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Béji Caïd Essebsi

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Selon un communiqué rendu public ce vendredi 24 février par la présidence de la République, le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a reçu ce matin Mohssen Marzouk, secrétaire général du mouvement Projet de la Tunisie (Machrou Tounes).

Dans une déclaration faite aux médias, Mohsen Marzouk a déclaré que cette rencontre a porté sur les affaires d’ordre national et sur les déplacements effectués récemment par son parti.

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Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, s’est entretenu, mercredi 22 février 2017, au siège du département, avec le vice-président démissionnaire du Conseil présidentiel du gouvernement d’entente libyen, Moussa Al Kouni.
Selon un communiqué du département, la rencontre a donné lieu à l’examen de l’initiative du président Béji Caïd Essebsi visant la résolution de la crise en Libye.
L’entrevue a également permis de passer en revue les résultats de la réunion qu’a eu, lundi dernier, le président de la République avec les ministres tunisien, algérien et égyptiens des Affaires étrangères.
La réunion a été couronnée par la signature de la Déclaration de Tunis pour un règlement politique global de la crise en Libye.
Par ailleurs, Jhinaoui a informé son hôte des résultats de la réunion ministérielle tripartite, tenue le 19 février courant, au siège du département pour rapprocher les points de vue et réunir les conditions de succès du dialogue politique.
Le ministre a affirmé que la Tunisie est favorable à tout règlement de la crise par le dialogue et les moyens pacifiques.
 » Tout règlement de la crise en Libye passe obligatoirement par le dialogue « , a-t-il insisté.
De son côté, Al Kouni a salué, l’initiative du président Béji Caïd Essebsi visant la résolution de la crise en Libye rendant hommage aux efforts de la Tunisie en vue d’inciter les protagonistes libyens à réaliser la réconciliation nationale.

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Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a présidé ce mercredi une réunion de travail tenue au Palais de Carthage et consacrée au suivi des projets qui ont été annoncés dans le cadre de l’initiative du président de la République en faveur du développement et de l’emploi, nous apprend un communiqué rendu public par la Présidence de la République.

Ces projets qui ont été dévoilés lors d’une rencontre qui a eu lieu le 25 novembre 2016 entre le président de la République et une délégation d’investisseurs permettront de créer 50 mille emplois directs et indirects dans 14 régions intérieures avec un volume d’investissement de 1500MD. Ils concerneront le secteur des industries agro-alimentaires, les pièces détachées de véhicules, les industries chimiques, la technologie, l’agriculture et les énergies renouvelables.

Dans le cadre du suivi de l’avancement des travaux, on signale que :

Trois projets d’une valeur de 120MD ont entamé la production.

Les travaux de cinq projets d’une valeur de 264 MD se sont accélérés…

Le président de la République a, dans ce contexte,  appelé à la nécessité de créer une coordination avec tous les ministères concernés, a ajouté la même source.

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Noureddine Bhiri, chef de file du bloc parlementaire Ennahdha, est monté au front ce mardi 21 février, à la Radio nationale, pour tenter de stopper ce qu’il qualifie de torpillage tous azimuts de l’entente cordiale entre le président de la République, Béji Caïd Essebsi et le leader de son mouvement, Rached Ghannouchi. « Arrêtez de semer la zizanie entre Béji Caïd Essebs et Rached Ghannouchi ! », a-t-il asséné. Il a déclaré dans ce sens : « Il faut avoir le courage de dénoncer publiquement ceux qui pratiquent réellement une diplomatie parallèle à celle du chef de l’Etat. Ces politiciens qui se déplacent en Syrie, en France, en Algérie, aux Etats-Unis sans en informer les autorités tunisiennes et dont vous ne parlez pas »!

S’agissant de l’entretien de BCE avec Nessma TV, diffusé dimanche 19 février 2017 et dans lequel le président a affirmé n’avoir confié aucune mission à Ghannouchi, Bhiri a dit ceci : « Il est évident que les acteurs de la diplomatie tunisienne sont le ministre des Affaires étrangères, le chef de l’Etat et le chef du gouvernement, mais dans le cadre du respect des institutions. Quand il y a un travail diplomatique à faire pour le compte de la Tunisie, comme c’est le cas pour le dossier libyen ou la conférence sur l’investissement, Ennahdha n’agit qu’après avoir informé Béji Caïd Essebsi. Nous nous en tenons à notre rôle de parti et nous ne nous immisçons pas dans le travail du gouvernement. Si nous sommes en mesure de conseiller l’Etat, nous le faisons de bonne foi ».

