Tags Posts tagged with "capitalisme, Tunisie"

capitalisme, Tunisie

par -
0
Le célèbre hebdomadaire économique « The Economist » vient de publier son « indice du capitalisme de copinage 2014 ». Il en ressort d’après un article publié par le journal philippin « Manila Standard » que le capitalisme

Le célèbre hebdomadaire économique « The Economist » vient de publier son « indice du capitalisme de copinage 2014 ». Il en ressort d’après un article publié par le journal philippin « Manila Standard » que le capitalisme de copinage ou de connivence (« crony capitalism » en anglais) représente 45 milliards de dollars en Tunisie.

L’expression «capitalisme de copinage» désigne une économie dans laquelle la réussite en affaires dépend de relations étroites entre le business et le pouvoir : favoritisme dans la distribution des autorisations légales, subventions gouvernementales, allègements fiscaux, etc.

The Economist inclut dans ce système de recherche de rente les casinos, le charbon, l’huile de palme et le bois, la défense, les banques, l’infrastructure, les pipelines, le pétrole, le gaz, les produits chimiques, les ports et aéroports; l’immobilier et la construction, l’acier, l’exploitation minière, les matières premières, les services publics et les services de télécommunications.

Aux Philippines, pays classé 6ème dans cet indice, l’économie de copinage représente 250 milliards de dollars. Les autres poids lourds de l’économie de copinage sont l’ Ouzbékistan ( $ 52milliards), la Bulgarie( $ 51milliards), ,le Guatemala ( $ 50 milliards), la Slovénie ( $ 45 milliards) autant que la Tunisie et le Costa Rica, l’Éthiopie ( $ 42.5 milliards), la Lituanie ( $ 42milliards), le Liban $ 41 milliards ) et le Kenya ( $ 40.7 milliards).

La question qui vaut d’être posée à cet égard et s’agissant de la Tunisie ne dispense point d’être interpellé par la persistance de ce phénomène trois ans après le déclenchement de la Révolution du 14 janvier 2011 qui devait siffler et à jamais la fin de pratiques qui étaient l’une des « marques de fabrique » majeures de l’ère Ben Ali. Or, les choses semblent demeurer en l’état voire prendre des dimensions encore plus dévastatrices malgré les professions de foi de la troïka, Ennahdha en tête et leur « croisade » contre la corruption sous toutes ses formes jusques et y compris sa forme insidieuse le capitalisme de copinage.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

0
Dans une interview exclusive accordée ce mercredi 28 septembre à Africanmanager, Fadhel Abdelkefi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, a...

AFRIQUE

0
Personne ne le criera sur les toits, ces choses se passant, par définition, dans les coulisses, mais la présidence de l'Union africaine fait actuellement...

SPORT