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Béji Caied Essebssi

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Le 21 décembre 2016, Béji Caïed Essebssi aura passé deux années jour pour jour à la tête de l’une des deux têtes de l’exécutif, la présidence de la République tunisienne. Le 31 décembre au soir, il profitait de l’allocution de souhaits pour la nouvelle année 2017 pour faire ce qu’on pourrait appeler son bilan. Il l’avouera lui-même dans ce bilan «doux-amer», la Tunisie n’aura «pas réussi à réaliser les résultats économiques attendus. Le chômage, la pauvreté et la marginalisation des régions intérieures demeurent».
C’est un fait, mais BCE préfère ne pas trop s’y attarder. «Nous avons aussi réalisé des choses importantes. En premier lieu, nous avons gagné une bataille contre le terrorisme, celle de Ben Guerdane grâce aux sacrifices des habitants de la région et le courage de nos forces de sécurité. A défaut, nous aurions maintenant un Emirat Salafiste à Ben Guerdane, sur nos terres», dit-il à juste titre, surtout en parlant de bataille et non de guerre.
Il mettra aussi dans «notre» crédit l’accord de Carthage et le GUN qui en est issu, sans oublier à son habitude d’écorcher les partis qui ne reconnaissent pas ce document, en les comparant à une pierre jetée dans la mer. Il mettra aussi dans la case des réussites, la tenue de «Tunisia 2020» et ses promesses de 34 Milliards DT, sans oublier d’écorcher cette fois la presse qui mettait en doute la réalisation de ces promesses, en annonçant que «la moitié [Ndlr : des 34 Milliards DT] sera réalisée (…) et ce n’est pas peu de chose». Attendons quand même de le voir, même si par cela, nous risquons d’être classés parmi «ceux qui hurlent en dehors de la meute», comme il n’a pas manqué de le dire !

⦁ La belle médaille et son revers moins reluisant !

BCE reste tout de même «optimiste, malgré les difficultés». Il en veut pour preuve «le retour à la production» et donne le secteur du phosphate en exemple. Il serait certainement le seul et les chiffres de l’INS sur l’indice de production le confirment. BCE donne aussi l’exemple du tourisme qui aurait repris, sans oublier de dire «et même en provenance d’Allemagne», comme s’il voulait répondre aux cassandres qui prédisent un reflux des touristes allemands en réponse à l’attentat de Berlin. Le chef de l’Etat se félicite enfin de l’aide divine apportée à la Tunisie, par des pluies dans toutes les régions. Dieu aurait-il, sans qu’on le sache, voté BCE ?

Toujours est-il que le bilan de ces deux années de présidence BCE, c’est aussi et d’abord un ancien candidat qui a trahi ses électeurs. Arrivé à Carthage par un «vote utile» sous l’enseigne du parti anti-Ennahdha et avant le «Pacte de Carthage», il débute son mandat par le «Pacte de Paris». Une rencontre avec le chef des Islamistes tunisiens qui marquera le début d’un règne à deux, alors que Nidaa devait être le parti gouvernant, comme il est d’usage dans les démocraties les plus anciennes.
Deux années à Carthage, c’est aussi deux gouvernements et une instabilité politique dont BCE était à l’origine, puisqu’il était le 1er à appeler à la démission du gouvernement Habib Essid. Une instabilité politique qui est certainement derrière le peu ou prou de résultats économiques et sociaux.
Deux années où BCE s’était senti à l’étroit dans ses habits d’un chef de l’Etat qui n’avait presque pas de prérogatives et qui n’avait de cesse d’essayer de se faire de se faire plus de place dans cette chaise à deux qu’est constitutionnellement l’exécutif tunisien.

⦁ BCE-Médias : «Je t’aime, moi non plus» !

Mais le bilan de 2 années BCE doit aussi être dressé sur le plan de la communication. En effet, les relations du chef de l’Etat avec la presse tunisienne n’ont jamais été au beau fixe, mais plutôt du genre «je t’aime … moi non plus», avec un zeste d’aversion, presque du dédain.
Déjà Premier ministre du second gouvernement de l’après révolution, il s’en prenait à une journaliste de la télévision qui lui faisait remarquer que «la séance de questions au gouvernement s’était transformée en un procès », en lui demandant, moqueur, sans en avoir l’air et sous le rire brouillant d’Iyadh Ben Achour, «quel âge as-tu» ?. Une remarque qui pouvait sembler désobligeante pour une Dame, qui ne manque pas de le lui faire élégamment remarquer. Et BCE de lui rétorquer avec un «Dieu te vienne en aide. Il faut que tu grandisses … et il serait mieux que tu changes de politique», en référence à la nature de sa question qui semble l’avoir fortement dérangé.

En novembre 2014, devenu président, c’est par une réaction qui rappellerait presque le fameux «Bonté divine» d’un certain Moncef Marzouki que BCE s’illustre. Dans une réaction de colère manifeste, devant une journaliste qui interrompait sa citation d’un verset du Coran en l’interpellant sur la nomination du chef du gouvernement, il se retourne avec un regard révolver et tonne en arabe dialectal «Rouh Rahhiz», un mot presqu’une insulte, qui pourrait signifier «va te faire …[Ndlr : Voir chez les Grecs]». Retrouvant ses esprits, il s’explique par un reproche. «De quel chef de gouvernement parles-tu. Tu ne vois pas que je récite le coran ? Tu n’as pas honte ?».
A un autre journaliste il rétorquait «Qui es-tu ? Un journaliste toi ?». Et de poursuivre, devant le journaliste qui déclinait son identité professionnelle, «qu’ils soient maudits s’ils sont comme toi» les journalistes.
Une autre fois, face à un journaliste de l’émission télévisée «Merci de votre présence », il lui jette carrément ses notes au visage, lorsque l’animateur lui dit que «Rached Ghannouchi dit que vous vous présentez souvent comme étant aux premières loges» du pouvoir.
La dernière sortie de ses gonds face aux journalistes, du chef de l’Etat tunisien, a eu lieu lorsque ce dernier rendait visite aux blessés de l’accident routier entre un train et un véhicule de transport. Et lorsque le journaliste d’Attassia (Chaîne TV La 9) lui demande quelles mesures comptait-il prendre, il réagit d’abord, en protégeant ses yeux des torches des caméras, en demandant «qui m’a posé une question ?». Et devant le journaliste qui déclinait le nom de sa chaîne, il lui répond dans un sarcasme colérique et sous les rires de Noureddine Bhiri : «Tu ne devrais pas être ici … ni 9ème, ni 8ème, ni 5ème ».

⦁ «Foutez-nous la paix quand même !»

