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L’Airbus 340 du président déchu Zine El Abidine Ben Ali a été vendu à la compagnie Turkish Airlines, après être resté cloué au sol pendant des années en France, a déclaré dimanche, 4 décembre 2016, Tunisair à l’AFP.

L’avion A340, commandé en 2009 par l’ancien président, a été décoré par Louis Vuitton. Il comporte des chambres et des salons et aurait coûté entre 250 et 300 millions d’euros.

Il est capable de parcourir 16.600 km, ou de voler dix-neuf heures sans escale. L’avion a été acheté par TunisAir et aménagé par « Sabena Technics ». Cette société est spécialisée dans les avions présidentiels.

On rappelle que des sources dignes de foi, récemment citées par l’hebdomadaire Al Akhbar, confirment que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, veut coûte que coûte acquérir l’A340- 500.

Les autorités turques envisagent d’installer dans l’avion des équipements militaires sophistiqués permettant de protéger le président turc contre toute tentative de coup d’État.

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Selon des sources dignes de foi, citées ce jeudi 1er décembre 2016 par l’hebdomadaire Al Akhbar, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, veut coûte que coûte acquérir l’Airbus A340- 500 du président tunisien déchu, Zine Abidine Ben Ali.

Les autorités turques envisagent d’installer dans l’avion des équipements militaires sophistiqués permettant de protéger le président turc contre toute tentative de coup d’État.

On rappelle que l’Airbus A340, commandé en 2009 par l’ancien président, a été décoré par Louis Vuitton. Il comporte des chambres et des salons et aurait coûté entre 250 et 300 millions d’euros.

Il est capable de parcourir 16.600 km, ou de voler dix-neuf heures sans escale. L’avion a été acheté par TunisAir et aménagé par « Sabena Technics ». Cette société est spécialisée dans les avions présidentiels.

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Un nouveau livre vient d’être publié, cette fois et c’est une première en Tunisie, à propos de Zine El Abidine Ben Ali. Le nouveau livre, en langue arabe, est l’œuvre de Slaheddine Chérif, qui a été dans une ancienne vie Secrétaire Général de la Présidence de la République et Co-rédigé avec Mohamed Moncef Ksibi, un ancien cadre supérieur du Premier Ministère de l’ancien temps, sous Bourguiba.
Intitulé «Vérités sur la personnalité de Zine E1 Abidine Ben Ali et son style de gouvernement», cet ouvrage de 290 pages relate de nombreux faits significatifs survenus sous Ben Ali et qui sont pour la plupart inédits. Ces faits incontestables mettent en évidence la véritable personnalité de Ben Ali et ses méthodes de gouvernement.
Par souci d’objectivité, les coauteurs exposent dans le premier chapitre du livre certains aspects négatifs dans la gestion des affaires de l’Etat sous Ben Ali sans omettre de rappeler certaines initiatives inscrites à son crédit, telles que la suppression de la Cour de Sûreté de l’Etat, la création du Conseil Constitutionnel dont les avis avaient toujours force de loi aux yeux de Ben Ali, et la réhabilitation de la langue arabe. D’autres aspects positifs de la politique de Ben Ali sont signalés dans le livre.

Bien entendu, ces aspects positifs ne sauraient occulter les aspects négatifs de sa gestion des affaires de l’Etat, tels que la mainmise par Ben Ali sur tous les rouages de l’Etat, l’exercice monopolistique de tous les pouvoirs, la répression de toute forme d’opposition à droite ou à gauche, les mauvais traitements infligés aux anciens amis tombés en disgrâce comme ce fut le cas de Kamel Letaïef, qui a été jeté en prison pour lui avoir conseillé de ne pas épouser Leïla Trabelsi. Ces mauvais traitements touchent tous ceux qui osent contacter les collaborateurs limogés. Il raconte, par exemple, la mise en retraite obligatoire par Ben Ali d’un ancien PDG de la CNRPS après avoir eu connaissance de contacts de ce haut fonctionnaire avec son ancien directeur de cabinet Mohamed Jgham. La même décision a été prise, raconte encore le livre, contre un ancien de l’ENA, Feu Mohamed Amor, qui a refusé l’intégration dans l’Ecole d’une jeune fille, parente de la Nounou des filles de Ben Ali.
Le deuxième chapitre du livre jette la lumière sur des affaires sensibles qui remontent au temps de Ben Ali et qui ont fait couler beaucoup d’encre au lendemain du l4 janvier 2011. Enfin, un troisième chapitre est consacré aux nombreux projets de réforme administrative proposés par M. Slaheddine Chérif à Ben Ali ; plusieurs de ces projets furent adoptés et certains d’entre eux sont encore en vigueur, mais d’autres furent injustement abandonnés, ou même classés sur ordre de Ben Ali, soit parce qu’on l’a convaincu à tort de leur inopportunité, soit qu’ils seraient dangereux pour son système de gouvernement ou encore pour la sécurité du pays !

