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Les efforts consentis par la Tunisie et les pays du voisinage pour aider les parties libyennes à trouver une solution politique à la crise en Libye ont été au centre de l’entretien qu’a eu lieu jeudi le président Béji Caid Essebsi avec le président du parlement libyen Aguila Salah Issa.
Ce dernier effectue une visite de travail en Tunisie à l’invitation de son homologue Mohamed Ennaceur.
Caid Essebsi a expliqué, dans ce cadre, que l’initiative tunisienne visant à régler la crise libyenne a pour objectif d’aider toutes les parties libyennes et de les encourager au dialogue et au consensus nécessaires au service de la Libye, de la Tunisie et des pays du voisinage.
Il a ajouté que la coordination est en cours, notamment, avec l’Algérie et l’Egypte pour assurer la réussite de cette initiative et atteindre tous ses objectifs, indique un communiqué de la présidence de la République.
La solution doit procéder de la volonté des Libyens, a-t-il insisté. Le président de dla République a appelé toutes les parties libyennes à trouver une plate-forme commune de dialogue et de réconciliation et à bannir la division et d’exclusion pour la sécurité et la stabilité des Libyens et de manière à barrer la route aux ingérences étrangères.
Le président de la République a fait observer dans ce sens que la stabilité en Libye est dans l’intérêt de la Tunisie et de toute la région.
Le président du parlement Libyen a, de son coté, exprimé sa profonde considération pour le souci du président Caid Essebsi de trouver une issue, dans les plus proches délais, à la crise en Libye.
Il a salué l’initiative de Caid Essebsi et les efforts déployés dans ce sens par la Tunisie, l’Algérie et l’Egypte.
Aguila Salah Issa a rendu hommage à la Tunisie pour son soutien indéfectible au peuple libyen en cette conjoncture délicate, saluant sa position contre toute forme d’ingérence dans les affaires libyennes.

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Le président de la République, Béji Caied Essebsi, a reçu, ce mardi 13 décembre 2016, au palais de Carthage, le ministre des Affaires étrangères, Khemais Jhinaoui, indique un communiqué de la présidence de la République, rendu public sur sa page Facebook officielle. 

À l’issue de cet entretien, le ministre des AE a déclaré que la réunion a porté sur les préparatifs de la visite du président de la République, jeudi prochain, pour s’entretenir avec le président algérien, Abdelaziz Bouteflika.

Lors de cette rencontre, Jhinaoui a aussi présenté au chef de l’État le programme de la réunion ministérielle du groupe des pays arabes et européens qui aura lieu le 20 décembre prochain au Caire, et ce dans le cadre de la présidence du Conseil de la Ligue Arabe, occupée par la Tunisie.  

