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Selon un article publié par le site « voaafrique », le Burkina Faso prévoit une production record de 40 tonnes d’or en 2016, grâce à l’ouverture de cinq nouvelles mines. Le ministre burkinabè de l’Energie, des Mines et des Carrières, Alpha Omar Dissa, a annoncé que « d’une production de 5,6 tonnes d’or en 2008, le Burkina Faso a exporté 36,5 tonnes en 2015. Il est attendu en 2016 (une production de) 39,6 tonnes ». Il s’exprimait à l’ouverture de la première édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) à Ouagadougou.

D’après la même source, le métal jaune a rapporté en 2015 168,41 milliards de francs CFA (environ 256 millions d’euros) contre 191 milliards de FCFA (291 millions d’euros) en 2012, selon les chiffres du ministère des Finances, les recettes variant en fonction des effets combinés du cours du dollar et du métal. Entre 2000 et 2016, les investissements directs étrangers du secteur minier ont atteint 1.200 milliards de francs CFA (environ 1,8 milliard d’euros) et plus de 10.000 emplois ont été créés grâce aux activités d’exploitation des mines industrielles.

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Luc Adolphe Tiao, le dernier chef du gouvernement du président Blaise Compaoré, chassé par une insurrection populaire en 2014 après 27 ans au pouvoir, a été inculpé d’assassinat et écroué hier vendredi, rapporte la chaîne britannique « BBC ».

Ce dernier est suspecté d’avoir ordonné le recours à la violence pour contrer les manifestants hostiles à la réforme de la Constitution. Au moins 30 personnes avaient été tuées par balle lors de l’insurrection populaire ayant chassé Blaise Compaoré après 27 ans au pouvoir, a ajouté la même source.

 

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Des jeunes musulmans d’Afrique en lutte contre les extrémismes se sont réunis à Ouagadougou au Burkina Faso. Plus de 240 jeunes, venus de huit pays de la sous-région, ont décidé de renforcer la sensibilisation des jeunes musulmans contre la radicalisation et l’extrémisme violent. Ils demandent par ailleurs aux différents gouvernements de jouer pleinement leur rôle en offrant des opportunités d’emploi et de formation aux jeunes afin d’éviter qu’ils tombent dans le piège des terroristes, rapporte le site « rfi.fr ».

D’après la même source, pour l’Organisation de la jeunesse musulmane en Afrique de l’Ouest (Ojemao), il faut aller « vite », car les terroristes et certains prédicateurs radicaux ont pris de l’avance. Au Niger par exemple, l’association des clubs de jeunes musulmans initie, depuis des années, des rencontres dans les écoles et les quartiers pour sensibiliser les jeunes sur les valeurs de paix, de développement et l’amour de la patrie, selon Seyni Ibrahim, le président national de cette association de jeunes musulmans : « Nous organisons des exposés sur l’islam, sur le comportement des jeunes, sur la relation parentale, le respect des parents. Et nous rencontrons les jeunes dans les quartiers et même dans les écoles coraniques pour dialoguer avec eux. Nous avons beaucoup de rencontres de formation pour expliquer, former les jeunes. »,

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Une équipe de l’Agence pour la promotion des exportations (APEX) du Burkina Faso effectue actuellement une visite en Tunisie, en prélude à l’organisation du Forum sur les emballages prévu du 27 au 29 septembre 2016 à Ouagadougou.

 Cette visite a pour objectif d’informer et de sensibiliser les industriels tunisiens fabricants d’emballages ou d’équipements d’emballage, les organismes de promotion du commerce afin de susciter leur participation au Forum.

La délégation de l’APEX a été reçue ce matin par Mme Aziza Htira, PDG du Cepex. L’entretien a permis d’examiner l’évolution des relations de coopération et d’amitié entre la Tunisie et le Burkina Faso et les moyens de renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays.

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La communauté internationale

Ce n’est pas l’ambition qui manque à la nouvelle équipe à la tête du Burkina Faso. Du moins à en croire ce qu’on lit et entend. De ce point de vue le Plan national de développement économique et social (PNDES), programmé pour 2016-2020 et que les autorités qualifient de « New Deal », est très parlant.

