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Beji_Caid_Essebsi

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« Nous n’avons pas de baguette magique ». L‘expression est comme par un effet féérique dans les bouches des ministres du gouvernement et de son chef, Habib Essid, pour expliquer la difficulté voire l’impossibilité de satisfaire les revendications des sans-emploi, surtout les diplômés d’entre eux, et ils ne sont pas du petit nombre, quelque 300 mille, selon des chiffres convenus, peut-être davantage, d’après d’autres. Certes, la vérité oblige à dire que, dans le maquis des chantiers qui l’assaillent, le gouvernement ne peut pas faire grand-chose, sauf dire que ce sera chose faite dès lors que la croissance et l’investissement le permettraient. Mais, les chômeurs qui le demeurent plus que raison, ne l’entendent pas de cette oreille, rongés qu’ils sont par le désespoir, par les tourments d’un vécu qu’ils avaient rêvé bien autrement et surtout désabusés par une révolution dont ils n’ont récolté que promesses encore et toujours trahies, une révolution qu’ils entendraient ressusciter même sous les contours d’un modèle réduit. Et ce fut cette vague de mouvements de protestation qui ont vite fait le tour de la République tant elle a été torrentueuse et véloce.

Les protestataires exigeaient des actes et rien d’autre, même s’ils l’ont fait sur un mode jugé unanimement pacifique , appelant , au demeurant , les uns, autant qu’ils étaient, à s’interdire toute politisation de leur mouvement, et les autres, tous les autres, à ne pas chercher à semer le désordre et le chaos, comme on le verra plus tard avec l’entrée en lice des casseurs , des pillards, des contrebandiers et même des mentors du terrorisme avec la dévastation que l’on a vue sur les écrans de la télévision.

Pour légitimes et totalement fondées qu’elles soient, ces convulsions n’ont pas, à vrai dire, surpris les autorités, et elles l’ont dit, rappelant qu’elles y travaillaient d’arrache pied, notamment en ce qui concerne le gouvernorat de Kasserine avec une batterie de mesures , sorties du tiroir , mais très mal communiquées , comme on l’a vu à travers les déclarations du nouveau porte-parole officiel du gouvernement, et les démentis du ministre des finances, ajoutant manifestement au désarroi et à la méfiance des manifestants , confortés ainsi dans le peu de sérieux et de crédit qu’il importait de témoigner à tout ce qui peut venir du gouvernement.

La question qui vaut d’être posée à cet égard est de savoir si le gouvernement a fait assez pour fournir de l’emploi à ceux qui n’en ont pas ou ceux qui croient dur comme fer que le travail qui leur est proposé ne correspond nullement à leurs qualifications académiques, étant noté que quasiment tous les demandeurs exigeaient d’être incorporés dans la fonction publique, déjà surpeuplée et dont les prestations sont ce que tout un chacun sait. Il est presque donné pour un fait avéré que le potentiel existe pour que les chômeurs, du moins une partie d’entre eux, cessent de l’être. Et il n’y a qu’à se référer à ce que disait le président de la République, Béji Caïd Essebsi , dans sa brève et tardive adresse au peuple , en se déclarant « confiant le gouvernement trouvera les financements nécessaires pour remédier à cette situation et satisfaire les revendications des chômeurs ».

Pour autant, devrait-on en déduire que le gouvernement traînerait les pieds et ne prendrait pas à cœur et à bras le corps la lancinante question du chômage ? Probablement, car le problème du chômage, tout crucial qu’il est, ne semblait pas être pris pour une toute première urgence, ayant été inscrit dans une approche de long terme, au mieux de moyen terme dans le cadre du Plan quinquennal de développement. En lieu et place, les sans-emploi avaient droit à des solutions de replâtrage par le biais de mécanismes dont on entrevoit d’autant moins l’efficacité qu’ils sont mal compris, mal expliqués et pour tout dire de dérisoire effet. D’aucuns y voient des pirouettes qui servent plus à temporiser qu’à s’attaquer au problème à la racine. Pourtant, la classe politique n’avait pas été avare en promesses, et l’on se remémore celles, à profusion, faites lors de la campagne électorale aussi bien des Législatives que des Présidentielles et qui se sont avérées sans lendemain, alors même que rien n’autorisait de les faire au regard de la détestable situation économique et sociale dans laquelle se débattait déjà le pays, et qui n’a fait qu’envenimer , depuis et en chemin, sous l’effet des attentats terroristes à répétition, dévastateurs pour le tourisme, d’abord, mais aussi pour l’investissement.

