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« Nous sommes toujours en Libye et nous ne comptons pas nous retirer. On était les premiers à pénétrer ce pays et nous continuons ». C’est ce qu’a indiqué Abdelwahab Ben Ayed, PDG de Poulina Group (PGH), lors de la communication financière du groupe, tenue hier jeudi 22 décembre 2016. Et Ben Ayed d’expliquer dans le même cadre que PGH est actif en Libye avec 12 usines, toutes n’ont pas vraiment souffert.  « Nous continuons à travailler en Libye. On ne va pas lâcher ce marché », a assuré le PDG de Poulina, estimant que le nombre des employés de Poulina travaillant dans ce pays s’élève actuellement à 300 contre 1200 auparavant. « On arrive à équilibrer, mais la situation demeure très difficile et extrêmement compliquée dans ce pays », a-t-il dit.

En outre, Ben Ayed a indiqué que le groupe continue de se développer en Afrique. Au Sénégal, il a monté une nouvelle usine pour la production de la margarine, de la mayonnaise et de l’huile. Le coût de cette usine dont le démarrage est prévu dans deux ou trois mois s’élève à 50 millions de dinars. « On travaille depuis 5 ans dans ce pays, on a investi beaucoup et je pense qu’on va commencer à récolter les fruits à partir de l’année prochaine. En Algérie, la situation est aussi en train de se débloquer, notamment au niveau des procédures », selon Ben Ayed. Une représentation commerciale est prévue en Cote d’Ivoire à partir du mois de janvier 2016, a-t-il ajouté.

Au sujet de la situation financière de PGH, Ben Ayed a dit : « On a tous les moyens pour faire tout pour le citoyen, les actionnaires et toute la Tunisie. Nous considérons que 2016 est une année de reprise pour PGH « .

Selon lui, le chiffre d’affaires de l’année 2016 a presque doublé, soulignant que l’évolution de la marge brute reflète la véritable santé du groupe :  » Nous avons gagné 2 points et demi en terme d’EDITDA, un point nous permet de comptabiliser 25 MD », a assuré Ben Ayed, affichant son optimisme quant au dépassement de tous les problèmes liés à la Révolution d’ici les trois prochaines années.

Selon les chiffres communiqués lors de cette communication financière, les revenus estimées du groupe ont augmenté de 5,8% par rapport à l’année 2015, la marge brute a aussi évolué de 9,5% et l’EBITDA de 11,5%.

Ben Ayed a sous un autre angle annoncé le lancement prochain d’une académie de formation pour les personnels et les cadres de PGH. « Nous voulons former de vrais experts. Nous croyons fort que la seule seule richesse du pays est la formation des cadres », a-t-il dit.

Pour son business plan de la période entre 2017 et 2019, PGH table sur une évolution moyenne des revenus de 6%, une évolution moyenne de 7,4% de la marge brute et de l’EBITDA de 9,7%.

S’agissant des investissements du groupe, Karim Ammar, directeur général adjoint de Poulina, a indiqué que le programme d’investissement arrêté par le groupe pour la période 2012-2020 a été fixé à 1,549 Milliard de dinars. Pour le total des investissements réalisés entre 2012 et 2016, il affiche 829 MD dont 662 MD en investissements matériels et 167 MD en investissements financiers.

Pour la période 2017-2020, PGH fixe un volume total de 720 MD dont 620 en investissements matériels et 110 investissements financiers.

Concernant la répartition des investissements matériels du groupe par métiers sur la période 2017-2020, la part du lion sera accaparée par l’intégration avicole avec un volume d’investissement de l’ordre de 333 MD contre 86 MD en 2016, suivie des matériaux de construction (153 MD contre 8 MD en 2016), les produits de grande consommation (60 MD contre 6MD en 2016), la transformation d’acier (25 MD contre 3 MD en 2016), l’emballage, les services et commerce, avec respectivement des investissements fixés à 15 MD pour chaque branche d’activité. En outre, 8 MD seront investis dans le secteur du bois et biens d’équipements.

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Le 6 septembre 2013

Le 6 septembre 2013, Gif Filter, rachetée il y a quelques années par le groupe Mzabi, rendait public un communiqué. On y lisait notamment que «la société Gif Filtres SA porte à la connaissance de ses actionnaires et du public que ses actionnaires de référence ont reçu une proposition individuelle pour l’acquisition de la totalité des titres leur revenant dans le capital social, et que cette proposition est en cours d’analyse et d’appréciation».

Discret à son habitude, le propriétaire de Gif, l’homme d’affaires Moncef Mzabi ne disait pas tout. D’abord, ce n’est pas la première fois qu’il fait une telle annonce. Une première fois, il avait été en pourparlers avec un groupe italien expert du filtre à auto, pour au moins une entrée dans le capital de Gif et l’affaire avait capoté, sans que l’entreprise n’en fît état.

