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ben jeddou, ben ammou

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Les ministres de l’Intérieur

Les ministres de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, et de la Justice, Nadhir Ben Ammou, étaient soumis, ce jeudi, au feu des questions de l’assemblée nationale constituante, sur les dysfonctionnements ou présentés comme tels, qui ont entaché la gestion de leurs départements respectifs.

Premier à y faire face, Lotfi Ben Jeddou, a dès l’abord, établi un parallèle entre le ministère de l’Intérieur, tel qu’il l’a trouvé, lors de sa prise de fonctions, voici six mois, et la situation qui est actuellement la sienne. Chiffres à l’appui, il a fait le récit de l’essentiel des réalisations accomplies avec des moyens somme toute dérisoire, relevant notamment le fait d’avoir empêché le départ de 6000 jeunes ressortissants tunisiens pour le djihad en Syrie où ils sont utilisés comme « chair à canon » alors que les filles tunisiennes servaient , au titre du djihad ennikah, d’objet de plaisir pour des quarterons de combattants dont le nombre pouvait aller à trente et quarante par fournée. Il a évoqué aussi l’effort déployé par les forces de sécurité intérieures pour assurer la sécurité des citoyens , lors des rencontres de football, par exemple, où un match nécessite en moyenne le déploiement de 1000 agents, alors que pour la protection rapprochée des personnalités menacées, il faut la mobilisation de 9 agents par jour, soit trois par brigade, sachant que le nombre des personnalités bénéficiant d’une sécurité rapprochée est de 60 sans compter celles dont la sécurité est assurée par la Sécurité présidentielle.

Ces actions, le ministère les conduit avec des moyens très limités , qui commencent, il est vrai, à s’améliorer en qualité et en quantité. Le ministre a cité , à cet égard le cas de 15 aviateurs qu’il a formés et qui ne disposent d’aucun hélicoptère pour participer, à leur échelle, à la sauvegarde de la sécurité publique, annonçant, toutefois, que ces aviateurs auront , en 2014, toute l’opportunité de conduire les tâches pour lesquelles ils ont été formées, grâce à l’acquisition d’un nombre d’aéronefs.

Répondant aux interventions portant sur la fuite du document de la CIA alertant sur le projet d’assassinat de Mohamed Brahmi, il s’est appliqué à mettre les choses dans leur vrai contexte. Ila précisé qu’il ne s’agit pas de deux documents , mais d’un seul en deux versions , dont la première portait sur l’éventualité d’un assassinat, un document parvenu à la direction de la sécurité extérieure , seul habilitée à en être le destinataire et qui a fait son travail en l’adressant aux directions concernées, notamment la direction générale de la sûreté nationale, sans avoir obtenu de réponses de quelle que partie que ce soit. Le ministre a signalé que des enquêtes administratives ont été diligentées, et les responsables de ces « lenteurs » ont été sermonnés. Lotfi Ben Jeddou n’en a pas mois rappelé que les notes d’alerte adressées par la CIA ne sont pas toujours fiables et qu’il arrivait à la centrale de renseignements américaine de fournir des informations qui s’avèreront par la suite erronées, ajoutant que la direction de la sécurité extérieure reçoit régulièrement de multitudes de renseignements de divers ordres qui demandent, cependant, un travail de vérification et de confirmation auprès de sources locales.

D’autre part, Lotfi Ben Jeddou, a nié catégoriquement l’existence au sein du ministère de l’Intérieur d’une « Sécurité parallèle ».

Il n’en a pas moins indiqué qu’il existe des personnes qui ont des allégeances politiques et qui ont partie liée avec des partis politiques à la lumière de la ligne politique desquels ils se comportent. C’est à ce niveau qu’il faudra chercher l’origine des fuites de documents et d’informations , notamment le document alertant sur le projet d’assassinat de Mohamed Brahmi, a déclaré le ministre, ajoutant que chaque parti politique cherche à disposer d’un pied-à terre au sein du ministère de l’Intérieur et de relais sur lesquels il peut compter à cet égard.

Nahir Ben Ammou : Je ne suis pas le magistrat des magistrats

Lui succédant à la tribune de l’ANC, le ministre de la Justice, Nadhir Ben Ammou, a affirmé que « le ministre de la Justice n’est pas le magistrat des magistrats », dans la mesure où il n’est pas habilité à intervenir dans la gestion judicaire des affaires plaidées. Si un dysfonctionnement vient à entacher le cours d’une affaire, c’est à l’Instance provisoire de la magistrature qu’il faut s’adresser en tant que garant de l’indépendance de la justice.

Le ministre, ce faisant, semble marquer son attachement à cette dichotomie établie par le Droit français qui veut que le ministère de la justice s’occupe uniquement de l’organisation de la justice et guère de son fonctionnement.

Ila indiqué, d’autre part, qu’il ne doit d’allégeance qu’à deux choses : le serment qu’il a prêté sur le Coran et l’intérêt du pays, ajoutant qu’il n’est jamais intervenu dans le cours de la justice ni dans le travail des magistrats, qui agissent à la lumière des faits, en appliquant les textes de loi et des codes et selon leur intime conviction.