Le chef du bloc parlementaire Ennahdha a également abordé le bras de fer entre le syndicat de l’enseignement secondaire et le ministre de l’Education, Néji Jalloul. Il a dit à ce sujet : « Ces litiges sont fréquents et nous croyons en la capacité du chef du gouvernement, Youssef Chahed, à piloter son équipe, lui qui l’a composée. Néanmoins nous appelons à la raison afin de ne pas compromettre l’avenir de nos enfants et de ne pas prendre en otage les familles tunisiennes dans ce conflit ». Et quand le journaliste, Hatem Ben Amara, relance Bhiri sur l’absence de soutien des nahdhaouis à Jalloul, il rétorque : « La solidarité gouvernementale prévaut entre tous les ministres du gouvernement ».

Enfin à propos de l’initiative présidentielle pour une loi moins répressive à l’égard des consommateurs de cannabis interpelés pour la première fois, l’ancien ministre de la Justice a déclaré : « La clémence vis-à-vis des consommateurs de cannabis ne doit pas favoriser l’émergence d’une mafia à l’italienne et il faut plus de centres de désintoxication » !

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Nebil Akrimi, l’avocat du neveu du chef de l’Etat, Mohamed Sadreddine Caïed Essebsi, est monté au front ce samedi 18 février, sur Mosaïque FM, pour faire la lumière sur cette sombre affaire de factures impayées en Italie, qui aurait entrainé une condamnation de deux ans, d’après le journal Correire della Sera. Me Nebil Akrimi a affirmé que la justice italienne n’a pas encore prononcé de jugement sur ce dossier.
Il a ajouté que la peine de deux années de prison a effectivement été demandée par le ministère public mais que le tribunal n’a pas encore rendu son verdict.
L’avocat a également déclaré que son client a transmis à la justice les éléments de preuve attestant que les factures ont été réglées…

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Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a annoncé lors de sa visite à Rome que les frontières tuniso-libyennes seront totalement sécurisées à partir du mois de juillet prochain. D’après les données publiées sur le site tunisie-telegraph, le président de la République a, dans ce contexte, affirmé que la Tunisie et la Libye ont un destin commun. Et de préciser que l’Etat est absent en Libye, donc le devoir de la Tunisie est d’aider le peuple libyen afin de construire un Etat à travers la participation de toutes les parties, sans recourir à une intervention étrangère. Il a ajouté que malgré l’amélioration de la sécurité des frontières tuniso-libyennes, la prolifération du terrorisme et du trafic d’armes est toujours possible.

Le chaos qui règne en Libye depuis la chute de Mouammar Kadhafi pèse très lourd sur la sécurité de la Tunisie. Ce pays est devenu un foyer terroriste qui menace la sécurité de la Tunisie. Des chiffres officiels relèvent que près de 1000 Tunisiens combattent dans les rangs de l’organisation terroriste Daesh en Libye. Ces terroristes représentent une menace pour la sécurité nationale.

De plus, au niveau économique, depuis la révolution et la guerre en Libye, le trafic des contrebandiers s’est intensifié et s’est réorganisé dans les différentes régions du pays. Une étude de la Banque mondiale sur le commerce frontalier a révélé que la Tunisie enregistre chaque année 1.2 Milliard de dinars de pertes dont 500 millions de dinars en droits de douane. Le rapport du « Think Tank » Joussour a pour sa part établi que la contrebande et les importations parallèles représenteraient 2.5% du PIB et 15% à 20% du flux interne des marchandises.

Ce rapport sur le commerce transfrontalier aux frontières terrestres tunisiennes estime que ce business représente plus de la moitié du commerce officiel avec la Libye. 3500 camions et 600 véhicules particuliers passeraient les frontières tous les jours.

On rappelle que le gouvernement a annoncé la fin de la construction d’un système d’obstacles à sa frontière avec la Libye. Ce mur de séparation s’étend sur près de 200 km. Il est  constitué de monticules de sable et de tranchées d’eau, de plusieurs mètres, hauteur et largeur. Ce dispositif est également équipé de matériel électronique sophistiqué.

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Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a décidé de prolonger pour une durée d’un mois l’état d’urgence, en vigueur en Tunisie et ce, depuis le 17 janvier 2017, selon un communiqué rendu public ce jeudi 19 janvier par la Présidence de la République.

Cette décision intervient après consultation du chef du gouvernement et du président de l’Assemblée des Représentants du Peuple concernant la sécurité nationale et la situation des frontières, a ajouté la même source.

