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La Chambre Syndicale des Sociétés de Distribution de Carburants relevant de l’UTICA, la Chambre Syndicale Nationale des Gérants et des Propriétaires des Stations-services, toutes les deux affiliées à la Fédération Nationale de la Chimie, ont tiré la sonnette d’alarme suite aux pertes considérables causées par la contrebande de carburant.

Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi 6 décembre 2016, les professionnels ont exigé la mise en place d’une stratégie nationale visant à appliquer la loi et à éradiquer ce fléau préoccupant.

Par la voix de son président, la Fédération Nationale de la Chimie a justifié cet appel par la recrudescence du commerce illégal des carburants qui a pris, ces dernières années, une ampleur sans précédent puisque les bidons d’essence frelatée se vendent non seulement dans les zones frontalières, mais aussi dans le Grand Tunis au bord des routes. Chose qui a impacté considérablement les sociétés pétrolières.

« Aujourd’hui, on a plus que jamais besoin d’une stratégie nationale qui devrait impliquer tous les intervenants de manière à faire face ce phénomène préoccupant », a estimé Lotfi Hamrouni.

Un grand rôle à jouer par le gouvernement

Pour l’ensemble des acteurs, le gouvernement devrait passer à l’offensive pour éliminer ce fléau, tout en améliorant les conditions de vie des populations vivant dans les zones intérieures, notamment les plus démunies.

« L’application d’une politique gouvernementale efficace et engagée dans la lutte contre la contrebande, l’atténuation des écarts de prix avec les pays frontaliers et la réforme de l’ensemble du secteur de la distribution des carburants sont des mesures nécessaires pour mettre un terme au marché parallèle », a estimé le secrétaire général du groupement professionnel des sociétés pétrolières, Hammadi Khemiri.

C’est important dans la mesure où les acteurs du marché légal de carburant ont enregistré une régression en 2015 atteignant 45%, sans oublier les risques sur les emplois, le développement du secteur et ses perspectives. D’où l’urgence d’une aide de l’Etat pour reconquérir les parts de marché et limiter le développement de ce marché parallèle qui cause d’énormes pertes.

Un territoire colonisé par les barrons

Le directeur de Sigma Conseil, Hassen Zargouni a, à cette occasion, essayé de décortiquer la situation, affirmant que le marché parallèle de carburant se développe essentiellement parce qu’il présente des réponses à des  » insights » importants chez les habitants des régions frontalières, du sud et du centre.

« Il s’agit d’un marché à plusieurs intervenants et mécanisme bien organisé», a dit le directeur de Sigma Conseils, faisant avoir que le territoire tunisien est presque colonisé par les barrons, ce qui le rend difficile à contrôler. Il a affirmé que des parties au sein de l’appareil d’Etat sont impliqués dans la contrebande de carburant.

Et d’alerter : « L’ampleur prise par le phénomène, qui a atteint 30% du volume de carburant distribué par le circuit officiel, prouve l’existence d’un système ramifié et structuré et de véritables réseaux de contrebandiers. Chose qui a beaucoup encouragé l’évolution de cette activité englobant près de 20 mille personnes et ce, à cause de la passivité de l’Etat qui continue de fermer les yeux pour des raisons multiples ».

Il est clair que la principale raison de la floraison du phénomène n’est pas le laisser-aller sécuritaire, elle est aussi économique et sociale. En effet, les régions concernées sont conscientes des risques liés à cette activité, mais elles ont mis en place les mesures nécessaires pour les gérer. Car il s’agit d’un gagne-pain pour des revendeurs sans emploi et sans ressources.

Le facteur prix !!

L’enjeu est considérable en matière de profit financier et commercial puisque le carburant coûte en Tunisie 1,650dt le litre ; la différence est énorme avec un écart de 700 millimes sur le prix du litre entre le carburant légal et celui de contrebande, ce qui incite les consommateurs tunisiens à se tourner vers ce marché illégal. Cela laisse une marge bénéficiaire très large aux contrebandiers aux dépens de l’économie formelle et transparente.

D’après une étude présentée par Zargouni sur « le marché parallèle du carburant », plus de 65% des Tunisiens consomment le carburant de contrebande pour la différence de prix entre les deux marchés, même s’ils sont conscients des risques, en particulier ceux liés à la qualité du carburant.

L’étude explique que l’orientation des consommateurs vers la vente clandestine a un impact négatif sur l’économie tunisienne, puisqu’elle prive le pays d’un volume important de revenus fiscaux. Chiffre à l’appui, un million de mètres cubes de carburant sont commercialisés par le marché parallèle, engendrant ainsi des pertes de l’ordre de 500 millions de dinars annuellement.

C’est problématique pour un pays miné par le chômage et la misère, et qui fait face à d’énormes défis, à commencer par le déséquilibre financier et budgétaire de l’Etat.