Davantage dans la littérature politique que dans l’exercice, l’obligation de résultat est un paramètre sans merci, et tous ceux qui exercent le pouvoir sont impérativement tenus d’y déférer au risque de s’exposer aux pires sanctions de la rue. Les exemples abondent qui le démontrent partout dans le monde. Le gouvernement, une nouvelle fois ébranlé dans ses certitudes, a juré qu’il avait compris, qu’il ne fait qu’écouter les Tunisiens et que la prochaine fois, il ferait tout qu’il n’en soit plus ainsi.

Le gouvernement Essid se placerait-il effectivement dans semblable perspective ? Dans tous les cas de figure, et la crise du politique étant avant tout une crise du résultat, l’enjeu de ce gouvernement est justement d’arriver à donner des résultats. Et le plus tôt serait le mieux !

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Alors que les mouvements de protestation se répandent comme un feu de brousse n’épargnant pratiquement aucune région de la Tunisie, le pouvoir exécutif, présidence de la République et Gouvernement confondus, semblent aux abonnés absents. Le chef du gouvernement, pour autant qu’il ait écourté son séjour à l’étranger, ne sera pas en Tunisie ce vendredi, étant en brève visite à Paris, alors que le président de la République, Béji Caïd Essebsi, se retranche derrière un mutisme qui n’a que trop duré.

Néanmoins, il circule à Tunis des informations selon lesquelles, le chef de l’Etat s’adressera ce vendredi aux Tunisiens, mais, pour l’heure, rien d’officiel.

Selon des informations reprises par des médias, il lancera un appel au calme, en attendant la réunion, demain samedi, d’un Conseil des ministres exceptionnel consacré aux mouvements de protestation, et aux mesures qu’il importe de prendre pour les désamorcer.

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Le Président de la République, Béji Caid Essebsi a dit, mercredi, comprendre les mouvements de protestation observés dans plusieurs régions du pays qui, a-t-il estimé, « viennent prouver que la Tunisie respecte la Constitution ». « Bien qu’elles soient légitimes, ces mouvements de protestation ne doivent pas être amplifiés », a-t-il prévenu lors d’une conférence de presse donnée conjointement avec le président autrichien Heinz Fischer. Le gouvernement, a-t-il souligné, a hérité d’une situation difficile marquée notamment par un taux de chômage élevé particulièrement chez les diplômés du supérieur, la persistance du problème de la pauvreté dans les régions intérieures ainsi que par les inégalités régionales. Par ailleurs, Caïd Essebsi a fait état de l’engagement de la présidence de la République à protéger la liberté d’expression et le droit de manifester qui, a-t-il rappelé, sont garantis par la Constitution, estimant toutefois que ces libertés sont parfois utilisées « abusivement » particulièrement par la presse.

