawat.

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