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Slim Riahi, président de l’Union Patriotique Libre (UPL), a révélé ce mardi 15 novembre 2016 sur Shems fm que plusieurs politiciens, notamment d’anciens opposants, ont reçu de l’argent de la part de l’ancien président Zine Abidine Ben Ali.

Selon ses dires, il s’agit de Mustapha Ben Jaafer, Hechmi Hamdi, Moncef Marzouki et Taher Ben Hassine. Il a ajouté que « la plupart des politiciens qui sont aujourd’hui sur la scène politique ont déjà eu affaire à Ben Ali ».

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Dorsaf, la fille de l’ancien président déchu Zine el-Abidine Ben Ali et épouse de Slim Chboub, a récemment déposé un dossier médical français chez les autorités tunisiennes, faisant état de la dégradation de son état de santé et sur la nécessité de se faire opérer pour une maladie maligne.

Selon des sources bien informées citées ce lundi 10 octobre 2016 par le journal Al Chourouk, elle est toujours interdite de voyager. Privée de son passeport depuis près de cinq ans, elle reçoit même des menaces quotidiennes et subit des pressions pour quitter sa maison.

On rappelle que cette décision fait suite à un décret qui a été adopté fin février 2011 par le Conseil des ministres du gouvernement de Béji Caïd Essebsi ; il stipulait la saisie des avoirs et des biens mobiliers et immobiliers appartenant à 110 personnes de l’entourage de Ben Ali.

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Dans un entretien téléphonique accordé à l’avocat Mounir Ben Salha, l’ex-président de la République Zine el Abidine Ben Ali, en exil en Arabie Saoudite, a annoncé « Je suis en bonne santé. Je me réveille tôt le matin et je fais du sport ».

L’avocat Mounir Ben Salha a ajouté dans une déclaration accordée au quotidien Al Sarih, ce mardi 20 septembre 2016 que « Ben Ali a été examiné par un professeur qui compte parmi les meilleurs en Arabie saoudite, ce dernier lui a confirmé qu’il  jouit d’une bonne santé comparable à une personne d’une trentaine d’année ».

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Les biens confisqués au clan Ben Ali-Trabelsi seront exposés à la vente

Le président déchu, Zine el Abidine Ben Ali, avait ordonné au ministère de la Défense de lui acheter en 1998 un yacht anglais d’une valeur de 1.8 millions de dinars tunisien, a révélé ce samedi 17 septembre 20156 le quotidien Assabeh.

Entre 1998 et 2010, le ministère de la Défense nationale avait pris en charge tous les frais de maintenance et d’achat des équipements, des pièces détachées du yacht en question. La facture est montée à 1,765 MD. Cette somme a été prélevée dans le budget dudit ministère.

Plus de 20 plaintes relatives aux affaires de corruption, d’abus de pouvoir, d’exploitation de l’argent public ont été déposées auprès des autorités judiciaires, a ajouté la même source.

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Zine el-Abidine Ben Ali, qui s’est réfugié en Arabie saoudite depuis le fameux 14 janvier 2011, a déposé une plainte contre la chaîne Attessia TV pour « diffamation et usurpation d’identité », d’après Mosaïque FM. Toujours selon la radio, qui a diffusé la copie du document sur son portail hier vendredi 10 juin, cette plainte vise à interdire le passage de l’émission « Allô Jeddah » qui contient, selon les dires du plaignant, des propos injurieux à son encontre.

D’après le document, les responsables de la chaîne, dont Moez Ben Gharbia, son directeur, sont invités à se présenter ce 14 juin à 10h au tribunal de première instance de Tunis pour un « procès d’urgence ».

Nouri Lajmi, président de la Haute Autorité Indépendante de la Communication Audiovisuelle (HAICA), a déclaré sur la même radio que son instance a bien réceptionné une plainte contre « Allô Jeddah », déposée par l’avocat Mounir Ben Salha pour le compte de son client, Zine el-Abidine Ben Ali.