TAP

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Le président autrichien Heinz Fischer a fait part mercredi à Tunis de la volonté de son pays de renforcer la coopération économique avec la Tunisie et de développer les relations entre la Tunisie et l’Union Européenne.
Lors d’une conférence de presse conjointe avec le président de la République Beji Caid Essebsi, le président autrichien a affirmé la détermination de son pays à stimuler « le rythme des échanges commerciaux».
La balance commerciale entre la Tunisie et l’Autriche est fortement déséquilibrée. Les importations autrichiennes depuis la Tunisie sont estimées à 80 millions d’euros alors que les exportations vers la Tunisie s’élèvent à 200 millions d’euros.
Fischer, arrivé mercredi à Tunis pour une visite officielle de deux jours à l’invitation du président de la République, a assuré que son pays va encourager les investisseurs autrichiennes à choisir la destination Tunisie. Il a affirmé avoir évoqué avec le président de la République les domaines de partenariat qui seront
renforcés citant la modernisation de l’infrastructure, les projets de l’énergie renouvelable et la coopération culturel et éducatif.
De son coté, le président de la République a affirmé la solidité des relations bilatérales entre la Tunisie et
l’Autriche, soulignant l’appui apporté par l’Autriche à la révolution tunisienne et son accompagnement au processus de transition démocratique appelant l’Union Européenne à soutenir davantage la Tunisie.
Au cours de sa visite, le président autrichien est accompagné de son épouse ainsi d’une délégation composée des ministres de la famille, de la jeunesse, de la santé ainsi que de personnalités du monde de la culture, des parlementaires et des hommes d’affaires.
L’entretien du président Beji Caid Essebsi et le président autrichien s’est déroulé en présence des ministres tunisiens de la femme et des technologies de la communication.

TAP

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Le président de la République Béji Caid Essebsi a reçu vendredi au palais de Carthage, le président du parti Al Moubadara Kamel Morjane.
Selon un communiqué de la présidence de la République, l’entretien a porté sur la situation générale dans le pays et l’impératif de consacrer davantage l’unité nationale pour faire face aux conditions difficiles auxquelles est confrontée la Tunisie aux plans sécuritaire, économique et social.
Le président d’Al Moubadara a exprimé le soutien de son parti au processus engagé par le président de la République, selon la même source.

TAP

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Les développements de la situation en Libye, au Moyen-Orient et dans la région du Golfe ont été les principaux points évoqués lors de l’entretien qu’a eu mercredi le président de la République Béji Caid Essebsi au palais de Carthage avec le ministre des Affaires étrangères Taieb Baccouche.
Cité dans un communiqué de la présidence de la République, Taieb Baccouche a déclaré à l’issue de l’entretien avoir informé le président de la République des activités diplomatiques pour la prochaine étape et de la teneur des récentes réunions de la Ligue arabe.

TAP

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La question du salaire des dirigeants n’est ni du voyeurisme, ni un déni du principe de la rémunération de tout travail. C’est simplement une question de transparence, surtout dans un Etat qui «en parle beaucoup et en fait peu» et même rien.

Du temps de l’ancien président Ben Ali, aucun rapport d’une quelconque institution de contrôle n’était rendu public et encore moins le salaire du chef de l’Etat. Rien n’a changé avec la révolution. Le rapport de la Cour des Comptes n’est jamais publié en intégralité, mais en simple résumé atrophié de toute information sur la gestion des deniers publics. Les rapports de la CGF (Contrôle général des finances) et d’autres institutions de contrôle de la gestion des entreprises publiques, sont un secret d’Etat, tout comme les rapports. Même les 3 rapports d’audit des banques publiques relèvent désormais du secret d’Etat. On ne s’étonne donc pas de voir que la présentation du budget de la présidence de la République pour l’exercice 2016 ait été changée et expurgée de plusieurs informations qui étaient visibles dans les documents des exercices 2013 et 2014. L’opacité et les cachoteries administratives, ce n’est pas cela qui étranglerait le plus les nouveaux dirigeants de la Tunisie de l’après Ben Ali.

  • 528 USD pour le chef d’un Etat endetté à 54 % d’un PIB de 119 milliards USD

Le salaire du chef de l’Etat tunisien, comme les dépenses du gouvernement ou les indemnités parlementaires, deviennent sujet de questionnements, lorsqu’ils s’inscrivent dans une conjoncture économique difficile. Et c’est justement le cas dans une Tunisie qui s’endette pour payer les salaires de ses fonctionnaires, une Tunisie en récession et en panne d’investissement. Et chaque fois qu’on compare les salaires de nos dirigeants avec ce qui se fait ailleurs et surtout chez les grandes puissances ou dans des pays qui ne connaissent pas notre crise, on en perdrait presque la voix.