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 » Depuis la récente visite du président de la République Béji Caïd Essebsi à Bruxelles, les relations euro-tunisiennes sont devenues stratégiques et prioritaires pour l’Union européenne « , a affirmé, jeudi, l’ambassadeur de l’Union Européenne en Tunisie, Patrice Bergamini.
 » Ces relations ont franchi un nouveau palier « , a-t-il assuré lors d’une conférence de presse, au siège de la délégation de l’Union Européenne à Tunis, pour dresser le bilan de la visite effectuée du 30 novembre au 1er décembre 2016 par Caïd Essebsi à Bruxelles.
 » Ces relations stratégiques ont englobé tous les domaines de la coopération économique, scientifique, culturelle, logistique, judiciaire, sécuritaire et administrative « , a-t-il précisé.
Selon Bergamini, cette relation va se traduire par un appui massif de l’UE à la Tunisie durant la période allant de l’année 2017 jusqu’à 2020, à la faveur des  » annonces  » et des  » accords  » signés par les membres de l’Union européenne, lors de la conférence internationale sur l’investissement  » Tunisia 2020 « , tenue les 29 et 30 novembre dernier à Tunis.
A ce propos, l’ambassadeur européen a cité l’exemple de la Banque européenne d’investissement (BEI) qui est prête à investir 2,5 milliards d’euros en Tunisie sur 4 ans.
D’après Patrice Bergamini, la visite de Béji Caïd Essebsi a été marquée par le lancement du partenariat UE-Tunisie sur la jeunesse.
 » L’UE a multiplié par 3 les bourses allouées aux jeunes tunisiens pour atteindre les 1500 bourses Erasmus  » a-t-il indiqué.
Selon lui, l’UE envisage également l’intégration de la Tunisie dans le nouveau programme  » Europe créative  » : Des centaines de millions d’euros seront consacrés, dans le cadre de ce programme, au renforcement de la diversité culturelle et artistique européenne et de la compétitivité des secteurs concernés.
 » La jeunesse sera au cœur de mes priorités pendant mon mandat ici en Tunisie « , a-t-il promis.
Les questions migratoires et sécuritaires étaient aussi au menu de la visite de Béji Caïd Essebsi.
D’après Bergamini, les discussions sont toujours ouvertes entre les européens et la Tunisie pour faciliter l’obtention des visas des pays membres de l’UE.
Tout en mettant l’accent sur l’importance de l’accord de libre échange Complet et Approfondi (ALECA), l’ambassadeur européen a tenu à préciser que  » l’EU adopte une approche asymétrique du futur accord qui permettra à la Tunisie d’en retirer les bénéfices le plus rapidement possible « .
L’UE veillera également à renforcer la coopération avec la Tunisie dans le domaine sécuritaire à travers un appui financier mais également à travers la formation des forces de la sécurité, a-t-il ajouté.
 » La coopération dans le secteur sécuritaire entre la Tunisie et l’UE remonte à un an et demi et s’est manifestée à travers les projets que l’UE a financés en Tunisie surtout après la Révolution du 14 janvier 2011. « a-t-il rappelé.
D’après lui, le bilan de la coopération sécuritaire entre l’Union européenne et la Tunisie sera dressé au cours de la deuxième session du dialogue politique de haut niveau sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme qui se tiendra à Bruxelles le 19 janvier 2017.
Par ailleurs, Bergamini a fait état de l’engagement de l’Union européenne à rénover, à partir de l’année prochaine, 25% des écoles de toute la Tunisie.
Et l’ambassadeur de l’Union Européenne en Tunisie de conclure :  » Si tout se passe bien, l’UE appuiera la Tunisie avec un montant de 4,14 milliards de dinars. Ce montant sera versé directement dans le budget tunisien, « .
Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, avait effectué une visite officielle de 2 jours (30 novembre – 1er décembre 2016) aux institutions de l’Union Européenne à Bruxelles.

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Le président de la République Béji Caïd Essebsi a reçu, mercredi, au palais de Carthage, le chef du gouvernement Youssef Chahed.
Selon un communiqué de la présidence de la République, l’entretien a porté sur la situation générale dans le pays et les résultats des négociations sociales entre le gouvernement et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).
Cité dans le communiqué, le chef du gouvernement a indiqué avoir présenté au chef de l’Etat un exposé sur l’avancement de la préparation du budget de l’Etat au titre de 2017 et évoqué la Conférence internationale sur l’investissement prévue en novembre prochain en Tunisie.
Youssef Chahed a également indiqué avoir informé le président de la République du programme de la visite officielle qu’il effectuera prochainement en Algérie, ajoute la même source.

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Depuis lundi

Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, se rendra à New-York le 19 de ce mois pour  participer aux travaux de l’assemblée générale des Nations-Unies.

Selon des sources informées citées par le quotidien Al-Maghreb, il prononcera un discours devant ses pairs réunis dans le cadre du sommet économique africain qui se tiendra en marge de l’AG de l’ONU auquel participera l’élite des hommes d’affaires mondiaux, comme il rencontrera nombre de chefs d’Etat et directeurs de grandes institutions financières internationales.