L’émission en question fait un tabac depuis le début du Ramadan, et pour cause.  Wassim Harissi, coutumier des faits, a conçu une méga blague qui fait croire aux invités, piégés avec la complicité d’un vrai journaliste, qu’ils s’adressent directement à Ben Ali via Skype. Une situation qui déchaine les passions et fait ressortir le fond des pensées des citoyens sur le départ précipité du dictateur. Bref un torrent de déballages surprenants et qui en disent long sur l’état d’esprit des Tunisiens…

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Dans une intervention à Shems Fm, jeudi 9 juin 2016, l’avocat de l’ex président Zine El Abidine Ben Ali, Maître Mounir Ben Salha, a fait savoir que certains parmi les personnes piégées par la caméra cachée « Allo Djeddah », diffusée au fil des soirées de Ramadan sur la chaine Ettassia, vont tenir des propos infamants et diffamatoires à l’endroit de l’ancien président.

Me Ben Salha a regretté de devoir poursuivre judiciairement tous ceux qui vont s’impliquer dans l’atteinte aux droits et la vie privée de la personne en question.

Par ailleurs, l’avocat de l’ex-président a fait remarquer, via la même source, que de l’émission du 8 juin 2016, de la caméra cachée n’était qu’une simulation, assurant que le soi-disant piégé « Imed Dghij avait été mis au courant de ce qui l’attendait, chose, note Me Ben Salha, qui explique son emportement excessif. »

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le gendre de l’ex-président Ben Ali et ancien président du club L’Espérance sportive de Tunis, Slim Chiboub, a accordé un entretien exclusif à l'émission « L’invité d’Attassia.

Dans la soirée du vendredi 20 mai 2016, le gendre de l’ex-président Ben Ali, homme d’affaires et ancien président du club L’Espérance sportive de Tunis, Slim Chiboub, a accordé un entretien exclusif à l’émission « L’invité d’Attassia » à la chaîne Attassiaa.

Interrogé sur ses ambitions politiques, Slim Chiboub a répondu qu’il n’a jamais eu l’intention d’adhérer ou de créer un parti politique quelconque.

Sur un autre volet, Chiboub a tenu à faire une confidence au peuple concernant Ben Ali, ce président qui a fait trembler les Tunisiens, disant : « Le président Ben Ali a toujours voulu du bien au pays. Il a sérieusement pensé quitter le pouvoir en 2002, mais certains de ses acolytes n’ont pas souhaité son départ et lui avaient fait changer d’avis. »

Prié de confirmer le pillage de son domicile à Sidi Bou Saïd par l’épouse d’un ancien ministre dans le gouvernement de la troïka, slim Chiboub a assuré qu’il détient des photos, qu’il a remis aux mains de la justice, montrant cette dame en flagrant délit de pillage.

Le journaliste Jourchi, a demandé s’il s’agissait de l’épouse de Tarak Dhiab, ministre de la Jeunesse et des Sports d’alors, M. Chiboub a préféré garder je silence, sans en dire plus sur le rapport tendu entre lui et M. Dhiab.

Interrogé s’il prenait part aux décision prises par la présidence ou par le gouvernement, le gendre de Ben Ali a assuré qu’il n’a jamais assumé de hautes responsabilité au sein de l’État reconnaissant, toutefois, avoir profité de certaines faveurs de par sa relation avec le président, tout rejetant toute accusation de détournement des deniers publics ou de crime contre le peuple tunisien.

 

La chaine Attassiaa a proposé aux téléspectateurs une interview exclusive consacrée à Slim Chiboub.

La chaine Attassiaa a proposé aux téléspectateurs d’assister, ce vendredi 20 mai 2016 dès 21h30, une interview exclusive consacrée à Slim Chiboub, gendre de l’ex-président tunisien Ben Ali, dans sa première apparition dans les médias depuis son retour en Tunisie et sa sortie de prison.

L’animateur et chroniqueur, le journaliste et spécialiste des mouvements intégristes et des phénomènes politico-religieux, Slaheddine Jourchi, a invité le public à découvrir, le temps d’une soirée, les déboires plus ou moins cachés de l’homme d’affaires qui s’était installé aux Émirats arabes unis et qui à son retour en novembre 2014, il passe quatorze mois en détention provisoire avant d’être remis en liberté le 12 janvier 2016, mais il reste poursuivi par la justice.

Interrogé sur les raisons de sa décision et les conditions de son retour au pays, Slim Chiboub a expliqué qu’il n’a cessé de prépare son retour en Tunisie après son exil aux Émirats arabes unis depuis janvier 2011.