Et lorsque un second journaliste insistant lui repose la question sur les décisions à prendre pour endiguer le fléau des accidents de la route, il répond tout aussi sarcastique «vous ne m’avez donc pas compris. Ou est-ce que vous êtes là pour que je vous le redise… si vous n’avez pas compris, ce n’est pas la peine [Ndlr : que je le dise]», avant de s’en prendre carrément à toute la presse en l’interpellant par un «Honte à vous. Dès que vous parlez, vous perturbez l’opinion publique».
Avant cela, c’est cet écart présidentiel devant un journaliste français qui tentait de s’approcher de François Hollande venu à Tunis en mars 2015 à l’occasion de l’attentat du Bardo. Remarquant le journaliste, BCE lui propose d’abord ironiquement : «Vous voulez venir avec nous ?», avant d’enchaîner avec un «Foutez-nous la paix quand même, merde», ce qui amusera le chef de l’Etat français et Bertrand Delanoë, présents à côté de lui
Manifestement, le chef de l’Etat qui n’arrive pas à être le président de tous les journalistes, n’aime pas trop la presse, ou n’en aimerait qu’un certain genre, et n’arrive pas encore à se faire au ton libéré de cette presse issue de l’après révolution et qu’il n’avait pas connue ainsi lorsqu’il n’était encore que ministre de Bourguiba. Dans son entourage en tout cas, ne pivote qu’un nombre, restreint et choisis, de journalistes et de médias.
Côté communication, l’ancien candidat de Nidaa Tounes pour les présidentielles ne semble plus aimer les meetings populaires et leurs discours enflammés. Mais peut-être n’y a-t-il plus rien qui l’enflamme lui-même après avoir pris la citadelle de Carthage. Devenu chef d’Etat, BCE se fait aussi rare sur les plateaux TV. Mais peut-être ne voudrait-il plus prendre le risque du direct pour éviter de se mettre en rogne, ou peut-être s’en prendre encore à la presse. BCE préfère désormais, au moins avec la presse locale, les interviews «arrangées» pour éviter ses coups de tête ou «montées» comme ce fut le cas de son allocution de fin d’année.
En deux ans à Carthage, BCE n’arrive toujours pas à endosser tout l’habit de son premier locataire, Habib Bourguiba, et à s’inspirer de son véritable don et art de la communication !

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Le président de la République, Beji Caied Essebssi, a reçu ce mardi 3 janvier l’ancien président de la LTDH, Abdessattar Ben Moussa et ce, suite à sa nomination en tant que médiateur administratif, lit-on dans un communiqué publié par la présidence. A l’issue de cette rencontre, Ben Moussa a affirmé que la mission que
lui a confiée le chef de l’Etat est une responsabilité alliant le dialogue et la défense des droits de l’Homme.
Il a dans ce cadre ajouté qu’il fournira des efforts pour servir la nation et les citoyens.

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Cela fera, dans quelques jours exactement, six ans que les Tunisiens vivent au rythme des polémiques. La dernière en date est celle du retour des Djihadistes. Une polémique, tellement actuelle, qu’elle trouve écho ailleurs, comme en France, qui évoque un risque de «somalisation» de la Tunisie et même au… Vietnam. Il s’agit du retour des Djihadistes tunisiens des zones de guerre où ils ont été chassés par les Russes, les Français et les Américains. Un éventuel retour qui fait une peur bleue, au moins à une partie de la Tunisie, celle qui est ciblée par les «musulmans en colère», tel que Rached Ghannouchi a parlé des Djihadistes tunisiens en Syrie et celle surtout qui a fait l’objet de menaces claires, via des vidéos, de la part de ces «musulmans en colère».
En dehors des atrocités qu’ils avaient promises aux Tunisiens et des images sanguinaires qu’ils essaimaient sur les réseaux sociaux, pourquoi les Tunisiens ont-ils peur du retour de ces «fous de Dieu», alors que tout indique une maitrise sécuritaire du danger terroriste en Tunisie ?

D’abord, parce que ceux qui ont encouragé et financé le départ de ces jeunes, vers la Syrie, vers la Libye, vers l’Irak et toutes les «guerres saintes», sont toujours là, soit inconnus par volonté politique manifeste des sept gouvernements successifs de ne pas enquêter et encore moins de punir. Aucune enquête, par exemple, n’a été faite sur les circonstances de l’exfiltration d’Abou Iyadh de la mosquée d’El Fath en plein centre de la capitale tunisienne. Aucune enquête, ni parlementaire, ni policière, ni judiciaire, n’a été non plus faite sur les réseaux de recrutement et de financement des départs vers la Libye et vers la Syrie notamment.
Sur les plateaux TV, tout le monde en accuse tout le monde, sans que personne ne donne les preuves de ses accusations et sans que le Parquet ne bouge. Une Omerta générale sévit, ou est savamment entretenue, et le trafic de la chair aux canons pour les forces étrangères en lutte contre le terrorisme, ou de la chair tout court pour les Djihadistes, continue.

Les dernières déclarations de Rached Ghannouchi, leader du parti islamiste tunisien (comme celles des anciens membres d’Ennahdha partis au Djihad et qu’il n’a jamais dénoncés, comme il le demande actuellement aux familles tunisiennes qui auraient des enfants partis au Djihad, ou comme lorsqu’il parlait de la «viande avariée» en références aux fils égarés qu’il voudrait réintégrer dans la société), n’ont en rien contribué à l’apaisement suite aux remous soulevés par l’attentat de Berlin commis par un Tunisien. Comme Ghannouchi, le chef de l’Etat n’a pas su choisir ses mots pour parler du même problème, se retrouve acculé à la correction, mais le mal est fait et les veilles peurs et blessures réveillées.

Ensuite et surtout, par manque de confiance manifeste, dans la justice. On ne peut, en effet, que constater que nombre de ceux qui ont été arrêtés par la police locale, avec force annonces, communiqués et conférences de presse, ont été soit relaxés avant même le passage par la case tribunal, soit ont bénéficié de petites peines au regard des lourdes accusations dont ils avaient fait l’objet lors de l’arrestation. D’autres, arrêtés par des puissances étrangères, convaincus de terrorisme et remis aux autorités tunisiennes, mais de nouveaux mystérieusement envolés vers d’autres lieux de «guerre sainte».

Il y a aussi l’exemple algérien, toujours présent dans la mémoire collective des Tunisiens qui l’ont vécu dans leur chair. L’exemple de ces centaines d’Algériens de l’Afghanistan et qui avaient fini par plonger tout un pays dans la plus noire de ses périodes. Plus d’une dizaine d’années d’une Algérie, sœur et voisine, dominées par le GIA (Groupe Islamique Armé) créé par les radicaux du FIS (Front Islamique du Salut), dont elle garde jusqu’à maintenant des séquelles.
Les circonstances actuelles en Tunisie sont presque semblables à celles de l’Algérie du début des années 90. Les Tunisiens le savent. Ils savent aussi qu’Ennahdha n’a pas que des modérés et ont peur que les anciens de Daech fassent en Tunisie ce qu’avait fait le GIA en Algérie, et deviennent le bras armé d’un parti qui n’a pas encore fait son deuil d’un Etat islamique. Toute la Tunisie se rappelle encore de la vidéo fuitée de Ghannouchi avec les Salafistes, de celle de Mourou avec Ghanim, des barbus reçus au Palais de Carthage, d’Ansar Achariaa à Kairouan, de la conquête de l’horloge du centre-ville ou de l’ambassade américaine. Des images que n’effacera pas de sitôt la nouvelle image de parti modéré que s’est construite Ennahdha à coup de conseils médias.

