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Béji Caied Essebssi

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Les deux  dirigeants du Front populaire Mongi_rahoui_et  zied_lakhdar ont reçu des menaces de mort et le ministère de l'Intérieur est au courant

Dans une interview exclusive accordée ce mercredi 13 juin à Africanmanager, le député du Front populaire Mongi Rahoui a déclaré que la résolution de la crise qui secoue le pays passe par la mise en place d’un gouvernement révolutionnaire qui prendrait en considération les objectifs de la révolution.

D’après lui, une personnalité de l’opposition sera le meilleur choix pour gagner ce challenge.

L’opposant a par ailleurs mis en garde contre la crise politique qui ne cesse de s’aggraver, surtout qu’elle est en train de jouer un rôle négatif sur le plan économique et social. Interview :

Avec l’intensification des concertations pour la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale, où va la Tunisie dans ce nouveau marathon politique ?

La situation a été presque examinée par plusieurs acteurs et observateurs. Une certaine responsabilité est partagée par l’ensemble des parties dans certains secteurs, mais cela n’empêche que la Tunisie fait face à une crise économique et sociale très grave. Cette dernière est due à des choix inefficaces, incapables d’assurer le développement et de réaliser les grands équilibres économiques.

Mais comment expliquer tout cela ?

C’est simple. On n’a pas une vision claire permettant de mettre en place les bases ou encore les mécanismes et les lois économiques de manière à booster l’investissement et par la suite la relance économique.

C’est le même constat pour le volet social. On souffre déjà de l’absence de programmes sociaux qui permettraient de résoudre les grands dossiers dont notamment la pauvreté et le chômage.

Sur le plan politique, on considère que le pays fait face à une crise politique et par la suite une crise du pouvoir. Cela s’explique également par l’incapacité du premier parti au pouvoir à soutenir le gouvernement en place ou encore à présenter des programmes adéquats pour résoudre la crise actuelle et répondre aux besoins du peuple. Ajoutons à cela le conflit qu’a vécu Nidaa Tounes, ce qui a provoqué un climat de méfiance entre ce parti et l’ensemble des Tunisiens.

Une telle situation a bien servi le parti islamiste, Ennahdha, qui demeure le parti qui dirige le pays. Ce dernier a bien profité de l’effondrement de Nidaa Tounes et on a par conséquent constaté le transfert du pouvoir du premier parti au deuxième, sans pour autant annoncer ça officiellement.

Outre cette crise, on se trouve aussi face à une crise au sein du pouvoir exécutif.

Cela veut dire quoi ?

On fait face à un conflit entre le président de la République, Beji Caied Essebssi et le chef du gouvernement, Habib Essid. Ce conflit continue de prendre de l’ampleur puisque le président de la République veut réaliser des mutations à la présidence du gouvernement alors qu’Ennahdha s’est dit attaché à Habib Essid.

D’ailleurs, l’initiative lancée par Beji Caied Essebssi afin de former un gouvernement d’union nationale vient prouver l’échec du gouvernement en place.

Quelles sont les répercussions d’un tel conflit sur la situation générale du pays ?

Avec tout cela, on se trouve face à un gouvernement de gestion des affaires courantes. Et par conséquent, l’équipe ministérielle d’Essid a perdu ses pouvoirs, ce qui a provoqué un certain blocage au niveau des services administratifs.

A mon avis, cette équipe demeure incapable de s’adapter aux mutations que connait le pays et la situation est de plus en plus en difficile, surtout dans cette phase marquée par la prolifération des tiraillements politiques entre les partis de la coalition.

On a bien voulu voir des partis travaillant en synergie et en harmonie pour sortir de l’ornière, mais voilà, la réalité est différente, surtout que chacun d’entre eux est en train de chercher la bonne occasion pour servir ses propres intérêts. Donc, on est au cœur d’une crise économique, sociale et politique très grave. Et la crise politique sera aggravée, surtout qu’elle est en train de jouer un rôle négatif au niveau économique et social.