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 » Il n’est pas certain que les terroristes tunisiens reviennent », et ce  » malgré les informations insistantes avançant le contraire « , a relevé, jeudi, le président de la République Béji Caïd Essebsi, dans une déclaration à l’agence TAP. Il s’exprimait en marge de sa rencontre, au palais de Carthage, avec un groupe d’étudiants de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po), en visite de quatre jours en Tunisie.
 » Au cas où ces éléments décident de retourner, la loi sur la lutte antiterroriste sera appliquée avec vigueur « .
La Tunisie, a-t-il poursuivi, dispose de toutes les informations nécessaires sur les Tunisiens de retour des zones qui sont le théâtre d’opérations terroristes.
Caid Essebsi a tenu à préciser que 2929 est le chiffre exact des Tunisiens qui se trouvent aujourd’hui dans ces régions, contrairement aux chiffres  » gonflés  » communiqués par les médias étrangers.
Plusieurs questions ont été débattues au cours de cette rencontre, notamment, le processus de la transition démocratique en Tunisie, la lutte antiterroriste, les élections municipales, la conférence Tunisia 2020, le Projet de loi relatif aux stupéfiants et le Code du Statut Personnel.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a remis ce jeudi 5 janvier 2017, les lettres de créances de quatre nouveaux ambassadeurs au palais de Carthage, indique un communiqué de la présidence de la République.

Il s’agit de : Louise Amanda De Sousa, ambassadrice du Royaume-Unis, Saâd Ben Nacer Hamidi, ambassadeur de l’Etat du Qatar, Isaac Roberto Torres Barrios, nouvel ambassadeur de la République de Cuba et Baharadine Haroune Brahim, ambassadeur de la République du Tchad avec résidence en Algérie

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Les principaux objectifs assignés au Salon international de l’agriculture et de la pêche, qui sera organisé, dans les prochains jours, à Tunis, ont été au centre d’une rencontre tenue mercredi, au palais de Carthage, entre le président de la République, Béji Caid Essebsi et une délégation de l’UTAP,
Selon un communiqué publié par la présidence de la République, le président de l’UTAP, Abdelmajid Ezzar, a précisé, à l’issue de cette rencontre, que le salon sera une occasion de faire connaitre les dernières technologies adoptées dans la production agricole et les expériences réussies dans ce domaine, ainsi que de favoriser l’établissement de partenariats entre des hommes d’affaires tunisiens et étrangers opérant dans l’agriculture.
Ezzar a fait savoir, également, qu’il a présenté au président de la République les grandes orientations pour développer l’activité agricole en Tunisie, pour qu’elle devienne un pilier de la création d’emplois.

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« La démocratie en terre d’islam ». « Une révolution en pays d’islam ». Les intitulés des deux ouvrages se ressemblent beaucoup. Le premier est un livre-entretien signé par le président de la République, Béji Caid Essebsi (BCE) et la journaliste française Arlette Chabot. Le second a été écrit par le célèbre constitutionnaliste Yadh Ben Achour. Mais la ressemblance ne s’arrête pas là, il y a aussi la chronologie des deux ouvrages : Le premier a été publié le 1er décembre 2016, le deuxième est sorti le même mois. Et puis il y a, plus troublant et plus important encore, la similitude entre l’objet de ces deux livres, ou plus précisément les sujets traités : La Tunisie, où se joue depuis 5 ans une expérience inédite aux développements incertains, entre les fulgurances de la démocratie et l’inamovibilité de la tradition islamique. D’autres auraient dit un cocktail détonant, ou à tout le moins un attelage hétéroclite. Mais les deux témoins de leur temps, et non moins acteurs – BCE affiche 90 printemps au compteur et Ben Achour 71 ans –  n’ont pas reculé devant la difficulté et ont tenté de cerner la trajectoire d’une Tunisie turbulente, agitée, rebelle, réfractaire, malade à certains égards, mais partie pour un périple dont ses fils et filles attendent le meilleur, même si rien n’est acquis, loin de là…

Si les deux hommes ont tenu à mettre en relief la dimension Islam, c’est parce que la cohabitation entre la religion et le virage démocratique ne va pas de soi, elle est à construire, à tous les instants. Mais entendons-nous bien : ce ne sont pas les principes fondamentaux des deux notions qui posent problème, de ce point de vue il n’y a rien d’antinomique, c’est plutôt la compréhension qu’on en a qui est génératrice de tensions, jusqu’à des drames épouvantables pouvant fissurer l’unité nationale. Le débat actuel sur le retour des djihadistes l’illustre parfaitement. Ces personnes, qui ont, et c’est le moins qu’on puisse dire, une autre lecture des préceptes de l’Islam, devront pourtant être appréhendées, jugées et punies au besoin par une société qui n’est plus la même depuis le 14 janvier 2014. Le fait est que la Tunisie a fait des pas importants dans l’Etat de droit, corollaire de l’expérience démocratique à laquelle elle s’essaye, du moins selon le texte fondamental – la Constitution – qui régit désormais le pays. Même si dans la pratique, c’est tout autre chose. Mais ça ce n’est pas l’objet de notre propos présentement. Nous nous bornons à dire que les djihadistes qui vont bientôt frapper à la porte de la Tunisie ne manqueront pas, eux aussi – eh oui, même eux, d’ailleurs ils le font si bien en Occident ! – de revendiquer leur droit à être jugés selon les canons de l’Etat de droit, de la démocratie, des notions qu’ils combattent par ailleurs, par les armes, quand cela sert leurs intérêts idéologiques inacceptables pour le commun des mortels. Certes ni BCE, ni Ben Achour n’évoquent cette question, car elle n’était pas aussi prégnante il y a quelques semaines, mais nous nous devons d’interroger leurs oeuvres à l’aune de ces sujets devenus brûlants.

