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Sur fond de faible croissance mondiale, les envois de fonds vers les pays en développement ne devraient afficher qu’une légère progression en 2016. C’est ce qui ressort d’un récent rapport de la Banque mondiale sur les migrations et le développement. Le rapport place en effet le Maroc parmi les grands bénéficiaires des envois de fonds de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord).

Selon ce document, publié le 6 octobre dernier par la BM, le Royaume arrive en troisième position avec 6,4 milliards de dollars, derrière l’Égypte (19,7 milliards de dollars) et le Liban (7,2 milliards de dollars). Il devance ainsi la Jordanie (3,8 milliards de dollars), le Yémen (3,4 milliards de dollars), la Tunisie (2,3 milliards de dollars), la Cisjordanie et Gaza (2,2 milliards de dollars), l’Algérie (2 milliards de dollars), la Syrie (1,6 milliards de dollars) et l’Iran (1,3 milliards de dollars).

Selon la BM, les estimations tablent ainsi sur une augmentation de 0,8 % des transferts d’argent vers les pays à revenu faible et intermédiaire, pour un volume total de 442 milliards de dollars. La modeste hausse enregistrée cette année est principalement due à l’augmentation des fonds envoyés en Amérique latine et aux Caraïbes. Dans d’autres régions, on constate en revanche une réduction des revenus envoyés par les migrants vers leur pays d’origine. Cette tendance fait suite à la baisse du niveau des envois de fonds observée en 2015.

La faiblesse du cours du pétrole a, de nouveau, pesé sur l’envoi de fonds depuis la Russie et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Des facteurs structurels sont également intervenus dans le ralentissement de la croissance de ces envois. Les efforts de lutte contre le blanchiment d’argent ont poussé les banques à fermer les comptes d’agents de transferts de fonds, détournant cette activité vers des circuits informels. Les politiques privilégiant l’emploi des nationaux ont fait baisser la demande de travailleurs migrants dans les pays du CCG. Le contrôle des changes exercé dans certains pays, du Nigéria au Venezuela, a également perturbé les flux de transfert d’argent.

Globalement, la progression des envois de fonds vers les pays en développement devrait rester modeste, autour de 3,5 %, au cours des deux prochaines années. Mais, en dehors de la région Amérique latine et Caraïbes, la projection de croissance est de l’ordre de 2 % maximum.

À l’échelle mondiale, le coût moyen du transfert de 200 dollars s’établissait encore à 7,6 % au deuxième trimestre 2016, contre 9,8 % en 2008. C’est toujours vers l’Afrique subsaharienne que l’envoi d’argent coûte le plus cher (9,6 %) et vers l’Asie du Sud qu’il est le moins cher.

« Les envois de fonds des migrants restent une composante importante de l’économie mondiale, supérieure à l’aide internationale. Néanmoins, la faible croissance de ces transferts d’argent est en train de devenir la norme, ce qui risque de poser des problèmes à des millions de familles qui sont fortement tributaires de ces flux. Par contrecoup, cela pourrait aussi avoir de graves conséquences sur l’économie de nombreux pays du monde, au point de représenter de nouveaux défis pour la croissance économique », indique Augusto Lopez-Claros, directeur du Groupe des indicateurs mondiaux de la Banque mondiale

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a reçu, ce mercredi 12 octobre 2016 au palais de Carthage, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari.

A l’issue de cette rencontre, le gouverner de la BCT a indiqué qu’il a présenté au chef de l’Etat un exposé sur les récents entretiens qu’il a effectué à Washington avec de hauts fonctionnaires du groupe de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI), ainsi que des représentants d’institutions financières et de banques étrangères.

Chedly a par ailleurs confirmé la volonté de tous de continuer à soutenir la Tunisie, exprimant ainsi sa confiance par rapport à l’amélioration de la situation des finances publiques et à dépasser la crise par laquelle passe le pays.

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-Le rating du risque souverain de la Tunisie et les perspectives de son positionnement sur le marché international des capitaux, ont fait l’objet de réunions du Gouverneur de la BCT, Chedly Ayari avec les premiers responsables d’agences de notation ainsi que ceux de certaines banques internationales de renommée internationale et ce en marge de sa participation aux assemblées annuelles de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI), tenues à Washington (5 – 9 octobre 2016) .
Selon un communiqué publié dimanche par la Banque Centrale de Tunisie, Ayari s’est entretenu avec ses homologues aux banques Centrales de la Chine et de Russie; « afin d’établir de nouvelles pistes de coopération entre la BCT et les deux institutions précitées notamment en matière de gestions des réserves et de financement extérieur ».
A noter que le Gouverneur de la BCT a pris part à la réunion plénière des Assemblées Annuelles du FMI et de la BM, au Comité Monétaire et Financier International (CMFI) ainsi qu’aux évènements organisés par les hauts responsables du FMI, notamment la réunion présidée par sa directrice générale, Christine Lagarde avec les Ministres des Finances et les Gouverneurs de la région Moyen Orient et l’Asie Centrale(MOAC). Les discussions au cours de cette réunion ont porté sur les progrès accomplis en matière de la mise en œuvre de la stratégie pour booster la croissance inclusive depuis les assemblées annuelles de 2015.
·Ayari a aussi, pris part à une rencontre conduite par M. Masood Ahmed, Directeur du Département MOAC (Moyen Orient, Asie Centrale) avec les Ministres et Gouverneurs de la région ayant pour thème : « les conséquences économiques et financières des différentes options de financement budgétaire, notamment dans un environnement de faibles cours du pétrole et de besoins de financements accrus « .
Enfin, il a participé à une table ronde regroupant les Gouverneurs au Fonds de la région MOAC afin de débattre du rapport semestriel sur les perspectives économiques régionales pour le Moyen Orient et l’Asie Centrale.

