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A fin juin 2016, le résultat net de cette société immobilière cotée sur la bourse de Tunis était déficitaire de plus de 1 MDT, une perte qui a plus que doublé par rapport à la même période de 2015 (-492.693 DT). Dans le rapport de ses Commissaires aux Comptes (CC), il est noté ceci : «nous avons eu connaissance de l’existence d’irrégularités commises par l’ancien DG lors des années 2011, 2012 et 2013. La SITS a introduit 3 plaintes auprès du Procureur de la République du Tribunal de 1ère instance de Tunis, en dates du 16 juin 2016, du 30 juin 2016 et d’août de la même année. Et il s’est avéré que les sommes soustraites la personne objet de la plainte est de 300 mille DT».

Depuis, l’ancien DG égyptien a été démis, remplacé par un des petits actionnaires tunisiens et fait l’objet d’enquêtes judiciaires avec interdiction de quitter le territoire. Au 30 septembre 2016, la société où sont actionnaires deux sociétés saoudiennes, une banque tunisienne et d’autres sociétés privées tunisiennes, n’a rien publié pour ses actionnaires.

Nous avons-nous-mêmes essayé d’en savoir plus auprès de la nouvelle direction qui refuse de communiquer sur ce qui s’y passe, au mépris de ses actionnaires et contrairement à toutes ses obligations envers ces actionnaires.

  • Conflit d’administrateurs en cours

Les informations dont nous disposons, de sources très proches du dossier, disent qu’il y a des bisbilles depuis quelque temps entre les principaux actionnaires depuis le départ forcé de l’ancien DG et sa convocation par la justice tunisienne.

Selon nos informations aussi, l’ancien président du conseil d’administration voudrait reprendre sa place après avoir une première fois présenté sa démission, de manière officielle en juin dernier, suite au départ de l’ancien DG. Le Saoudien, dont les voitures de luxe (dont une Mercedes à 430 mille DT utilisée une fois par semaine) qui étaient mises à sa disposition par l’ancienne direction avaient été vendues, voudrait aussi un réaménagement des bureaux de la société pour se faire construire une aile nouvelle spéciale pour lui-même.

Cette tentative de reprise de contrôle de la SITS (Entreprise de droit tunisien où l’ancien DG était égyptien, le contrôleur des finances soudanais et le président saoudien) par le biais d’une «entourloupe» administrative (on n’en dira pas plus, l’affaire étant en justice) ferait suite à un vice de forme de la réunion d’un des conseils d’administration de l’entreprise.

L’entourloupe ayant été découverte, les actionnaires saoudiens auraient essayé de faire des interventions, tant au niveau des affaires que diplomatique et même politique, pour faire pencher la balance du côté de leurs avis et pour reprendre l’entreprise sous leur gestion directe alors qu’ils ne sont pas majoritaires dans le capital de l’entreprise (52 % du capital est tunisien).

  • Des pratiques, peu commerciales !

De source officielle au CMF, on nous indique qu’il s’agit d’un «simple conflit entre actionnaires sans aucune incidence sur la marche de l’entreprise, mais que la société fonctionne de façon normale et ses projets avancent aussi de façon normale».

  • Vendre ce qui est encore en garantie est-il normal ?

Entretemps, la SITS, qui a de lourds arriérés à payer à son principal créditeur – la Stusid Bank – et qui ne sont pas nouveaux mais connus depuis des années, continuait une certaine pratique, loin d’être commerciale. La SITS continue en effet, au moins jusqu’à fin 2015 selon le rapport des CC (Voire notre tableau ci-haut), à vendre des appartements dans des résidences déjà données en garantie aux banques.

Les recettes étant utilisées pour rembourser des créditeurs autres que la Stusid (Cela est notamment valable pour la résidence «Chatt El Kantaoui» à Sousse. La situation de la SITS avec ses créanciers a peut-être entretemps changé, mais la société n’a jamais communiqué sur ce sujet), la société immobilière restait endettée et ne pouvait donner la main levée et terminer le processus des titres de propriété. Même si la pratique ne serait pas complètement illégale selon certains, il n’en demeure pas moins vrai qu’en cas de problème, c’est la banque qui a la main pour vendre en cas de besoin, les biens demeurant encore en garantie malgré leur achat par des particuliers. Cela explique pourquoi un très grand nombre des acheteurs, au moins de cette résidence (Pas d’informations pour les autres, l’entreprise refusant toute communication à ce sujet), n’arrivaient pas à avoir leurs titres de propriété définitif, de longues années après l’enregistrement légal de leurs actes d’achat auprès de la société immobilière.