Les craintes de l’opposition par rapport à cette situation ?

La situation est au bord de l’explosion. Tous les indicateurs viennent confirmer mon hypothèse, surtout avec la montée de la grogne sociale, la marginalisation des régions intérieures et l’exclusion régionale.

Quel regard portez-vous sur la prochaine étape ?

La prochaine étape exige une forte volonté politique, tout en se basant sur une vision claire pour pouvoir dépasser la crise. Cela reste tributaire de deux conditions essentielles. Il s’agit de la justice sociale et de l’égalité devant la loi.

L’initiative lancée par le président de la République sera-t-elle un nouveau départ pour entamer les réformes nécessaires ou bien un nouveau facteur pour le déclenchement d’une nouvelle crise politique ?

Cet avis est personnel. On pourrait sauver la Tunisie, s’il y a réellement une volonté de réaliser cet objectif. Mais, si on veut aussi généraliser l’échec à travers les concertations que les partis au pouvoir mènent actuellement, la situation sera catastrophique.

Faites attention, les ingrédients sont là pour un nouveau déclenchement populaire.

Quels sont les critères pour un gouvernement qui serait capable de diriger le pays dans pareille situation ?

La résolution des problèmes rencontrés exige la désignation d’un gouvernement révolutionnaire qui prendra en considération les objectifs fixés par la révolution.

Bien évidemment, on parle de la lutte contre la corruption, l’absorption de l’épineux problème du chômage et la promotion des régions défavorisées.

Quel serait le meilleur profil pour accomplir cette mission ?

Sans citer un nom précis, une personnalité de l’opposition sera à mon avis le meilleur choix pour relever ce défi… L’opposition est la bonne partie capable de résoudre les problèmes du moment.

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Dans un article publié par le  magazine français « Le Point », Benoît Delmas traitait le chef de l’Etat tunisien Béji Caïed Essebssi de « crocodile ».

« Depuis le 2 juin, on attend la fumée blanche qui annoncera le nom du sixième chef de gouvernement que la démocratie tunisienne aura connu en cinq ans. Rached Ghannouchi demeure vague sur l’issue des négociations entre lui et le crocodile de Carthage », dit le journaliste.

On avait ainsi le « Tartour » sobriquet par lequel une agence de presse française avait traité l’ancien président provisoire Moncef Marzouki. Désormais c’est le « crocodile » qui remplace le Tartour. Mais c’est toujours un organe de presse qui le dit, cette fois-ci et en l’occurrence le Point qui le formule en ces termes : «  Rached Ghannouchi demeure vague sur l’issue des négociations entre lui et le crocodile de Carthage ». « Le référentiel politique demeure celui des élections législatives de 2014 », dit-il, afin de montrer que son parti est respectueux du vote des Tunisiens. Ainsi le gouvernement sera dirigé par un membre de Nidaa Tounes, le parti arrivé en tête avec 86 députés. Entretemps, Nida Tounes a vu ce nombre baisser et être ramené à 61, certains députés ayant claqué la porte après une succession de coups de force.

Et le Point d’ajouter : « Hafedh Caïd Essebsi, fils du président, codirige Nidaa Tounes. Une équation dont Ghannouchi est partie prenante. Chaque semaine, il se rend au palais présidentiel pour échanger avec le chef de l’État. Rien de ce qui se passe dans les coulisses ne lui échappe. BCE estimait durant la campagne que « choisir Ennahda, c’était choisir le Moyen-Âge ». La tactique a pris le pas sur les propos de meetings. Quand à l’avenir proche du pays, le septuagénaire déplore « le manque d’espoir » de ses concitoyens, plaide pour « un nouveau contrat social » tout en déplorant « l’explosion des demandes de droits sans tenir compte des devoirs ». « Le futur Premier ministre devra savoir communiquer avec les Tunisiens ». Décidément, on ne peut pas faire plus sage que le Cheikh. Un hiérarque du parti, vaguement ironique, décrypte : « Nous ne sommes pas modernes, nous utilisons la modernité ». Nuance ».