Gardant l’air serein et tranquille malgré qu’il semble garder encore d’amers souvenirs, M. Chiboub poursuit:

« On ne m’a jamais donné l’occasion de rentrer dans mon pays. Pour ce qui est des assurances, comme vous dites, les politiques eux-mêmes n’en ont pas vraiment, comment voulez-vous qu’ils m’en donnent ? »

J’ai dû donc faire le forcing pour rentrer dans mon pays même sans passeport car, dit-il, « la prison de mon pays m’est préférable aux plus somptueux palais d’ailleurs. »

Et de poursuivre : « Comme un citoyen dans son propre pays. Je vais essayer de tourner la page du passé pour vivre sereinement avec ma famille, dans ma société. J’ai des dossiers à clôturer avec la justice et encore une fois j’ai confiance. »

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La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis a prononcé la relaxe d’Imed Trabelsi dans une affaire d’escroquerie.

Dans une déclaration ce mercredi 11 mai 2016 à Africanmanager, le vice-président de l’instance Vérité et Dignité (IVD), Khaled Krichi n’a pas confirmé les informations selon lesquelles le président déchu, Zine El Abidine Ben Ali et son neveu Imed Trabelsi avaient déposé des demandes de réconciliation à l’Instance Vérité & Dignité, soulignant toutefois que l’IVD est soumise à la confidentialité des informations personnelles et au secret professionnel.

Khaled Krichi a par ailleurs indiqué que l’instance a reçu plusieurs demandes de réconciliation de la part d’anciens RCDistes et de personnalités politiques, médiatiques et économiques.

Il est à rappeler à ce propos qu’un accord de réconciliation et d’arbitrage entre le chargé du contentieux de l’État et Slim Chiboub, gendre de Ben Ali avait été récemment signé. En vertu de cet accord, l’État s’engage à accepter le principe de l’arbitrage et de réconciliation conformément à la loi de la justice transitionnelle.

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L’avocat Mounir Ben Salha a démenti les informations selon lesquelles, son client le président déchu, Zine El Abidine Ben Ali lui a chargé de déposer une demande de réconciliation à l’Instance Vérité & Dignité.

Lors de son passage ce mercredi 11 mai 2016 sur Mosaïque Fm, Mounir Ben Salha a indiqué que Ben Ali a exprimé son refus catégorique de saisir la commission de réconciliation et d’arbitrage.

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Un groupe d’avocats a déposé une plainte au nom de Mohsen Marzouk, le 6 avril, contre le site Inkyfada en vertu des dispositions du Code pénal.

Selon le rédacteur en chef du média en ligne Inkyfada, Walid Mejri, qui était parmi les invité au plateau de l’émission « J8 » retransmise dans la soirée du jeudi 07 avril 2016, sur Elhiwar Ettounsi, Mohsen Marzouk a consulté le cabinet d’avocats panaméens sur les procédures pour la création d’une société Offshore à l’étranger.

Éclaboussé par ce scandale, Mohsen Marzouk a saisi la justice contre le site Inkyfada suite à la parution de l’article qui a fait braquer les projecteurs sur le dirigeant politique dans l’affaire Panama Papers.

Walid Mejri a fait remarquer, sur le plateau de l’émission, qu’Inkyfada n’a jamais accusé Mohsen Merzouk « de quoi que ce soit », au contraire, dit-il, « je le remercie d’avoir eu recours à la justice qui ne manquera pas de tirer tout au clair ».

Il a noté au passage que « ceux qui prétendent défendre la liberté de la presse nous attaquent en justice » et de surcroît, regrette-t-il, en vertu des dispositions du Code pénal de Ben Ali et non en vertu du décret-loi 115 portant organisation du secteur de l’information.

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Les obsèques nationales en Tunisie sont normalement réservées aux officiels, mais pour Mohsen Marzouk, il existe certaines exceptions : Sghaïer Ouled Ahmed.

Le président de la deuxième République n’a pas décrété des obsèques nationales ni un deuil national, alors que le poète et Intellectuel tunisien, Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed avait milité contre l’oppression politique sous Bourguiba puis sous Ben Ali.

Il avait dû subir de multiples persécutions pour ses opinions. Bien des années avant la révolution tunisienne, sa poésie prophétisait l’avènement d’une révolte qui éradiquerait la dictature.

Dans ce contexte, le coordinateur général de Mouvement Projet Tunisie, Mohsen Marzouk, qui était parmi les nombreuses personnalités politiques et culturelles présentes aux bsèques de Sghaier Ouled Ahmed, mercredi 6 avril 2016, s’est dit indigné du fait que le défunt Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed, n’ait pas eu droit à des obsèques nationales de manière officielle en hommage à une personnalité ayant eu un rôle exceptionnel.