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Les ministres de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, et de la Justice, Nadhir Ben Ammou, étaient soumis, ce jeudi, au feu des questions de l’assemblée nationale constituante, sur les dysfonctionnements ou présentés comme tels, qui ont entaché la gestion de leurs départements respectifs.

Premier à y faire face, Lotfi Ben Jeddou, a dès l’abord, établi un parallèle entre le ministère de l’Intérieur, tel qu’il l’a trouvé, lors de sa prise de fonctions, voici six mois, et la situation qui est actuellement la sienne. Chiffres à l’appui, il a fait le récit de l’essentiel des réalisations accomplies avec des moyens somme toute dérisoire, relevant notamment le fait d’avoir empêché le départ de 6000 jeunes ressortissants tunisiens pour le djihad en Syrie où ils sont utilisés comme « chair à canon » alors que les filles tunisiennes servaient , au titre du djihad ennikah, d’objet de plaisir pour des quarterons de combattants dont le nombre pouvait aller à trente et quarante par fournée. Il a évoqué aussi l’effort déployé par les forces de sécurité intérieures pour assurer la sécurité des citoyens , lors des rencontres de football, par exemple, où un match nécessite en moyenne le déploiement de 1000 agents, alors que pour la protection rapprochée des personnalités menacées, il faut la mobilisation de 9 agents par jour, soit trois par brigade, sachant que le nombre des personnalités bénéficiant d’une sécurité rapprochée est de 60 sans compter celles dont la sécurité est assurée par la Sécurité présidentielle.

Ces actions, le ministère les conduit avec des moyens très limités , qui commencent, il est vrai, à s’améliorer en qualité et en quantité. Le ministre a cité , à cet égard le cas de 15 aviateurs qu’il a formés et qui ne disposent d’aucun hélicoptère pour participer, à leur échelle, à la sauvegarde de la sécurité publique, annonçant, toutefois, que ces aviateurs auront , en 2014, toute l’opportunité de conduire les tâches pour lesquelles ils ont été formées, grâce à l’acquisition d’un nombre d’aéronefs.

Répondant aux interventions portant sur la fuite du document de la CIA alertant sur le projet d’assassinat de Mohamed Brahmi, il s’est appliqué à mettre les choses dans leur vrai contexte. Ila précisé qu’il ne s’agit pas de deux documents , mais d’un seul en deux versions , dont la première portait sur l’éventualité d’un assassinat, un document parvenu à la direction de la sécurité extérieure , seul habilitée à en être le destinataire et qui a fait son travail en l’adressant aux directions concernées, notamment la direction générale de la sûreté nationale, sans avoir obtenu de réponses de quelle que partie que ce soit. Le ministre a signalé que des enquêtes administratives ont été diligentées, et les responsables de ces « lenteurs » ont été sermonnés. Lotfi Ben Jeddou n’en a pas mois rappelé que les notes d’alerte adressées par la CIA ne sont pas toujours fiables et qu’il arrivait à la centrale de renseignements américaine de fournir des informations qui s’avèreront par la suite erronées, ajoutant que la direction de la sécurité extérieure reçoit régulièrement de multitudes de renseignements de divers ordres qui demandent, cependant, un travail de vérification et de confirmation auprès de sources locales.

D’autre part, Lotfi Ben Jeddou, a nié catégoriquement l’existence au sein du ministère de l’Intérieur d’une « Sécurité parallèle ».

Il n’en a pas moins indiqué qu’il existe des personnes qui ont des allégeances politiques et qui ont partie liée avec des partis politiques à la lumière de la ligne politique desquels ils se comportent. C’est à ce niveau qu’il faudra chercher l’origine des fuites de documents et d’informations , notamment le document alertant sur le projet d’assassinat de Mohamed Brahmi, a déclaré le ministre, ajoutant que chaque parti politique cherche à disposer d’un pied-à terre au sein du ministère de l’Intérieur et de relais sur lesquels il peut compter à cet égard.

Nahir Ben Ammou : Je ne suis pas le magistrat des magistrats

Lui succédant à la tribune de l’ANC, le ministre de la Justice, Nadhir Ben Ammou, a affirmé que « le ministre de la Justice n’est pas le magistrat des magistrats », dans la mesure où il n’est pas habilité à intervenir dans la gestion judicaire des affaires plaidées. Si un dysfonctionnement vient à entacher le cours d’une affaire, c’est à l’Instance provisoire de la magistrature qu’il faut s’adresser en tant que garant de l’indépendance de la justice.

Le ministre, ce faisant, semble marquer son attachement à cette dichotomie établie par le Droit français qui veut que le ministère de la justice s’occupe uniquement de l’organisation de la justice et guère de son fonctionnement.

Ila indiqué, d’autre part, qu’il ne doit d’allégeance qu’à deux choses : le serment qu’il a prêté sur le Coran et l’intérêt du pays, ajoutant qu’il n’est jamais intervenu dans le cours de la justice ni dans le travail des magistrats, qui agissent à la lumière des faits, en appliquant les textes de loi et des codes et selon leur intime conviction.

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