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La Tunisie participera du 7 au 9 octobre 2016 aux assemblées générales d’automne de la Banque Mondiale (BM) et du FMI, aspirant à bénéficier de l’appui des deux institutions pour financer sa stratégie de développement quinquennal 2016-2020.
La délégation tunisienne rencontrera des responsables de la BM et un nombre de hauts responsables au FMI.
La Tunisie a entamé l’exécution du nouveau programme de coopération avec le FMI, lancé en avril et qui s’étale sur 34 mois. Ce programme permettra à la Tunisie de bénéficier de financements de près de 2,9 milliards de dollars dans le cadre de la facilité élargie de crédit.
Le gouvernement tunisien souhaite obtenir une tranche additionnelle avant la fin de 2016 pour financer le budget de l’Etat après avoir obtenu la première tranche d’une valeur de 319,5 millions de dollars en mai 2016.
La Tunisie a entamé quelques réformes convenues dans le cadre de l’accord. Il s’agit de l’adoption de la loi bancaire, de celle sur la loi d’investissement et l’introduction d’une flexibilité au niveau du taux de change, sauf que la Tunisie trouve des difficultés dans l’exécution de quelques réformes, tels que la maîtrise de la masse salariale. La proposition du chef du gouvernement a suscité des réactions négatives concernant le report des augmentations salariales.
La rencontre qui a réuni le président de la république Béji Caid Essebsi avec la directrice du FMI Christine Lagarde à New York, en marge du forum économique afro- américain, et au cours de laquelle, le FMI a réitéré son appui à la Tunisie, a rendu les responsables en Tunisie optimistes quant à la compréhension de l’institution internationale de la situation par laquelle le pays passe.
Le ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale Fadhel Abdelkefi donnera une conférence en marge de la participation de la Tunisie aux assemblées d’automne. Il s’adressera, à cette occasion, aux représentants des principaux médias américains. Fadhel rencontrera, par ailleurs, plusieurs investissseurs américains pour présenter la conférence internationale sur l’investissement devant se tenir les 29 et 30 novembre 2016.
Les assemblées de l’automne de la BM et du FMI se caractérisent par la tenue du conseil des gouverneurs du groupe de la BM et du FMI auxquels prennent part les gouverneurs des banques centrales, les ministres des finances et du développement, de hauts responsables du secteur privé et des académiciens de plusieurs pays du monde en vue de discuter les questions d’intérêt général, la lutte contre la pauvreté, le développement économique et l’efficience des aides.
Des conférences et des réunions d’information régionales ainsi que des conférences de presse et plusieurs autres activités mettant l’accent sur l’économie mondiale, le développement international et le système financier mondial sont également prévues.
La commission internationale des affaires monétaires et financières relevant du FMI tiendra elle aussi des réunions ainsi que celle du développement commun qui discutera des avancées des travaux du FMI et de la BM.

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Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé, début Septembre courant,  » un financement additionnel d’un montant de 18 millions de dollars (soit 39,7 millions de dinars), destiné à la finalisation d’un système d’évacuation des eaux usées, respectueux de l’environnement dont la mise en place est capitale pour la protection des écosystèmes marins vulnérables du littoral tunisien ».
Selon un communiqué, publié sur le site de la BM,  » ce nouveau financement, alloué en faveur du Projet d’assainissement de Tunis-Nord, sera consacré à la construction d’un émissaire en mer de six kilomètres qui permettra d’acheminer les eaux usées traitées loin des côtes et d’améliorer ainsi leur dispersion et leur dilution ».
Ce financement additionnel « contribuera à la construction d’infrastructures essentielles, mais aussi au renforcement des capacités institutionnelles et à l’amélioration des systèmes de contrôle de la qualité de l’eau et de surveillance de l’environnement, ainsi qu’à la conception des prochains projets qui seront menés à l’appui du programme national d’amélioration de la gestion des eaux usées.
« Le Projet d’assainissement de Tunis-Nord, dont le coût total est estimé à 60,6 millions de dollars (133,8 MD), va contribuer, aussi, à la réutilisation des eaux usées pour l’agriculture, en remplacement de l’eau douce dans le périmètre d’irrigation de Bourj Touil ».
Approuvé en juin 2010, la date de clôture du projet d’assainissement de Tunis-Nord est prévue pour la fin de l’année 2019.

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Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale vient d’approuver  un financement additionnel d’un montant de 18 millions de dollars (soit 16,2 millions d’euros) destiné à la finalisation d’un système d’évacuation des eaux usées respectueux de l’environnement dont la mise en place est capitale pour la protection des écosystèmes marins vulnérables du littoral tunisien. Ce nouveau financement, alloué en faveur du Projet d’assainissement de Tunis-Nord, sera consacré à la construction d’un émissaire en mer de six kilomètres qui permettra d’acheminer les eaux usées traitées loin des côtes et d’améliorer ainsi leur dispersion et leur dilution.

Le déversement d’eaux usées non traitées ainsi que la pollution d’origine agricole menacent les écosystèmes marins et côtiers de la Tunisie. Alors que la réduction des rejets de nutriments dans le golfe de Tunis constitue une priorité nationale, le gouvernement a établi un programme national pour l’amélioration de la gestion des eaux usées en collaboration avec l’Office national de l’assainissement (ONAS).

« La Banque soutient le développement de l’ONAS depuis sa création en 1974. L’amélioration de l’évacuation des eaux usées en Tunisie contribuera considérablement aux efforts entrepris au niveau international pour lutter contre la pollution en Méditerranée ; elle profitera aussi à la population tunisienne, qui bénéficiera concrètement d’un environnement plus sain grâce à une meilleure gestion des déchets sur le territoire national », indique Eileen Murray, responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie.