Deux regards acérés

Du livre du président de la République nous avons appris la difficulté de tenir les rênes d’un pays en proie au doute, pris par la fièvre du changement dont on ne sait d’ailleurs sur quoi il va débucher, si on est sincère une seconde. Ce qu’on sait c’est que le pays qu’on lui a confié le 27 février 2011 suite au départ précipité de Ben Ali n’a rien à voir avec la Tunisie de 2017 qu’il observe par le truchement de sa fonction de chef de l’Etat. Les choses ont changé depuis, et l’agitation autour des excités partis guerroyer en Syrie et en Irak n’est qu’une manifestation de ces mutations parmi d’autres, pour le meilleur et pour le pire. Le fait que BCE ait été aussi intraitable et aussi dur dans son livre avec son compagnon et complice de circonstance, Rached Ghannouchi et son mouvement, Ennahdha, démontre, si besoin en est, que les gouvernants sont sous pression du fait justement des nombreuses batailles à livrer, dont celle d’une cohabitation harmonieuse entre Islam et démocratie. Même Essebsi, qu’on n’attendait pas sur ce terrain là, a disputé à Ghannouchi la maitrise des textes sacrés de manière à obtenir son quitus pour s’autoriser à s’exprimer sur la délicate question de la place de l’Islam dans cette société toute nouvelle que les Tunisiens sont en train de bâtir. L’affaire est d’importance !

Le professeur Yadh Ben Achour, qui avait une vue imprenable sur les enjeux dans le pays quand il pilotait en 2011 la Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, a lui aussi effleuré la problématique, mais a préféré s’appesantir sur les «conditions politiques et éthiques qui définissent une révolution », un moment historique qu’il qualifie d' »à part, ni disproportionnée ni davantage insensée, une révolution habile, ajustée, et comme sur mesure», même s’il en souligne tous les ratés, les incohérences, les paradoxes, les reniements.

Pour le constitutionnaliste, l’essentiel est ailleurs : Il faut «restituer l’événement, rétablir la révolution en tant que telle d’autant qu’elle est sans précédents dans l’histoire et de souligner son caractère particulier et sa singularité ainsi que la force du droit qui a prévalu». S’il dit ça c’est parce que justement, au regard des soubresauts actuellement dans le pays, personne n’est capable de déterminer l’issue de cette expérience inédite. Les craintes pour cette jeune démocratie sont là, bien réelles, les dangers aussi, et l’auteur ne s’en cache pas, il aurait d’ailleurs tort, mais il a la certitude que «les pages glorieuses qui ont été écrites au cours de son jaillissement et de son déroulement ne seront jamais tournées». Sur ce point nous sommes beaucoup moins formels, au regard d’un passé plus lointain – la restauration, ou le tour de vis, de Napoléon après la flamboyante révolution française de 1789 – ou ce qui se passe actuellement en Turquie, une démocratie ternie par les dérives autocrates de l’inarrêtable Erdogan. Rien n’est jamais acquis, hélas…

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Le Centre de Tunis pour la Liberté de la Presse (CTLP) a dénoncé dans un communiqué publié mercredi 28 décembre 2016 l’attaque du président de la République, Béji Caïed Essebsi, contre des journalistes de la chaîne Attassia Tv et de la radio Mosaïque fm, lorsque ces derniers lui ont posé une question relative à l’accident mortel survenu hier à Jbel Jloud.

Le CTLP a estimé que les médias sont souvent confrontés à ce genre de comportement de la part des hauts responsables. Et d’ajouter que Béji Caïed Essebsi a accusé les médias d’envenimer la situation.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi (BCE), s’est rendu chez son « frère » et voisin algérien, Abdelaziz Bouteflika, hier jeudi 15 décembre 2016, pour « une visite d’amitié et de travail », dit-on. De la rencontre entre les deux hommes il nous est resté ces propos de BCE, assez laconiques du reste, rapportés par la TAP : « La coopération sécuritaire entre la Tunisie et l’Algérie a contribué, de manière significative, à accroître les capacités des deux pays en matière de lutte contre le terrorisme et le crime organisé particulièrement dans les zones frontalières ». On n’en saura pas plus. Le président tunisien a bien fait une incursion, une petite, sur les aspects économiques de ce voyage (« La Tunisie aspire à une plus grande intégration économique avec l’Algérie, aux fins de construire un partenariat stratégique, solidaire et durable dans l’intérêt des deux peuples frères »), mais ça ne vole pas très haut du fait qu’on n’a aucun détail sur les dossiers abordés concrètement, sur les hommes d’affaires qui auraient éventuellement fait le déplacement avec lui, et encore moins sur un calendrier ou un échéancier pour sceller des partenariats dont les deux pays ont cruellement besoin en ce moment.
Bon, il y a bien les envolées lyriques sur les liens « historiques » entre les deux pays, mais ça ne nourrit pas son homme, dans deux économies très mal en point .