 

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi a reçu, vendredi, au palais de Carthage, l’ambassadeur de France à Tunis, François Gouyette à l’occasion de la fin de sa mission en Tunisie.
M. Gouyette a souligné, à cette occasion, la profondeur des relations tuniso-françaises et l’attachement de son pays à déployer les efforts nécessaires pour faire réussir la Conférence internationale sur l’investissement prévue à Tunis, les 29 et 30 novembre prochain.
François Gouyette a été nommé ambassadeur de France en Tunisie en septembre 2012.

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Le président de la République Béji Caid Essebsi a reçu jeudi, au palais de Carthage, le ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de gestion des affaires courantes Khémaies Jhinaoui.
La rencontre a porté sur les prochaines échéances internationales, en particulier, les préparatifs en cours de la participation de la Tunisie à la prochaine session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
La présidence, par la Tunisie, de la prochaine session du Conseil de la Ligue des Etats arabes au niveau ministériel, a été également soulevée, a ajouté Jhinaoui, cité dans un communiqué de la présidence de la République.

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Encore une fois, l’ex  président de la République, Moncef Marzouki, épanche sa bile sur son successeur, Béji Caïd Essebsi en lui trouvant un autre défaut « désastreux ».

Dans une interview à la chaîne tv allemande Deutsche Welle, il a déclaré que le président de la république est « connu pour la vulgarité de ses propos et de ses gestes » en guise de commentaire  asséné à propos d’un geste prêté à son successeur au palais de Carthage.

« C’est une grande catastrophe dès lors qu’il s’agit de milliers de blessés de la Révolution et de leurs familles », a-t-il dit.

 

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Le courant Al Mahaba a appelé jeudi le ministère public à ouvrir une enquête pour vérifier les informations relayées sur l’existence de liens de parenté entre le président de la République Béji Caid Essebsi et Youssef Chahed, le chef du gouvernement désigné.
Selon le parti, le choix, par Caid Essebsi, de Youssef Chahed pour former le la nouvelle équipe ministérielle constitue  » une confiscation de la révolution et une atteinte au processus démocratique ».
Les membres d’Al Mahaba, qui s’exprimaient jeudi en conférence de presse à Tunis, ont affirmé que leur parti poursuivra sa campagne en faveur de la démission de Caid Essebsi et de l’organisation d’élections présidentielle et législatives anticipées pour  » sauver le pays » de la corruption, de la faillite et du « règne familial ».

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Des dizaines de partisans du Courant  » Al-Mahaba  » se sont prononcés samedi contre le retour du  » règne dynastique  » et ont réclamé le départ du président de la République Béji Caïd Essebsi.
Lors de ce premier jour de colère organisé devant le théâtre municipal dans la capitale, les partisans et sympathisants du Courant  » Al-Mahaba  » ont crié contre  » le retour du règne dynastique « , en allusion aux liens de parenté entre le président Béji Caïd Essebsi et le chef du gouvernement désigné Youssef Chahed.
Selon le dirigeant au Courant  » Al-Mahaba  » Mohamed Sahbi, le parti n’accepte point  » la reproduction de l’échec « .  » Youssef Chahed faisait partie du gouvernement de Habib Essid qui n’a pas bénéficié de la confiance du parlement, a-t-il noté.
Le président de la République a aussi trahi la confiance du peuple tunisien, en donnant un plus large pouvoir à son fils (Hafedh Caïd Essebsi), a-t-il encore lancé, appelant, à ce propos, le chef de l’Etat à partir et à quitter le palais de Carthage pour organiser des élections présidentielle anticipées et redresser le parcours de la révolution.
Pour le dirigeant au parti  » Al-Mahaba « , Aymen Zouaghi qui était présent lors de ce rassemblement de protestation,  » le fils du président de la République peut exercer pleinement sa vie politique, mais sans l’interférence de son père qui est en train de le préparer à la magistrature suprême.
Tout en dénonçant la propension de certains hommes d’affaires à reproduire le système de corruption, Zouaghi a tenu à préciser que le mouvement de protestation engagé par  » Al-Mahaba  » va se poursuivre jusqu’à l’éradication de la corruption.