Depuis qu’il avait pris l’initiative de le changer en 2015, le président de la République en Tunisie s’offre désormais un salaire brut de 10.000 dinars par mois. S’y ajoutent, cependant, une prime de 7.000 dinars bruts par mois. Tout ceci fait un salaire net, pour le président de la République, qui devrait être aux alentours de  14 mille DT par mois, mais cela après déduction des impôts et des différentes cotisations sociales. Annuellement donc, ce serait 168 mille DT. C’est l’équivalent de 82.528 USD par an (1 DT = 0,49124 USD). La Tunisie, c’est aussi et pour comparer ce qui est comparable, un PIB de 119 milliards USD et un salaire moyen équivalent à 345,8 USD. Il faut aussi spécifier que tout chef d’Etat tunisien est nourri, logé, blanchi et transporté aux frais du budget de la présidence de la République.

  • 22 mille USD pour le président d’une Chine au PIB de 16.149 milliards USD

En face et en parité de pouvoir d’achat, selon le site «money.cnn.com» qui en a fait l’enquête, le chef de l’Etat français (PIB de la France : 2.534,5 milliards d’euros en 2013 selon FMI et un salaire mensuel moyen de 3.479,2 USD) François Hollande qui est quand même à la 7ème position mondiale des chefs d’Etats les mieux payés au monde, ne touche que 194,3 mille USD. 8ème à ce classement, Vladimir Poutine, chef de la toute puissante Russie, touche 8,2  millions de roubles ou l’équivalent de 136 mille USD. La Russie, faut-il le rappeler, c’est un PIB de 3 491,6 milliards USD  (chiffres 2013) et un salaire moyen mensuel de 1.058,3 USD. Poutine est suivi, dans ce classement fait par  CNN, par l’Italien Matteo Renzi qui ne perçoit que 124,6 mille USD. L’Italie, c’est un PIB de 2 035,4 milliards USD de PIB en 2013. Présidente du puissant Etat sud-américain, le  Brésil, Dilma Roussef n’est que 10ème avec un salaire de 120 mille USD. Le Brésil, c’est 3.012,9 milliards USD de PIB en 2013 et un salaire moyen mensuel de 969,2 USD.

Deux des plus grands Etats au monde, des Etats en puissante croissance, ne sont qu’à la 11ème  et à la 12ème place de ce classement des plus gros salaires de chefs d’Etat, fait par CNN. En effet, Marenda Modi, premier ministre de l’Inde, ne touche que 1.900 mille roupies , l’équivalent de 30,30 mille USD. L’Inde,  c’est pourtant 6.776,0 milliards USD de PIB en 2013 selon FMI et un salaire moyen équivalent à 128 USD par habitant. Derrière lui, c’est le président chinois Xi Jinping, président de la seconde plus grande économie au monde, qui ne touche que 22 mille USD après avoir diminué son salaire  de 60 % à partir de 2016. La Chine, c’est 16.149 milliards USD de PIB en 2013 selon FMI et un revenu moyen de 5.680 USD par an et par habitant (Ndlr : Chiffres JDN d’après la Banque Mondiale).

D’aucuns pourraient dire, qu’en serait-il si BCE n’avait pas revu son salaire à la baisse après les 30 mille DT de Moncef Marzouki ? Cela enlèverait-il quelque chose à la comparaison, surtout celle de la rémunération par rapport à l’état de l’économie de chaque pays ?

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Rien n’y fit, ni l’intervention controversée de Béji Caïd Essebsi, ni la feuille de route concoctée par le « comité des 13 ». Nidaâ Tounès que l’on savait en débandade a désormais tout l’air d’un parti en pleine débâcle. Les événements se sont accélérés ces dernières heures pour faire de la première formation politique de la Tunisie un « has been » pathétique du fait même de ses dirigeants occupés à s’étriper à longueur de journée, à affûter leurs armes et surtout à s’en servir sans avoir la moindre conscience des dégâts que cette guerre des chefs pourrait causer à l’échiquier politique en son entier, et partant à toute l’ordonnance du pouvoir dans le pays.