Relativement bien pourvue dans le domaine de la gestion de l’eau, la Tunisie dispose de compagnies des eaux et de réseaux d’adduction bien développés. Près de la totalité de sa population urbaine (et 90 % de sa population rurale) a accès à l’eau potable, tandis que 85 % des citadins tunisiens ont aussi accès à des équipements d’assainissement améliorés. Mais le pays ne possède qu’un nombre limité d’émissaires sous-marins, ce qui compromet la bonne évacuation des effluents.

« Ce financement supplémentaire va permettre de mettre en place un système de rejet des eaux usées traitées plus sûr, mais aussi de favoriser leur réutilisation, en particulier dans l’agriculture. Le recyclage des eaux usées pour l’irrigation agricole aidera la Tunisie à faire face au défi grandissant de la pénurie d’eau », explique Richard Abdulnour, spécialiste de l’eau et de l’assainissement à la Banque mondiale et chef d’équipe du projet.

Le secteur de l’assainissement en Tunisie est soumis à une pression de plus en plus grande depuis quelques années. Des investissements différés et des augmentations de tarifs peu élevées ont empêché l’ONAS de moderniser ses services comme il l’aurait fallu et de satisfaire à l’essor de la demande dans les villes. Le financement additionnel approuvé aujourd’hui contribuera à la construction d’infrastructures essentielles, mais aussi au renforcement des capacités institutionnelles et à l’amélioration des systèmes de contrôle de la qualité de l’eau et de surveillance de l’environnement, ainsi qu’à la conception des prochains projets qui seront menés à l’appui du programme national d’amélioration de la gestion des eaux usées.

 

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L'économie tunisienne a beaucoup souffert par l'instabilité qui a suivi la révolution de janvier 2011 et peine toujours à se relever malgré les dons et les montants faramineux de dette extérieure...

Entre fin 2010 et 2016, de 48% la dette tunisienne a progressé pour atteindre un nouveau record et s’établir aujourd’hui à 54% par rapport au PIB, selon RTCI.

Une évolution qui explique la salve des critiques de la part de l’opposition et de certains experts quant au risques « inéluctables » de la spirale de la dette.

Nabil Abdellatif, expert-comptable et ingénieur financier, a été invité par la radio RTCI, à parler de l’endettement de la Tunisie, comment y faire face, et jusqu’où notre pays peut-il s’endetter ?

En fait, dit expert-comptable, l’on parle toujours du seuil de 50% du PIB, là il faut rappeler tout de même que c’est le seuil édicté par la Commission européenne.

« Il faut rappeler que ce niveau n’est pas un dogme, ni une proportion insoutenable de la dette. On peut citer d’ailleurs des pays qui dépassent largement 140% voire même 150% d’endettement, à l’instar des États-Unis ou de la France… qui sont dans une situation parfaitement soutenable, parce qu’au fait l’affectation des crédits essentiellement dans des activités d’investissements ce qui a forcément un impact sur le taux de croissance et donc par la suite la facilité que le service de la dette soit honoré », poursuit Nabil Abdellatif.

Par contre, fait-il remarquer, pour le cas tunisien, la proportion de 50% pose un problème, parce que si elle est exigée au niveau européen c’est que tout le monde s’endette avec la même monnaie : l’Euro. Pour la Tunisie c’est différent. Il faut rajouter le « risque change » et nous sommes presque à 68% de l’endettement extérieur donc en monnaie étrangère, plutôt en Euro.

« À ce niveau-là, il faut faire très attention parce que le « risque change » n’est pas bien maîtrisé par la gestion actuelle de la dette publique. Et l’on peut ici apporter quelques remarques de taille.

Tout le monde est sûr que la dette publique, surtout extérieure, est très mal gérée. Elle est noyée entre plusieurs ministères pouvant, justement déclencher l’endettement extérieur.

« Je cite, notamment, la Banque centrale de Tunisie, le ministère des finances, le ministère de la Coopération extérieure et dans quelques cas le ministère des Affaires étrangères qui réalisent des opérations d’endettement sans aucune coordination », explique M. Nabil Abdellatif.

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Le ministre de la formation professionnelle et de l’emploi, Zied Laadhari a reçu, mardi, une délégation de haut niveau de la Banque mondiale (BM) conduite par la responsable du bureau de la Banque en Tunisie, Eileen Murray. La délégation comprend également le président du département de l’emploi à la Banque mondiale ainsi que nombre d’experts dans le domaine de l’emploi et du secteur privé.
Selon un communiqué du département publié, mardi, les membres de la délégation ont fait part de la disposition de la BM à apporter son appui à la Tunisie en vue de promouvoir la formation professionelle et l’emploi. A ce titre, les membres de la délégation ont cité la mise à disposition d’experts et l’offre de l’appui technique pour faire réussir les programmes de coopération commune, peut-on lire dans le même communiqué. Les deux parties ont débattu des programmes de coopération bilatérale dans le domaine de la formation professionnelle et de l’emploi, notamment le programme d’intégration économique et sociale des catégories vulnérables et sans soutien, cite la même source. « Un programme qui rêvet une importance majeure », a  estimé le ministre Zied Laadhari, mettant l’accent sur l’impératif d’élaborer les études préparatoires nécessaires pour ce programme afin de déterminer avec soin son domaine d’intervention et son adéquation avec les actions engagées par le ministère dans le domaine de l’emploi.
Au terme de cette rencontre, il a été convenu de former une équipe de travail associant des cadres du ministère et des experts de la BM. L’objectif étant de coordonner les actions à venir et d’élaborer les visions propres à faciliter la mise en oeuvre de ce programme.