« Honte à un gouvernement qui qui n’a pas décrété des funérailles nationales à la mesure d’un grand poète incontournable qui est bien au-dessus d’un homme d’État », a-t-il déploré avec une visible amertume.

On rappelle qu’en France, des écrivains français ont eu les honneurs des funérailles nationales : Victor Hugo (1885), Pierre Loti (1923), Maurice Barrès (1923), Paul Valéry (1945), Colette (1954) et Aimé Césaire (20 avril 2008).

On rappelle aussi que Mohamed Sghaïer Ouled a à son actif plusieurs recueils dont « Nashîd al-ayyâm al-sitta, Laysat lî mushkila, Tafâcil, Halat Attariq, Al-qyada echiîrya lithawra attounissya…

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Ne pas avoir de mémoire ou ignorer le passé de son pays signifie-t-il ne pas avoir de passé ? Et pourquoi le Tunisien renonce-t-il à sa mémoire ?

La Tunisie commémore, mercredi 6 avril 2016, le 16ème anniversaire du décès d’Habib Bourguiba. Le 5 mars 2000, Bourguiba est hospitalisé en urgence, mais retourne chez lui 8 jours plus tard, où il mourra le 6 avril 2000 à après une vie de 97 ans au cours de laquelle il a bâti la Tunisie et ses institutions.

À cette occasion, l’émission « 24/7 » de la chaîne Elhiwar Ettounsi, a invité le ministre de l’Éducation Néji Jalloul, pour parler des réformes fondamentales réalisées ou à réaliser dans l’école tunisienne de l’après Bourguiba.

« Il est temps de redonner à l’école son prestige du temps de Bourguiba », a-t-il admis, rappelant que le ministère de l’Éducation a émis une circulaire appelant à consacrer facultativement une séance à Habib Bourguiba.

Car, a-t-il soutenu, un peuple sans mémoire ne serait pas encore un peuple. Un peuple, ce n’est pas simplement des individus qui existent côte à côte. C’est une unité cimentée par un passé commun et c’est grâce à Bourguiba, je suis ce que je suis aujourd’hui, a-t-il reconnu.

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Pendant une cinquantaine d’années, la Tunisie a vécu sous un régime où le chef de l’Etat était l’Homme qui pouvait tout faire et qui faisait tout ce qu’il disait, aussi bien pour le simple citoyen qui l’arrêterait en pleine rue pour lui filer une plainte dans une enveloppe, que face aux Etats devant lesquels il représente le sien. Porté et protégé par son charisme de «Combattant suprême» et son aura de libérateur de la Tunisie du joug du colonialisme, Bourguiba aura été la meilleure incarnation du métier de chef de l’Etat. Après lui, Ben Ali a fini par transformer la démocratie en «Démocrature», mais aura quand même réussi à rester fidèle à l’image que se fait le Tunisien d’un chef d’Etat.

Pour l’actuel président, Béji Caïed Essebsi (BCE), il suffit juste de rappeler cette citation, écrite en 1829 dans «Le Bréviaire». «Qui ne sait gouverner sa famille, n’est pas propre à se mêler des affaires publiques». Sa famille étant le parti Nidaa Tounes qui aura été le «cheval de Troie» qui l’a amené à Carthage, il n’y a plus besoin de plus de détails pour faire l’accablant constat de l’amer échec de BCE. On rappellera juste qu’il a été élu sur la base d’un programme dont l’essence et presque le seul point était d’écarter Ennahdha de la gouvernance de la Tunisie de la 2ème République. Un programme qu’il  finira par jeter  à la poubelle, dès son entrée au palais de Carthage. Depuis, selon plus d’un observateur de la scène politique tunisienne, c’est un homme au statut de chef d’Etat, mais sans la stature. La dernière sortie médiatique du «vieux loup » de la politique, ce mercredi 30 mars 2016 sur les ondes de 9 radios publiques et de 2 radios privées, n’aura finalement été qu’une nouvelle démonstration de l’échec de BCE à être le chef de l’Etat, le PRESIDENT que la Tunisie de l’après Ben Ali attendait !

Pendant presque 80 minutes, c’est un habile homme politique qui palabrait et qui devisait, avec la manière  «Bajboujienne» qui est la sienne, avec trois journalistes. Eludant le vrai sens des questions qui lui étaient posées, esquivant, blaguant à sa manière et lançant des anecdotes du temps ancien, louvoyant, «noyant le poisson» comme le lui dira un des journalistes et tournant presqu’en rond autour des vrais réponses, il parviendra à faire de cette intervention, hyper-médiatisée, une vraie perte de temps, sans aucune décision ni mesures, claires et précises, qui annonceraient la fameuse «sortie de l’ornière».