Pourtant avant que Essebsi ne prenne l’avion en direction d’Alger, un communiqué de la présidence de la République, publié le mercredi 14 décembre 2016, nous laissait entrevoir, presque, des monts et des merveilles. « Les discussions entre les deux chefs d’Etat ne manqueront pas d’impulser davantage la coopération et les échanges entre l’Algérie et la Tunisie », a dit le texte. Manifestement on en restera au stade des déclarations. Du moins pour cette fois. Mais ce n’est pas la faute de BCE, pour le coup, qui s’est rendu à Alger « sur invitation » de Bouteflika, si les choses en sont restées au stade de voeux pieux. En effet l’Algérie, malheureusement, n’a pas grand chose à offrir en ce moment, en termes de contrats. Le pays manque de souffle, avec des finances publiques durement impactées par le tarissement de la manne pétrolière et gazière. Quand l’Algérie allait bien, avec des recettes qui inondaient les caisses publiques, à ne plus savoir quoi en faire, le pays accordait très peu d’importance à ses voisins, à l’intégration et au développement régionaux, à l’Union du Maghreb Arabe (UMA), encore moins à l’Union Africaine. Maintenant que c’est la dèche, ça bouillonne dans la tête des gouvernants algériens, et les tiroirs des ministères débordent de projets ! Avec pas grand chose pour les financer…

Le réveil est brutal pour l’Algérie. L’emprunt national a certes été un succès, mais ça ne résoudra pas tous les problème du pays. Le gouvernement a été contraint de mettre le budget 2017 sous le sceau de l’austérité, de la compression des dépenses publiques, du tassement des importations, de la hausse de la TVA, etc. Bon il y a le frémissement provoqué par le sommet Algérie-Afrique. Alger s’est dit, enfin, qu’il était temps de regarder en direction de ce continent africain qui regorge de matières premières, et où il y a donc forcément de l’argent, beaucoup et où tout est à faire en matière d’équipements (routes, industries, hôpitaux, technologies…). Mais comme tout prend beaucoup de temps dans ce cher continent, Alger devra preuve de ténacité et d’abnégation pour récolter les fruits de son réveil tardif.

La Tunisie n’est pas mieux lotie!

Si on regarde du côté de la Tunisie, les difficultés économiques et autres obstacles sont quasiment les mêmes en ce moment, avec l’énorme place des hydrocarbures en moins. Quand il allait bien, le pays du jasmin, notamment du temps du dictateur, ignorait superbement ses voisins africains. Il était de bon ton à l’époque de lorgner l’Union euroméditerranéenne, laquelle d’ailleurs n’a jamais éclos, et de moins en moins de chance de voir le jour, avec le péril terroriste. L’UMA en a d’ailleurs pâti. Mais là pour le coup la Tunisie n’est pas la seule responsable de ce raté monumental, ce projet a été aussi flingué en plein vol par l’égocentrisme, la frilosité et les frayeurs inexplicables de Mouammar Khadafi (le défunt guide libyen), Hosni Moubarak (le président égyptien déchu), feu Hassan II (l’ancien roi du Maroc)…

En principe, si on veut parler sérieusement économie et partenariats, c’est avec le chef du gouvernement qu’il faut le faire, lui qui est vraiment aux manettes pour ces questions là, selon la Constitution. Donc c’était à Chahed de faire ce voyage, si la Tunisie voulait vraiment bâtir quelque chose de costaud avec son voisin algérien. Mais voilà, c’est un fait, l’exécutif tunisien a une fâcheuse tendance à s’emmêler les pinceaux, à mélanger les rôles et prérogatives au point de brouiller les cartes et de rendre inopérante son action. Le voyage de BCE à Alger, à cet égard, ressemble bien à un coup d’épée dans l’eau.

