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Les pertes de la capitalisation de la bourse de Tunis

Les pertes de la capitalisation de la bourse de Tunis, cumulées depuis la fin de l’année 2010 jusqu’à ce jour, ont atteint environ 1700 millions de dinars, a indiqué à Africanmanager, Mohamed Bchiou, PDG de la Bourse de Tunis, en marge d’une rencontre, tenue , ce mardi, 26 novembre 2013, au siège de la Bourse. Ces pertes sont dues principalement aux événements qu’a connus la Tunisie depuis la Révolution, a expliqué Mohamed Bchiou, citant l’attaque contre l’ambassade américaine à Tunis, l’assassinat des martyrs Mohamed Brahmi et Chokri Belaid, et plus récemment les événements de Jbel Chaâmbi. Et d’ajouter que la Bourse peine à renouer avec les chiffres de l’année 2010, et que malgré l’introduction en bourse de 11 sociétés entre les années 2012/2013, la reprise n’est pas encore amorcée. Notons que 5 entreprises ont achevé les procédures de leur introduction en bourse alors que 4 autres dossiers sont en phase d’étude.

Le PDG de la bourse a évoqué, également, le recul des investisseurs étrangers sur le marché financier de la bourse, soulignant que cela n’est pas une surprise pour lui , puisque les Tunisiens affichent aussi des réticences vis-à-vis de la bourse. Et de souligner que la contribution des étrangers à la bourse est, aujourd’hui, insignifiante et ne draine que quelques dizaines de mille dinars. A noter que, durant la dernière décennie, la contribution des étrangers à la capitalisation de la bourse a été d’environ 15% du taux quotidien moyen, alors qu’aujourd’hui, le taux ne dépasse pas les 5%.

Il a précisé, sous un autre angle, que les indices de la bourse ont reculé à cause des tiraillements politiques et sociaux qu’a connus la Tunisie depuis la Révolution, faisant savoir que deux mois après le 14 janvier 2011, l’indice de la bourse a reculé de plus de 20% pour conclure l’année avec un recul de près de 8%. En 2012, une légère reprise a été ressentie mais perdu après les événements de l’ambassade américaine à Tunis. En 2013, avec l’assassinat de Brahmi et Belaid, et les événements de Chaâmbi, la bourse a perdu tout ce qu’elle a gagné, a-t-il dit.

Il n’en demeure pas moins que, malgré ce recul, le PDG de la bourse a affiché son optimisme quant à l’avenir de la bourse étant donné que la bourse pourrait connaître une amélioration avec l’introduction en bourse de Tunisiana ou encore de Tunisie Telecom qui vont permettre la mobilisation pour chacune, entre 500 ou 600 millions de dinars.

Il a ajouté que la Tunisie a besoin d’une volonté politique forte quel que soit le gouvernement en place, pour pouvoir introduire en bourse les sociétés publiques ou même une partie du capital. L’objectif, selon lui, est d’alléger le fardeau sur le budget de l’Etat et d’assurer une bonne gouvernance dans ces sociétés.

De son côté, le ministre des Finances, Elyès Fakhfakh, a précisé que la capitalisation boursière du marché de la bourse doit atteindre 50% du PIB du pays. Et d’ajouter que l’Etat n’épargne aucun effort pour introduire en bourse les sociétés confisquées .

Rappelons que la capitalisation boursière du marché de la bourse est passée de 15,8 milliards de dinars en 2012 contre 14,4 milliards de dinars à fin 2011, soit un accroissement de 1,4 milliards de dinars pour représenter 23,7% du PIB.

Concernant le sujet principal de cette rencontre, la Bourse de Tunis a annoncé la première introduction à la cote officielle d’une société confisquée, la société City Cars. Cette introduction porte le nombre de sociétés cotées à 68.

L’introduction de City Cars au marché principal de la Bourse a été réalisée à la suite d’une ouverture du capital à hauteur de 30%, par la cession de 4 millions cinquante mille actions, diffusées au moyen d’un placement global et d’une Offre publique à Prix Ferme au prix unitaire de 10,950 dinars. En choisissant la cession en Bourse, l’Etat a cédé sa participation dans City Cars à sa juste valeur et levé 44.3 MD, tout en ouvrant à cette dernière les portes du marché pour financer son expansion. La demande exprimée pour l’OPF a représenté environ 2,5 fois la quantité d’actions offertes et a attiré 5177 nouveaux actionnaires. Le placement global a été souscrit par 38 investisseurs. Avec les 13,5 millions d’actions qui composent le capital de la société, la capitalisation boursière de City Cars s’élève à 148MD.