 

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D’abord, cette anecdote, véridique et malheureuse, d’un attaché de presse d’un des ministres d’Ennahdha. Un chargé de communication, dont le ministre ne veut plus car il refuse de lui cirer les pompes en matière de communication, mais qu’il ne voulait pas non plus virer  pour ne pas entacher la nouvelle image de son parti qui se transforme en chaton après des années de chacal.

Cette anecdote rappelle, à plus d’un titre, ce qui se joue depuis quelques jours, entre le chef de l’Etat Béji Caïed Essebssi et le chef du gouvernement Habib Essid.

Le premier, en vieux renard de la politique, a jeté sa «proposition» de gouvernement d’union nationale, comme un appât. Il verrouille sa proposition, sans en donner nul  détail et tout en laissant une petite porte de sortie à son chef de gouvernement qu’il avait accusé sans le dénoncer.

Le second, un grand commis de l’Etat, qui connaît toutes les arcanes des jeux de pouvoir à l’intérieur de l’Administration. Sans renier le mérite du «père-fondateur» de la seconde République et sans oublier de faire l’apologie de la coopération des deux têtes de l’Etat, il comprenait le jeu de son maître et s’en jouait un peu quelques fois. Il s’avèrera être, en définitive, moins bête que ne le pensaient ceux qui l’avaient logé à La Kasbah sans pour autant lui en donner toutes les clés.

BCE comptait sur un Essid qu’il aurait blessé pour démissionner, sans qu’il ait besoin d’user de la première des deux cartouches auxquelles il avait droit selon l’article 99 de la Constitution. Essid n’est manifestement pas encore prêt à se sacrifier ni à se faire crucifier au nom d’un intérêt de l’Etat qu’il estime, plutôt bien servir, de la manière et au rythme dont il le fait. La partie n’est donc pas encore gagnée, ni pour lui, ni pour BCE. Le seul perdant dans cette nouvelle guerre froide des chefs, c’est le citoyen tunisien qui s’apprête à vivre une nouvelle phase de transition politique.

Hammadi Jbali a démissionné. Ali Larayedh aussi. Habib Essid refuse encore de le faire, au nom du même intérieur supérieur de l’Etat qu’invoque BCE pour essayer de le remplacer. S’il le fait ou si BCE réussit à l’écarter, c’est une nouvelle période d’instabilité politique, d’incertitude économique et de jeu du chat et de la souris social. Les crédits qui devraient être débloqués par le FMI et la BM (Banque Mondiale) seront suspendus dans l’attente de jours meilleurs. Les projets qui devaient repartir, profitant du semblant d’accalmie sociale gagnée par Essid contre 6,5 milliards DT d’augmentations salariales, entreront de nouveau en hibernation. Des dizaines de politicards se remettront à palabrer, à marchander les postes et les fauteuils. Retour donc à la case départ, même si c’est autrement fait.

A choisir donc, entre continuer avec un Essid et son gouvernement qui ont déjà engrangé l’expérience de 18 mois, de tensions sociales entre grandes déculottées et petites réussites, de tentatives de faire quelque chose pour le pays, même sans y arriver toujours et recommencer la même expérience avec de nouveaux inconnus qui ont plus faim que ceux qui les ont précédés, il est plus logique de choisir le statu quo de la continuité. Avec une Ennahdha qui devient plus forte et politiquement plus vorace, ne rien changer reste le meilleur choix.