Là aussi c’est un fait : La Tunisie a un chef de gouvernement assez casanier, alors qu’il faut faire feu de tout bois pour aller chercher les capitaux là où ils se trouvent, exactement comme le fait l’infatigable souverain marocain, Mohammed VI. Chahed a promis de faire de 2017 l’année de la « découverte » du continent africain et de ses merveilles – économiques surtout. Chiche ! Nous sommes témoins de cet engagement, comme nous serons témoins de ce qu’il fera – ou ne fera pas – pour rendre la Tunisie enfin visible en Afrique, comme le sont les Chinois, les Turcs, les Marocains, les Français, les Japonais, les Coréens du Sud et même les Allemands…

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi a reçu, ce mercredi 14 décembre 2016, au palais de Carthage, le chef du gouvernement Youssef Chahed, indique un communiqué de la présidence de la République.

La réunion a porté sur la situation sécuritaire et sociale dans le pays ainsi que sur les dossiers relatifs aux réformes économiques entamées, et ce dans l’objectif d’instaurer un environnement adéquat en vue d’appliquer le programme du gouvernement d’union nationale après l’adoption de la Loi de finances pour l’exercice 2017.

Il a été également question des dernières initiatives prises pour suivre les retombées de la Conférence internationale de l’investissement, « Tunisia 2020 », afin de faciliter le démarrage des grands projets dans les régions de l’Intérieur.

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Dans l’émission « Liman Yajroo, Fakat » (pour ceux qui osent seulement), hier dimanche 11 décembre 2016, le président de l’UPL, Slim Riahi, a invité le président de la République, Béji Caïd Essebsi, à sortir par la grande porte.
Riahi a affirmé que « de nos jours, »le pauvre, le riche et le Tunisien à revenu moyen vivent dans une tension et nourrissent une colère en permanence. Un changement est urgent ». Il a ajouté que la crédibilité sur laquelle était assis le chef de l’Etat depuis 2014 est épuisée et qu’il a le devoir de s’inspirer du règne de Habib Bourguiba, et de se garder de maintenir indéfiniment un régime qui a montré ses limites. Il appelle Essebsi à organiser des élections présidentielles, législatives et municipales d’ici un an.

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Le président de la République, Béji Caid Essebsi, a reçu, jeudi, au Palais de Carthage, le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib, qui lui a remis la copie finale de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption.
Dans une déclaration de presse au terme de la rencontre, Chawki Tabib, a souligné la détermination du président Caid Essebsi à accélérer la mise en oeuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption, qui représente  » une des grandes priorités du gouvernement d’union nationale, définies dans le  » Document de Carthage « .
Il a ajouté que la Stratégie nationale de lutte contre la corruption sera signée par plusieurs institutions constitutionnelles et composantes de la société civile, vendredi 9 décembre, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de lutte contre la corruption.

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C’est la question que doit se poser, en ce moment même, le principal intéressé, celui dont la journaliste française Arlette Chabot dit que « c’est un homme très conscient que le temps lui est compté » et qu’il faut se hâter de réaliser le maximum de choses pour marquer son époque, et celles d’après. En tout cas Béji Caïd Essebsi y travaille, dur, méthodiquement, avec la minutie de ceux qui veulent laisser des traces indélébiles pour la postérité, comme un certain Habib Bourguiba, l’horizon indépassable, sans aucun doute. Mais peu importe, Essebsi joue les cartes qu’il a en main, que lui a données, de manière inespérée, le départ précipité du dictateur. Le chef de l’Etat joue crânement sa partition en prenant son bâton de pèlerin, à 90 ans bien tassés, pour aller défendre la cause de la Tunisie jusqu’à la tribune du Parlement européen, avec d’ailleurs un certain brio. L’animal politique qu’il est veut démontrer à la face du monde qu’il pulse encore et qu’il tient en respect ceux qui songeraient à l’enterrer ! Mais pas seulement, Essebsi est déterminé à vaincre sa finitude en utilisant les canaux du livre, inlassable et impérissable témoin du temps. Il s’est épanché dans un livre-entretien, rédigé par les soins de Mme Chabot, un choix très judicieux quand on connait les talents de la célèbre journaliste et la réputation dont elle jouit dans la profession.

C’est « La démocratie en terre d’Islam », intitulé du livre qualifié de personnel par le président tunisien, sorti hier jeudi 1er décembre, qui a la délicate mission de consigner le parcours d’un homme, quoi qu’en pensent ses détracteurs, hors du commun, à bien des égards. Comme par exemple la forte charge symbolique de ce 27 février 2011, quand on lui confie les rênes du pays – Premier ministre -, après une Révolution aussi soudaine qu’incertaine dans ses développements, et qui a laissé groggy des citoyens se retrouvant subitement sans cap, sans boussole, sans l’omniprésence d’un « rais » (chef) qui leur disait quoi faire et quoi penser. Essebsi était là pour tenter de panser des plaies à vif, de maitriser une nation agitée par moult soubresauts, guettée par d’innombrables périls, auxquels d’ailleurs elle n’a toujours pas échappé des années après ce fameux 14 janvier 2011. C’est peut-être tous ces galons qui autorisent l’actuel président de la République à se lâcher dans son livre-entretien, à sortir des vertes et des pas mûres, par exemple sur son compagnon du moment et non moins rival, Rached Ghannouchi, leader du mouvement Ennahdha.