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Le président de la République Béji Caïd Essebsi a reçu mardi au palais de Carthage, le président de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE) Chafik Sarsar.
Cité dans un communiqué de la présidence de la République, Sarsar a déclaré avoir évoqué avec le chef de l’Etat, le calendrier d’adoption du projet de loi sur les élections et les répercussions d’un éventuel retard sur le processus des élections municipales et régionales.
Et d’ajouter que l’entretien a porté également sur l’accueil en Tunisie des travaux de l’Assemblée générale de l’Association Africaine des Autorités Electorales et de l’Organisation Arabe de Gestion des Elections, indique le communiqué.

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Le président de la République Beji Caid Essebsi a appelé, samedi, à tirer profit de la campagne  » Sfax Capitale de la Culture arabe 2016  » en vue de promouvoir le patrimoine culturel dans la région, insuffler un nouveau souffle à l’économie et faire face au terrorisme et ses dérivés.
Dans une allocution prononcée en direct sur les ondes de Radio Sfax à l’occasion du démarrage de cette campagne, il a appelé à réunir toutes les conditions propices pour assurer le succès des différents volets de cette manifestation.
Caid Essebsi a, également, adressé un message à de nombreuses personnalités du monde culturel, médiatique et artistique dans lequel il a assuré que cet événement de grande envergure sera placé sous le signe,  » Non à la violence, Non au terrorisme… la Tunisie est pour la culture de la vie.

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Le président de la République, Béji Caid Essebsi, a chargé le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, de présider la délégation tunisienne au Sommet arabe, prévu à Nouakchott (Mauritanie), les 25 et 26 juillet.
Le ministre des Affaires étrangères a, également, été chargé de donner lecture à l’allocution adressée par le président Caid Essebsi à la réunion des dirigeants arabes lors de ce sommet.
Cité dans un communiqué de la Présidence de la République, Jhinaoui a indiqué avoir fait part au chef de l’état des résultats de sa visite officielle à Paris (France).
Il a, à cette occasion, affirmé la disposition de la France à contribuer à la réussite de la Conférence internationale sur l’investissement, prévue fin novembre prochain à Tunis, selon la même source.
Il a, d’autre part, indiqué avoir présenté au chef de l’Etat un rapport sur sa participation aux travaux du 27e Sommet de l’Union africaine qui s’est déroulé à Kigali (Rwanda), et au cours duquel la Tunisie a reçu le prix de l’UA du meilleur indice des droits sociaux des femmes.
L’entretien a, aussi, porté sur les efforts déployés en vue de consolider les relations de la Tunisie avec ses pays africains et la volonté de renforcer la présence diplomatique et commerciale de la Tunisie en Afrique, indique la même source.

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Le chef du gouvernement Habib Essid a indiqué que sa relation avec le président Béji Caïd Essebsi est fondée sur le respect, niant avoir « une relation tendue » avec le président de la République ou être « en mauvais termes » avec lui.

« Les tentatives menées par certains n’y changeront rien. Nous sommes en bons termes. Nous comptons sur cette relation pour gérer comme il se doit la relation entre les fonctions et les institutions », a-t-il assuré, se disant confiant quant à la grande expérience du président dans la gestion des affaires de l’Etat.

Dans une interview accordée vendredi au site électronique « Assabah news », Habib Essid a jugé que le document proposé concernant les priorités du gouvernement d’union nationale comporte plusieurs points communs avec les orientations de son gouvernement.

Et d’ajouter que l’initiative du gouvernement d’union nationale proposée par Caïd Essebsi début juin est « établie sur la base d’un diagnostic précis de la situation et est dictée par la volonté de mobiliser les compétences et les forces politiques pour faire face aux défis de la prochaine étape ».

Il a, toutefois, indiqué qu’il n’était pas complètement d’accord sur le moment choisi pour lancer cette initiative, conformément à un accord politique précédent convenu entre les différentes parties prenantes et fixé pour les prochaines élections municipales.