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Le chef de l’Etat, Béji Caïed Essebssi (BCE), a fait jeudi son annonce. On ne sait pas s’il ruminait cela depuis un certain temps ou s’il l’a fait à l’insu de tout le monde, y compris et surtout de son chef de gouvernement. Ce qui est certain, c’est qu’il avait reçu une journée auparavant le président de l’ARP et dirigeant de Nida Tounes, Mohamed Ennaceur, ainsi que Rached Ghannouchi, leader d’Ennahdha, parti de la coalition gouvernementale. Ce qui est certain aussi, c’est que la réaction du chef du gouvernement, qui semblait être bien au courant de ce qu’allait dire BCE et que tout le monde était au courant depuis jeudi de son passage sur Express FM ce vendredi, ne s’est pas faite attendre. «Je ne démissionnerai pas, Je ne démissionnerai pas, Je ne démissionnerai pas», semblait vouloir dire Habib Essid à ceux qui avaient prédit son départ et ceux qui comprendraient que BCE le désavouerait lors de son interview à la Wataniya.

Sur le plateau d’Elyes Gharbi et dans le faste d’un endroit inconnu, BCE a bien argumenté avec force chiffres chocs qui dépeignent clairement le cul-de-sac, économique et social, dans lequel s’empêtre depuis plus d’un an la Tunisie. Et même s’il y était allé du dos de la cuiller, il n’a épargné aucun des responsables de cette situation, c’est-à-dire, l’opposition radicale du Front Populaire qui rame à contre-courant de tous les efforts de sortie de crise, l’UGTT qui n’a de souci que de défendre les droits du travailleur, jusqu’à multiplier par plus de 2 la masse salariale en cinq années (6 Milliards DT en 2010, contre 13 Milliards DT en 2015) et les salariés du secteur minier qui arrêtent depuis cinq ans la production, sans oublier le patronat local qui rechigne à reprendre l’investissement dans cette conjoncture et empêche ainsi de donner le signal fort de la reprise aux IDE.

La proposition de BCE de recours à un gouvernement d’union nationale est, tout à la fois, inquiétante, démobilisatrice, politiquement intelligente, politicienne et malicieuse. Elle est même nouvelle, originale et porteuse d’optimisme. Mais elle sonne aussi comme la dernière cartouche gouvernementale pour un pays devenu ingouvernable pour et par son élite.

Politiquement intelligente, car elle prend de court toutes les autres propositions et initiatives de la scène politique. Il donne ainsi l’impression qu’il est à l’écoute de tout le monde, qu’il ne reste pas les bras croisés et qu’il essaie de rassembler tout le monde. BCE reste ainsi le maître du jeu et se positionne comme la force de proposition pour une sortie de crise, malgré les limites constitutionnelles de sa fonction de chef d’Etat.

Sa proposition de gouvernement d’union nationale est ensuite une nouveauté originale, dans la mesure où elle propose une troisième voie de gouvernance pour un pays devenu ingouvernable. Un pays où nul n’est assez fort pour gouverner seul, un pays en «1ère année de démocratie» et qui choisit le régime parlementaire lequel nécessite une maturité politique que l’élite politique n’a pas, un pays où la liberté dans son sens le plus étendu est montée à la tête de tout le monde comme une moutarde. En ouvrant le gouvernement à tous ceux qui voudraient y participer, BCE casse aussi l’image de la bipolarité politique dont on l’accuse d’avoir enfermé la vie politique en Tunisie et casse même l’image d’une entente indélébile avec le parti que tout le monde déteste cordialement, qui est Ennahdha.

Quelques semaines après l’avoir encensé, BCE donne le change à ceux qui l’accuseraient de soutenir un «loser», en disant que «le prochain chef de gouvernement, peut être Habib Essid ou un autre». Le chef de l’Etat n’écarte pas ainsi l’idée du départ d’Essid, sans pour autant le désavouer.

C’est aussi une initiative purement politicienne et malicieuse. Elle pousse, en effet, tout le monde dans la fosse aux lions et les embarque tous sur la même galère pourrie de la crise, politique, sociale et économique, qui a fait que ce pays devienne ingouvernable depuis plus d’une année après le fiasco de la Troïka. Qu’on y adhère ou qu’on la refuse, c’est tout le monde qui y gagnera ou qui y perdra, ensemble. Ou on arrive à tuer le lion pour sauver le pays et personne ne pourra et ne devra s’offusquer des méthodes et moyens pour le faire, ou on restera tous dans cette fosse aux lions et personne ne pourra en vouloir à personne.