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Le marché principal de la cote de la Bourse a un nouveau venu : La société Meubles Intérieurs. Le Conseil d’administration de la BVMT a donné son aval lors de la réunion du 07 décembre 2016. Ce sont donc 4 213 360 actions de nominal un dinar chacune, le capital actuel de la société, qui vont venir grossir les rangs de la Bourse, qui en a bien besoin en ce moment avec une neuvième séance d’affilée dans le rouge.

A noter que 1 521 023 actions vont être cédées, ce qui représente 36,1% du capital social et que l’opération a été confiée à l’intermédiaire en Bourse Mena Capital Partners.

Enfin sachez que Meubles Intérieurs a vu le jour en 1984 et qu’il est le N°1 du mobilier de bureau et de l’aménagement des espaces de travail en Tunisie.

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La 1ère des banques tunisiennes vient de prendre l’initiative de lancer un nouvel indice pour le marché boursier tunisien. Appelé TBI (Tunisian Bond Index), il s’adresse exclusivement au marché des obligations, lancées aussi bien par les entreprises que par l’Etat sous forme d’emprunts obligataires ou de bons de trésor divers. Un marché de la dette, qui pèse en Tunisie 15 milliards DT, entre Corporates et Etat.

C’est dire toute l’importance de réguler ce marché dont la valorisation ne tient nullement compte de la fluctuation des prix et de la conjoncture. «Malheureusement, ce marché est valorisé au cours historique et ne tient nullement compte de la variation des taux et de la maturité des émissions de l’Etat», fait remarquer Bilel Sahnoun, DG de la BVMT (Bourse de Tunis). Or, les institutionnels, banques et assurances notamment, détiennent 90 % des obligations émises en Tunisie.

«L’objectif du TBI est de mesurer la performance des titres souverains avec un encours suffisamment significatif assurant une bonne liquidité sur le marché. Pour la valorisation des bons, la courbe des taux du marché primaire publiée par le CMF a été choisie comme référence. Trois principes structurant ont été respectés pour la construction de l’indice : la représentativité des indices, leur homogénéité et la transparence. Ces principes font des indices des outils transparents, évolutifs et facilement utilisables par les gérants», disent les initiateurs de cet indice que sont la BIAT et la BMCE (Banque marocaine du commerce extérieur), où ce genre d’indice existe déjà depuis des années.

  • Voici pourquoi l’indice de la Biat n’est pas le bienvenu !

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Une séance de présentation de ce nouvel outil boursier et d’explication de son élaboration a été organisée mardi 6 décembre 2016, pour les professionnels de la place financière tunisienne. Une séance qui a été pourtant marquée par une certaine méfiance, sinon une méfiance certaine, des professionnels tunisiens fortement présents au siège de la banque. Le sentiment de suspicion et de méfiance a en effet plané sur toutes les interventions.

Et alors qu’un représentant du CMF (Conseil du Marché Financier) s’abstenait de répondre à une question sur la position du régulateur du marché boursier (il nous dira en aparté qu’il faudra une autorisation du CMF pour ce genre d’indice). Un autre officiel nous indique, lui aussi en aparté, que «le problème est peut-être dans la dénomination (Ndlr : Tunisian Bon Index) qui pourrait signifier qu’il est officiel, alors qu’il est fait par une banque» et de surcroit privée, selon notre propre sentiment. L’initiative de la BIAT et de la BCME prend en tout cas de court «Tunisie Clearing » et la BCT qui en prépareraient une. Contactée par le DG de la Biat, comme il le dira lui-même, la Banque centrale lui conseillera la courbe de Tunisie Clearing, celle justement que le TBI contourne.

  • Et pourtant … !

 Le même DG de la BVMT nous a auparavant indiqué que «c’est une excellente initiative. On en a besoin parce qu’il faut aller vers une valorisation du marché obligataire avec une courbe de taux. Malheureusement cette valorisation se fait aujourd’hui au cours historique. Je pense que cet indice pourrait raisonner le Trésor public dans ses émissions avec une flambée des taux qui n’est pas justifiée». Il se rebiffe pourtant pour ajouter que «Elle est privée et ce n’est pas une référence pour le marché aujourd’hui», ce qui confirme, encore une fois, le malaise devant ce nouvel indice du marché obligataire tunisien.