Habib Essid qui a accédé à la primature en février 2015 et procédé à un remaniement ministériel en janvier dernier, a indiqué avoir relevé dans le document sur les priorités du gouvernement d’union nationale « plusieurs points communs avec les programmes et les orientations de l’actuel gouvernement s’ils ne le sont pas tous ».

Le gouvernement s’emploie à « réunir toutes les conditions de réussite à l’initiative de Caïd Essebsi » et à faire prévaloir « une relation saine et fluide » entre les différentes institutions de l’Etat, a-t-il encore dit.

Répondant à une question sur sa disposition à présider le prochain gouvernement malgré une volonté persistante de le changer par certains membres de la coalition au gouvernement, Habib Essid a dit être au service de la Tunisie, ajoutant que la décision revient maintenant au président de la République et aux participants à l’initiative. « J’espère qu’ils parviendront à faire le bon choix dans l’intérêt du pays qui demeure l’ultime objectif », a-t-il ajouté.

Sur sa relation avec Nidaa Tounes et Ennahdha, Essid a indiqué qu’il se garde d’interférer dans les conflits internes de Nidaa Tounes et se tient à égale distance de toutes les parties. Pour la relation avec Ennahdha, elle est basée sur le fait que ce parti constitue une des composantes de la coalition gouvernementale. Une relation fondée sur la transparence totale pour tout ce qui concerne l’action du gouvernement et les dossiers y afférents, a-t-il insisté.

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Le président de la République, Béji Caid Essebsi a reçu lundi au palais de Carthage Mohamed Kilani, secrétaire général du Parti socialiste (PS)  et fondateur du pacte composé du Parti du travail national démocrate du Partit  de demain, du parti Attarik et du Parti socialiste.

L’entretien a porté sur l’initiative relative au gouvernement d’union nationale et le parcours de sa progression ainsi que sur l’importance de constituer une large force politique servant de soutien effectif pour le nouveau gouvernement afin de sortir le pays de la situation difficile où il se trouve vers le développement global, a déclaré Mohamed Kilani,  selon un communiqué de la présidence de la République.

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Les concertations autour de l’initiative présidentielle en faveur de la formation d’un gouvernement d’union nationale et la nécessité de hâter sa concrétisation, a été au centre d’un entretien, lundi , au palais de Carthage entre le président de la République Beji Caid Essebsi et le chef du gouvernement Habib Essid.
 » L’entrevue a également porté sur la situation économique et sécuritaire dans le pays « , a déclaré le chef du gouvernement, cité dans un communiqué de la présidence de la République.
Selon Essid, un conseil ministériel restreint (CMR) prévu pour mercredi prochain planchera sur les mesures d’urgence qui devront être prises en vue de relancer l’économie et impulser ses différents secteurs.
Le chef du gouvernement a affirmé avoir présenté au président de la République un rapport sur la situation sécuritaire dans le pays.
 » Caid Essbsi a salué l’engagement pris pour améliorer la sécurité dans le pays appelant à continuer à faire preuve de vigilance et à prendre toutes les mesures nécessaires pour endiguer les menaces qui pèsent sur le pays « a- t-il dit.
Le président de la République avait proposé la formation d’un gouvernement d’union nationale appuyé par les acteurs socio-politiques et regroupant l’UGTT, l’UTICA, la coalition au pouvoir et éventuellement des indépendants et des représentants de l’opposition.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a adressé vendredi soir aux partis politiques et aux organisations sociales une note relative à la participation au dialogue sur la formation d’un gouvernement d’union nationale, où il livre une analyse de la crise économique et sociale en Tunisie.

Le document définit les priorités de la prochaine étape, notamment la guerre contre le terrorisme, la mise en place d’une politique relative à la ville et aux collectivités locales, l’impulsion du développement, la lutte contre la corruption et la simplification des procédures administratives.