Cette proposition de BCE ouvre certes une perspective, porteuse d’espoir, pour la sortie de crise. Elle donne pourtant un mauvais signal de démobilisation générale, d’abord par le fait d’avoir enfin dévoilé l’étendue de la crise économique et sociale et la profondeur de la crise politique. La démobilisation, administrative et économique, de tout un pays qui se met en attente de l’issue de cette proposition. Mais aussi les germes d’une possible mobilisation sociale pour parer à la démobilisation administrative et économique qui risquerait d’enfoncer encore plus le pays dans la crise.

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Connu pour ses interventions sur les plateaux télévisés et prompt à critiquer les décisions politiques prises par le gouvernement actuel

Le professeur en droit constitutionnel Kaies Saied a confié à Africanmanager ce jeudi 7 avril que l’actuel président de la République, Beji Caied Essebssi, est en train de chercher une légitimité perdue à travers son insistance pour réinstaller la statue équestre de Bourguiba à sa place initiale, à l’avenue du même nom.

Pour rappel, le retour de la statue équestre de Bourguiba a alimenté la polémique, surtout que des informations ont été relayées par plusieurs médias selon lesquelles ce projet est très couteux.
Ces informations ont été démenties par la suite par Essebssi, qui a indiqué lors de sa visite à Monastir pour la commémoration du 16ème anniversaire du décès de Habib Bourguiba hier mercredi 6 avril 2016 que la réinstallation de la statue ne va pas coûter 500 mille dinars.

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Pendant une cinquantaine d’années, la Tunisie a vécu sous un régime où le chef de l’Etat était l’Homme qui pouvait tout faire et qui faisait tout ce qu’il disait, aussi bien pour le simple citoyen qui l’arrêterait en pleine rue pour lui filer une plainte dans une enveloppe, que face aux Etats devant lesquels il représente le sien. Porté et protégé par son charisme de «Combattant suprême» et son aura de libérateur de la Tunisie du joug du colonialisme, Bourguiba aura été la meilleure incarnation du métier de chef de l’Etat. Après lui, Ben Ali a fini par transformer la démocratie en «Démocrature», mais aura quand même réussi à rester fidèle à l’image que se fait le Tunisien d’un chef d’Etat.

Pour l’actuel président, Béji Caïed Essebsi (BCE), il suffit juste de rappeler cette citation, écrite en 1829 dans «Le Bréviaire». «Qui ne sait gouverner sa famille, n’est pas propre à se mêler des affaires publiques». Sa famille étant le parti Nidaa Tounes qui aura été le «cheval de Troie» qui l’a amené à Carthage, il n’y a plus besoin de plus de détails pour faire l’accablant constat de l’amer échec de BCE. On rappellera juste qu’il a été élu sur la base d’un programme dont l’essence et presque le seul point était d’écarter Ennahdha de la gouvernance de la Tunisie de la 2ème République. Un programme qu’il  finira par jeter  à la poubelle, dès son entrée au palais de Carthage. Depuis, selon plus d’un observateur de la scène politique tunisienne, c’est un homme au statut de chef d’Etat, mais sans la stature. La dernière sortie médiatique du «vieux loup » de la politique, ce mercredi 30 mars 2016 sur les ondes de 9 radios publiques et de 2 radios privées, n’aura finalement été qu’une nouvelle démonstration de l’échec de BCE à être le chef de l’Etat, le PRESIDENT que la Tunisie de l’après Ben Ali attendait !

Pendant presque 80 minutes, c’est un habile homme politique qui palabrait et qui devisait, avec la manière  «Bajboujienne» qui est la sienne, avec trois journalistes. Eludant le vrai sens des questions qui lui étaient posées, esquivant, blaguant à sa manière et lançant des anecdotes du temps ancien, louvoyant, «noyant le poisson» comme le lui dira un des journalistes et tournant presqu’en rond autour des vrais réponses, il parviendra à faire de cette intervention, hyper-médiatisée, une vraie perte de temps, sans aucune décision ni mesures, claires et précises, qui annonceraient la fameuse «sortie de l’ornière».