Comme l’on s’y attendait, le secrétaire général de Nidaa Tounes Mohsen Marzouk vient d’enfoncer le clou en annonçant ce dimanche qu’il démissionne de son poste en prenant cependant soin de préciser qu’il ne quitte pas le mouvement pas plus qu’il ne renonce au  projet qu’il porte, invoquant le fait que le poste qui était à ce jour le sien « n’est plus fonctionnel et  n’a pas un rôle actif après la dissolution du bureau politique du parti ».

Sa flèche la plus acérée, il l’a réservée au plan de sortie de crise échafaudé par la « commission des 13 », chargée par le fondateur du parti, Béji Caïd Essebsi de trouver une issue à cette crise, le jugeant « irréaliste et irréalisable » et de « mesurette » dès lors   qu’il « ne contribue pas à la résolution de la crise mais concourt à son institutionnalisation ». La proposition de la commission des 13 est « partiale », elle a choisi de favoriser un groupe aux dépens d’un autre, outre le fait qu’elle ne répond aux attentes minimales pour que le parti puisse retrouver sa vitalité à travers un congrès démocratique, estime-t-il.

S’achemine-t-on vers la création d’un Nidaâ Tounès bis ?

S’agissant de l’éventualité de créer un nouveau parti politique, Mohsen Marzouk s’est livré à un exercice donnant à penser  qu’il s’agit en fait de garder en l’état  l’actuel Nidaa Tounes mais sous une nouvelle forme avec une « nouvelle direction élue démocratiquement ».

Plus explicite, le dirigeant à Nidaâ Tounes Lazhar Akremi  a décrété que le parti s’est en fait sabordé après la dissolution de son instance politique et de son bureau politique,  ajoutant que la création d’un nouveau parti « est probable ».

Selon lui, la commission des 13 est aussi dissoute, vu que la proposition qu’elle a avancée « manque de sérieux », soulignant plus loin  l’attachement des Nidaaistes au projet initial du parti, « même si cela implique un nouveau cadre, celui de la formation d’un nouveau parti construit avec courage ».

Le dirigeant de Nidaa Tounes a qualifié la situation du parti d’«intenable ». « Aujourd’hui, nous n’avons plus de parti mais un projet politique réunissant les militants et les militantes dans toutes les régions. Nous n’avons plus qu’à développer ce projet viable sur lequel s’est fondé le parti », a-t-il dit, précisant  que les prochaines réunions qui seront organisées dans plusieurs régions du pays seront consacrées à l’explication « des injustices subies comme la dissolution des institutions du parti et les tentatives visant à renvoyer ses dirigeants historiques, à s’emparer du parti et à comploter contre des dirigeants ».

Les Nidaaistes doivent prendre conscience que le projet de Nidaa Tounes continue, a-t-il toutefois  affirmé.

Comme on peut le voir, le navire Nidaâ Tounès est à la dérive. Et on imagine mal ce qui pourrait lui éviter le naufrage. Les clivages sont tellement nets et irréversibles que rien n’autorise de prévoir une issue qui puisse ramener les uns et les autres à composition. Même BCE ne semble pas en mesure de reprendre les choses en main, sa fonction présidentielle ne le lui permettant pas, et sa fameuse prestation télévisée  dont il a consacré pourtant l’essentiel à la crise du parti, n’a pas  servi à grand-chose. La commission dont il ordonné la création à l’avenant.

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Sous bien des rapports, la crise qui agite le parti Nidaâ Tounès tourne à la tragi-comédie. Eclaté  en clans qui disent leur nom, ce parti de très fraîche date qui doit sa création à un politicien blanchi sous le harnais devenu président de la République, s’est vite retrouvé comme orphelin, ne sachant plus à quel saint se vouer sauf visiblement celui de ramasser un pouvoir laissé à l’abandon. Dans pareille configuration, il est dans l’ordre des choses que les ambitions se révèlent, se fassent insistantes, adossées à des coalitions, certes aléatoires, mais toujours alimentées par les appétits des uns et des autres de s’emparer des rênes d’une formation politique mandatée par les urnes pour exercer le pouvoir.