Dans cette note publiée samedi par le quotidien Al Maghreb, le chef de l’Etat  estime que les conditions de réussite sont encore réunies pour la Tunisie, mais n’ont pu être réalisées parce que les priorités n’ont pas été fixées conjointement par le gouvernement et le parlement, d’une part, et aussi à cause de l’absence d’une adhésion totale de la part des organisations, des partis et du gouvernement. D’où la nécessité d’un gouvernement d’union nationale composé de ministres compétents, efficaces et travaillant en symbiose.

Le président de la République ajoute dans ce document que l’unité nationale basée sur des objectifs communs est à même d’accélérer la satisfaction des attentes des citoyens  et de leur redonner espoir, ce qui nécessite un large dialogue entre toutes les parties prenantes.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, rencontrera après-demain mercredi, au plus tard jeudi, les présidents des partis de la Coalition au pouvoir, le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi, et la présidente de l’UTICA, Wided Bouchammaoui, selon des sources responsables citées par des médias nationaux.

D’après les mêmes sources, 3 scénarios sont envisagés, soir aller de l’avant dans la mise en œuvre de l’initiative présidentielle avec la formation d’une nouvelle équipe ministérielle dirigée par un nouveau chef du gouvernement, soit maintenir en l’état le gouvernement Habib Essid moyennant des changements lui conférant le caractère d’un gouvernement d’union nationale, soit enfin introduire un remaniement touchant les portefeuilles dont les titulaires sont contestés par de nombreux parties politiques , et ce faisant,  maintenir le gouvernement Essid dans sa 3ème version.

 

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L’instance politique de Nidaâ Tounes a affirmé son « adhésion totale » à l’initiative du président de la République Béji Caïd Essebsi de constituer un gouvernement d’union nationale composée du quartet, des partis nationaux et démocratiques, de l’UGTT et de l’organisation du patronat ainsi que de personnalités nationales.

Dans une déclaration rendue publique au terme de sa réunion tenue vendredi soir, l’instance politique a appelé « toutes les parties à faire prévaloir l’intérêt national supérieur et à œuvrer à trouver un terrain d’entente mettant en place les priorités communes et les programmes d’action attendues par le peuple tunisien ».

Elle s’est déclarée « prête à ouvrir un dialogue immédiat et global avec toutes les forces nationales concernées par cette initiative afin de la finaliser au service des intérêts supérieurs du pays ».

L’instance politique de Nidaâ Tounes, réunie pour examiner les développements politiques et la situation générale dans le pays à la lumière de l’initiative présidentielle, affirme que « toute autre position contraire à cette déclaration n’engage pas le parti ».

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On la sentait un peu venir, la proposition du président Caïd Essebsi sur le gouvernement d’union nationale, même si son auteur en faisait mystère. La série de rencontres marathoniennes qu’il tenait depuis à peu près un mois avec les états-majors des partis politiques, toutes orientations confondues, ne pouvait pas passer inaperçue alors que le pays s’enfonçait dans la crise plus d’un an après l’avènement du gouvernement Habib Essid. C’est qu’il fallait trancher le nœud gordien, soit en congédiant l’équipe ministérielle en place pour la remplacer par une autre, nécessairement autrement composée, soit en donnant au pays un gouvernement où se reconnaîtraient les grandes tendances du spectre politique et social. C’est  visiblement le choix qu’a fait le président de la République, pour un gouvernement d’union nationale incluant les partis de l’actuelle coalition, l’UGTT, l’UTICA, les indépendants et aussi des formations politiques de l’opposition.