Le PNDES va être budgétisé à hauteur de 12 008 milliards de F CFA (environ 18,3 milliards d’euros), a dit hier mardi 10 mai la ministre de l’Économie, Rosine Sori-Coulibaly. C’est quasiment le double de ce qui a été injecté dans le précédent plan quinquennal, la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (Scadd), qui a démarré en 2011 avec 7 496 milliards de F CFA dans ses caisses. Il le faut si le président Roch Marc Christian Kaboré veut se donner une chance de tenir sa promesse électorale : Transformer structurellement l’économie burkinabé.

Avec le PNDES, les autorités escomptent +7, 3 % de croissance en moyenne sur la période 2016-2019, ce qui ramènerait le pays à ses performances de 2010-2012, une embellie stoppée net par la crise politique de 2014 qui a conduit au départ de Blaise Compaoré après 27 ans au pouvoir (1987-2014).

Mais la croissance avait commencé à s’essouffler un peu avant, en 2013, avec +3,6%. En 2014, c’est un peu mieux, même en plein chaos politique, avec +4% de croissance, d’après les données de la Banque mondiale. La tendance à la reprise se maintient en 2015, avec +5%. Toutefois cela ne préjuge pas de la possibilité pour le gouvernement de gagner plus de deux points de croissance dans le prochain quinquennat. Il y a du boulot !
En tout cas la ministre de l’Economie y croit. Pour elle cette dynamique de la croissance est bien la preuve que le monde des affaires, les partenaires techniques et financiers reprennent confiance, après l’agitation et l’instabilité engendrées par le coup d’État de septembre 2015 et les attentats de janvier dernier.

Quid des ressources pour financer le PNDES ?

Le gouvernement apporte les dernières retouches au PNDES, qui devrait être promulgué avant fin mai. Mme Coulibaly a déclaré qu’il faudra débourser 2 401 milliards de F CFA par an pour maintenir le cap. Au niveau des ressources propres pour financer ce plan, il semble que les choses aient plutôt bien avancé. La ministre a déclaré qu’au 31 mars dernier, les régies de recettes de l’État avaient encaissé 272,07 milliards F CFA, c’est nettement mieux que les prévisions qui tablaient sur 247, 83 milliards de F CFA à la même période. A signaler que le dernier rapport en la matière publié par le ministère burkinabè des Finances a trait à l’année 2012 et qu’elle évoque 1 276 milliards de F CFA de revenus globaux pour l’État.

Mme Coulibaly a déclaré que le gouvernement se tournera vers les émissions d’obligation de trésor pour lever 180 milliards de F CFA en 2016 ; une conférence des bailleurs de fonds est également prévue.

Le gouvernement a imaginé des combinaisons pour booster les secteurs, comme par exemple créer une synergie entre l’agriculture et l’agroindustrie pour transformer sur place les produits locaux. « Par là, nous visons la transformation structurelle de l’économie en créant plus d’emplois. Il nous faut une vraie administration de développement au service de la production économique », a déclaré la ministre de l’économie.

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Le marché de  construction et de bitumage de la route Dédougou-Tougan au centre-ouest du Burkina Faso a été remporté par le groupe tunisien Soroubat, spécialisé dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, annonce le ministère burkinabé ministère en charge des infrastructures cité par apanews.

Son offre suite à l’appel d’offres international est de  23,6 milliards de FCFA (environ 82 millions de dinars). Le reliquat du financement est assuré par le budget national. Pour financer cette route longue de 91 Km ce projet, le Burkina Faso a bénéficié d’un appui à hauteur de 20 milliards de FCFA (70 millions de dinars) de la Banque islamique de développement (BID).

Le projet devrait contribuer à l’essor des échanges économiques entre le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Mali.