On l’entendra, ainsi par exemple, répondre à la question, cruciale et primordiale pour un chef d’Etat, de l’autorité délabrée d’un Etat qui n’arrive même pas à faire respecter ses propres lois. Pour lui, en effet, «la question est un problème d’application. En ce qui me concerne et en vertu des prérogatives qui sont les miennes, j’ai parlé au peuple pour lui dire que l’autorité de l’Etat ne va pas. Le gouvernement, et il en est remercié, a affirmé qu’on doit aller dans ce sens». Il n’ira pas plus loin et ne donnera pas son avis, alors qu’il sait, comme tout le pays, que le gouvernement n’est pas allé dans le sens qu’il disait. Il aura tout de même avoué que ses prérogatives ne vont pas plus loin et c’est là tout le nœud gordien de la grande majorité de cette interview fleuve.

Il éludera par la suite le rappel du journaliste que «ce que vous appelez l’autorité de l’Etat, n’est pour d’autres que la déconfiture de l’Etat». Il dira que «nommer l’autorité déconfiture de l’Etat est une position politique» et se mettra, comme pour se déresponsabiliser, à rappeler le lourd héritage politique et financier et les réussites en matière de lutte contre le terrorisme !

En bon politicien, BCE oubliera que l’autorité de l’Etat s’impose, d’abord à l’intérieur, par la rigueur des décisions et l’application des lois. Il commettra même l’impair politique d’avouer, avec fierté, être intervenu auprès du chef du gouvernement pour permettre au Front Populaire de faire manifestation. C’était, pourtant, une décision en complète violation de  la loi sur l’état d’urgence. La question se pose donc, encore comme le rappelleront à juste titre les journalistes devant lui autour de la table du traité de l’occupation française avec le Bey et du traité de l’Indépendance, où est l’autorité de l’Etat, devant ce laxisme, du chef de l’Etat lui-même ?

Le journaliste reviendra à la charge, en disant à BCE que «vous êtes responsable de l’état dans lequel se trouve le pays» et qu’il a été élu pour faire appliquer les lois et restaurer l’autorité de l’Etat qui est à la base de toute action ou programme pour sortir le pays du «courant», ou «Corrinti» comme l’appelle le «Bajbouj» chef d’Etat. Il ne niera pas. Pourtant, lorsqu’il lui rappelle que c’est le gouvernement, proposé par le parti Nidaa dont il était le président, qui a échoué, il se rétracte et se remet à l’abri derrière le cocon de ses prérogatives de chef d’Etat qui ne lui permettent presque rien, faut-il le noter. «Je suis responsable dans les limites de mes prérogatives», rappelant encore une fois l’opposition à son initiative de réconciliation économique.

A quoi cela sert  au chef de l’Etat, sinon juste à palabrer, d’affirmer qu’il soutient Habib Essid et qu’il fait convenablement son travail, s’il affirme en même temps que ce n’est pas lui qui l’a désigné et qu’il est incapable de le destituer car il n’en a pas l’autorité constitutionnelle ?

A quoi cela sert-il au chef d’un Etat, sinon à parler juste pour parler, d’affirmer qu’il tient à Habib Essid, alors qu’il affirme à ses contradicteurs journalistes que «seul le résultat compte» et que, lorsqu’on lui demande quand viendra le temps des comptes, il sourit narquois pour dire «jusqu’à preuve du contraire». Il ajoute, avec le même malin sourire, au journaliste qui le tannait pour savoir quand, que «lorsque la lune sera au ciel» !

La Tunisie a-t-elle besoin d’un tel président ? Un président qui dit être responsable de tout, mais pas de la crise dans laquelle se noie le pays. Un président qui affirme être le chef d’un Etat et se dérobe derrière la Constitution pour ne rien faire pour changer les choses. Un chef de l’Etat qui dit n’avoir aucun poids sur la destinée de son chef de gouvernement et qui le soutient mordicus ?

Quelle est in fine la différence entre lui et ses prédécesseurs, sinon qu’il reste moins intempestif et un peu plus politiquement correct que Moncef Marzouki et beaucoup plus bavard que Foued Mbazaa ? A notre sens, BCE aura beau être élu, ce n’est plus le chef de l’Etat que mériterait son peuple !