On l’entendra, ainsi par exemple, répondre à la question, cruciale et primordiale pour un chef d’Etat, de l’autorité délabrée d’un Etat qui n’arrive même pas à faire respecter ses propres lois. Pour lui, en effet, «la question est un problème d’application. En ce qui me concerne et en vertu des prérogatives qui sont les miennes, j’ai parlé au peuple pour lui dire que l’autorité de l’Etat ne va pas. Le gouvernement, et il en est remercié, a affirmé qu’on doit aller dans ce sens». Il n’ira pas plus loin et ne donnera pas son avis, alors qu’il sait, comme tout le pays, que le gouvernement n’est pas allé dans le sens qu’il disait. Il aura tout de même avoué que ses prérogatives ne vont pas plus loin et c’est là tout le nœud gordien de la grande majorité de cette interview fleuve.

Il éludera par la suite le rappel du journaliste que «ce que vous appelez l’autorité de l’Etat, n’est pour d’autres que la déconfiture de l’Etat». Il dira que «nommer l’autorité déconfiture de l’Etat est une position politique» et se mettra, comme pour se déresponsabiliser, à rappeler le lourd héritage politique et financier et les réussites en matière de lutte contre le terrorisme !

En bon politicien, BCE oubliera que l’autorité de l’Etat s’impose, d’abord à l’intérieur, par la rigueur des décisions et l’application des lois. Il commettra même l’impair politique d’avouer, avec fierté, être intervenu auprès du chef du gouvernement pour permettre au Front Populaire de faire manifestation. C’était, pourtant, une décision en complète violation de  la loi sur l’état d’urgence. La question se pose donc, encore comme le rappelleront à juste titre les journalistes devant lui autour de la table du traité de l’occupation française avec le Bey et du traité de l’Indépendance, où est l’autorité de l’Etat, devant ce laxisme, du chef de l’Etat lui-même ?

Le journaliste reviendra à la charge, en disant à BCE que «vous êtes responsable de l’état dans lequel se trouve le pays» et qu’il a été élu pour faire appliquer les lois et restaurer l’autorité de l’Etat qui est à la base de toute action ou programme pour sortir le pays du «courant», ou «Corrinti» comme l’appelle le «Bajbouj» chef d’Etat. Il ne niera pas. Pourtant, lorsqu’il lui rappelle que c’est le gouvernement, proposé par le parti Nidaa dont il était le président, qui a échoué, il se rétracte et se remet à l’abri derrière le cocon de ses prérogatives de chef d’Etat qui ne lui permettent presque rien, faut-il le noter. «Je suis responsable dans les limites de mes prérogatives», rappelant encore une fois l’opposition à son initiative de réconciliation économique.

A quoi cela sert  au chef de l’Etat, sinon juste à palabrer, d’affirmer qu’il soutient Habib Essid et qu’il fait convenablement son travail, s’il affirme en même temps que ce n’est pas lui qui l’a désigné et qu’il est incapable de le destituer car il n’en a pas l’autorité constitutionnelle ?

A quoi cela sert-il au chef d’un Etat, sinon à parler juste pour parler, d’affirmer qu’il tient à Habib Essid, alors qu’il affirme à ses contradicteurs journalistes que «seul le résultat compte» et que, lorsqu’on lui demande quand viendra le temps des comptes, il sourit narquois pour dire «jusqu’à preuve du contraire». Il ajoute, avec le même malin sourire, au journaliste qui le tannait pour savoir quand, que «lorsque la lune sera au ciel» !

