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En fait de feuilletons, celui du gouvernement d’union nationale a éclipsé en ce mois de Ramadhan, tous les autres qui meublent les soirées des Tunisiens. Sitôt annoncée, l’initiative du président de la République, Béji Caïd Essebsi, n’a à aucun moment cessé de déchaîner des torrents de spéculations et de supputations, par moments suivies de démentis, moins sur ce que devra faire la prochaine équipe ministérielle que sur celui qui va la diriger. Des consultations que le chef de l’Etat voulait intenses ont été engagées  avec les partis et les  organisations nationales, pour devoir se conclure, ce lundi soir, au cours d’une réunion présidée  par BCE, consacrée, dit-on,  à la signature du document final fixant  les priorités du programme d’action du prochain gouvernement.

S’en échappera-t-elle la fumée blanche tant attendue ? C’est le vœu des Tunisiens, et dans une moindre mesure d’une partie de la classe politique qui voit d’un très mauvais œil que les choses s’arrangent hors les allées qui sont les siennes. Pour le reste, la conviction est acquise que le gouvernement actuel, tel qu’il est formé, qu’il fonctionne et qu’il voit l’avenir, doit aller exercer ses talents ailleurs, sauf peut-être Habib Essid, le chef de ce gouvernement, qui, faute de mieux, pourrait être plébiscité pour rempiler à la Kasbah.

Il est vrai que l’essentiel, dans l’ordonnance générale actuelle, tient plus aux programmes et à la capacité de concevoir les réformes et surtout de les mettre en œuvre, qu’au casting ministériel qui sortira des consultations en cours, et qui doit refléter, à ne pas en douter, le poids effectif de chaque partenaire. Ce qui est donné pour certain, c’est que le mouvement Ennahdha, ne va pas plus se contenter des strapontins qui lui ont été attribués et qu’il a acceptés à son corps défendant. D’autant qu’il pense que son congrès national a bien changé la donne aussi bien dans ses rangs qu’au niveau de l’échiquier politique du pays en son entier. Dès lors, il est dans son esprit de suite quand il plaide pour une union orientée vers un exécutif participatif qui opérerait un rééquilibrage politique.

L’autre acteur déterminant est de toute évidence l’UGTT, qui exclut de participer au gouvernement d’union nationale, car telle est sa vocation, mais a son mot à dire sur tout ce qui concerne les décisions qu’il aura à prendre et même le profil de ses ministres. Ainsi, l’Organisation ouvrière veut un « gouvernement restreint » ayant un programme clair convenu par toutes les parties. Les membres de ce gouvernement doivent impérativement remplir tous les critères notamment ceux de la compétence et de l’expérience et s’engager à mettre en œuvre les réformes afin de sortir le pays de sa crise économique, a-t-elle  souligné. Surtout, et s’agissant des mesures urgentes, elle appelle à la mise en place d’un programme détaillant les réformes ainsi que les mesures économiques et sociales.

Les tiers-partis, qui ne sont pas du grand nombre et pas politiquement influents, ont quand même pris sur eux de relever es points communs entre l’initiative du président de la République et leur propre diagnostic de la situation dans le pays.

Ils ont tous convenu de la nécessité de poursuivre la lutte contre le terrorisme et d’entamer de profondes réformes en mesure d’éliminer ce fléau. Il s’agit, aussi d’asseoir un nouveau modèle de développement à même de relancer l’économie, lutter contre la pauvreté et la marginalisation et réduire les disparités sociales et régionales.

En ce qui concerne la composition du gouvernement, les partis Al-Chaab, Al Joumhouri et Al Massar, par exemple,  jugent nécessaire d’expliquer à l’opinion publique la nature du prochain gouvernement, en fournissant des détails sur les programmes et les aspects politiques du nouveau cabinet.

Un consensus semble se dessiner sur quelque chose qui ressemblerait à  un « Pacte » engageant toutes les parties qui y souscriraient, avec les responsabilités qui en découleront pour les uns et les autres. Une responsabilité collective et indivisible que les « contractants » acceptent d’assumer nonobstant l’issue de leur objet.

Il est déjà judicieux d’avoir réussi à mettre tout le monde plus ou moins d’accord sur un gouvernement dans lequel  tout un chacun se reconnaîtrait. Toutefois, les conventions ne valent que par l’usage qui en est fait, et sur ce registre, les points d’interrogation ne sont pas rares, surtout du côté de l’UGTT, qui est capable de faire tout capoter, sans crier gare et pour un grief qu’elle aura soigneusement choisi.

C’est clairement pour cette raison que le président de la République a obstinément tenu à ce que l’Organisation ouvrière, et accessoirement celle des patrons fassent partie du gouvernement d’union nationale. Un pari à moitié gagné, l’UGTT ayant  rejoint son initiative sans chercher à la torpiller.

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