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Cinq ans après le printemps arabe, seule la Tunisie demeure sur la voie de la démocratie. Pour expliquer le succès tunisien, les chercheurs soulignent souvent le rôle de l’armée tunisienne, qui, contrairement à d’autres forces armées de  la région, a soutenu la révolution du pays et sa transition vers la démocratie. Après avoir été marginalisée par l’Etat  ​​policier instauré par le président déchu Zine el-Abidine Ben Ali, l’armée est peu encline à  être en atomes crochus avec le passé  autoritaire de la Tunisie.

Alors que beaucoup d’encre a coulé sur la façon dont l’armée tunisienne a influencé la transition démocratique, peu a été écrit  sur ​​la façon dont la transition a influencé les militaires. Une nouvelle recherche publiée par la Fondation Carnegie pour la paix internationale et citée par le Washington Post, constate que l’armée tunisienne, longtemps  marginalisée,  a commencé à  voir sa position s’améliorer  après la révolution. Ces changements soulignent  une restructuration progressive du système politique loin de l’Etat-police de Ben Ali et vers celui dans lequel les différents appareils de sécurité sont plus équilibrés. Ce rééquilibrage peut avoir des implications importantes pour la capacité de la Tunisie à faire face aux graves menaces qui pèsent sur sa sécurité, pour les perspectives de la réforme du secteur de la sécurité, et la probabilité de consolidation démocratique.

Lorsque le premier président de la Tunisie, Habib Bourguiba, était  arrivé au pouvoir en 1956, les coups d’Etat en Egypte, en Syrie et en Irak l’avaient poussé  à garder sa propre armée en état de faiblesse,  contrebalancée par la police et la Garde nationale. Cette stratégie était défendable  en Tunisie, alors qu’il y avait un mouvement de libération national  largement pacifique, qu’il n’y avait pas d’armée nationale pour hériter de l’époque coloniale, et peu de  menaces de sécurité externes tout au long des années 60 et 70.

La marginalisation de l’armée s’est accentuée sous le deuxième président de la Tunisie, Ben Ali. Lui-même général de l’armée, Ben Ali a brièvement flirté avec les militaires lors de son accès  au pouvoir, mais une  tentative de coup d’Etat militaire montée de toutes pièces par une  police jalouse et  le parti au pouvoir, en 1991, l’a poussé à marginaliser l’armée une fois de plus. Au cours des  deux  décennies suivantes,  Ben Ali a privilégié la police matériellement et politiquement, en laissant l’institution militaire dans un état de sous-financement et  de sous-équipement et loin du pouvoir politique. Au moment où il a été renversé  par  la révolution de 2011, le budget du ministère de la Défense s’élevait à environ  la moitié de celui du ministère de l’Intérieur.

Equilibre rétabli entre la police et l’armée

Depuis la révolution, cependant, l’équilibre entre l’armée et la  police à commencé à être rétabli. Face à des menaces de sécurité graves, les dirigeants de la Tunisie post-révolution ont été contraints de renforcer les forces armées. Le budget du ministère de la Défense a augmenté plus rapidement que tout autre ministère depuis 2011, une croissance moyenne de 21 pour cent par an. Si les tendances actuelles se poursuivent, il devra dépasser celui du ministère de l’Intérieur pour  consommer la plus grande part du budget de l’Etat dans six à sept ans. L’armée a également bénéficié d’un flux régulier de nouveaux contrats d’armement et de partenariats internationaux, en particulier avec les États-Unis, qui ont  triplé leur aide militaire à la Tunisie en 2015.

Accompagner la montée de la puissance militaire de l’armée est synonyme d’une plus grande influence politique. Alors que la Tunisie a migré vers un régime parlementaire, la gestion de l’armée a été soustraite du pouvoir personnel des autocrates précédents pour être placée sous la responsabilité partagée entre le président de la République et le chef du gouvernement. La rivalité institutionnelle entre ces deux branches de l’Exécutif  sur l’armée a conduit chacune d’elles  à nommer des conseils de sécurité et un conseiller militaire, institutionnalisant inopinément  un rôle plus important pour les militaires dans les questions de sécurité nationale.

Un autre indicateur de l’importance politique croissante de l’armée tunisienne est le  nombre des  nominations de responsables issus de cette institution  à des postes traditionnellement civils. Pendant les 23 ans du pouvoir de  Ben Ali, un seul officier de l’armée a été nommé gouverneur. En seulement cinq ans après la révolution, 11 officiers militaires en activité ou à la retraite ont été nommés à la tête de gouvernorats de la République, certains  pour plusieurs mandats  dans différentes régions.