Drôle de compagnonnage !

On ne sait pas pour le moment si l’histoire aura la dent dure avec BCE, mais lui par contre ne s’en prive pas. De Ghannouchi il dit, dans le livre : « Je crois que je connais le Coran aussi bien, sinon mieux que lui ». Le destinataire appréciera ce coup de patte ! Il en rajoute une louche en déclarant, à propos de l’islamisme au pouvoir, mais surtout, personne n’est dupe, en direction d’Ennahdha : « Ce n’est pas en prison que l’on se prépare à gouverner ». Ou encore « J’ai réussi à faire dire publiquement à Ghannouchi que son parti et lui n’étaient pas liés aux Frères musulmans, et qu’ils étaient fidèles à l’Islam de Kairouan… c’est-à-dire à l’Islam tunisien. (…) Les Frères musulmans ne veulent pas la République, ils veulent le califat. S’il n’avait pas fait cette déclaration publique, il aurait été impossible de dialoguer avec lui. »

A propos de la cohabitation entre Nidaa et Ennahdha, pour gérer les affaires du pays, Essebsi nuance fortement, sans doute pour tempérer le jugement sévère de certains de ses partisans qui n’ont toujours pas digéré cette alliance « contre-nature », ou pour se dédouaner face à l’histoire, implacable : « Pour moi, c’est une cohabitation, ce n’est pas une alliance. Disons que c’est de l’intelligence dans l’exercice du pouvoir. (…) Une opposition islamiste est plus dangereuse que d’autres car le peuple, en majorité musulman, constitue un terreau que certains peuvent exploiter à des fins perverses ».

Le chef de l’Etat boucle cette thématique en administrant un cours magistral… à Ennahdha : « Il avance dans la bonne direction, mais il doit aller au bout de son évolution. C’est-à-dire couper plus nettement le lien entre religion et politique. Pour le moment, ils ne renoncent pas à la prédication. Ils l’organisent autrement, entretenant ainsi une certaine confusion, une ambiguïté. Il y a une certaine mutation, mais, jusque-là, c’est une mutation de circonstance. » Des propos cinglants…

On aimerait savoir ce que son allié de circonstance pense de tout cela, mais on est à peu près sûr que les nahdaouis ne moufteront pas, comme à leur habitude. Ils laisseront passe la tempête, si tempête il y a, trop soucieux de préserver l’entente cordiale avec le locataire du palais de Carthage, qui leur a, tout de même, permis de faire oublier leurs turpitudes quand ils faisaient la pluie et le beau temps en Tunisie, sous la Troïka.

Les rendez-vous ratés, qui pèseront lourd

Il n’en demeure pas moins que le président de la République, si habile quand il s’agit de distribuer les bons et les mauvais points, surtout les mauvais points, quand il s’agit de cogner, s’est mis dans une très mauvaise posture face à l’histoire. D’abord il y a ces grands symboles, les martyrs Chokri Belaid, Mohamed Brahmi et Lotfi Naghed, que BCE avait évoqués à merveille durant sa campagne présidentielle de 2014, et à qui il avait promis de rendre justice. Pour le moment tous les procès ont fini en fiasco, les présumés coupables et complices ayant tous été relâchés. Il y a mieux pour se présenter devant les générations futures. L’histoire retiendra, à coup sûr.

Et puis il y a l’héritage politique, incertain, très flou pour le moment. D’abord il y a le compagnonnage avec Ennahdha, qui a montré ses limites avec un pays qui cherche toujours sa stabilité sociale et politique. Et puis il y a le piteux état de Nidaa Tounes. Formidable machine de guerre à la base, qui a permis à la Tunisie d’en finir avec les dangereux errements de la Troïka, mais qui est en confettis maintenant, sous les coups de boutoir des ambitions personnelles depuis que BCE a quitté le navire. Certes il s’est confessé dans le livre, en ces termes : « Le parti passe par une crise de direction (…) Je suis conscient que j’étais la clef de voûte de ce vaste rassemblement ». Mais ça ne le déresponsabilise pas pour autant, surtout que la plupart des dégâts ont été causés par la volonté d’un seul homme, son fils, Hafedh Caïd Essebsi. Ce dernier, qui s’est découvert une vocation de politicien dans le tard, a fait une ascension fulgurante, à la faveur d’une Tunisie post-révolutionnaire qui s’essaye à la démocratie et où ce genre de miracle est possible, toléré. « Je ne l’ai ni encouragé, ni aidé. Il est un citoyen qui a le droit comme tous les citoyens de faire de la politique. Mon fils a 55 ans, je ne le commande pas comme un enfant. Je lui ai dit si tu ne réussis pas, je te conseille de renoncer et de partir. Je ne veux pas que mon nom soit associé à une défaite », a dit BCE dans le livre. Un peu frêle comme argumentaire. On l’a connu plus inspiré. Il devra trouver mieux s’il ne veut pas être laminé par la postérité. Mais c’est peut-être un peu tard…