TAP

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Les Réunions du printemps du groupe de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI) ont démarré vendredi, et se poursuivront jusqu’au 17 avril 2016 dans la capitale américaine.
Elles interviennent au moment ou des appréhensions de voir la croissance économique en berne durant une langue période, augmentent notamment, avec la montée des conflits géopolitiques, du terrorisme, et des flux Migratoires. La Tunisie qui participe à ces réunions, est sur le point de parachever l’accord avec le fMI, sur un nouveau programme de coopération s’étalant sur quatre ans, comme l’a déclaré jeudi, la directrice du FMI. Cet accord devrait être annoncé dans les heures à venir. Le ministre des Finances, Slim Chaker qui représente la Tunisie dans ces réunions, au côté du ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale Yassine Brahim, a noté que le FMI est animé par une volonté réelle d’aider la Tunisie. En témoigne les déclaration de Christine Lagarde, directrice du FMI concernant l’expérience tunisienne. Elle a qualifié de «success story » par rapport aux autres pays du printemps arabe.
«Nous seront aux cotés de la Tunisie pour défendre sa sécurité et offrir des conditions favorables au développement et l’emploi », a-t-elle dit.
Chaker a fait savoir a l’agence TAP que « les fonctionnaires du fonds ont également, exprimé leur satisfaction quant aux réformes engagées par le gouvernement tunisien en ci courte période, en vue de donner une impulsion au développement et à l’emploi ».
La Tunisie a adopté de nouvelles en matière de Partenariat Public-Privé (PPP), la restructuration du secteur bancaire et le statut de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Elle se prépare actuellement, à la promulgation d’autres à l’instar de la loi de la faillite et le nouveau code d’investissement.
Prennent part aux réunions du printemps, les gouverneurs des banques centrales, des ministres des finances et du développement, des hauts responsables du secteur privé et des  académiciens venant de plusieurs pays du monde pour débatte des questions relatives aux perspectives économiques mondiales, à l’éradication de la pauvreté et au développement économique.
Parmi les évènements programmés dans le cadre de ces réunions figurent les réunions de la commission internationale des affaires monétaires et financières Du FMI, la commission du développement mixte appelée à évaluer les travaux accomplis par le FMI et la BM. Des conférences et des rencontres de presse interrégionales sont organisées en marge de ces réunions pour présenter les rapports du FMI sur les perspectives de la croissance, la stabilité de l’économie mondiale et les réserves financières.

TAP

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La Tunisie prend part aux réunions annuelles du printemps « Spring Meetings » du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), qui auront lieu à Washington (USA) du 15 au 17 avril 2016, selon un communiqué du ministère des finances, paru mercredi.
La même source a précisé que le ministre des finances Slim Chaker s’est rendu à Washington pour assister à ce rendez-vous. Le ministre participera à des sessions de dialogue et de discussions ainsi qu’aux conférences qui seront organisées à cette occasion sur la conjoncture économique, le développement éconaomique et la lutte contre la pauvreté.
Chaker aura des entretiens bilatéraux avec des responsables des institutions financières internationales, au moment où la Tunisie oeuvre à mobiliser des financements pour le budget et négocie avec le FMI un nouveau crédit. Des responsables de gouvernements de plusieurs pays du monde prennent part à ces réunions aux côtés de représentants du secteur privé et d’experts pour évaluer la situation financière internationale et examiner les moyens de relancer la croissance mondiale. Le FMI a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la Tunisie, pour 2016, soit à 2% contre une prévision de 3% évoquée précédemment. En 2017, ce taux pourrait atteindre 3 %, prévoit l’institution monétaire internationale.
Dans son rapport sur les perspectives de l’économie mondiale, publié, mardi, à Washington, le FMI a toutefois, prévu une amélioration du taux d’inflation en Tunisie, soit de 4,9% en 2015 à 4% en 2016 et à 3,9% en 2017.

TAP

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La récession est-elle derrière nous ? Tout porte à le croire au vu des prévisions de la croissance de l’économie tunisienne des deux institutions financières internationales majeures, nommément le Fonds monétaire international, et la Banque mondiale annoncées à l’avant-veille des  travaux du « Spring Meeting » (rencontre du printemps) du FMI et de la Banque mondiale, à Washington, du 15 au 17 avril 2016.

Si le FMI parle d’un taux de 2% pour 2016, la Banque mondiale prévoit 1,8%, pour porter ce taux à 2, 5% en 2017 et à 3% en 2018. Si peu élevée soit-elle, cette progression n’en constitue pas moins un indicateur de sortie du tunnel dans lequel l’économie tunisienne ne faisait que s’enfoncer depuis la Révolution.

Poussant un peu loin ses projections, la Banque mondiale retient deux  scénarios pour la croissance, Dans le premier, favorable, cette dernière devrait repartir à moyen terme, pour se   redresser avec la reprise de la production de phosphate. Le double déficit devrait être de -8 % du PIB (compte courant) et -4.4 % du PIB (équilibre budgétaire).

Dans le second, un scénario combinant la poursuite des réformes structurelles, le renforcement de la sécurité et l’amélioration de la situation régionale (notamment un début de normalisation en Libye), une plus grande stabilité sociale, et une augmentation modérée de la demande extérieure, la croissance économique devrait s’accélérer à 2,5 % en 2017 et à 3 % en 2018. Les pressions budgétaires devraient continuer à croître, avec une augmentation des dépenses courantes exacerbée par la hausse annoncée des salaires à compter de 2016 et de nouveaux recrutements dans les forces de sécurité et de défense.

En ce qui concerne le déficit courant, le FMI  prévoit un taux de 7,7% au cours de cette année et de 3,5% en 2017, soit une baisse respectivement de 0,2 et 0,1 points par rapport aux estimations du mois de janvier 2015.