Adel Grar, président de l’AIB (Association des Intermédiaires en bourse), encourage lui aussi l’initiative BIAT –BMCE. «Elle permet de moraliser le Trésor dans ses émissions. Et Dieu sait qu’il n’est pas discipliné» a-t-il dit. Selon lui «l’initiative est privée et peut s’imposer, même si elle n’a pas l’ambition d’être officielle. La courbe du CMF est en train d’être abandonnée au profit d’autres outils. On en a parlé au CMF», conclut Grar, qui confirme ainsi, malgré son encouragement personnel, le silence méfiant du Régulateur, l’autorité officielle du marché.

Le directeur général de la Bourse confirme ce malaise et l’explique à Africanmanager. «Aujourd’hui, l’envolée des taux sur le marché de la dette [Ndlr : Une dette publique, souveraine, qui fait le bonheur de plus d’une banque en bénéfices] fait que, si on utilise ce type d’indice [TBI] sur les portefeuilles des opérateurs, les détenteurs, banques ou Sicav, seraient obligés de constater une provision. Et là, ça peut être mauvais pour l’épargnant». Tout est dit !

 

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Le Groupe MIP prépare son entrée au Sénégal au travers d’une régie d’affichage urbain « MIP Sénégal » avec l’implantation

En date du 22 juillet 2016, l’administration fiscale a notifié à la société «MIP» (Maghreb International Publicité)  les résultats de contrôle fiscal approfondi portant sur les exercices 2012 à 2014 et lui réclamant le paiement d’une somme de 805 950 DT. La société s’est opposée à cette taxation.

Quelques jours après cette notification, au début du mois d’août 2016, il y a eu cession d’un bloc de contrôle dans le capital de la société « MIP ». Les anciens actionnaires majoritaires, Hedi & Mahdi Cheriha père et fils, ont vendu leurs participations aux sociétés « Lawhat Tunisie» et «Yellow Spirit SAL Holding » qui détiennent conjointement 66,35% du capital actuel de la société.

La société avait déjà fait l’objet, au cours de l’exercice 2009, d’un contrôle fiscal approfondi. Ce contrôle s’est dénoué par une taxation d’office d’un montant de 211 825 DT. La société s’est opposée à cette taxation. Elle a perdu le procès en première instance. La société a signé une reconnaissance de dette au titre de ce redressement afin de bénéficier de la dernière amnistie fiscale, notamment en matière d’abattement des pénalités de retard. Le montant payé à ce titre au 30 juin 2016 s’élève à 160 834 DT.

Les Commissaire aux Comptes de la société indiquent par ailleurs dans leur dernier rapport sur les états financiers intermédiaires du 1er semestre 2016 que « la société MIP connait actuellement des difficultés de trésorerie qui ont engendré des retards de paiement de ses diverses dettes et ce malgré : -Le déblocage en date du 2 août 2016 du montant de deux millions de dinars qui étaient placés auprès de l’Amen BANK. Cette somme a servi principalement au règlement des impayés des différentes banques. -Le soutien financier apporté jusque-là par les nouveaux actionnaires qui ont avancé à la société «MIP» des sommes dépassant le montant d’un million de dinars. Par ailleurs, nous vous informons qu’à la date de remise du présent rapport, l’assemblée générale ordinaire de la société « MIP » relative à l’exercice 2015 ne s’est pas encore tenue ».

Notons encore que le 1er semestre 2016 s’était terminé par un résultat déficitaire de plus de 1,773 MDT, plus que le double de celui de la même période de l’exercice 2015 et qui a déjà dépassé, en 6 mois, tout le résultat tout aussi déficitaire de l’exercice 2015.

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La compilation des indicateurs d’activité trimestriels au 31 décembre 2015 publiés par les sociétés cotées  fait ressortir des indicateurs, plutôt positifs. Des indicateurs dans un trend qui se poursuit haussier, de manière antinomique par rapport à la baisse d’une croissance qui frise la récession, une  hausse   à la limite, presqu’en déphasage avec la situation de crise que vit l’économie tunisienne.

