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blé, agricoles, Tunisie

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Leurs cours se sont envolés en 2010, dopés par la demande chinoise. Certains métaux, comme le cuivre, ont atteint des records, selon le rapport annuel Cyclope, rendu public mardi. Une tendance qui se poursuit en 2011, constate le quotidien français Le Figaro.

 En avril 2011, les prix mondiaux des matières premières ont dépassé leur pic de juillet 2008. La reprise mondiale est passée par là, faisant largement oublier la crise de 2008 «Jamais les prix n’ont été aussi élevés. Nous sommes au cœur d’un choc sur les marchés mondiaux, le plus important depuis les années 1970», insiste Philippe Chalmin, professeur d’économie à Paris-Dauphine et coauteur du rapport annuel Cyclope, publié mardi sur l’évolution du prix des matières premières. «L’indice global des prix a augmenté de 30 % sur un an», poursuit le spécialiste.

Exemple avec le caoutchouc naturel, qui a vu son prix multiplié par 4 en deux ans et constitue la plus forte progression des matières premières sur un an, à + 89 %. Le caoutchouc a largement franchi, en décembre 2010, son plafond historique, en atteignant 4850 dollars la tonne après être tombé au plus bas de son histoire en décembre 2008 (1100 dollars). «La hausse soutenue de la demande asiatique et en particulier celle de la Chine nouveau leader mondial de l’automobile devant les États-Unis et gros consommateur de pneumatiques explique cette forte progression», remarque Jérôme Sainte-Beuve, auteur d’un rapport sur ce sujet.

Hausse des produits agricoles

Les métaux ne sont pas épargnés par cette euphorie, au premier rang desquels figure le cuivre, toujours à la faveur d’un rebond de l’économie mondiale, et en particulier de la Chine, dont l’appétit ne connaît pas de frontières. Un métal dont les cours ont tendance, toutefois, à être très volatiles. En mai 2010, il se hissait à 8000 dollars la tonne pour redescendre un mois plus tard de près de 2000 dollars et finir l’année dernière à 9960 dollars la tonne. Soit, au total, une progression de plus de 35 % sur un an. Pour le groupe de recherche sur les métaux GFMS, les prix vont continuer à progresser de 3,4 % en moyenne, avec un pic attendu à 11.000 dollars en 2013. Autre matière première en forme : le coton. Sa demande reste encore très élevée malgré la concurrence du polyester. «On consomme toujours 4 kg par habitant et par an de coton dans le monde», indique Gérald Estur, consultant international et coauteur de ce document. Résultat, la livre de coton a dépassé le dollar en septembre dernier (+ 65 % au total sur l’année 2010) et poursuit son envolée en s’échangeant à 1,60 dollar actuellement.

Enfin, dans le domaine alimentaire, les produits agricoles ont, eux aussi, fortement augmenté face à une demande croissante, notamment dans les pays émergents où le niveau de vie progresse. Sur un an, le maïs gagne 15 % et le blé, 26 %. «Nous sommes sur le fil du rasoir en cette fin de campagne 2010-2011», constate Philippe Chalmin. La sécheresse qui sévit dans le nord-ouest de l’Europe et notamment en France mais aussi les semis de printemps en retard en Russie et aux États-Unis (pour le maïs) sont autant de facteurs qui inquiètent l’expert. Cependant, «pas de risque de pénurie» , rassure François Luguenot, analyste chez InVivo.

D’après Le Figaro

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Leurs cours se sont envolés en 2010, dopés par la demande chinoise. Certains métaux, comme le cuivre, ont atteint des records, selon le rapport annuel Cyclope, rendu public mardi. Une tendance qui se poursuit en 2011, constate le quotidien français Le Figaro.

 En avril 2011, les prix mondiaux des matières premières ont dépassé leur pic de juillet 2008. La reprise mondiale est passée par là, faisant largement oublier la crise de 2008 «Jamais les prix n’ont été aussi élevés. Nous sommes au cœur d’un choc sur les marchés mondiaux, le plus important depuis les années 1970», insiste Philippe Chalmin, professeur d’économie à Paris-Dauphine et coauteur du rapport annuel Cyclope, publié mardi sur l’évolution du prix des matières premières. «L’indice global des prix a augmenté de 30 % sur un an», poursuit le spécialiste.

Exemple avec le caoutchouc naturel, qui a vu son prix multiplié par 4 en deux ans et constitue la plus forte progression des matières premières sur un an, à + 89 %. Le caoutchouc a largement franchi, en décembre 2010, son plafond historique, en atteignant 4850 dollars la tonne après être tombé au plus bas de son histoire en décembre 2008 (1100 dollars). «La hausse soutenue de la demande asiatique et en particulier celle de la Chine nouveau leader mondial de l’automobile devant les États-Unis et gros consommateur de pneumatiques explique cette forte progression», remarque Jérôme Sainte-Beuve, auteur d’un rapport sur ce sujet.

Hausse des produits agricoles

Les métaux ne sont pas épargnés par cette euphorie, au premier rang desquels figure le cuivre, toujours à la faveur d’un rebond de l’économie mondiale, et en particulier de la Chine, dont l’appétit ne connaît pas de frontières. Un métal dont les cours ont tendance, toutefois, à être très volatiles. En mai 2010, il se hissait à 8000 dollars la tonne pour redescendre un mois plus tard de près de 2000 dollars et finir l’année dernière à 9960 dollars la tonne. Soit, au total, une progression de plus de 35 % sur un an. Pour le groupe de recherche sur les métaux GFMS, les prix vont continuer à progresser de 3,4 % en moyenne, avec un pic attendu à 11.000 dollars en 2013. Autre matière première en forme : le coton. Sa demande reste encore très élevée malgré la concurrence du polyester. «On consomme toujours 4 kg par habitant et par an de coton dans le monde», indique Gérald Estur, consultant international et coauteur de ce document. Résultat, la livre de coton a dépassé le dollar en septembre dernier (+ 65 % au total sur l’année 2010) et poursuit son envolée en s’échangeant à 1,60 dollar actuellement.

Enfin, dans le domaine alimentaire, les produits agricoles ont, eux aussi, fortement augmenté face à une demande croissante, notamment dans les pays émergents où le niveau de vie progresse. Sur un an, le maïs gagne 15 % et le blé, 26 %. «Nous sommes sur le fil du rasoir en cette fin de campagne 2010-2011», constate Philippe Chalmin. La sécheresse qui sévit dans le nord-ouest de l’Europe et notamment en France mais aussi les semis de printemps en retard en Russie et aux États-Unis (pour le maïs) sont autant de facteurs qui inquiètent l’expert. Cependant, «pas de risque de pénurie» , rassure François Luguenot, analyste chez InVivo.

D’après Le Figaro

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