La Tunisie a-t-elle besoin d’un tel président ? Un président qui dit être responsable de tout, mais pas de la crise dans laquelle se noie le pays. Un président qui affirme être le chef d’un Etat et se dérobe derrière la Constitution pour ne rien faire pour changer les choses. Un chef de l’Etat qui dit n’avoir aucun poids sur la destinée de son chef de gouvernement et qui le soutient mordicus ?

Quelle est in fine la différence entre lui et ses prédécesseurs, sinon qu’il reste moins intempestif et un peu plus politiquement correct que Moncef Marzouki et beaucoup plus bavard que Foued Mbazaa ? A notre sens, BCE aura beau être élu, ce n’est plus le chef de l’Etat que mériterait son peuple !

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Le président de Nidaa Tounes

Le président de Nidaa Tounes, Béji Caied Essebssi serait le favori de la prochaine élection présidentielle, d’après un sondage de Sigma Conseil publié aujourd’hui jeudi 5 juin 2014, par le quotidien Al Maghreb. Essebssi arriverait ainsi en tête des intentions avec 23,3% et ce, après l’élimination de Mehdi Jomaa, actuel chef du gouvernement qui s’est engagé à ne pas se présenter aux prochaines élections.

Il est à rappeler que Jomaa s’est placé en tête de peloton des intentions de vote, avec 30,1% lors du dernier sondage. Le secrétaire général démissionnaire d’Ennahdha, Hamadi Jebali est le deuxième avec 12,8% des intentions de vote.

La surprise est la montée en flèche de Mohamed Abbou, secrétaire général du courant démocratique qui arrivait à la troisième position avec 8,8% des intentions de vote, suivi par Kamel Morjene, président du parti Al Moubadara.

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Le journal algérien «Al Balad»

Le journal algérien «Al Balad», affirme que Béji Caïed Essebssi était parti hier en voyage pour l’Algérie où il devrait rencontrer le président algérien Bouteflika, dont les entrevues sont pourtant rarissimes depuis sa dernière maladie. Le journal affirme que Bouteflika devrait jouer le rôle d’intermédiaires entre Nida Tounes et Ennahdha. Toute la Tunisie les croyait pourtant amis, bon copains, à voir les roses et les compliments qu’ils se jettent depuis leur rencontre, secrètement publique de Paris !

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Le quotidien tunisien Al Maghrib

Le quotidien tunisien Al Maghrib, rapporte ce mercredi 11 septembre 2013, qu’une organisation nationale dont le journal tait le nom, aurait demandé lors des discussions avec les parties prenantes à la crise politique, le changement du chef de l’Etat. Cette organisation, soutenue par différents partis politiques, aurait proposé Béji Caïed Essebssi.

Le même journal croit savoir, que 3 personnalités feraient objet de consensus auprès de l’opposition, pour prendre la place d’Ali Larayedh. Il s’agirait de Noureddine Hached, de Radhi Meddeb et Abdelkrim Zbidi.

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On ne peut pas trouver une sortie de la crise

On ne peut pas trouver une sortie de la crise, si on ne se tourne pas vers le dialogue entre les différentes forces politiques . C’est ce qu’a affirmé Beji Caied Essebssi, président de Nidaa Tounes dans une déclaration au journal « Assarih »,

Interrogé sur la récente rencontre qu’il a eu lieu avec le leader d’Ennahdha, Rached Ghannouch, Beji Caied Essebssi a démenti les informations qui ont circulé ces derniers temps, selon lesquelles, la réunion s’est tenue grâce à une intervention étrangère. « Des clarifications seront données une fois je serais en Tunisie » a conclu Beji Caied Essebssi .

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Selon le dernier sondage réalisé par le cabinet d'Études 3C pour le mois d’avril 2013

Selon le dernier sondage réalisé par le cabinet d’Études 3C pour le mois d’avril 2013, l’ancien premier ministre, Béji Caied Essebssi arrive en tête des intentions de vote pour les prochaines élections présidentielles , mais toujours avec le même pourcentage du mois de mars, soit 10,1%, suivi de Hamadi Jebali, ancien chef du gouvernement, en baisse dans les intentions de vote, passant ainsi de 8,7% à 6,4%. Ce qui prouve que l’effet de son annonce d’un gouvernement de technocrates et sa démission s’estompe petit à petit.

