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BIAT_Consulting

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Cap sur l’Afrique semble être le slogan des entreprises tunisiennes en ce moment. Une démarche dictée par la logique économique vu la grosse marge de progression des nations africaines et leurs besoins dans presque tous les secteurs. De plus en plus de pays du continent mettent à profit leurs richesses naturelles pour s’ouvrir de très larges horizons, avec parfois même des croissances à deux chiffres en perspective. Certaines  entreprises tunisiennes ont posé depuis des années des jalons très solides en Afrique et ont élaboré des stratégies pour croître exponentiellement sur le continent. C’est le cas de BIAT Consulting, qui a été créée à l’initiative du Président du Conseil d’Administration de la BIAT, Ismail Mabrouk. Son directeur général, Mohamed Hadiji, diplômé de l’Ecole Nationale de la Statistique et l’Administration Economique de Paris, a bien voulu évoquer avec Africanmanager son expérience africaine et les projets en cours pour avoir un plus grand essor sur le continent. Interview :

 -Parlez-nous de votre structure. Quel est son périmètre d’action ?

BIAT  Consulting est une filiale du Groupe BIAT qui a vu le jour il y a près de deux ans. En effet, le Groupe BIAT, qui propose déjà une large panoplie de produits et services financiers comme la banque, l’assurance, la gestion d’actif, l’intermédiation boursière et le capital investissement, a complété son offre par l’activité de conseil.

BIAT Consulting est donc spécialisée dans le conseil, l’échange d’expertises, de savoir-faire et la formation à l’international, notamment sur le marché africain. Sur notre continent, nous ciblons particulièrement l’Afrique francophone – l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale – et le Maghreb. Notre action porte sur les missions de management et de pilotage de projets dans les différents types de métier bancaires, que ce soit l’activité commerciale, ou les fonctions support (contrôle de gestion, audit, RH, etc.).

BIAT Consulting s’appuie essentiellement sur un mixage de compétences : Qu’ils soient actifs ou à la retraite, les collaborateurs ayant une expertise métier pointue peuvent participer à des missions de conseil ou animer des formations chez les partenaires en Afrique.

Nous avons également nos propres consultants. En fait, tout dépend de la mission, des besoins du moment et des partenariats noués.

-Qu’avez-vous mis au point, dans l’immédiat, pour mieux asseoir votre réputation en Afrique ?

La meilleure communication, ce sont les clients. Nous avons maintenant un certain nombre de références sur le continent. Nous sommes présents dans quatre pays africains en matière de consulting. Nous travaillons avec la banque privée leader en Mauritanie. Depuis 2 ans, nous y menons une mission d’organisation et de mise en place d’une nouvelle stratégie. Nous avons commencé par étudier le marché mauritanien. Cela nous a permis de cerner la spécificité du secteur bancaire local et d’établir les similitudes avec celui de la Tunisie. On est maintenant en train de mettre en place ce plan de transformation, en priorisant les macro-projets avec une dimension forte en termes de conduite du changement.

On intervient également au Tchad, en accompagnant une banque de taille moyenne et spécialisée sur le marché des entreprises autour de trois projets structurants.

Nous opérons également en République Démocratique du Congo (RDC), au sein d’une banque leader qui est détenue par un groupe indien. Après avoir mené une première mission de diagnostic, nous avons proposé une palette de solutions pour améliorer les process. Le partenariat technique porte sur la mise en place d’un dispositif de contrôle de gestion afin d’améliorer le pilotage et des outils d’aide à la décision.

Notre quatrième référence est une banque privée d’Abidjan, détenue par un groupe d’affaires. Nous avons été sollicités pour travailler sur deux axes : l’organisation de l’activité commerciale et le démarrage d’un projet d’efficacité opérationnelle. Parallèlement, nous avons effectué deux missions de formation au Bénin et au Burkina Faso. L’une porte sur l’assistance à la gestion de  trésorerie et l’autre sur l’optimisation de la gestion des risques. Il y a des facteurs qui concourent au succès de BIAT Consulting en Afrique francophone. La BIAT a une trajectoire depuis 40 ans et a mené plusieurs plans stratégiques. Nous mettons à la disposition des partenaires et nos amis africains le savoir-faire et l’expérience de la BIAT dans le domaine des projets stratégiques. Par ailleurs, cela permet de valoriser les compétences tunisiennes sur le continent.

-Qu’est-ce que vous planifiez pour vous démarquer de la concurrence, qui s’active déjà sur le terrain ? Même de grandes banques occidentales ont jeté leur dévolu sur l’Afrique…

La BIAT a souhaité approcher l’Afrique d’une manière méthodique et organisée. BIAT Consulting est née dans cette optique. D’abord, commencer par bien connaître le marché africain – les habitudes, les pratiques bancaires… -, BIAT Consulting a un double objectif : tisser des liens de coopération avec des acteurs financiers en Afrique et permettre à la BIAT et plus généralement à la Tunisie de connaître les attentes et besoins du marché africain. C’est pour cela que les cadres de la BIAT se rendent régulièrement en Afrique, nous accueillons également des délégations de banquiers africains.

Cet engagement et cet échange avec l’Afrique sont non seulement bénéfiques pour la BIAT mais également pour la Tunisie dont l’Afrique constitue un prolongement naturel et intéressant avec un potentiel économique très promoteur.

-Le climat d’affaires sur le continent est-il favorable au développement de structures telles que la vôtre ?

Oui. Il y a beaucoup de choses à faire. Il y a des marges de progression en termes de gouvernance, de best practices, de couverture risques, etc. Bien sûr, il y a des différences, mais d’une manière générale, il y a des correctifs à apporter partout. Un indice très simple et très parlant : le taux de bancarisation. En Afrique occidentale et en Afrique centrale, les statistiques font état de 7 à 15% de taux de bancarisation. Ce même taux est de 90% à 100% dans les pays européens et de 55% en Tunisie. 80% à 90% des Africains sont donc exclus des circuits bancaires classiques. Pourtant il y a un potentiel économique très promoteur dans la région. Il faut juste qu’il y ait des banques solides, bien organisées et présentant des offres spécifiques pour accompagner le développement des économies africaines. Le financement des PME, le financement de l’habitat, le développement de la monétique constituent donc des défis pour les banques africaines dans les décennies à venir. A mon sens, certaines banques africaines seront amenées à lancer des plans de transformation et à développer le capital humain pour y faire face. BIAT Consulting se propose de les accompagner.

-Avez-vous des hypothèses de croissance sur le continent à moyen ou long terme ?

Nous avons un plan de développement sur trois ans, 2016-2018. Nous avons des objectifs en termes de business, de conquête de marchés, notamment sur nos pays cibles en Afrique francophone, qui présentent l’avantage d’avoir la même monnaie, le franc CFA. Nous avons déjà touché 6 pays en Afrique subsaharienne, nous projetons d’en faire 8 en 2016, 10 en 2017…

Dans les années à venir, BIAT Consulting sera aux côtés de ses 4 clients majeurs pour s’assurer que les ratios sont en hausse, que la rentabilité fait un bond en avant et que la productivité augmente. Il est primordial de consolider les acquis avant d’envisager un quelconque développement.

Sur quoi vous travaillez en ce moment même, vos priorités ?

Je pars prochainement à Abidjan chez notre partenaire pour accompagner une équipe d’experts de la BIAT. Je participe aussi à un forum bancaire à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Une occasion pour échanger avec les professionnels du continent et prendre la température du secteur. Parallèlement à cela la veille et les missions de prospection continuent. Bref, nous gardons le cap avec plein de beaux projets en perspective!

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