Il y a, enfin, le silence du gouvernement à propos de ce dossier. C’est notre silence, ce silence qui ressemble à une politique de l’autruche, qui a nourri la polémique. Ceux qui en parlent jusque-là sont certes des personnalités d’influence, comme Rached Ghannouchi ou Béji Caïed Essebssi (BCE) ou encore les députés. Le gouvernement et à sa tête Youssef Chahed restent muets ou éludent la question, comme l’avait fait le ministre de l’Intérieur à l’occasion de la conférence de presse sur la mort de Mohamed Zouari. Et lorsqu’il en parle devant les députés, c’est pour donner le chiffre de 800 retours de zones de guerre, sans autre forme d’explication. Une mauvaise communication qui ne fera qu’ajouter de l’huile sur le feu. Youssef Chahed de son côté se tait, et on ne sait pas s’il fait réellement l’autruche ou s’il se cache simplement derrière «tonton» BCE (qui s’en prend à l’occasion aux médias et ce n’est pas une première), à le laisser «amuser la galerie» quitte à faire des bourdes, en attendant des jours meilleurs !

Il y a pourtant deux catégories de rapatriés dans ce dossier, que le débat émotionnel et dans l’hystérie collective, avec force cris et barilleries sur les plateaux TV et dans les VTR des différentes émissions télévisées, ne permet jusqu’à présent pas de différencier.
En premier lieu celle des anciens Djihadistes, recensés, connus et fichés par tous les services secrets du monde ou déjà arrêtés par les autorités des pays où ils avaient commis leurs forfaits et leurs crimes de guerre. Les premiers ne chercheront certainement pas à retourner par les ports ou les aéroports ou seront arrêtés par la France, l’Allemagne ou même les USA à la recherche de renseignements ou de preuves en lien avec les actes terroristes commis sur leurs terres. Il faudra alors intensifier la coopération sécuritaire avec ces pays pour bénéficier de leurs résultats, construire ou reconstruire un fichier national des terroristes les plus notoires et leurs connivences, et renforcer les capacités nationales de surveillance, de renseignement et d’anticipation. Et quand bien même seraient-ils rapatriés, l’unique demande doit être de leur appliquer sévèrement la loi, celle de la lutte anti-terroriste. Ce n’est qu’après qu’ils auront payé cher le prix de leurs crimes, qu’on pourrait éventuellement accepter, comme pour les Mafieux repentis en Italie, une quelconque réintégration.
Les autres seront certainement condamnés par l’Irak ou la Syrie. Ceux-là, il faudra les abandonner entre les mains de leurs véritables justiciers, ceux à qui ils ont fait du mal et ne jamais accepter une quelconque voix qui essaierait de culpabiliser l’Etat à leur égard.

En second lieu, il y a tous ceux qui ont traversé clandestinement les frontières, vers l’Italie, vers la France, l’Allemagne ou ailleurs. Des «Harragas» ou immigrés clandestins au lourd passé judiciaire ou simples petits délinquants que l’Europe n’a pas pu ou voulu accepter sur son sol. Pour ceux-là, la Tunisie ne pourra, au sens de plus d’une convention internationale, et ne devra pas dire non, même s’il faudra auparavant passer leurs listes au crible pour y déceler d’éventuels Djihadistes et leur appliquer sévèrement la loi. C’est là que le travail des ministères, de l’Intérieur et de la Justice, devra faire ses preuves, car on ne gagne pas la bataille contre le terrorisme par le déni, populaire, juridique et légal, et en refusant d’affronter les problèmes internes que crée et créera ce nouveau phénomène transnational.

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Les services de communication de la Présidence de la République tunisienne ont annoncé que le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïed Essebssi (BCE), a reçu un appel téléphonique de la Chancelière allemande Angela Merkel. L’entrevue a passé en revue les «relations amicales et la coopération entre la Tunisie et l’Allemagne » et les moyens de les rehausser dans tous les domaines, ainsi que les «nouveautés de la conjoncture sur les plans régional et international ».

Ce n’est qu’après, que le communiqué de la Présidence évoquera le vrai objet de cet entretien téléphonique, sur demande de Merkel et qui est le cas Anis Amri, qui venait d’être abattu en Italie après avoir fui Berlin où il avait commis un grave acte de terrorisme et le différend tuniso-allemand à propos de son rapatriement en Tunisie, comme le précisera plus tard Angela Merkel elle-même dans une conférence de presse.

«L’entretien a évoqué l’acte terroriste (…), le chef de l’Etat a réitéré à cette occasion l’énergique condamnation et la vive indignation de la Tunisie après ce lâche acte terroriste, appelant les autorités des deux pays à coopérer et coordonner plus étroitement dans la lutte contre le fléau du terrorisme qui menace la sécurité et la stabilité de tous les Etats et toutes les sociétés », indique le communiqué de Carthage.

Quelques minutes après réception de ce communiqué par les rédactions des médias tunisiens, ces derniers entendent la Chancelière allemande parler de cet entretien téléphonique qui a eu lieu à son initiative. «J’ai téléphoné à mon homologue tunisien (…). Nous avons parlé de tous les aspects des relations entre nos deux pays  et nous avons décidé d’accélérer les mesures d’éloignement (ou rapatriement selon une traduction de l’Assiciated Press), surtout qu’il va y en avoir prochainement un grand nombre», a dit Angela Merkel en conférence de presse, ce vendredi 23 décembre 2016. Ces précisions n’existaient pas dans le communiqué du palais de Carthage. L’explication, dans ce communiqué officiel destiné à la consommation locale, pourrait être cherchée dans le caractère brûlant du dossier du rapatriement des anciens terroristes tunisiens, à propos duquel BCE s’était vu devoir rectifier des propos qui lui faisaient dire qu’il ne verrait pas d’un mauvais œil le retour des djihadistes des foyers de tension.

On comprend dès lors toute l’ampleur de la bévue tunisienne, qui a trainé les pieds avant d’accepter le rapatriement d’Anis Amri en Tunisie, où il faisait déjà l’objet de recherche. Et on imagine, sans qu’on ait la preuve d’un quelconque lien entre les deux sujets, que les relations économiques et de coopération entre les deux pays ont été évoquées en lien avec la coopération sécuritaire tuniso-allemande.

On rappelle que la Tunisie avait été officiellement accusée d’avoir retardé le rapatriement du terroriste, en refusant dans un premier temps de reconnaitre sa nationalité tunisienne et ne signifier son accord pour le rapatriement que le jour même de l’attentat, ce qui était déjà trop tard.

On ne sait pas qui l’aurait exigé et s’il y a un lien entre attentat et coopération, mais «le président tunisien et la Chancelière allemande ont convenu d’échanger les visites entre les hauts responsables en vue d’impulser la coopération entre les deux pays. A cet égard, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, effectuera une visite de travail à Berlin au début de l’année prochaine suivie par une visite que la chancelière effectuera en Tunisie au cours du premier trimestre 2017 », dira le communiqué de presse du palais de Carthage.