La troisième place troisième est occupée par Hamma Hammami et Moncef Marzouki avec seulement 3,1% .

En second tour des présidentielles les intentions de vote donnent 50,6% des voix à Hammadi jebali contre 49,4 % pour Beji Caied Essebssi.

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Selon le dernier sondage réalisé par le cabinet d'Études 3C pour le mois d’avril 2013

Selon le dernier sondage réalisé par le cabinet d’Études 3C pour le mois d’avril 2013, l’ancien premier ministre, Béji Caied Essebssi arrive en tête des intentions de vote pour les prochaines élections présidentielles , mais toujours avec le même pourcentage du mois de mars, soit 10,1%, suivi de Hamadi Jebali, ancien chef du gouvernement, en baisse dans les intentions de vote, passant ainsi de 8,7% à 6,4%. Ce qui prouve que l’effet de son annonce d’un gouvernement de technocrates et sa démission s’estompe petit à petit.

La troisième place troisième est occupée par Hamma Hammami et Moncef Marzouki avec seulement 3,1% .

En second tour des présidentielles les intentions de vote donnent 50,6% des voix à Hammadi jebali contre 49,4 % pour Beji Caied Essebssi.

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Beji Caied Essebssi

Beji Caied Essebssi, président du mouvement Nidaa Tounes, a démenti les rumeurs ayant circulé sur les réseaux sociaux, selon lesquelles, il a contacté le président syrien Bachar Al-Assad en ce qui concerne la libération de 600 détenus tunisiens dans les prisons syriennes.

W.T

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Un sit-in a été observé ce dimanche 8 juillet

Un sit-in a été observé ce dimanche 8 juillet, devant le théâtre municipal de Sfax. Les protesstataires se sont rassemblés afin de manifester leur hostilité  à une visite attendue  du président du mouvement  » Appel à la Tunisie »,Béji Caïed Essebssi.

Les sit-inneurs appellent  l’ANC à édicter  une loi interdisant aux ex-RCDistes le  retour sur la scène politique, durant les années à venir.

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A en croire le site d’Al Jarida

A en croire le site d’Al Jarida, Béji Caïed Essebssi, s’est envolé, lundi, vers le Qatar où le promoteur de l’Initiative politique qui a dérangé, notamment Ennahdha, devrait rencontrer l’Emir de ce pays ami. Al Jarida précise que Caïed Essebssi aurait pris un avion particulier, sans préciser si c’est l’Emir qui le lui a envoyé ou si quelqu’un d’autre.

Nous croyons savoir, de notre part, qu’au moins deux hautes personnalités qataries, devraient très prochainement visiter la Tunisie. Selon nos sources, il s’agirait du Premier ministre, ministre des Affaires étrangères Cheikh Hamad Al Thani, ainsi que prince héritier Tamim Ben Hamad Al Thani.

Les deux responsables qataris devraient être en Tunisie, le 14 mai, de cette année.

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Après sa réussite de superstar à Monastir où son discours

Après sa réussite de superstar à Monastir où son discours, les présents à son discours, dans la salle et en dehors de la salle, Béji Caïed Essebssi préparerait déjà «L’espoir 2», du nom de code donné à la tournée de l’ancien premier ministre tunisien dans les régions de la Tunisie pour promouvoir l’idée de la réunification des partis du Centre. Selon ses proches, la prochaine étape de la tournée de l’espoir de Caïed Essebssi, pourrait être Jendouba ou Gafsa. Après l’Est, ce serait donc l’Ouest.

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Dans une interview exclusive accordée ce mercredi 28 septembre à Africanmanager, Fadhel Abdelkefi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, a...

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Personne ne le criera sur les toits, ces choses se passant, par définition, dans les coulisses, mais la présidence de l'Union africaine fait actuellement...

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