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Les finances publiques de la Côte d’Ivoire se portent bien, au point que le gouvernement peut s’autoriser à augmenter de 352 milliards de F CFA (536,6 millions d’euros) le budget 2016. Une loi de finances rectificative, qui a été approuvée hier mercredi 07 septembre, va être soumise prochainement au Parlement, a fait savoir le gouvernement.

In fine, le budget 2016 va passer de 5 813 milliards de F CFA à 6 165 milliards de F CFA (9,4 milliards d’euros). L’an dernier, les autorités avaient annoncé un budget 2016 en progression de +12 % à 5 873 milliards de F CFA, à l’arrivée les députés ont validé un document dont le chiffre était légèrement inférieur. Mais avec cette nouvelle loi de finances, la marge de manoeuvre du gouvernement en termes de dépenses publiques sera sensiblement plus importante.

La requête du gouvernement ivoirien reflète la « conjoncture actuelle », ont déclaré les autorités d’Abidjan, qui n’ont pas souhaité en dire plus sur l’affectation de cette rallonge budgétaire. Elles se sont bornées à déclarer que les nouvelles ressources seront « consacrées aux investissements publics ».

Des performances soulignées par Moody’s

L’embellie en Côte d’Ivoire a été soulignée en août dernier par l’agence de notation Moody’s, en confirmant la note souveraine du pays (« Ba3 »). L’agence avait mis en avant la diversification progressive des niches d’investissement en Côte d’Ivoire, mises à part les filières très juteuses du cacao (première source de revenus à l’exportation) et du café, qui « demeurent les plus avancées tant en termes de valeur que de volume ».

La situation florissante de la Côte d’Ivoire est sans commune mesure avec les grands pays pétroliers du continent, tels que le Congo-Brazzaville et l’Angola, qui ont payé un lourd tribut à la fonte des cours mondiaux du brut. D’ailleurs ils ont dû tailler dans leurs budgets dernièrement. Pendant ce temps les deux poids lourds de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), le Sénégal et la Côte d’Ivoire, surfent sur une dynamique de la croissance. D’ailleurs avant Abidjan, Dakar avait porté à la hausse son budget de +377 millions d’euros.

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« Le premier grand défi du gouvernement de Youssef Chahed est le bouclage du budget 2016 », a affirmé Slim Besbes, ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), dans une interview accordée ce mercredi 31 août 2016 à Africanmanager.

Il a par ailleurs expliqué que Youssef Chahed doit tailler dans les dépenses et rétablir les équilibres financiers, surtout en ce qui concerne la charge relative à la masse salariale dans la fonction publique. Besbes a fait savoir que le déficit budgétaire atteindra 6,5% si le gap (2400 millions de dinars) n’est pas financé par des ressources extérieures.
« Il faut trouver des solutions pour maîtriser les dépenses et éviter une crise de dette publique », déclare-t-il.

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Finalement le projet de budget 2016 proposé au président nigérian, Muhammadu Buhari, est passé, rapporte l’agence Reuters. Le texte avait été soumis en décembre dernier, mais avait été retoqué pour cause de fautes grossières, approximations et autres hypothèses sur les prix du pétrole jugées farfelues. Tout cela a été soigneusement gommé, retapé et paraphé pour permettre à la première économie du continent de reprendre des couleurs, après des années de vaches maigres pour cause de chute des cours du pétrole. Les choses semblent plutôt bien parties avec un budget de 6 060 milliards de nairas (26,4 milliards d’euros), un bond en avant de +44% en comparaison avec la cagnotte de 2015, sous le mandat du précédent président, Jonathan Goodluck.

Buhari n’a pas l’intention de faire subir au pays une cure d’austérité, bien au contraire. Le budget 2016 prévoit une hausse de 20% des dépenses publiques. Cependant le gros du pactole sera affecté au financement de nouvelles infrastructures qui font défaut au Nigeria pour doper les investissements et gagner des points de croissance. Le pays, qui tire de l’or noir 70 % de ses recettes et 90 % de ses revenus en devises étrangères, a bien envie d’explorer d’autres horizons pour diversifier son économie et sortir enfin de l’éternel statut de pays émergent. En tout cas l’ambition est là, les moyens financiers aussi, on verra ce qui sortira de ce nouvel élan impulsé par le nouvel homme fort du Nigeria.

Des hypothèses plus réalistes…

Dans le budget signé par Buhari, l’hypothèse sur la production pétrolière est beaucoup plus réaliste avec 2,2 millions de barils par jour, au tarif moyen de 38 dollars le baril, a précisé Udoma Udo Udoma, ministre du Budget. Le gouvernement a préféré miser sur une hausse des recettes budgétaires qui n’auraient à priori aucun rapport avec le secteur pétrolier, jusqu’à +3 380 milliards de nairas contre 1 810 milliards en 2015.
Maintenant si les cours du pétrole venaient à remonter, le gouvernement ne bouderait pas son plaisir.

Le pays n’est pas tiré d’affaire

Les autorités ont intérêt à ce que leur potion magique fonctionne car le pays est bien mal en point avec la pire croissance depuis 1999, à peine +2,8% en 2015. Et que dire de l’inflation, qui atteint des sommets avec +12,8% le mois dernier et une fonte du flux des investissements étrangers. De l’aveu même du chef de l’Etat, le contexte économique actuel « est probablement la période économique la plus dure dans l’histoire » du Nigeria.
« En concevant le budget 2016, nous avons fait le choix d’une politique fiscale expansionniste (qui dégrade le solde public avec l’ambition d’accroître l’activité économique, ndlr), en dépit du recul très important des revenus du gouvernement tirés de l’export de pétrole », a confié Buhari à l’agence Reuters.

Mais il y aura de la casse avec cette politique économique, avec un déficit évalué à 2 200 milliards de nairas (9,5 milliards d’euros) en 2016, a affirmé Kemi Adeosun, ministre des Finances, après la promulgation du budget. Pour le résorber, pas d’autre choix que de s’activer sur le marché local et à l’international pour trouver de l’argent frais emprunté aux taux les plus bas. Enfin c’est ce que le gouvernement espère…

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