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Le nouveau président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, n’a pas tardé à secouer le cocotier, comme il l’avait promis du reste pendant sa campagne électorale. L’audit qu’il avait commandé sur le gouvernement de transition et qui a été élaboré par l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC0, un organe public) a livré ses conclusions ce week-end, et elles sont sans appel, rapporte l’AFP, qui a eu une copie de ce rapport. Le gouvernement de transition, piloté par le général Isaac Yacouba Zida, a commis de nombreuses « irrégularités », surtout le « recours abusif à l’entente directe pour les commandes publiques », le « non-respect de la réglementation des achats publics dans l’exécution de la commande publique » dans l’administration publique pendant la transition. C’est du lourd ! Notamment pour un gouvernement dont on attendait un grand de balai après les turpitudes du long règne de Blaise Compaoré (de 1987 à 2014).

Les dérives portent sur 63,1 milliards de francs CFA (environ 96 millions d’euros) au total, ce qui représente 55,33% de tout ce qui est dépensé pour les commandes publiques passées pendant cette phase de transition, laquelle a commencé en octobre 2014 et s’est achevée en décembre 2015 après l’élection présidentielle. Pendant ce laps de temps, les autorités ont « massivement » procédé par des appels d’offres restreints, une violation totale des règlements en vigueur. Ce chiffre est nettement supérieur à « la norme » régionale de « 15% » déterminée par l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et « traduit un recours abusif aux procédures exceptionnelles ».

Un Premier ministre grand seigneur…

« Cette situation a pour conséquence des risques élevés de collusion, de corruption, d’enrichissement illicite et de gaspillage des ressources budgétaires », dénonce le rapport. Il pointe du doigt également « l’existence de nombreuses dépenses sans pièces justificatives » ou des « pièces justificatives irrégulières ».

Le rapport a chargé la barque de l’ex-Premier ministre de la transition et dix-huit membres de son gouvernement, leur entourage. Ils sont accusés d’avoir mis la main sur des lots de terrain dans le quartier chic de Ouaga2000 (sud de la capitale), une transgression tangible de la législation.
Cette enquête vient alourdir le dossier de Zida, dont le nom est jeté sur la place publique depuis plusieurs semaines pour cause d’enrichissement illicite et de blanchissement d’argent. Le mois dernier, le président Kaboré, qui s’est engagé à débarrasser le pays de la corruption, a annulé sa décision de nommer l’ex-Premier ministre au poste très prestigieux et très sensible d’ambassadeur à Washington.

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Le nouvel exécutif burkinabè, en place depuis le 29 décembre 2015, est allé vite et fort en s’attaquant à un gros morceau : Le secteur minier, le plus lucratif du pays.  Le président de la République, Roch Marc Christian Kaboré, a fait savoir récemment qu’il a mis à plat le système d’attribution des concessions pour en bâtir un autre plus transparent et plus profitable aux caisses publiques. Résultat des courses : 316 permis de recherche ont été annulés, sur un total de 731, avec pour objectif de nettoyer le secteur et de laisser la place à de nouveaux investisseurs.

C’est une mini révolution dans un pays où le gouvernement n’a jamais pu disposer d’une carte géologique où il y a un nom clairement identifié derrière chaque permis. Mais l’opération ne se limite pas à ça, les orpailleurs artisanaux sont également dans le collimateur des autorités. 368 permis d’exploitation ont été supprimés. Il se dit que les mines artisanales sont la cause de l’exportation illégale de plusieurs tonnes d’or par an, une matière qui va enrichir les intermédiaires et les marchés extérieurs, alors que le Burkina Faso se débat dans une pauvreté et un sous-développement chroniques. Une ONG suisse avait évalué à sept tonnes la production artisanale exfiltrée clandestinement du pays, causant un manque à gagner fiscal d’environ de 3,5 milliards de FCFA (5,35 millions d’euros).

Le secteur aurifère pèse lourd au Burkina, avec plus de 5700 emplois directs. Depuis cinq ans, l’or s’est même hissé à la première place à l’exportation, suivi du coton. Le métal jaune occupe 12 % du produit intérieur brut et représente à peu près 20 % des recettes fiscales de l’État, d’après la Chambre des Mines. L’an dernier, les huit mines d’or du pays avaient sorti 36,35 tonnes d’or pour des rentrées d’argent estimées à 168,41 milliards de F CFA.

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