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La probable révision à la hausse des produits de base dont les produits pétroliers est la parfaite illustration des mauvaises nouvelles que les gouvernements, tous sans exception, planquent le plus longtemps possible sous le tapis, même si, très souvent, l’objet caché dépasse et se voit comme le nez au milieu de la figure. De ce point de vue les autorités tunisiennes n’ont pas dérogé à la règle. Ridha Bouzgouada, directeur général de l’Energie au ministère de l’Energie, des Mines et des Energies, a joué au bon soldat en montant au créneau mardi 18 octobre 2016, à la TAP, pour démentir – mais pas catégoriquement – les rumeurs sur une montée des prix de vente de l’essence sans plomb, du gasoil ordinaire et du gasoil 50. Il a bien fait le boulot en déclarant que rien de tel n’est dans les petits papiers du gouvernement. Sauf que dans la foulée, il a ajouté qu’un ajustement à la hausse ou à la baisse des tarifs à la pompe est déjà calé pour la mi-janvier 2017. Comprenez par là, en langage moins diplomatique, que les prix risquent d’être révisés à la hausse compte tenu de la tendance actuelle du marché…

L’ajustement des prix à la pompe aux cours internationaux du pétrole, c’est aussi ça. Or quel est le tableau présentement ? Les cours du baril ont retrouvé des couleurs hier, ils se sont même payés le luxe d’atteindre un plus haut historique depuis un an. Le prix du baril a franchi le seuil des 50 dollars, 51.60 plus exactement, à New York et 52.67 à Londres. Donc les automobilistes tunisiens ont du souci à se faire, eux qui ont à peine commencé – depuis juillet 2016 – à bénéficier des fruits du mécanisme d’indexation des prix sur les cours internationaux, et encore à des niveaux plus que raisonnables, voire insignifiants, après des années de « racket », une spécificité bien tunisienne. D’ailleurs les citoyens le disaient volontiers : « Notre pays est l’un des rares au monde où le prix du carburant monte, monte, sans jamais descendre ».

Le gouvernement, bien évidemment, ne peut pas assumer une telle posture, avec toutes les résistances que crée déjà la loi de finances 2017, laquelle décidément ne plait à personne ! (ni à l’UGTT, ni aux patrons, ni aux avocats…). Si en plus on jette sur la place publique une hausse des prix des carburants, la soupe à la grimace risque très vite de se transformer en cocktail explosif. Mais le fait est que la remontée des prix à la pompe nous pend au nez car il s’est produit ceci : La fonte inattendue des stocks américains. Cela a presque immédiatement provoqué une poussée de fièvre sur les cours internationaux du brut. Une chose est certaine : Tous les ingrédients sont là pour une montée prochaine des prix internationaux, notamment si les pays exportateurs de pétrole (OPEP) se conforment à leurs engagements pris lors de la réunion d’Alger le 28 septembre dernier, pour la réduction de la production du pétrole.

Mauvaise nouvelle : La production locale de brut va baisser

A noter que le budget de l’Etat pour 2017 a été élaboré sur la base d’un cours moyen du pétrole à 50 dollars le baril et un taux de change dinar/dollar de 1 dollar=2.250 dinars. Donc de ce point de vue, les prévisions du gouvernement tunisien sont plutôt en adéquation avec les cours actuels. Mais si jamais les cours internationaux venaient à monter substantiellement, en vertu de ce qu’on vient de dire, il y aura de la casse. D’abord dans les caisses publiques. Ensuite chez les consommateurs pour cause d’ajustement des prix à la pompe sur les cours internationaux de brut. Donc le gouvernement prendrait dans les poches des automobilistes ce qu’il aurait payé en plus pour importer du pétrole. Logique, me direz-vous.

Autre facteur qui impacte directement les prix : La production locale de pétrole brut. Elle est évaluée à 2203 millions tonnes l’an prochain contre 2225 millions tonnes escomptées en 2016. Dans ce cas de figure, on pourrait se retrouver avec un volume des importations des produits pétroliers de 2812 millions tonnes. Et puisque, comme le prévoit le budget 2017, l’indexation des prix nationaux sur les cours internationaux est maintenu en 2017, fatalement les automobilistes pourraient payer plus cher leur carburant l’année prochaine. Vous êtes prévenus…

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Les sociétés tunisiennes de transport de carburants

Quatre stations-service, à Monastir, ont mis la clé sous la porte, en raison de la prolifération de la vente de carburant en contrebande, depuis le 14 janvier 2011, souligne le président de la chambre régionale des gérants et propriétaires des stations-service, Adel Tekaya à la TAP.
Lors d’une séance de travail de la commission régionale de lutte contre la contrebande tenue, mercredi, au siège du gouvernorat, Tekaya a ajouté que le nombre de stations-service dans la région s’est réduit à 32, à cause des difficultés financières, ce qui a nécessité la mise au chômage technique de plusieurs ouvriers.

Environ 300 points de vente de carburant de contrebande sont disséminés à l’entrée des villes et dans les quartiers populaires de la région, signale la même source.