La  Banque mondiale, pour sa part, estime que le compte courant est susceptible de bénéficier de la reprise progressive des envois de fonds et de l’échange de services, et il fléchirait progressivement pour tendre vers 7,8 ou 7,5 % du PIB en 2017-2018. Le service de la dette devrait atteindre 4 % du PIB par an sur la période 2016-2018.

Selon le même rapport,  « pour la première fois depuis 2011, le déficit budgétaire a été maîtrisé en-dessous de 5% du PIB en 2015, à la faveur d’une forte baisse des prix internationaux du pétrole et, de fait, d’une diminution des subventions à l’énergie. Les recettes totales se sont contractées à 23 % du PIB, contre 23,9 % en 2014, mais à un rythme plus lent que les dépenses, reflétant la mollesse de l’activité économique. Les dépenses publiques sont restées dominées par les dépenses de fonctionnement, dont une masse salariale qui a augmenté de 13,4 % du PIB (contre 12,8 % en 2014) pour atteindre près de 50 % des dépenses totales. Les dépenses d’investissement ont continué d’être comprimées, indiquant une exécution lente des investissements. La dette publique a atteint 52 % du PIB en 2015 (contre 40 % en 2010) ».

Pour l’institution de Bretton woods, « les tensions sociales qui ont marqué la première moitié de 2015, ainsi que les effets combinés de trois attentats terroristes dramatiques, ont été les principaux moteurs de la performance économique de la Tunisie en 2015. La croissance du PIB n’a atteint que 0,8%, grâce à de bons résultats dans la production agricole (+9,2 %), en particulier la production d’olives, tandis que la plupart des autres secteurs de l’économie ont reculé ou stagné.

« Les grèves conjuguées aux troubles sociaux dans les régions minières (phosphate) et le déclin durable de la production pétrolière et gazière ont entraîné un net repli dans les industries chimiques (-5,3 %) et le raffinage du pétrole (-18,2 %) et un recul global des industries non manufacturières (-4,1 %). Après une accélération notable au cours de la première moitié de 2015, l’inflation mesurée par l’IPC a ralenti progressivement pour s’établir à 4,1 % (d’une année sur l’autre) vers fin 2015, atteignant un taux moyen annuel de 4,9 %, le même que l’année précédente. Le taux de chômage reste élevé à 15,4 %, en particulier pour les femmes (22,6 %), les diplômés universitaires (31,2 %) et les jeunes (31,8 %) ».

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Les travaux de dédoublement de 3 routes devant relier les régions de l’intérieur aux pôles technologiques, moyennant un montant de 450 millions de dinars (MD), démarreront à partir du mois de juin 2016, a déclaré le directeur général des ponts et chaussées Slaheddine Zouari, au cours d’une table ronde sur les contrats de performance (CP), tenue mardi. Il s’agit de la route nationale n°4 reliant Siliana et El Fahs, la route régionale n°133 pour relier Djbel El Ouest et Zaghouan et la route nationale n°12 devant relier Kairouan et Sousse.
Ces projets s’inscrivent dans le cadre du projet de Modernisation des Corridors de Transport Routier (PMCTR), à la faveur d’un prêt de 200 millions de dollars et un don de 909 mille dollars, accordés par la Banque Mondiale (BM), pour des assistances techniques, dont la mise en place d’une base de données routière et d’un contrat de performance (CP) type pour l’entretien routier en Tunisie.  Les contrats de performance sont une nouvelle forme  d’entretien routier permettant de donner aux entreprises privées des sections de routes pour assurer le cadre environnemental.
Il s’agit également d’effectuer des travaux relatifs à l’entretien routier (signalisations verticale et horizontale), à l’emploi partiel, à l’aménagement des espaces verts, à la propreté et au nettoyage, outre tout ce qui est en relation avec le domaine public routier, suivant des indicateurs de qualité, a précisé le directeur de l’entretien et l’exploitation des Routes Mourad Hamrouni.
Ces contrats, mis en place par la BM dans quelques pays de l’Amérique du Sud et de l’Afrique, permettent l’amélioration de l’entretien routier et des indicateurs de qualité, a-t-il ajouté. En vertu de ces contrats, l’administration sera plus exigeante envers les entreprises chargées de la réalisation des projets dans le cadre des CP. Pour sa part, la représentante Résidente de la Banque Mondiale Eileen Murray a souligné que l’introduction en Tunisie des contrats de performance permettra d’appliquer un système de gestion beaucoup plus rationnel et adapté au niveau du développement des routes et des ressources humaines et budgétaires.
En effet, les contrats de maintenance liés à la performance ont pour buts de rationaliser, d’optimiser et de maîtriser les dépenses de manière pluriannuelle. Dans le même contexte les fonds des activités seront décaissés en fonction de la qualité des services rendus. Il s’agit, a-t-elle avancé, non seulement d’une amélioration des dépenses publiques mais aussi d’un bénéfice pour les usagers des routes concernant l’amélioration de la mobilité.
Murray a mis l’accent, dans ce cadre, sur l’importance de l’adaptation des contrats de performance au contexte tunisien, soulignant qu’ils ont fait leurs preuve dans d’autres pays de la région, dont le Maroc. A ce titre, la BM financera une étude de faisabilité des contrats de performance dans le contexte tunisien afin d’adapter les aspects réglementaires et institutionnels  aux contrats, en vue de l’externalisation des travaux de maintenance du réseau routier et l’élaboration, en collaboration avec la profession, des cahiers des charges type pour les différents objectifs attendus par l’administration.
Le ministre de l’équipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire Salah Arfaoui a rappelé que le patrimoine routier de la Tunisie est constitué de 19500 km de routes et 50 000 km de pistes rurales dont 17500 km revêtus.
Il a souligné que l’entretien routier est devenu une priorité, affirmant que le budget alloué à cet effet a doublé au cours de ces dernières années.