Des mois et des mois de velléités d’abord réprimées puis franches et lucides ont inéluctablement fini par évoluer vers la fracture et de nos jours la scission. Des clans ont vite fait de se former, et fatalement de s’étriper à longueur de journée, sur toutes les fréquences et dans maintes enceintes, plus ostensiblement dans la Représentation nationale. Trente-deux députés ont proclamé officiellement leur dissidence du groupe parlementaire sous l’étendard duquel ils étaient regroupés. La rupture est consommée, alors que, en face, le clan du fils du fondateur du parti, s’active à se donner les attributs d’une légitimité, mal plaidée et pour tout dire, malvenue.

On est dès lors en plein dans une « guerre des chefs » dont personne ne pouvait mesurer l’effet dévastateur, non seulement pour le parti lui-même mais encore pour toute l’ordonnance politique du pays, même si les partis partenaires au pouvoir ont choisi d’observer une attitude de neutralité qui ne trompe personne, pour, de temps à autres, appeler, cependant, à l’impératif d’unité et de cohésion. D’autres, moins circonspects, ont  parlé d’alternatives, et ils en ont sorti quelques unes au cas où les choses empireraient. C’est dire à quel point une crise censée être gérée au sein d’un parti, trouve si ample résonance sur un échiquier politique déjà turbulent et naturellement prompt à bondir sur la première occasion pour passer à l’acte.

On passera sous silence ces tombereaux de griefs, d’injures et même de menaces qui ont ponctué cette crise, mais on ne peut pas s’interdire d’en souligner la gravité pour un parti peuplé d’adolescents castagneurs, politiquement, cela s’entend. Et ceci n’est pas à la gloire d’une formation politique dont le statut de premier parti du pays l’habilite à exercer en exclusivité le pouvoir, former le gouvernement et voter les lois.

On pourra convenir que Nidaâ Tounès traverse une crise d’adolescence, étant de récente création, mais les enjeux auxquels il est tenu de s’atteler ne l’autorisent nullement à gérer  de la sorte la chose publique au risque de précipiter le pays , déjà assailli par bien des convulsions, dans une épreuve autrement plus néfaste, celle de devoir repartir à la case départ, organiser des élections anticipées, et peut-être ramener au pouvoir les ennemis jurés d’antan. Pour beaucoup d’analystes, c’est le scénario à bannir, d’autant que le second parti majoritaire, nommément Ennahdha, en serait le grand gagnant.

BCE, ultime recours !

Le ci-devant chef du parti, et actuel président de la République, Béji Caïd Essebsi, a ostensiblement pris le parti de ne pas intervenir dans la crise, se limitant à des professions de foi, jusqu’à présent de nul effet sur les antagonistes. Il est vrai qu’en tant que chef de l’Etat, il lui est difficile de se signaler auprès de l’opinion publique comme un chef de parti, on ne peut pas en disconvenir, mais la situation est devenue chez les siens si inextricable et si toxique, qu’il ne peut plus se dérober à l’impérieuse nécessité de trancher le nœud gordien et faire cesser le chienlit qui empoisonne son parti, pour s’affranchir de l’attitude qu’il s’est fait sienne d’être le Monsieur bons offices, sans autre forme de procès.

On ignore jusqu’à quand il tiendra ce cap, même si on lui prêtre l’intention de prendre une initiative à la faveur de laquelle les dirigeants de Nidaâ tounès cesseront d’être renvoyés dos à dos,  et le parti retrouvera son calme et sa cohésion. Selma Rekik qui, l’a annoncé ce weekend n’a pas dit de quoi il devrait s’agir, mais a souhaité que la démarche du fondateur du parti puisse dénouer la crise qui frappe de plein fouet le parti.

BCE sera-t-il le deus ex machina qui sauvera la situation, comme c’était le cas dans  le théâtre grec, ce « Dieu issu de la machine » qui en descendant des cintres, dénoue  de manière impromptue une situation désespérée ?  Attendons voir !

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A l’occasion de la visite du président de la République, Béji Caïd Essebsi, au siège d’Ericsson en Suède, il a été annoncé que la compagnie accélèrera l’agenda numérique de la Tunisie. Le roi Carl XVI Gustav de Suède faisait également partie de la délégation en visite à Ericsson.