 

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«On le voit débarquer plutôt pimpant de la petite navette qui traverse ce lac de l’Ouest parisien pour le mener au restaurant insulaire qui l’attend. Beji Caïd Essebsi, 90 ans au compteur, dont déjà deux passés à la présidence de l’Etat tunisien, enchaîne, fringant, les rendez-vous internationaux avec une idée fixe : donner une image moderne de son pays ». Ainsi parlait le journal en ligne français «Opinion Internationale » de BCE (Béji Caïed Essebssi) qu’il a rencontré à Paris à l’occasion de la sortie de son livre « Tunisie, la démocratie en terre d’Islam ».

Parlant de ses relations avec le parti islamiste Ennahdha, Opinion dit que «Son [celui de BCE, Nida Tounes] parti gouverne aux côtés des islamistes d’Ennahdha ? ». Et BCE de corriger que «Non, il cohabite » avec ce mouvement qu’il préfère qualifier de « musulman » et dont il constate « l’évolution ». Parlant ensuite du discours de BCE à cette occasion où il a rencontré hommes de médias et politiciens français, le journaliste Noé Michalon estime que «Il y a quelque chose de quasi-hollandien dans le discours du « ça va mieux » que déroule le maître de Carthage » et explique que «Tout comme François Hollande (…) il insiste sur le nouveau visage de son pays, qui a « remis en place les entreprises et reprend du poids sur la scène internationale ». Personne ne lui a manifestement rappelé que beaucoup de chefs de ces entreprises croulent encore sous la menace d’affaires judiciaires et nombre d’entre eux reste, 6 années après la révolution, interdits de voyager !!

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Trop à gauche des positions, économiques et financières, d’un gouvernement qui joue plus au pompier qu’au constructeur planificateur, la Centrale syndicale ouvrière reste incomprise. Incomprise surtout pour sa position sur la proposition de report des augmentations salariales, au vu de la taille déjà plus que critique de la masse salariale dans le budget en l’absence de croissance, bien que plusieurs indices pointeraient vers un assouplissement probable de cette position et même une possible intervention médiatrice du chef de l’Etat, constitutionnellement garant de la sécurité économique du pays.

Béji Caïed Essebssi avait été le 1er à minimiser cette seconde place mondiale de la masse salariale (14 % du PIB) et de la justifier même par le «prix de la paix sociale», l’incluant même dans la stratégie de lutte contre le terrorisme. Et même si cela se discute, ce n’est pas, à notre sens, complètement faux. Anticipant, à tort ou à raison, une reprise de la croissance, l’ancien chef de gouvernement, Habib Essid, avait alors signé ce qui avait été appelé un pacte social, pour des augmentations salariales en contrepartie d’une paix sociale. La croissance ne sera pas au rendez-vous, ce qui mettra son successeur, Youssef Chahed, dans de sales draps et en fera le pompier qu’il est devenu, paliant au plus urgent et colmatant les brèches sur le dos des réformes structurelles, de la planification et de la reconstruction.

De l’autre côté, il semblerait que l’UGTT ait fini par lâcher du lest, de peser sur ses bases afin qu’elles lèvent un peu le pied côté grèves.

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Les derniers chiffres, officiels, dont nous disposons, l’indiquent. En effet, selon des statistiques de la DGITC (Direction générale de l’inspection du travail et de la conciliation), relatifs à la situation sociale en Tunisie pour le 1er semestre 2016, les grèves battent la retraite.

En effet, la DGITC a remarqué que le nombre des grèves, dans le secteur privé et les établissements publics à caractère commercial, ont diminué de 22 % par rapport à la même période de 2015 et même de 48 % par rapport au 1er semestre de l’année 2014. Le nombre d’entreprises concernées par les grèves a baissé de 19 % en 2016 et de 43 % par rapport à 2015. Le nombre des grévistes a chuté de 68 % à la fin de juin 2016 (de 62 % en 2015 à 50 % en 2016).

Toujours dans ce trend baissier, qui pourrait être salvateur pour la croissance dont le pilier est le travail, le nombre d’heures perdues a, lui aussi, chuté de 82 % au cours du 1er semestre 2016 en comparaison avec la même période de 2015. Les seuls premiers mois de 2015 avaient en effet vu la perte de 281.617 journées de travail. Elles n’étaient plus que 51.025 journées perdues à la fin juin 2016.

Dans le secteur privé, les grèves ont baissé de 15 %, le nombre d’entreprises concernées de 13 % et le nombre de journées de travail perdues de 76 % au 1er semestre 2016 par rapport à la même période 2015.

Une lecture par nationalité montre que les grèves ont surtout touché les entreprises tunisiennes (82) et concerné à moindre mesure les boites françaises (16 grèves), les italiennes (11 % des 122 grèves). Quant à l’objet de ces grèves, elles demandaient, à 43 %, le versement des salaires et des augmentations, à 34 % l’amélioration des conditions de travail et 15 % par solidarité corporative.

Dans la fonction publique, le premier semestre 2016 aurait connu 7 grèves (municipalités, la santé et l’éducation), un nombre en baisse de 56 %.

On ne sait pas encore si ce trend baissier va continuer et si la centrale syndicale, qui se prépare à un nouveau congrès électif, va pouvoir continuer à maitriser sa base pour donner le répit nécessaire au gouvernement. Pour l’instant, cela semble être le cas !

 

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Les deux  dirigeants du Front populaire Mongi_rahoui_et  zied_lakhdar ont reçu des menaces de mort et le ministère de l'Intérieur est au courant

Dans une interview exclusive accordée ce mercredi 13 juin à Africanmanager, le député du Front populaire Mongi Rahoui a déclaré que la résolution de la crise qui secoue le pays passe par la mise en place d’un gouvernement révolutionnaire qui prendrait en considération les objectifs de la révolution.

D’après lui, une personnalité de l’opposition sera le meilleur choix pour gagner ce challenge.

L’opposant a par ailleurs mis en garde contre la crise politique qui ne cesse de s’aggraver, surtout qu’elle est en train de jouer un rôle négatif sur le plan économique et social. Interview :

Avec l’intensification des concertations pour la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale, où va la Tunisie dans ce nouveau marathon politique ?

La situation a été presque examinée par plusieurs acteurs et observateurs. Une certaine responsabilité est partagée par l’ensemble des parties dans certains secteurs, mais cela n’empêche que la Tunisie fait face à une crise économique et sociale très grave. Cette dernière est due à des choix inefficaces, incapables d’assurer le développement et de réaliser les grands équilibres économiques.

Mais comment expliquer tout cela ?

C’est simple. On n’a pas une vision claire permettant de mettre en place les bases ou encore les mécanismes et les lois économiques de manière à booster l’investissement et par la suite la relance économique.

C’est le même constat pour le volet social. On souffre déjà de l’absence de programmes sociaux qui permettraient de résoudre les grands dossiers dont notamment la pauvreté et le chômage.