TAP

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Abdoulaye Sy, économiste en chef de la Banque Mondiale pour la Tunisie a apporté, dans une interview accordée à l’agence TAP, à l’occasion de la visite du président de la BM dans le pays, des éclairages sur les réformes préconisées par l’institution mondiale, pour booster la croissance et sur les perspectives économiques de la Tunisie.
TAP: Que recommande la Banque Mondiale comme réformes  spécifiques pour booster la croissance en Tunisie?
Abdoulaye Sy: La Banque Mondiale a accompagné les gouvernements tunisiens successifs depuis la révolution, dans leurs efforts de réforme économique pour booster la croissance, réaliser une meilleure gouvernance et stimuler la création d’emplois durables par le secteur privé. Cet appui s’est fait à travers une série de programmes d’appuis budgétaires entre 2011 et 2015. En 2016, suite à une requête du gouvernement, nous sommes en train de préparer un nouvel appui budgétaire pour poursuivre et accompagner les réformes déjà engagées et discuter de nouvelles réformes.
En effet, il y a des réformes qui ont été lancées depuis la révolution, mais qui n’ont pas encore abouti, soit parce que les changements législatifs nécessaires n’ont pas encore été approuvés, soit parce que les nouveaux textes législatifs ne sont pas mis en œuvre.
Parmi ces réformes, il y a le code d’investissement et ses textes d’application, la loi sur la faillite et encore la loi sur la concurrence, approuvée depuis septembre 2015, mais dont les textes d’application sont encore, en
cours de préparation. Ces chantiers de réforme sont très importants à notre avis. Car, ils vont permettre d’appuyer le secteur privé et  l’aider à devenir un réel moteur de croissance.
Nous envisageons de continuer à appuyer le gouvernement pour parachever ces réformes et se concentrer sur la mise en œuvre effective de ces lois, pour que leur impact soit vraiment ressenti par le secteur privé. Nous allons poursuivre également, nos discussions avec le gouvernement, toujours sur la base de la note d’orientation et la vision de développement, pour voir la possibilité d’engager de nouvelles réformes pouvant redynamiser la croissance et la création d’emplois par le secteur privé.
TAP: Qu’en est-il de la réforme pour un meilleur ciblage des subventions dans le contexte actuel?
Abdoulaye Sy: Dans le contexte actuel où les prix du pétrole sont en baisse spectaculaire, passant de 110 dollars le baril, il y a 2 à 3 ans, à environ 30 et 35 dollars/baril, la Tunisie en tant qu’importateur net de produits pétroliers a énormément bénéficié de cette chute. Nous estimons que le contexte est favorable pour que le pays saisisse l’opportunité et poursuive les réformes des subventions énergétiques déjà entamées, et ce à deux niveaux:
En premier lieu, il faut que les prix domestiques notamment à la pompe, pour l’essence et le diesel, soient plus en adéquation avec les prix internationaux, actuellement très bas et que cet alignement des prix domestiques et internationaux soit maintenu dans le temps et suffisamment vulgarisés et expliqués.
En second lieu, en ce qui concerne les autres produits énergétiques tels que l’électricité et le gaz lampant, la  mise en place d’un filet social basé sur un système de ciblage efficace et transparent pour protéger les familles les plus pauvres et vulnérables est un prérequis essentiel à toute réforme des prix. Les travaux de mise en place d’un système de ciblage des familles pauvres et vulnérables ont été lancés par le gouvernement et  devraient être finalisés d’ici quelques mois.
TAP : Dans le contexte actuel, il est difficile pour la Tunisie d’atteindre un équilibre entre la croissance économique et la satisfaction des requêtes sociales. Comment le pays mener des réformes économiques sans se heurter, de nouveau, à des protestations sociales?
Abdoulaye Sy: Effectivement, les demandes sociales en termes d’accès à des emplois durables et de bonne qualité sont importantes. La population tunisienne ressent que les fruits de la révolution ne se sont pas encore matérialisés. En outre, il me semble, et la Tunisie l’a déjà prouvé, que les différentes composantes de la société sont en mesure de se rapprocher d’un consensus sur le fait que l’emploi public ne peut pas être la seule et principale réponse à ces demandes et qu’un espace plus grand doit être ouvert au secteur privé, notamment aux petites et moyennes entreprises, afin qu’il puisse jouer son rôle de moteur de la croissance et de la création d’emplois. C’est ce dialogue constructif entre les différents segments de la société qu’il faut nourrir pour promouvoir cette vision commune de développement, afin d’atténuer les risques de blocage et de protestation.
TAP: Quelles sont vos estimations pour les deux années à venir et comment voyez-vous les perspectives économiques de la Tunisie ?
Abdoulaye Sy : Nous prévoyons une croissance de 1,8% pour 2016, dans la mesure où la production de phosphate et de produits dérivés reprend après sa forte baisse lors des mouvements sociaux de 2015 et début 2016 et le secteur manufacturier rebondit graduellement.
A moyen terme, la croissance s’accélèrerait à 2,5% en 2017 et 3% en 2018 dans l’hypothèse d’une accélération des réformes économiques, d’une amélioration de la situation sécuritaire et du contexte régional, notamment, en Libye, d’une baisse des mouvements sociaux et d’une accélération de la demande externe, notamment, de l’Europe.
TAP: Sur quelles bases la Tunisie doit fonder son nouveau modèle économique?
Abdoulaye Sy: La Tunisie a un capital humain de grande qualité, beaucoup de talents, une jeunesse innovante et férue de nouvelles technologies, une situation géographique enviable et une société ouverte, autant de bases qui peuvent fonder un modèle économique à succès…

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La visite officielle effectuée le 28 Mars en Tunisie par le président du groupe de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, témoigne de la volonté de la BM de poursuivre son appui au pays, car « elle croit en la réussite de sa transition économique et démocratique », a déclaré, dans une interview accordée à l’agence TAP, Eileen Murray, représentante résidente de la BM en Tunisie. La BM envisage de consacrer à la Tunisie des financements estimés à 5 milliards de dollars sur 5 ans, dans le cadre de sa stratégie de partenariat pays, qui sera présentée au Conseil d’administration de la banque en mai 2016.
TAP: Quel est le message essentiel porté par le président du groupe de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, lors de sa visite en Tunisie?

