Tags Posts tagged with "Canada, exportateurs tunisiens,"

Canada, exportateurs tunisiens,

par -
0
Sur le front économique

Sur le front économique, la Tunisie semble bien « lotie » en mauvaises nouvelles. Sans revenir sur la cascade de dégradations de sa note souveraine, le recul récurrent des investissements directs étrangers, l’inflation qui galope, le déficit budgétaire qui flirte avec les sommets, voilà que la Tunisie se trouve désormais inéligible au régime de tarif préférentiel du Canada pour les pays en développement. La décision du Canada s’inscrit, dans le cadre, de la révision de son régime du Tarif de préférence général (TPG) qui accorde, jusqu’ici, un tarif préférentiel (ou même une exonération complète dans certains cas) à l’importation d’une multitude de produits provenant d’environ 175 pays dont la Tunisie.

Le gouvernement canadien compte, en effet, modifier la liste des pays bénéficiaires du TPG, en supprimant le traitement du TPG à compter du 1er juillet 2014. Parmi ces pays assujettis au retrait du TPG, on note l’Algérie, la Tunisie, le Brésil, la Chine, Hong Kong, l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande, la Turquie et de nombreux autres pays. Une hausse des droits de douane sera, par contre, appliquée sur les marchandises importées des pays exclus du TPG.

A noter que les exportations canadiennes vers la Tunisie se sont chiffrées à 102 millions de dollars en 2011 et à 137 millions de dollars en 2012. Le Canada est le fournisseur exclusif de la Tunisie en blé dur, ce qui a représenté environ 65% des exportations de marchandises canadiennes vers ce pays en 2012. Parmi les autres exportations figurent les oléagineux, les plantes et la machinerie. En 2012, le Canada a importé 51 millions de dollars de marchandises de la Tunisie, dont des vêtements tissés et tricotés, des graisses et des huiles.

Le Canada est le dixième investisseur étranger en Tunisie et le deuxième dans le secteur du pétrole et du gaz. La valeur des investissements canadiens en Tunisie est estimée à 560 millions de dollars, principalement dans le domaine des ressources naturelles, des services de génie‑conseil et du tourisme.

Le Canada prévoit, également, de retirer les avantages du TPG aux pays qui sont classés, pendant deux années consécutives, comme ayant un revenu élevé ou moyen supérieur selon le classement du revenu de la Banque mondiale ou qui disposent d’une part des exportations mondiales égale à 1 % ou plus pendant deux années consécutives, selon les statistiques les plus récentes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

En effet, beaucoup de pays qui étaient en voie de développement dans les années 1970 se retrouvent aujourd’hui dans une situation beaucoup plus « enviable ». Certains ont même rejoint le statut de pays industrialisés. En conséquence, le gouvernement du Canada a annoncé il y a quelques semaines « une réforme en profondeur du régime du TPG afin de mieux tenir compte du contexte économique mondial actuel et pour veiller à ce que cette forme d’aide au développement concorde avec les objectifs stratégiques de la politique de développement du Canada ».

Depuis 1974, à l’instar d’autres pays industrialisés, le Canada a instauré, en réponse à la recommandation de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, un programme douanier de préférence tarifaire pour promouvoir les importations de produits provenant de pays qui étaient en voie de développement à cette époque, soit le TPG. Par magnanimité, le Canada souhaitait ainsi participer à la promotion du commerce et de l’industrialisation dans des pays dont l’économie était souvent chancelante.

Kh.T

par -
0
Sur le front économique

Sur le front économique, la Tunisie semble bien « lotie » en mauvaises nouvelles. Sans revenir sur la cascade de dégradations de sa note souveraine, le recul récurrent des investissements directs étrangers, l’inflation qui galope, le déficit budgétaire qui flirte avec les sommets, voilà que la Tunisie se trouve désormais inéligible au régime de tarif préférentiel du Canada pour les pays en développement. La décision du Canada s’inscrit, dans le cadre, de la révision de son régime du Tarif de préférence général (TPG) qui accorde, jusqu’ici, un tarif préférentiel (ou même une exonération complète dans certains cas) à l’importation d’une multitude de produits provenant d’environ 175 pays dont la Tunisie.

Le gouvernement canadien compte, en effet, modifier la liste des pays bénéficiaires du TPG, en supprimant le traitement du TPG à compter du 1er juillet 2014. Parmi ces pays assujettis au retrait du TPG, on note l’Algérie, la Tunisie, le Brésil, la Chine, Hong Kong, l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande, la Turquie et de nombreux autres pays. Une hausse des droits de douane sera, par contre, appliquée sur les marchandises importées des pays exclus du TPG.

A noter que les exportations canadiennes vers la Tunisie se sont chiffrées à 102 millions de dollars en 2011 et à 137 millions de dollars en 2012. Le Canada est le fournisseur exclusif de la Tunisie en blé dur, ce qui a représenté environ 65% des exportations de marchandises canadiennes vers ce pays en 2012. Parmi les autres exportations figurent les oléagineux, les plantes et la machinerie. En 2012, le Canada a importé 51 millions de dollars de marchandises de la Tunisie, dont des vêtements tissés et tricotés, des graisses et des huiles.

Le Canada est le dixième investisseur étranger en Tunisie et le deuxième dans le secteur du pétrole et du gaz. La valeur des investissements canadiens en Tunisie est estimée à 560 millions de dollars, principalement dans le domaine des ressources naturelles, des services de génie‑conseil et du tourisme.

Le Canada prévoit, également, de retirer les avantages du TPG aux pays qui sont classés, pendant deux années consécutives, comme ayant un revenu élevé ou moyen supérieur selon le classement du revenu de la Banque mondiale ou qui disposent d’une part des exportations mondiales égale à 1 % ou plus pendant deux années consécutives, selon les statistiques les plus récentes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

En effet, beaucoup de pays qui étaient en voie de développement dans les années 1970 se retrouvent aujourd’hui dans une situation beaucoup plus « enviable ». Certains ont même rejoint le statut de pays industrialisés. En conséquence, le gouvernement du Canada a annoncé il y a quelques semaines « une réforme en profondeur du régime du TPG afin de mieux tenir compte du contexte économique mondial actuel et pour veiller à ce que cette forme d’aide au développement concorde avec les objectifs stratégiques de la politique de développement du Canada ».

Depuis 1974, à l’instar d’autres pays industrialisés, le Canada a instauré, en réponse à la recommandation de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, un programme douanier de préférence tarifaire pour promouvoir les importations de produits provenant de pays qui étaient en voie de développement à cette époque, soit le TPG. Par magnanimité, le Canada souhaitait ainsi participer à la promotion du commerce et de l’industrialisation dans des pays dont l’économie était souvent chancelante.

Kh.T

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

0
Le député du bloc parlementaire Ennahdha Houcine Jaziri est d'avis que le gouvernement d’union nationale est appelé à prendre en compte les intérêts de...

AFRIQUE

0
L’Union africaine, par le biais de l’Académie de leadership de l’Union africaine, organise pour la toute première fois, le 9 décembre 2016, un débat...

SPORT

0
Programme des huitièmes de finale de la coupe de Tunisie de football (2016/2017), prévus mercredi 14 décembre courant. Mercredi 14 décembre (tous les matches à...