D’autant qu’un gouvernement d’union nationale est par essence et vocation, une formation à laquelle on a recours en cas de crise majeure, ou en cas de guerre, des occurrences qui requièrent  la fédération de tous les efforts d’un pays à l’enseigne d’une union sacrée, le temps que les difficultés soient totalement surmontées et les objectifs  réalisés. Dans le cas de l’espèce, celui de la Tunisie, il existe un conglomérat d’écueils d’autant plus nocifs qu’ils exigent que l’on s’y attaque de toute urgence, plus est, avec des moyens qui font souvent défaut, et fait plus grave encore, en face d’une population qui demande tout et tout de suite, et prompte à appuyer ses revendications par des mouvements auxquels il arrive d’être musclés, voire violents. En face, un Etat qui peine à récupérer ses attributs d’autorité, frileux, par moments pusillanime, toujours attendu au tournant, et qui fonctionne avec de dérisoires moyens du bord. Le gouvernement de Habib Essid s’est toujours trouvé dans cette configuration sans avoir la ressource ni les ressources de  mener à bien ses missions. L’impatience grandissant et les résultats tardant à venir, il pouvait sembler dans l’ordre des choses que l’attelage soit changé, même si l’intégrité, les bonnes dispositions, le sérieux et l’ardeur à la tâche de Habib Essid ne peuvent en aucun cas, et de l’avis unanime, être mis en cause. Son sort a-t-il été pour autant scellé ? Même s’il assure que tel n’est pas son sentiment, il n’exclut pas de devoir rempiler s’il lui était demandé de le faire, « au service de la Nation », précise-t-il à l’avant-veille de sa rencontre « périodique » avec le chef de l’Etat, lundi, pour discuter de la formation d’un gouvernement d’union nationale, proposition dont il n’avait nulle connaissance !

Un gouvernement d’union nationale, c’est connu, a pour vocation d’associer  une mosaïque de partis politiques à la gestion en commun des affaires d’un pays en crise ou en guerre pour une durée et des objectifs déterminés. C’est ce que dit la littérature en la matière. Mais celui préconisé par Béji Caïd Essebsi, tout en répondant aux dispositions de la Constitution, ne semble pas cultiver la clarté et la pertinence qui s’attachent à une initiative de cette envergure. On sait qu’il  aura à s’attaquer à trois  priorités, à savoir la corruption, le terrorisme et la situation sociale et qu’y participeront la coalition actuelle, les deux partenaires sociaux majeurs, des indépendants et l’opposition. Si pour les partis de la coalition, il ne devrait pas y avoir matière à spéculation et dans une moindre mesure pour ce qui est de l’Organisation patronale, il en est différemment de l’UGTT, dont le secrétaire général a affirmé que sa centrale ne rejoindra pas le gouvernement projeté, tout en lui apportant son soutien et en étant une « partie active »  dans l’élaboration d’un programme aux axes clairs et aux priorités pertinentes.

Une position qui prend cependant à défaut l’initiative du président de la République, qui semble tenir à associer en premier lieu l’Organisation ouvrière au gouvernement d’union nationale, qui portera ainsi une partie de la responsabilité de ce qu’aura fait ce gouvernement et des choix et priorités dont toutes ses composantes auront convenu. L‘UGTT s’arrogerait-elle ainsi une marge où elle conserverait son rôle de protecteur des droits des travailleurs et d’être en même temps un acteur influent du gouvernement sans y être et sans y appartenir ?

A cette ombre au tableau s’ajoute une autre, celle de la capacité de ce gouvernement hétéroclite à transiger et de ses membres à s’entendre sur des questions qui demandent des réponses et des décisions urgentes, surtout s’il va inclure en son sein des partis de l’opposition et le premier d’entre eux, nommément le Front populaire aux positions bien arrêtées sur bien des dossiers comme celui de l’endettement, pour ne citer que celui-là.

Comme on peut le voir et le prévoir, il y aura fort à faire pour que le gouvernement d’union nationale puisse enfin prendre naissance et du service, surtout avec les tractations qui devront s’engager pour amener les uns et les autres à composition.

Au demeurant, il  y a  lieu de s’interroger sur la paralysie qui ne manquera de frapper l’actuel gouvernement en place, qui aura forcément les pieds et poings liés dans la conduite de ses missions et dans la mise en œuvre des projets et des décisions déjà arrêtés, surtout si les consultations traînent en longueur.

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