Eileen Murray:Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée dans plusieurs pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), à savoir le Liban, la Jordanie, l’Irak et la Tunisie. Le premier but de cette visite est de montrer l’appui de la communauté internationale pour la région MENA, en augmentant la résilience de cette région aux chocs humanitaires et économiques et notamment à la problématique des réfugiés. Le deuxième but est d’augmenter le support pour un nouveau mécanisme de financement pour la région MENA et le troisième est de mettre l’accent sur les problématiques des jeunes, en axant sur l’éducation.
Pour le déplacement en Tunisie, il s’agit de la deuxième visite du président du groupe de la Banque Mondiale dans le pays. Elle vient montrer l’intérêt qu’accorde la BM à la Tunisie et sa volonté d’appuyer sa transition démocratique, sociale et économique. C’est aussi, pour réitérer l’appui, au plus haut niveau, du groupe de la BM à la Tunisie.
Nous sommes en train de finaliser notre stratégie de partenariat pays avec la Tunisie, qui sera présentée au Conseil d’administration en mai 2016. Dans cette stratégie, nous allons focaliser notre appui sur trois axes principaux: le renforcement de la croissance économique en améliorant le climat des affaires pour une croissance économique durable, dont la locomotive sera le secteur privé, la réduction des disparités régionales et l’inclusion sociale, tout en mettant l’accent sur les jeunes. Nous envisageons, pour cela, de consacrer à la Tunisie des financements estimés à 5 milliards de dollars sur 5 ans.
Aussi, en plus des financements envisagés (5 milliards de dollars sur 5 ans), nous sommes en train de travailler en parallèle pour solliciter des fonds supplémentaires pour la Tunisie, dans le cadre des financements destinés aux pays qui sont directement ou indirectement touchés par les problèmes des réfugiés. Le gouvernement souhaiterait que nous tenions compte de la situation délicate en Libye et de son impact sur l’économie tunisienne et que nous prenions ceci en considération pour permettre au pays d’accéder à des financements supplémentaires.

TAP: Vous avez mentionné les régions défavorisées, comme axe de votre stratégie de partenariat avec la Tunisie. Comment la BM compte-t-elle soutenir ces régions et appuyer la politique de décentralisation en Tunisie ?
Eileen Murray: Nous avons déjà accordé à la Tunisie une enveloppe d’environ 600 millions de dollars pour l’appui des régions défavorisées à travers plusieurs projets. Il s’agit, notamment, de projets de développement urbain et municipal, d’un projet de gestion des ressources naturelles, d’un projet d’appui aux régions montagneuses et forestières et d’un projet routier. Pour ces projets, nous voulons, non seulement accélérer le rythme de leur exécution pour qu’ils aboutissent, le plus vite possible à des résultats concrets, mais aussi appuyer le gouvernement pour qu’il trouve les meilleures synergies entre les divers projets et intervenants, en vue de garantir des réalisations qui répondent aux besoins prioritaires des populations locales.
Notre objectif principal est de répondre aux attentes des populations locales qui veulent avoir des résultats concrets. Ces projet tels que la construction de routes dans les régions intérieures du pays, une fois réalisés,
constitueront une motivation supplémentaire pour promouvoir l’investissement privé.

TAP: Comment la BM fait le ciblage et le suivi de l’exécution de ces projets dans les régions pour assurer leur bonne gouvernance?

Eileen Murray: Il faut rappeler que les projets sont sélectionnés selon les besoins de financement du gouvernement, en tenant compte aussi, d’autres financements disponibles. Notre nouvelle stratégie de partenariat pour la Tunisie 2016-2020 a été élaborée, sur la base de la note d’orientation préparée par le
gouvernement. Dans le cadre de notre nouvelle stratégie, tous nos projets ont ce que nous appelons « un filtre gouvernance et un filtre genre ». Par ailleurs, nous sommes en train d’appuyer le Gouvernement au niveau des réformes liées à l’amélioration de la gouvernance, tels que le nouveau décret sur les marchés publics. Nous travaillons en coordination avec les départements ministériels et après nous avons des procédures de passation de marchés, appliquées pour assurer un grand niveau de transparence et de concurrence. Nous voulons que les marchés soient attribués selon les bonnes procédures de bonne gouvernance, au moindre coût et d’une manière plus efficiente. Aussi, tous nos projets sont audités annuellement.
TAP: La Tunisie, est-elle sur la bonne voie pour réussir sa transition socio-économique, d’après vous?
Eileen Murray: Nous sommes optimistes pour la Tunisie et notre stratégie de partenariat 2016-2020 confirme cet optimisme. La Tunisie est en train de faire beaucoup d’avancées sur le plan social, économique et politique. Nous sommes convaincus que les transitions prennent du temps et nous croyons que l’approche de consensus adoptée par nos partenaires tunisiens est la bonne.
Cette approche est la seule manière viable pour que toute la population soit engagée à aller de l’avant et mener à bien la transition sociale, économique et politique. Nous estimons également, que le plus grand atout de la Tunisie est son capital humain et le gouvernement est en en train d’œuvrer pour valoriser ce capital, afin qu’il puisse participer activement à la mise en œuvre d’un nouveau contrat social et d’un nouveau modèle économique favorisant une économie plus compétitive qui génère des services et produits à plus grande valeur ajoutée. La Tunisie a toutes les chances de réussir sur cette voie…

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Une délégation de la Banque mondiale a effectué

Une délégation de la Banque mondiale a effectué, hier, une visite dans le gouvernorat de Zaghouan, et ce dans le cadre du programme de financement de la stratégie de développement durable des forêts et pâturages dans les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

Ce programme, qui s’étend de 2015 à 2024, comprend plusieurs volets visant notamment, la création de projets de développement au profit des habitants des zones forestières et avoisinantes, l’encouragement à l’investissement à travers la valorisation des produits des forêts, outre la lutte contre les phénomènes qui menacent ces régions.