– Pourquoi Moncef Mzabi voudrait-il vendre ?

Ce n’est donc pas la première fois que Mzabi cherche à vendre. L’entreprise est assez bonne, le chiffre d’affaires global du 1er semestre 2013 s’est soldé par une diminution de 7,87% par rapport à celui du 1er semestre 2012, malgré la hausse de 12,15 % du chiffre d’affaires local. En 2012, l’entreprise augmentait ses revenus (11,067 MDT contre 10,724 MDT en 2011) et ses bénéfices aussi (0,966 MDT contre 0,749 MDT une année auparavant). Cette année, au cours de ce 1er semestre, la production a pourtant accusé une diminution de 9,60% par rapport à la production du 1er semestre 2012. L’explication devrait être certainement cherchée dans le climat social assez tendu au sein de cette entreprise cotée en bourse.

Un litige a, en effet, éclaté entre Gif et un groupe d’employés, suite à l’extension du champ d’application de la Convention collective nationale de la métallurgie. «La société atteste qu’elle a conclu au cours de l’année 2011 un accord amiable avec la commission consultative de l’entreprise pour l’application de La Nouvelle Convention, avec effet prospectif à partir du 1er février 2011, en remplacement de la Convention collective nationale de la mécanique générale et des stations de vente de carburant », faisaient déjà noter, en 2012, les Commissaires aux comptes.

Mais «malgré cet accord amiable, exécuté à temps, un groupe de travailleurs a saisi le Conseil de prud’hommes, le 29 novembre 2011 et obtenu, au cours du mois de novembre 2012, des jugements en première instance ordonnant l’application des dispositions salariales de la nouvelle Convention sur des périodes antérieures à la date de son entrée en vigueur, tant légale que conventionnelle, allant ainsi jusqu’à reconnaître la prétention de compléments de salaires décomptés depuis 1981 pour que la somme globale des dits compléments de salaires ainsi reconnus, atteigne le montant de six millions de dinars». L’affaire aurait été gagnée, en juillet dernier, en appel par Gif et serait actuellement en cassation. Il ne serait donc pas complètement faux de dire que ce serait cette situation, entre autres, qui serait derrière la volonté de vente, sans oublier le flop du partenariat avec le constructeur italien «UFI».

– Pourquoi le groupe Ben Ayed voudrait-il racheter ?

Selon nos informations, c’est un groupe tunisien et concurrent de surcroît, qui aurait fait l’offre de reprise de toutes les actions du groupe Mzabi (65,32 % directement et indirectement) dans le capital de Gif Filter. Il s’agirait, selon nos informations, du groupe d’Abdessalem Ben Ayed, déjà actionnaire, depuis 2007, de quelque 56,6 % chez Misfat qui était totalement entre les mains de la famille Hentati avant la disparition du fondateur, feu Ezzeddine Hentati. Pour rappel, pour la famille Ben Ayed qui est à Misfat, il s’agit de la branche d’Abdessalem (les sociétés Pireco et Flexoprint entre autres) et Moncef (actionnaire de Sia pour les amortisseurs et un grand réseau de distribution). Les éventuels repreneurs attendraient toujours la réponse du groupe Mzabi qui serait encore en train d’étudier l’offre.

L’intérêt de Misfat et des Ben Ayed serait motivé, selon nos informations, par l’exigüité de l’outil de production de Misfat par rapport à la demande dont elle dispose. L’entreprise, qui fait un chiffre d’affaires de plus de 130 MDT en consolidé filtres, un résultat net de 15 MDT et qui a des filiales au Maroc et en France, aurait essayé de construire une extension, mais se serait finalement ravisée, préférant d’abord tenter de reprendre l’outil de Gif qui dispose déjà de la technologie et du savoir- faire. L’entreprise préparerait, par ailleurs, son dossier de candidature pour devenir prestataire de grandes marques européennes et aura donc besoin d’ajouter les 250 employés de Gif à ses 800 de Jdaïda. De sources syndicales, on apprend même que ce changement de patron pourrait apporter une amélioration notable pour les 250 salaires en contrepartie d’une nette amélioration de leur productivité.

– Ben Ayed veut entrer en bourse ? Que fera-t-il de Gif ?

Selon nos informations, les parts de Ben Ayed dans Misfat, ainsi que son usine d’amortisseurs qui vient récemment d’entrer en production, ont été placées dans une Holding, la «MecaTech» qui pourrait aussi, si l’affaire se concluait, abriter les 65,32 % de Misfat. Mais que la vente se fasse ou non, la «MecaTech» se prépare déjà à la bourse et le dossier serait déjà entre les mains d’un des plus importants intermédiaires en bourse. Wait and See !

Ka. Bou

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