Sur le plan politique, on considère que le pays fait face à une crise politique et par la suite une crise du pouvoir. Cela s’explique également par l’incapacité du premier parti au pouvoir à soutenir le gouvernement en place ou encore à présenter des programmes adéquats pour résoudre la crise actuelle et répondre aux besoins du peuple. Ajoutons à cela le conflit qu’a vécu Nidaa Tounes, ce qui a provoqué un climat de méfiance entre ce parti et l’ensemble des Tunisiens.

Une telle situation a bien servi le parti islamiste, Ennahdha, qui demeure le parti qui dirige le pays. Ce dernier a bien profité de l’effondrement de Nidaa Tounes et on a par conséquent constaté le transfert du pouvoir du premier parti au deuxième, sans pour autant annoncer ça officiellement.

Outre cette crise, on se trouve aussi face à une crise au sein du pouvoir exécutif.

Cela veut dire quoi ?

On fait face à un conflit entre le président de la République, Beji Caied Essebssi et le chef du gouvernement, Habib Essid. Ce conflit continue de prendre de l’ampleur puisque le président de la République veut réaliser des mutations à la présidence du gouvernement alors qu’Ennahdha s’est dit attaché à Habib Essid.

D’ailleurs, l’initiative lancée par Beji Caied Essebssi afin de former un gouvernement d’union nationale vient prouver l’échec du gouvernement en place.

Quelles sont les répercussions d’un tel conflit sur la situation générale du pays ?

Avec tout cela, on se trouve face à un gouvernement de gestion des affaires courantes. Et par conséquent, l’équipe ministérielle d’Essid a perdu ses pouvoirs, ce qui a provoqué un certain blocage au niveau des services administratifs.

A mon avis, cette équipe demeure incapable de s’adapter aux mutations que connait le pays et la situation est de plus en plus en difficile, surtout dans cette phase marquée par la prolifération des tiraillements politiques entre les partis de la coalition.

On a bien voulu voir des partis travaillant en synergie et en harmonie pour sortir de l’ornière, mais voilà, la réalité est différente, surtout que chacun d’entre eux est en train de chercher la bonne occasion pour servir ses propres intérêts. Donc, on est au cœur d’une crise économique, sociale et politique très grave. Et la crise politique sera aggravée, surtout qu’elle est en train de jouer un rôle négatif au niveau économique et social.

Les craintes de l’opposition par rapport à cette situation ?

La situation est au bord de l’explosion. Tous les indicateurs viennent confirmer mon hypothèse, surtout avec la montée de la grogne sociale, la marginalisation des régions intérieures et l’exclusion régionale.

Quel regard portez-vous sur la prochaine étape ?

La prochaine étape exige une forte volonté politique, tout en se basant sur une vision claire pour pouvoir dépasser la crise. Cela reste tributaire de deux conditions essentielles. Il s’agit de la justice sociale et de l’égalité devant la loi.

L’initiative lancée par le président de la République sera-t-elle un nouveau départ pour entamer les réformes nécessaires ou bien un nouveau facteur pour le déclenchement d’une nouvelle crise politique ?

Cet avis est personnel. On pourrait sauver la Tunisie, s’il y a réellement une volonté de réaliser cet objectif. Mais, si on veut aussi généraliser l’échec à travers les concertations que les partis au pouvoir mènent actuellement, la situation sera catastrophique.

Faites attention, les ingrédients sont là pour un nouveau déclenchement populaire.

Quels sont les critères pour un gouvernement qui serait capable de diriger le pays dans pareille situation ?

La résolution des problèmes rencontrés exige la désignation d’un gouvernement révolutionnaire qui prendra en considération les objectifs fixés par la révolution.

Bien évidemment, on parle de la lutte contre la corruption, l’absorption de l’épineux problème du chômage et la promotion des régions défavorisées.

Quel serait le meilleur profil pour accomplir cette mission ?

Sans citer un nom précis, une personnalité de l’opposition sera à mon avis le meilleur choix pour relever ce défi… L’opposition est la bonne partie capable de résoudre les problèmes du moment.

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Dans un article publié par le  magazine français « Le Point », Benoît Delmas traitait le chef de l’Etat tunisien Béji Caïed Essebssi de « crocodile ».

« Depuis le 2 juin, on attend la fumée blanche qui annoncera le nom du sixième chef de gouvernement que la démocratie tunisienne aura connu en cinq ans. Rached Ghannouchi demeure vague sur l’issue des négociations entre lui et le crocodile de Carthage », dit le journaliste.

On avait ainsi le « Tartour » sobriquet par lequel une agence de presse française avait traité l’ancien président provisoire Moncef Marzouki. Désormais c’est le « crocodile » qui remplace le Tartour. Mais c’est toujours un organe de presse qui le dit, cette fois-ci et en l’occurrence le Point qui le formule en ces termes : «  Rached Ghannouchi demeure vague sur l’issue des négociations entre lui et le crocodile de Carthage ». « Le référentiel politique demeure celui des élections législatives de 2014 », dit-il, afin de montrer que son parti est respectueux du vote des Tunisiens. Ainsi le gouvernement sera dirigé par un membre de Nidaa Tounes, le parti arrivé en tête avec 86 députés. Entretemps, Nida Tounes a vu ce nombre baisser et être ramené à 61, certains députés ayant claqué la porte après une succession de coups de force.

Et le Point d’ajouter : « Hafedh Caïd Essebsi, fils du président, codirige Nidaa Tounes. Une équation dont Ghannouchi est partie prenante. Chaque semaine, il se rend au palais présidentiel pour échanger avec le chef de l’État. Rien de ce qui se passe dans les coulisses ne lui échappe. BCE estimait durant la campagne que « choisir Ennahda, c’était choisir le Moyen-Âge ». La tactique a pris le pas sur les propos de meetings. Quand à l’avenir proche du pays, le septuagénaire déplore « le manque d’espoir » de ses concitoyens, plaide pour « un nouveau contrat social » tout en déplorant « l’explosion des demandes de droits sans tenir compte des devoirs ». « Le futur Premier ministre devra savoir communiquer avec les Tunisiens ». Décidément, on ne peut pas faire plus sage que le Cheikh. Un hiérarque du parti, vaguement ironique, décrypte : « Nous ne sommes pas modernes, nous utilisons la modernité ». Nuance ».

 

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D’abord, cette anecdote, véridique et malheureuse, d’un attaché de presse d’un des ministres d’Ennahdha. Un chargé de communication, dont le ministre ne veut plus car il refuse de lui cirer les pompes en matière de communication, mais qu’il ne voulait pas non plus virer  pour ne pas entacher la nouvelle image de son parti qui se transforme en chaton après des années de chacal.

Cette anecdote rappelle, à plus d’un titre, ce qui se joue depuis quelques jours, entre le chef de l’Etat Béji Caïed Essebssi et le chef du gouvernement Habib Essid.