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Deux accords de financement ont été signés

Deux accords de financement ont été signés, ce mardi, 19 août 2014, entre le ministère de l’Economie et des Finances et la Banque Mondiale.

Le premier accord d’une valeur de 36 millions d’euros vise à appuyer les exportations alors que le deuxième accord d’une valeur de 19 millions d’euros vise à améliorer les services de la SONEDE.

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La  Banque mondiale  vient de lancer un nouveau projet visant à aider

La Banque mondiale vient de lancer un nouveau projet visant à aider les entreprises tunisiennes à produire et exporter des biens et services présentant une valeur ajoutée plus élevée et à s’implanter sur de nouveaux marchés.

« Les exportations ont indéniablement contribué à la croissance et au développement de la Tunisie au cours de la décennie écoulée, mais le pays a perdu des parts de marché ces dernières années et plusieurs facteurs érodent sa compétitivité : le manque de diversification de ses débouchés et de ses produits, une faible valeur ajoutée et peu d’innovation dans les secteurs d’exportation », analyse Djibrilla Issa, chef d’équipe du projet à la Banque mondiale. « Le but de ce projet est d’aider la Tunisie à trouver un nouvel élan en dynamisant le secteur exportateur afin de dépasser le modèle actuel consistant à assembler des produits pour le compte de sociétés étrangères et de faire en sorte que les entreprises tunisiennes exportent directement leurs biens et services dans un plus grand nombre de marchés ».

Intitulée Troisième projet de développement des exportations, l’initiative de la Banque se monte à 50 millions de dollars et s’adresse à trois grands groupes d’intervenants : les entreprises privées et les investisseurs des secteurs exportateurs ; les organismes publics et privés qui jouent un rôle de premier plan dans le cadre de l’activité économique ; les travailleurs et les employés potentiels des entreprises privées.

Le projet comprend quatre composantes majeures. La première vise à accroître la compétitivité des exportations tunisiennes en améliorant la logistique des échanges commerciaux et en simplifiant les procédures douanières et les mécanismes de compensation.

La deuxième composante a pour objectif d’améliorer l’accès aux marchés, surtout au profit des petites et moyennes entreprises, en fournissant un appui au Centre de promotion des exportations de la Tunisie et en renforçant ses capacités. Ce soutien passera notamment par la mise en œuvre de deux mesures essentielles à la diversification des débouchés tunisiens au Maghreb et en Afrique subsaharienne : la fourniture d’informations et de services de formation aux entreprises susceptibles de travailler pour l’exportation ; le renforcement du secteur tunisien des services de conseil à l’exportation.

La troisième partie du projet consiste à faciliter l’accès des entreprises exportatrices aux financements des banques commerciales en leur accordant des garanties partielles de crédit.

Enfin, la quatrième composante a pour but d’aider les sociétés tunisiennes à produire des biens présentant davantage de valeur ajoutée et à les exporter vers de nouveaux marchés. Des réglementations et des mécanismes seront mis en place pour protéger les produits tunisiens : renforcement des droits de propriété intellectuelle ; création de dispositifs de traçage ; soutien aux entreprises exportatrices pour les aider à obtenir les agréments et certificats correspondant à leurs produits et services ; etc.

Le projet sera mis en œuvre par le ministère tunisien du Commerce et de l’Artisanat.

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La Banque mondiale a revu à la hausse ses prévisions pour le taux de

La Banque mondiale a revu à la hausse ses prévisions pour le taux de croissance économique que réalisera la Tunisie entre 2014 et 2016, et ce dans un rapport sur les perspectives économiques mondiales rendu public, ce mercredi 11 juin 2014.

En effet, la BM a estimé que le taux de croissance économique de la Tunisie sera de l’ordre de 2.7% contre 2.5% en janvier 2014.

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Une convention de prêt de 72

Une convention de prêt de 72,6 millions d’euros, soit près de 145 millions de dinars au profit du programme de promotion des petites et moyennes entreprises (PME) sera signée jeudi, 22 mai 2014, entre le ministre de l’Economie et des Finances, Hakim Ben Hammouda et la représentante de la Banque mondiale à Tunis, Elene Murey, apprend Africanmanager.

La convention sera signée au siège du ministère du Tourisme et en la présence de Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et Jamel Belhaj, directeur général de la Caisse des dépôts et des consignations (CDC).

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La Tunisie et la Banque Mondiale (BM) ont signé

La Tunisie et la Banque Mondiale (BM) ont signé, mardi, un PV de négociations relatif au financement du projet de gestion durable des oasis. Le coût total de ce projet est estimé à 6 millions de dollars.

Le projet cible 6 oasis pilotes à savoir l’oasis Nouil (Kébili), Zarat (Gabès), Ktar (Gafsa), outre les oasis de Tamaghza, Chbika et Midas (Tozeur).

La date de démarrage effectif du projet dont la réalisation s’étalera sur 5 ans (2014/2019) a été fixée pour le 11 juin 2014. Le financement du projet est assuré par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) à hauteur de 5760 mille 730 dollars sous forme de don, outre 320 mille dollars assurés par le trésor public tunisien.

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