Khadija Taboubi

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Les pertes de la capitalisation de la bourse de Tunis

Les pertes de la capitalisation de la bourse de Tunis, cumulées depuis la fin de l’année 2010 jusqu’à ce jour, ont atteint environ 1700 millions de dinars, a indiqué à Africanmanager, Mohamed Bchiou, PDG de la Bourse de Tunis, en marge d’une rencontre, tenue , ce mardi, 26 novembre 2013, au siège de la Bourse. Ces pertes sont dues principalement aux événements qu’a connus la Tunisie depuis la Révolution, a expliqué Mohamed Bchiou, citant l’attaque contre l’ambassade américaine à Tunis, l’assassinat des martyrs Mohamed Brahmi et Chokri Belaid, et plus récemment les événements de Jbel Chaâmbi. Et d’ajouter que la Bourse peine à renouer avec les chiffres de l’année 2010, et que malgré l’introduction en bourse de 11 sociétés entre les années 2012/2013, la reprise n’est pas encore amorcée. Notons que 5 entreprises ont achevé les procédures de leur introduction en bourse alors que 4 autres dossiers sont en phase d’étude.

Le PDG de la bourse a évoqué, également, le recul des investisseurs étrangers sur le marché financier de la bourse, soulignant que cela n’est pas une surprise pour lui , puisque les Tunisiens affichent aussi des réticences vis-à-vis de la bourse. Et de souligner que la contribution des étrangers à la bourse est, aujourd’hui, insignifiante et ne draine que quelques dizaines de mille dinars. A noter que, durant la dernière décennie, la contribution des étrangers à la capitalisation de la bourse a été d’environ 15% du taux quotidien moyen, alors qu’aujourd’hui, le taux ne dépasse pas les 5%.

Il a précisé, sous un autre angle, que les indices de la bourse ont reculé à cause des tiraillements politiques et sociaux qu’a connus la Tunisie depuis la Révolution, faisant savoir que deux mois après le 14 janvier 2011, l’indice de la bourse a reculé de plus de 20% pour conclure l’année avec un recul de près de 8%. En 2012, une légère reprise a été ressentie mais perdu après les événements de l’ambassade américaine à Tunis. En 2013, avec l’assassinat de Brahmi et Belaid, et les événements de Chaâmbi, la bourse a perdu tout ce qu’elle a gagné, a-t-il dit.

Il n’en demeure pas moins que, malgré ce recul, le PDG de la bourse a affiché son optimisme quant à l’avenir de la bourse étant donné que la bourse pourrait connaître une amélioration avec l’introduction en bourse de Tunisiana ou encore de Tunisie Telecom qui vont permettre la mobilisation pour chacune, entre 500 ou 600 millions de dinars.

Il a ajouté que la Tunisie a besoin d’une volonté politique forte quel que soit le gouvernement en place, pour pouvoir introduire en bourse les sociétés publiques ou même une partie du capital. L’objectif, selon lui, est d’alléger le fardeau sur le budget de l’Etat et d’assurer une bonne gouvernance dans ces sociétés.

De son côté, le ministre des Finances, Elyès Fakhfakh, a précisé que la capitalisation boursière du marché de la bourse doit atteindre 50% du PIB du pays. Et d’ajouter que l’Etat n’épargne aucun effort pour introduire en bourse les sociétés confisquées .

Rappelons que la capitalisation boursière du marché de la bourse est passée de 15,8 milliards de dinars en 2012 contre 14,4 milliards de dinars à fin 2011, soit un accroissement de 1,4 milliards de dinars pour représenter 23,7% du PIB.

Concernant le sujet principal de cette rencontre, la Bourse de Tunis a annoncé la première introduction à la cote officielle d’une société confisquée, la société City Cars. Cette introduction porte le nombre de sociétés cotées à 68.

L’introduction de City Cars au marché principal de la Bourse a été réalisée à la suite d’une ouverture du capital à hauteur de 30%, par la cession de 4 millions cinquante mille actions, diffusées au moyen d’un placement global et d’une Offre publique à Prix Ferme au prix unitaire de 10,950 dinars. En choisissant la cession en Bourse, l’Etat a cédé sa participation dans City Cars à sa juste valeur et levé 44.3 MD, tout en ouvrant à cette dernière les portes du marché pour financer son expansion. La demande exprimée pour l’OPF a représenté environ 2,5 fois la quantité d’actions offertes et a attiré 5177 nouveaux actionnaires. Le placement global a été souscrit par 38 investisseurs. Avec les 13,5 millions d’actions qui composent le capital de la société, la capitalisation boursière de City Cars s’élève à 148MD.

Khadija Taboubi

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