C’est, en effet, d’abord une hausse du revenu global des sociétés cotées pour l’année 2015 de 3,5% par rapport à l’année 2014 avec une évolution positive des revenus de 54 sociétés cotées contre 24 baisses.

Dans une analyse de l’évolution des revenus des sociétés cotées sur la bourse de Tunis, la BVMT fait remarquer que «le produit net bancaire (PNB) des 11 banques cotées a progressé de 6,5% au cours de l’année 2015 par rapport à l’année 2014. L’indice sectoriel des banques a, pour sa part, gagné 1,37% depuis le début de l’année. Coté leasing, les revenus nets des entreprises du secteur qui sont cotées en bourse,  8 sociétés de leasing cotées ont progressé de 12,9% en 2015 par rapport à 2014 pour passer de 253,7 millions de dinars à 286,4 millions de dinars».

  • Les bien portants…

Côté distribution, l’analyse de la bourse de Tunis constate que «le revenu global des deux (02) grandes enseignes de la distribution cotées en bourse (Magasin  Général et Monoprix) a progressé de 8,2% en 2015 par rapport à 2014 pour passer de 1 262,6 millions de dinars à 1 366,2 millions de dinars. Toujours dans la distribution, mais automobile, les quatre concessionnaires automobiles cotés (Artes, City Cars, Ennakl & UADH) ont vu leur chiffre d’affaires global augmenter d’environ 13% pour passer de 875,5 millions de dinars à environ 989 millions de dinars».

Analysant, uniquement par le chiffre il faut dire, les revenus des trois grands groupes opérant dans l’agroalimentaire  (PGH, Délice Holding & SFBT), la BVMT indique qu’il «ont progressé de 5,4% pour passer de 2 596,4 millions de dinars à 2 736,9 millions de dinars».

Cette lecture par secteur, indique que «6 secteurs ont enregistré une hausse des revenus en 2015 par rapport à 2014. Le secteur des Télécommunications a réalisé la meilleure progression au niveau des revenus, soit +19,4%, suivi par le secteur du Pétrole et Gaz (+8,2%) et celui des Sociétés Financières (+6,9%). Trois secteurs, dont  principalement  le secteur des Matériaux de Base avec une baisse, ont réalisé des performances négatives, indique encore la BVMT. Huit sous-secteurs ont réalisé des performances positives en 2015 par rapport à 2014. Les meilleures performances sont revenues aux sous-secteurs Services Financiers (+12,1%), Produits Ménagers et de Soins (+12%) et Distribution (+10,5%).

  • Et quelques mal portants !

Malheureusement sans autre analyse approfondie qui dirait le pourquoi de la chose, la BVMT pousse son analyse par sous-secteurs. Elle indique ainsi que «les sous-secteurs qui ont réalisé des performances négatives en 2015 par rapport à 2014, sont les voyage et loisirs (-23%), suivi par celui des Médias (-11,2%) et de la Chimie (-8,8%)». Pour le premier, il suffirait de regarder la crise qui agite toujours tout le secteur hôtelier et pour le second, il n’y a qu’à regarder la situation d’Alkimia (lire notre article)

Les plus fortes hausses de revenus ont été réalisées par Tawasol Group Holding (+49,6%), Cellcom (+28,8%) & ICF (+28,7%). Les plus fortes baisses de revenus ont touché Simpar qui l’explique (-47,5%), Essoukna (-38,2%) & Placements de Tunisie Sicaf (-25,3%).

Sept indices sectoriels ont enregistré des performances positives en 2015 dont les meilleures ont concerné les Produits Ménagers et de Soins (+21,88%), les Services Financiers (+11,17%), l’Agro-alimentaire et Boissons (+10,67%) et les Biens de Consommation (+10,35%).

Parmi les six indices sectoriels ayant enregistré des performances négatives en 2015, celui du Bâtiment et Matériaux de Construction a accusé la plus forte baisse (-35,22%), une baisse qui est en lien avec celui de la promotion immobilière que nous expliquons dans notre analyse suivi par celui des Industries (-30,37%) qui subissent depuis la révolution les revers des mouvements sociaux de touts genres, l’Automobile et Equipementiers (-28,29%) et les Matériaux de Base (-23,06%).

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INTERVIEW

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Dans une interview exclusive avec Africanmanager ce mercredi 18 janvier, le porte-parole de la Direction générale des prisons et de la rééducation, Kaïs Soltani,...

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