Hans Vestberg, PDG de la société, a déclaré que  « grâce au développement des TICs,  les gouvernements peuvent construire des villes dotées de  systèmes de transport intelligents et optimiser la consommation d’énergie, tout en refondant les soins de santé et l’éducation. Les  TICs joueront un rôle important dans le développement durable et inclusif partout dans le secteur et dans la société. L’adoption d’une approche holistique, proactive et collaborative permet de savoir comment nous assurons un avenir où les villes et les pays se développent de manière durable ».

La force  de transformation attachée à la technologie des communications  de l’information  concernant l’écosystème des industries, les institutions gouvernementales et les services publics, est considérée comme un moteur de croissance durable en Tunisie. Ericsson et le ministère tunisien  des Technologies de la communication et de  l’économie numérique ont signé un protocole d’entente (MoU) relatif  à plusieurs initiatives visant à stimuler davantage l’innovation des TICs en Tunisie.

Hans Vestberg a souligné que « la Tunisie est l’un des nombreux pays où Ericsson a une présence de longue date, nous avons été associés à  l’évolution de la technologie des communications dans le pays depuis 1964, et avec cette initiative, nous allons renforcer  davantage notre engagement pour   le développement futur des TIC  en Tunisie. »

Le ministère des Technologies de la Communication et de l’économie numérique accueillera des start-up et des développeurs de services et d’applications dans le centre d’innovation du parc technologique d’Al Ghazala à Tunis. Ericsson va leur donner accès à sa plateforme IdO (Internet des objets)  dans un modèle «as-a-Service » (en tant que service), qui est un modèle de cloud computing destiné aux entreprises.

En outre, Ericsson Tunisie affectera des experts IdO en tant que facilitateurs de l’innovation dans le parc technologique d’Al Ghazala.

Lors de la visite de BCE et du Roi de Suède, la compagnie a également confirmé l’ouverture d’un centre de services Ericsson dans le parc technologique. Le centre sera une plaque tournante pour les services d’organisation d’Ericsson pour accompagner ses clients dans la région méditerranéenne et en Afrique.

Ces initiatives sont en ligne avec le plan stratégique numérique national de la Tunisie 2018, qui vise la mise en place de  projets de technologie numérique avec la possibilité de soutenir le développement économique de la Tunisie. Le plan appuie la contribution du secteur privé au développement des TIC en Tunisie, et définit les TIC comme un outil de transformation pour améliorer la compétitivité de l’industrie et de l’efficacité du service public.

Le marché des télécommunications en Tunisie va générer des recettes estimées à 1,5 milliard de dollars en 2015, une augmentation de 4,1 pour cent en termes de monnaie locale  à partir de 2014. La croissance des données mobiles, tirée par les réseaux sociaux, et la communication OTT et vidéo, sont  un facteur clé dans cette augmentation. Plus de 40 pour cent des abonnés mobiles en Tunisie  utilisent des technologies 3G, un taux  qui devrait être porté  à environ 85 pour cent en 2020. Le lancement commercial  du réseau  LTE devrait démarrer en 2016.

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Le président de la République Béji Caïd Essebsi a reçu jeudi au palais de Carthage, le ministre algérien des affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue arabe Abdelkader Messahel.

L’entretien a porté sur l’impulsion des relations de coopération tuniso-algérienne et l’examen des questions d’intérêt commun.

A l’issue de la rencontre, le ministre algérien a déclaré à la presse avoir évoqué avec le président de la République les travaux de la 18e édition de la commission de suivi qui se tient actuellement à Tunis.

La coordination politique entre les deux pays et la coopération bilatérale dans divers domaines ont été également à l’ordre du jour de l’entrevue, selon un communiqué de la présidence de la République.

Les deux parties ont abordé les préparatifs en prévision de la tenue de la 20e édition de la grande commission mixte qui aura lieu en Algérie en présence du chef du gouvernement Habib Essid et du premier ministre algérien Abdelmalek Sellal. Une réunion au cours de laquelle 13 documents de coopération dans les domaines économiques, de l’industrie, du commerce, du tourisme et de l’enseignement seront signés.