Le premier, en vieux renard de la politique, a jeté sa «proposition» de gouvernement d’union nationale, comme un appât. Il verrouille sa proposition, sans en donner nul  détail et tout en laissant une petite porte de sortie à son chef de gouvernement qu’il avait accusé sans le dénoncer.

Le second, un grand commis de l’Etat, qui connaît toutes les arcanes des jeux de pouvoir à l’intérieur de l’Administration. Sans renier le mérite du «père-fondateur» de la seconde République et sans oublier de faire l’apologie de la coopération des deux têtes de l’Etat, il comprenait le jeu de son maître et s’en jouait un peu quelques fois. Il s’avèrera être, en définitive, moins bête que ne le pensaient ceux qui l’avaient logé à La Kasbah sans pour autant lui en donner toutes les clés.

BCE comptait sur un Essid qu’il aurait blessé pour démissionner, sans qu’il ait besoin d’user de la première des deux cartouches auxquelles il avait droit selon l’article 99 de la Constitution. Essid n’est manifestement pas encore prêt à se sacrifier ni à se faire crucifier au nom d’un intérêt de l’Etat qu’il estime, plutôt bien servir, de la manière et au rythme dont il le fait. La partie n’est donc pas encore gagnée, ni pour lui, ni pour BCE. Le seul perdant dans cette nouvelle guerre froide des chefs, c’est le citoyen tunisien qui s’apprête à vivre une nouvelle phase de transition politique.

Hammadi Jbali a démissionné. Ali Larayedh aussi. Habib Essid refuse encore de le faire, au nom du même intérieur supérieur de l’Etat qu’invoque BCE pour essayer de le remplacer. S’il le fait ou si BCE réussit à l’écarter, c’est une nouvelle période d’instabilité politique, d’incertitude économique et de jeu du chat et de la souris social. Les crédits qui devraient être débloqués par le FMI et la BM (Banque Mondiale) seront suspendus dans l’attente de jours meilleurs. Les projets qui devaient repartir, profitant du semblant d’accalmie sociale gagnée par Essid contre 6,5 milliards DT d’augmentations salariales, entreront de nouveau en hibernation. Des dizaines de politicards se remettront à palabrer, à marchander les postes et les fauteuils. Retour donc à la case départ, même si c’est autrement fait.

A choisir donc, entre continuer avec un Essid et son gouvernement qui ont déjà engrangé l’expérience de 18 mois, de tensions sociales entre grandes déculottées et petites réussites, de tentatives de faire quelque chose pour le pays, même sans y arriver toujours et recommencer la même expérience avec de nouveaux inconnus qui ont plus faim que ceux qui les ont précédés, il est plus logique de choisir le statu quo de la continuité. Avec une Ennahdha qui devient plus forte et politiquement plus vorace, ne rien changer reste le meilleur choix.

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Le chef de l’Etat, Béji Caïed Essebssi (BCE), a fait jeudi son annonce. On ne sait pas s’il ruminait cela depuis un certain temps ou s’il l’a fait à l’insu de tout le monde, y compris et surtout de son chef de gouvernement. Ce qui est certain, c’est qu’il avait reçu une journée auparavant le président de l’ARP et dirigeant de Nida Tounes, Mohamed Ennaceur, ainsi que Rached Ghannouchi, leader d’Ennahdha, parti de la coalition gouvernementale. Ce qui est certain aussi, c’est que la réaction du chef du gouvernement, qui semblait être bien au courant de ce qu’allait dire BCE et que tout le monde était au courant depuis jeudi de son passage sur Express FM ce vendredi, ne s’est pas faite attendre. «Je ne démissionnerai pas, Je ne démissionnerai pas, Je ne démissionnerai pas», semblait vouloir dire Habib Essid à ceux qui avaient prédit son départ et ceux qui comprendraient que BCE le désavouerait lors de son interview à la Wataniya.

Sur le plateau d’Elyes Gharbi et dans le faste d’un endroit inconnu, BCE a bien argumenté avec force chiffres chocs qui dépeignent clairement le cul-de-sac, économique et social, dans lequel s’empêtre depuis plus d’un an la Tunisie. Et même s’il y était allé du dos de la cuiller, il n’a épargné aucun des responsables de cette situation, c’est-à-dire, l’opposition radicale du Front Populaire qui rame à contre-courant de tous les efforts de sortie de crise, l’UGTT qui n’a de souci que de défendre les droits du travailleur, jusqu’à multiplier par plus de 2 la masse salariale en cinq années (6 Milliards DT en 2010, contre 13 Milliards DT en 2015) et les salariés du secteur minier qui arrêtent depuis cinq ans la production, sans oublier le patronat local qui rechigne à reprendre l’investissement dans cette conjoncture et empêche ainsi de donner le signal fort de la reprise aux IDE.

La proposition de BCE de recours à un gouvernement d’union nationale est, tout à la fois, inquiétante, démobilisatrice, politiquement intelligente, politicienne et malicieuse. Elle est même nouvelle, originale et porteuse d’optimisme. Mais elle sonne aussi comme la dernière cartouche gouvernementale pour un pays devenu ingouvernable pour et par son élite.

Politiquement intelligente, car elle prend de court toutes les autres propositions et initiatives de la scène politique. Il donne ainsi l’impression qu’il est à l’écoute de tout le monde, qu’il ne reste pas les bras croisés et qu’il essaie de rassembler tout le monde. BCE reste ainsi le maître du jeu et se positionne comme la force de proposition pour une sortie de crise, malgré les limites constitutionnelles de sa fonction de chef d’Etat.

Sa proposition de gouvernement d’union nationale est ensuite une nouveauté originale, dans la mesure où elle propose une troisième voie de gouvernance pour un pays devenu ingouvernable. Un pays où nul n’est assez fort pour gouverner seul, un pays en «1ère année de démocratie» et qui choisit le régime parlementaire lequel nécessite une maturité politique que l’élite politique n’a pas, un pays où la liberté dans son sens le plus étendu est montée à la tête de tout le monde comme une moutarde. En ouvrant le gouvernement à tous ceux qui voudraient y participer, BCE casse aussi l’image de la bipolarité politique dont on l’accuse d’avoir enfermé la vie politique en Tunisie et casse même l’image d’une entente indélébile avec le parti que tout le monde déteste cordialement, qui est Ennahdha.

Quelques semaines après l’avoir encensé, BCE donne le change à ceux qui l’accuseraient de soutenir un «loser», en disant que «le prochain chef de gouvernement, peut être Habib Essid ou un autre». Le chef de l’Etat n’écarte pas ainsi l’idée du départ d’Essid, sans pour autant le désavouer.

C’est aussi une initiative purement politicienne et malicieuse. Elle pousse, en effet, tout le monde dans la fosse aux lions et les embarque tous sur la même galère pourrie de la crise, politique, sociale et économique, qui a fait que ce pays devienne ingouvernable depuis plus d’une année après le fiasco de la Troïka. Qu’on y adhère ou qu’on la refuse, c’est tout le monde qui y gagnera ou qui y perdra, ensemble. Ou on arrive à tuer le lion pour sauver le pays et personne ne pourra et ne devra s’offusquer des méthodes et moyens pour le faire, ou on restera tous dans cette fosse aux lions et personne ne pourra en vouloir à personne.