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Lors du point de presse conjoint avec le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïd Essebsi, hier jeudi 1er décembre, le président du Parlement européen, Martin Shulz, a plaidé la cause de la Tunisie. Il a affirmé qu’il ne faut pas céder à la peur face aux terroristes qui cherchent à paralyser les citoyens. Shulz a déclaré dans la foulée : «Il faut aller à Tunis et à Sousse, une des plus belles régions au monde que j’aie visitées»…

Le président du Parlement européen, en écho au discours de BCE devant les députés européens, a ajouté que les dangers en Tunisie ne sont pas plus importants que dans les capitales européennes. Il a illustré son propos par l’attaque terroriste qui s’est produite à Bruxelles le 22 mars 2016, à deux pas du siège de l’Union européenne.

Il a affirmé que les services sécuritaires tunisiens abattent un travail colossal pour ramener la quiétude et regagner ainsi la confiance des pays partenaires.
« Il n faut pas faire le jeu des terroristes qui cherchent à intimider les gens et nuire au tourisme en Tunisie », a martelé Shulz.

Pour rappel, le président du Parlement européen a été le premier à défendre l’idée d’un « Plan Marshal » en faveur de la Tunisie. C’était le 10 février 2016 lors lors de sa visite à Tunis…

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Le président tunisien, Béji Caid Essebsi, en déplacement à Bruxelles dans le cadre du Sommet Tunisie-Union européenne, a fait de la sécurité un des axes majeurs de son discours devant les parlementaires européens. Connaissant le poids de ce dossier pour des Européens très sourcilleux, BCE a fait étalage des batailles sécuritaires gagnées par les autorités tunisiennes, notamment face au phénomène du terrorisme qui a couté cher à l’économie du pays. Il a invité les Européens à revenir en masse en Tunisie, arguant que « la situation sécuritaire est très comparable à celle de l’Europe ». Ses propos ont fait mouche et il a été chaudement applaudi, debout, par les députés européens. Une vraie « standing ovation »!

Pas peu fier d’avoir provoqué cette liesse au Parlement européen, le président tunisien a lancé : « merci… je pense que le message est compris ».

Ses propos prennent d’autant plus de relief que dans le «Global Terrorism Index 2016», un rapport annuel élaboré par The Institute for Economics & Peace, la Tunisie a chuté de 12 places, passant de la 35ème position en 2015 à la 47ème cette année. Manifestement les efforts et succès de la Tunisie en la matière ne sont pas arrivés jusqu’aux oreilles des rédacteurs du rapport. BCE l’a dit haut et fort. Personne ne pourra plus dire qu’il n’a pas entendu…

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A Youssef Chahed, chef du gouvernement, le travail de suivi de l’avalanche de promesses faites lors de la Conférence sur l’investissement et à Béji Caid Essebsi, président de la République, le 1er Sommet Tunisie-Union européenne. Ce mercredi 30 novembre, dans la soirée, BCE s’envole pour Bruxelles pour ce rendez-vous d’importance, programmé demain jeudi 1er décembre. Après le succès de Tunisia 2020, du moins sur le papier, nul doute qu’une oreille attentive sera prêtée aux doléances du berceau du « printemps arabe ».

A signaler que cette rencontre est le premier du genre organisé par l’UE avec un pays partenaire de la Méditerranée. Le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, le président du Parlement européen, l’Allemand Martin Schulz et la Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, l’Italienne Federica Mogherini, qui était récemment à Tunis, seront de la partie. Lors cette visite, tout ce qu’il y a de plus officielle, le chef de l’Etat tunisien s’entretiendra avec le roi des Belges. Il sera notamment question de la coopération bilatérale et des nouveaux horizons de partenariat.

A noter que Essebsi sera l’hôte du Parlement européen où il fera une allocution, en plénière, devant les députés des 28 Etats de l’UE. L’affaire vaut son pesant d’or! Par la suite, toujours au siège du Parlement européen, il aura une entrevue avec le président de l’Assemblée, puis ils feront une déclaration conjointe devant la presse. Par ailleurs le président de la République se rend à Bruxelles avec le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui et des membres de son cabinet.

Enfin sachez que BCE fera un détour par Paris, demain jeudi, pour les besoins de la sortie de son ouvrage co-écrit avec la journaliste française Arlette Chabot, avant de mettre le cap sur Tunis dans la même journée…

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