La rencontre a été l’occasion, aussi, d’examiner les questions régionales d’intérêt commun et de réaffirmer la position de la Tunisie et de l’Algérie en faveur du renforcement du processus du dialogue politique entre les différentes factions libyennes. L’objectif étant de parvenir à la formation d’un gouvernement d’unité nationale bénéficiant de larges prérogatives et de rétablir la paix et la sécurité en Libye.

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C’est par la voix du président américain Barak Obama que les Tunisiens ont appris que leur pays a rejoint la coalition internationale contre l’organisation Daech, alors qu’il revient à leur président de la République, Béji Caïd Essebsi de le leur annoncer ainsi qu’à la communauté internationale.

Le chef de l’exécutif américain avait en effet révélé en premier et bien avant le chef du gouvernement tunisien Habib Essid qui représentait la Tunisie à l’assemblée génarale de l’ONU à New York, que la Tunisie, le  Nigeria et la  Malaisie sont les nouveaux membres de la coalition internationale menée par les USA pour combattre le groupe de l’État islamique (Daech).

Il ne restait à la Tunisie qu’à confirmer cette adhésion, et Habib Essid l’a fait mardi soir dans une déclaration du président de la République Beji Caid Essebsi prononcée en son nom par le chef du gouvernement Habib Essid.

« Actuellement la Tunisie examine les domaines de sa contribution dans la coalition internationale. Nous veillerons à participer activement, dans la mesure des moyens disponibles, dans certains domaines », écrit le président de la République dans sa déclaration.

La coalition internationale constitue « le cadre idoine pour l’action commune et l’engagement collectif contre l’extrémisme violent », a-t-il dit.

« La Tunisie accepte d’être un pays leader dans l’initiative portant sur le mécanisme international d’édification des potentialités dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent », a soutenu Caid Essebsi.

Le président de la république a réitéré l’engagement de la Tunisie à apporter une contribution efficace pour la réalisation des objectifs de cette initiative dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du groupe des sept.

Il a exprimé le vœu de voir cette initiative apporter un appui aux efforts nationaux et renforcer les potentialités de la Tunisie aux plans sécuritaires et militaires dans la lutte contre le terrorisme.

La lutte contre le terrorisme est une responsabilité partagée et un effort collectif de l’ensemble des pays. Elle nécessite une véritable volonté politique internationale et une action rapide dans le cadre d’une approche solidaire et participative, a-t-il dit.

Un appel a été adressé à la communauté internationale pour renforcer les services sécuritaires et militaires des pays engagés dans la guerre contre le terrorisme et pour intensifier la coordination et l’échange des renseignements, des expertises et des expériences entre tous les pays. Il s’agit aussi de renforcer la coopération dans le domaine de la sécurité frontalière, la justice et la lutte contre le blanchiment d’argent et différents autres domaines liés aux activités de recherche des terroristes.

La Tunisie œuvre actuellement, en coordination avec la  commission de lutte contre le terrorisme relevant du conseil de sécurité, à la finalisation d’une stratégie nationale globale de lutte contre le terrorisme fondée sur la prévention, la protection, l’observation et la riposte.

Cette stratégie comporte des dimensions sécuritaires, sociales, économiques, intellectuelles, culturelles, médiatiques, éducatives et religieuses permettant de prévenir et de lutter contre le terrorisme.

Un intérêt particulier sera accordé à la question des combattants terroristes étrangers à travers l’interdiction de voyager pour certaines catégories douteuses vers les zones de conflits et la surveillance des combattants qui sont de retour en Tunisie, a encore indiqué Caïd Essebsi.

Il a rappelé à cet égard l’adhésion de la Tunisie dans les mécanismes internationaux de lutte contre le terrorisme ainsi que la mobilisation des moyens et des potentialités pour lutter contre ce phénomène. Il cite l’adoption d’une nouvelle loi de lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent, la mise en place d’un pôle judiciaire et un autre sécuritaire ainsi que la création d’une agence de renseignement sécuritaire et militaire.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

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