Cette proposition de BCE ouvre certes une perspective, porteuse d’espoir, pour la sortie de crise. Elle donne pourtant un mauvais signal de démobilisation générale, d’abord par le fait d’avoir enfin dévoilé l’étendue de la crise économique et sociale et la profondeur de la crise politique. La démobilisation, administrative et économique, de tout un pays qui se met en attente de l’issue de cette proposition. Mais aussi les germes d’une possible mobilisation sociale pour parer à la démobilisation administrative et économique qui risquerait d’enfoncer encore plus le pays dans la crise.

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Connu pour ses interventions sur les plateaux télévisés et prompt à critiquer les décisions politiques prises par le gouvernement actuel

Le professeur en droit constitutionnel Kaies Saied a confié à Africanmanager ce jeudi 7 avril que l’actuel président de la République, Beji Caied Essebssi, est en train de chercher une légitimité perdue à travers son insistance pour réinstaller la statue équestre de Bourguiba à sa place initiale, à l’avenue du même nom.

Pour rappel, le retour de la statue équestre de Bourguiba a alimenté la polémique, surtout que des informations ont été relayées par plusieurs médias selon lesquelles ce projet est très couteux.
Ces informations ont été démenties par la suite par Essebssi, qui a indiqué lors de sa visite à Monastir pour la commémoration du 16ème anniversaire du décès de Habib Bourguiba hier mercredi 6 avril 2016 que la réinstallation de la statue ne va pas coûter 500 mille dinars.

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Pendant une cinquantaine d’années, la Tunisie a vécu sous un régime où le chef de l’Etat était l’Homme qui pouvait tout faire et qui faisait tout ce qu’il disait, aussi bien pour le simple citoyen qui l’arrêterait en pleine rue pour lui filer une plainte dans une enveloppe, que face aux Etats devant lesquels il représente le sien. Porté et protégé par son charisme de «Combattant suprême» et son aura de libérateur de la Tunisie du joug du colonialisme, Bourguiba aura été la meilleure incarnation du métier de chef de l’Etat. Après lui, Ben Ali a fini par transformer la démocratie en «Démocrature», mais aura quand même réussi à rester fidèle à l’image que se fait le Tunisien d’un chef d’Etat.

Pour l’actuel président, Béji Caïed Essebsi (BCE), il suffit juste de rappeler cette citation, écrite en 1829 dans «Le Bréviaire». «Qui ne sait gouverner sa famille, n’est pas propre à se mêler des affaires publiques». Sa famille étant le parti Nidaa Tounes qui aura été le «cheval de Troie» qui l’a amené à Carthage, il n’y a plus besoin de plus de détails pour faire l’accablant constat de l’amer échec de BCE. On rappellera juste qu’il a été élu sur la base d’un programme dont l’essence et presque le seul point était d’écarter Ennahdha de la gouvernance de la Tunisie de la 2ème République. Un programme qu’il  finira par jeter  à la poubelle, dès son entrée au palais de Carthage. Depuis, selon plus d’un observateur de la scène politique tunisienne, c’est un homme au statut de chef d’Etat, mais sans la stature. La dernière sortie médiatique du «vieux loup » de la politique, ce mercredi 30 mars 2016 sur les ondes de 9 radios publiques et de 2 radios privées, n’aura finalement été qu’une nouvelle démonstration de l’échec de BCE à être le chef de l’Etat, le PRESIDENT que la Tunisie de l’après Ben Ali attendait !

Pendant presque 80 minutes, c’est un habile homme politique qui palabrait et qui devisait, avec la manière  «Bajboujienne» qui est la sienne, avec trois journalistes. Eludant le vrai sens des questions qui lui étaient posées, esquivant, blaguant à sa manière et lançant des anecdotes du temps ancien, louvoyant, «noyant le poisson» comme le lui dira un des journalistes et tournant presqu’en rond autour des vrais réponses, il parviendra à faire de cette intervention, hyper-médiatisée, une vraie perte de temps, sans aucune décision ni mesures, claires et précises, qui annonceraient la fameuse «sortie de l’ornière».

On l’entendra, ainsi par exemple, répondre à la question, cruciale et primordiale pour un chef d’Etat, de l’autorité délabrée d’un Etat qui n’arrive même pas à faire respecter ses propres lois. Pour lui, en effet, «la question est un problème d’application. En ce qui me concerne et en vertu des prérogatives qui sont les miennes, j’ai parlé au peuple pour lui dire que l’autorité de l’Etat ne va pas. Le gouvernement, et il en est remercié, a affirmé qu’on doit aller dans ce sens». Il n’ira pas plus loin et ne donnera pas son avis, alors qu’il sait, comme tout le pays, que le gouvernement n’est pas allé dans le sens qu’il disait. Il aura tout de même avoué que ses prérogatives ne vont pas plus loin et c’est là tout le nœud gordien de la grande majorité de cette interview fleuve.

Il éludera par la suite le rappel du journaliste que «ce que vous appelez l’autorité de l’Etat, n’est pour d’autres que la déconfiture de l’Etat». Il dira que «nommer l’autorité déconfiture de l’Etat est une position politique» et se mettra, comme pour se déresponsabiliser, à rappeler le lourd héritage politique et financier et les réussites en matière de lutte contre le terrorisme !

En bon politicien, BCE oubliera que l’autorité de l’Etat s’impose, d’abord à l’intérieur, par la rigueur des décisions et l’application des lois. Il commettra même l’impair politique d’avouer, avec fierté, être intervenu auprès du chef du gouvernement pour permettre au Front Populaire de faire manifestation. C’était, pourtant, une décision en complète violation de  la loi sur l’état d’urgence. La question se pose donc, encore comme le rappelleront à juste titre les journalistes devant lui autour de la table du traité de l’occupation française avec le Bey et du traité de l’Indépendance, où est l’autorité de l’Etat, devant ce laxisme, du chef de l’Etat lui-même ?

Le journaliste reviendra à la charge, en disant à BCE que «vous êtes responsable de l’état dans lequel se trouve le pays» et qu’il a été élu pour faire appliquer les lois et restaurer l’autorité de l’Etat qui est à la base de toute action ou programme pour sortir le pays du «courant», ou «Corrinti» comme l’appelle le «Bajbouj» chef d’Etat. Il ne niera pas. Pourtant, lorsqu’il lui rappelle que c’est le gouvernement, proposé par le parti Nidaa dont il était le président, qui a échoué, il se rétracte et se remet à l’abri derrière le cocon de ses prérogatives de chef d’Etat qui ne lui permettent presque rien, faut-il le noter. «Je suis responsable dans les limites de mes prérogatives», rappelant encore une fois l’opposition à son initiative de réconciliation économique.

A quoi cela sert  au chef de l’Etat, sinon juste à palabrer, d’affirmer qu’il soutient Habib Essid et qu’il fait convenablement son travail, s’il affirme en même temps que ce n’est pas lui qui l’a désigné et qu’il est incapable de le destituer car il n’en a pas l’autorité constitutionnelle ?