Alors que la puissance de l’armée s’est accrue,  les gouvernants de  la Tunisie ont promu  les officiers loyaux. Privilégier les loyaux n’est pas une nouvelle stratégie, mais l’architecture fluctuante du pouvoir  politique en  Tunisie a reflété une composition démographique changeante de la haute hiérarchie militaire. Avant la révolution, les officiers supérieurs étaient le plus souvent originaires de la capitale  Tunis et du Sahel – la riche région côtière, qui comprend Sousse, Monastir et Mahdia-, dont Bourguiba et Ben Ali sont natifs. Ces régions qui représentent  seulement 24 pour cent de la population tunisienne, fournissaient  près de 40 pour cent des officiers promus au Conseil supérieur des armées sous Ben Ali.

Cependant, les gouvernants de  la Tunisie après la Révolution  avaient beaucoup à gagner du soutien  des régions de l’intérieur  marginalisées. Dans le sillage du coup d’Etat intervenu en Egypte en juillet 2013, , l’ex président de la République, Moncef Marzouki, s’est assuré de  la loyauté de l’armée en remaniant la haute hiérarchie militaire en y intégrant des officiers originaires de ces régions historiquement défavorisées, scellant la fin du favoritisme dont bénéficiaient Tunis et le Sahel.

Place croissante dans la société civile

La rupture la plus nette avec l’ère Ben Ali a été sans doute l’entrée des officiers retraités dans la robuste société civile en Tunisie. Les officiers retraités ont tiré parti de  la nouvelle liberté d’association pour former un certain nombre d’organisations de la société civile, faisant du lobbying auprès du gouvernement et façonnant le débat public sur l’armée suivant leurs  besoins.

Les officiers retraités ont prodigué leurs conseils  lors de la rédaction de la constitution de 2014, conseillé les candidats aux élections  présidentielles concernant la politique de défense, et réussi à faire pression pour faire bénéficier de la  justice transitionnelle les officiers arrêtés lors de  la tentative de coup d’Etat montée de toutes pièces en 1991. Ces officiers retraités de la société civile sont en train de pousser vers un certain nombre de réformes pour rendre l’armée plus efficace, notamment une politique de défense globale à élaborer par le ministère de la défense, à charge pour le  Parlement de l’approuver par la suite.

Alors que les trois attaques terroristes en 2015 ont renvoyé cette question aux calendes grecques, le  ministre de la Défense,  Farhat Horchani a récemment renouvelé son engagement à publier  un Livre blanc sur la politique de défense avec le concours de la société civile, du Parlement et de  partenaires internationaux.

Une tentation putschiste nulle

Ces développements suggèrent que l’armée tunisienne, longtemps marginalisée est en train de devenir  une force à part entière.  » Incontestablement, les choses se sont améliorées », a déclaré le chef d’état-major retraité des armées,  le général Saïd El Kateb. « Ben Ali s’est appuyé sur la police. Maintenant, chaque institution a vu ses capacités renforcées. L’armée  a son importance, la police a la sienne, la garde nationale aussi.  Chacune  a une mission unique à remplir « .

Ce rééquilibrage entre les appareils de sécurité de la Tunisie – à supposer  qu’il continue – pourrait avoir des implications majeures, et d’abord  le renforcement de la capacité de l’armée à  lutter contre le terrorisme. Ensuite, ce rééquilibrage pourrait signifier l’affaiblissement relatif de la puissance de lobbying de la police et potentiellement une occasion de faire pression sur le ministère de l’Intérieur pour engager des réformes internes.

Les tenants de  la démocratie peuvent naturellement se méfier de l’influence croissante de l’armée dans la  Tunisie nouvelle. À court et à moyen terme, cependant, un coup d’Etat militaire est peu probable étant donné que la police et la Garde nationale resteront des forces puissantes contrebalançant  l’armée.

La menace potentielle qui pèse sur la  démocratie en Tunisie est moins un coup d’Etat émanant des forces armées  que de voir  l’actuel président, Beji Caïd Essebsi, pouvoir  se servir des  forces armées et sécuritaires ainsi renforcées pour réprimer les Tunisiens en son nom, lui permettant de gouverner en autocrate.

La désillusion croissante sur la transition et l’aspiration d’un homme fort d’imposer l’ordre en font une  possibilité distincte, mais la force de la société civile de la Tunisie et l’attachement des  principaux partis politiques au consensus et au compromis laissent espérer que ce scénario restera seulement une possibilité.

Traduction assurée par Africanmanager

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