A quoi cela sert-il au chef d’un Etat, sinon à parler juste pour parler, d’affirmer qu’il tient à Habib Essid, alors qu’il affirme à ses contradicteurs journalistes que «seul le résultat compte» et que, lorsqu’on lui demande quand viendra le temps des comptes, il sourit narquois pour dire «jusqu’à preuve du contraire». Il ajoute, avec le même malin sourire, au journaliste qui le tannait pour savoir quand, que «lorsque la lune sera au ciel» !

La Tunisie a-t-elle besoin d’un tel président ? Un président qui dit être responsable de tout, mais pas de la crise dans laquelle se noie le pays. Un président qui affirme être le chef d’un Etat et se dérobe derrière la Constitution pour ne rien faire pour changer les choses. Un chef de l’Etat qui dit n’avoir aucun poids sur la destinée de son chef de gouvernement et qui le soutient mordicus ?

Quelle est in fine la différence entre lui et ses prédécesseurs, sinon qu’il reste moins intempestif et un peu plus politiquement correct que Moncef Marzouki et beaucoup plus bavard que Foued Mbazaa ? A notre sens, BCE aura beau être élu, ce n’est plus le chef de l’Etat que mériterait son peuple !

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Le président de Nidaa Tounes

Le président de Nidaa Tounes, Béji Caied Essebssi serait le favori de la prochaine élection présidentielle, d’après un sondage de Sigma Conseil publié aujourd’hui jeudi 5 juin 2014, par le quotidien Al Maghreb. Essebssi arriverait ainsi en tête des intentions avec 23,3% et ce, après l’élimination de Mehdi Jomaa, actuel chef du gouvernement qui s’est engagé à ne pas se présenter aux prochaines élections.

Il est à rappeler que Jomaa s’est placé en tête de peloton des intentions de vote, avec 30,1% lors du dernier sondage. Le secrétaire général démissionnaire d’Ennahdha, Hamadi Jebali est le deuxième avec 12,8% des intentions de vote.

La surprise est la montée en flèche de Mohamed Abbou, secrétaire général du courant démocratique qui arrivait à la troisième position avec 8,8% des intentions de vote, suivi par Kamel Morjene, président du parti Al Moubadara.

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Le journal algérien «Al Balad»

Le journal algérien «Al Balad», affirme que Béji Caïed Essebssi était parti hier en voyage pour l’Algérie où il devrait rencontrer le président algérien Bouteflika, dont les entrevues sont pourtant rarissimes depuis sa dernière maladie. Le journal affirme que Bouteflika devrait jouer le rôle d’intermédiaires entre Nida Tounes et Ennahdha. Toute la Tunisie les croyait pourtant amis, bon copains, à voir les roses et les compliments qu’ils se jettent depuis leur rencontre, secrètement publique de Paris !

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Le quotidien tunisien Al Maghrib

Le quotidien tunisien Al Maghrib, rapporte ce mercredi 11 septembre 2013, qu’une organisation nationale dont le journal tait le nom, aurait demandé lors des discussions avec les parties prenantes à la crise politique, le changement du chef de l’Etat. Cette organisation, soutenue par différents partis politiques, aurait proposé Béji Caïed Essebssi.

Le même journal croit savoir, que 3 personnalités feraient objet de consensus auprès de l’opposition, pour prendre la place d’Ali Larayedh. Il s’agirait de Noureddine Hached, de Radhi Meddeb et Abdelkrim Zbidi.

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On ne peut pas trouver une sortie de la crise

On ne peut pas trouver une sortie de la crise, si on ne se tourne pas vers le dialogue entre les différentes forces politiques . C’est ce qu’a affirmé Beji Caied Essebssi, président de Nidaa Tounes dans une déclaration au journal « Assarih »,

Interrogé sur la récente rencontre qu’il a eu lieu avec le leader d’Ennahdha, Rached Ghannouch, Beji Caied Essebssi a démenti les informations qui ont circulé ces derniers temps, selon lesquelles, la réunion s’est tenue grâce à une intervention étrangère. « Des clarifications seront données une fois je serais en Tunisie » a conclu Beji Caied Essebssi .

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Selon le dernier sondage réalisé par le cabinet d'Études 3C pour le mois d’avril 2013

Selon le dernier sondage réalisé par le cabinet d’Études 3C pour le mois d’avril 2013, l’ancien premier ministre, Béji Caied Essebssi arrive en tête des intentions de vote pour les prochaines élections présidentielles , mais toujours avec le même pourcentage du mois de mars, soit 10,1%, suivi de Hamadi Jebali, ancien chef du gouvernement, en baisse dans les intentions de vote, passant ainsi de 8,7% à 6,4%. Ce qui prouve que l’effet de son annonce d’un gouvernement de technocrates et sa démission s’estompe petit à petit.

La troisième place troisième est occupée par Hamma Hammami et Moncef Marzouki avec seulement 3,1% .

En second tour des présidentielles les intentions de vote donnent 50,6% des voix à Hammadi jebali contre 49,4 % pour Beji Caied Essebssi.

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Selon le dernier sondage réalisé par le cabinet d'Études 3C pour le mois d’avril 2013

Selon le dernier sondage réalisé par le cabinet d’Études 3C pour le mois d’avril 2013, l’ancien premier ministre, Béji Caied Essebssi arrive en tête des intentions de vote pour les prochaines élections présidentielles , mais toujours avec le même pourcentage du mois de mars, soit 10,1%, suivi de Hamadi Jebali, ancien chef du gouvernement, en baisse dans les intentions de vote, passant ainsi de 8,7% à 6,4%. Ce qui prouve que l’effet de son annonce d’un gouvernement de technocrates et sa démission s’estompe petit à petit.

La troisième place troisième est occupée par Hamma Hammami et Moncef Marzouki avec seulement 3,1% .

En second tour des présidentielles les intentions de vote donnent 50,6% des voix à Hammadi jebali contre 49,4 % pour Beji Caied Essebssi.

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Beji Caied Essebssi

Beji Caied Essebssi, président du mouvement Nidaa Tounes, a démenti les rumeurs ayant circulé sur les réseaux sociaux, selon lesquelles, il a contacté le président syrien Bachar Al-Assad en ce qui concerne la libération de 600 détenus tunisiens dans les prisons syriennes.

W.T

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Un sit-in a été observé ce dimanche 8 juillet

Un sit-in a été observé ce dimanche 8 juillet, devant le théâtre municipal de Sfax. Les protesstataires se sont rassemblés afin de manifester leur hostilité  à une visite attendue  du président du mouvement  » Appel à la Tunisie »,Béji Caïed Essebssi.

Les sit-inneurs appellent  l’ANC à édicter  une loi interdisant aux ex-RCDistes le  retour sur la scène politique, durant les années à venir.

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INTERVIEW

Ministre conseiller auprès du chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed, chargé des réformes majeures, Taoufik Rajhi est à Washington dans le cadre d’une mission...

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