Il a été décidé, lors de cette réunion, d’organiser des campagnes conjointes avec les différents intervenants (services de la sûreté, des douanes et du commerce) pour lutter contre le phénomène.

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La zone logistique de Ben Guerdane dont le coût est estimé à 130 millions de dinars sera fin prête en 2018, a déclaré, mecredi, le gouverneur de Medenine, Taher Matmati.

S’exprimant lors d’un point de presse tenu à Médenine, le gouverneur de Medenine, Taher Matmati, a évalué le taux d’avancement des travaux de construction de l’autoroute Medenine-Ras Jedir à 50 pc. Dans certaines parties de l’autouroute, les travaux ont atteint un taux d’avancement de 90 pc, a-t-il précisé.

Le gouverneur de Medenine a, par ailleurs, annoncé le démarrage de la mise en œuvre du programme relatif au développement des délégations frontalières, pour lequel le ministère du Développement a alloué une enveloppe de 1 million 500 mille de dinars.

Il a ajouté que dans le cadre de ce programme, six maisons endommagées par les attaques terroristes survenues en mars dernier dans la région seront reconstruites, relevant que deux de ces maisons seront rebâties moyennant un coût de 80 mille dinars, financés par la présidence de la République et le ministère de l’Equipement.

Il a, par ailleurs, précisé que ce programme de développement vise aussi à réhabiliter l’hôpital de Ben Guerdana, notamment à travers la création de services de réanimation et de chirurgie orthopédique.

Selon les données fournies lors de ce point de presse, le nombre de projets programmés au titre de 2016 a atteint 340 projets dont le coût global est estimé à 602 millions de dinars. Tap

Les mouvements de protestations reprennent dans plusieurs de plusieurs rues de la ville de Ben Guerdane.

L’interdiction de franchir la frontière tuniso-libyenne après une nuit blanche, à une centaine de vendeurs de carburant, qui revenaient de la région libyenne de Dhahrat Al-Khas, a été à l’origine d’une nouvelle vague de protestations à Ben Guerdane qui a conduit à la prise d’assaut, dans l’après-midi du lundi 9 mai 2016, du siège de la Délégation par les manifestants.

Les protestations ont se sont répandues dans plusieurs rues de la ville où les manifestants ont brûlé des pneus. Les magasins ont baissé leurs rideaux et les voies de circulation fermées.

Sous la pression des manifestants, le siège de la Délégation a été évacué de son personnel et même de son délégué sous protection policière. (Al Chourouk)

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Les gardes nationaux à Zaghouan ont saisi samedi au niveau du carrefour de Jebal Ouest, mille litres de carburant de contrebande à bord d’un camion.
Une source sécuritaire a indiqué dans une déclaration à la TAP que les agents ont intercepté une citerne, àbord d’un camion, chargée de carburant de contrebande, qui selon les premières investigations sera distribuédans les grandes villes. Le contrebandier a été arrêté et la quantité de carburant ainsi que le camion ont été saisis, selon lamême source.

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Une étude de la Banque Mondiale a relevé qu’environ 3800 habitants de la délégation de Ben Guerdane se livraient au marché noir

Les agents de la Garde Nationale dans la ville de Mahrès dans le gouvernorat de Sfax, a organisé une campagne sécuritaire jeudi 21 avril 2016 pendant laquelle, les forces sécuritaires ont saisi cinq véhicules transportant 2550 litres de carburant de contrebande et 250 kilogrammes de pommes de contrebande, rapporte Mosaïque Fm.

La valeur des produits saisis s’élève à 117 mille dinars, indique la même source.

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Un jeune homme âgé de 27 ans a péri, jeudi 24 mars 2016, dans un incendie qui s’est déclenché dans un entrepôt de carburant de contrebande situé à l’entrée ouest de la ville de Jendouba, rapporte Shems Fm.

Au moment où le défunt s’est rendu compte qu’un incendie venait de se déclencher, il s’est introduit dans l’entrepôt pour tenter de sortir sa camionnette, mais il s’est retrouvé piégé par les flammes.

Les agents de la protection civile ont retrouvé sa dépouille carbonisée à l’intérieur de l’entrepôt.

Les causes de l’incendie n’ont toujours pas été déterminées.

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Trois personnes ont trouvé la mort, jeudi 4 février 2016, dans l’incendie d’un dépôt de carburant de contrebande à l’avenue de Tunis, gouvernorat de Gabes, rapporte shems fm.

Selon la Protection civile, les corps carbonisés ont été transportés à l’hôpital régional de Gabès. Les pompiers tentent actuellement de maîtriser le feu, a ajouté la même source.

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Le ministère de l’Industrie

Le ministère de l’Industrie, de l’Energie et des Mines a augmenté les prix des carburants, mardi 1er juillet 2014. Ainsi, les prix de vente au public des produits pétroliers ont augmenté de 80 à 100 millimes par litre.

Cette stratégie haussière s’inscrit dans le cadre de réduction des subventions et du déficit budgétaire.

Selon le ministère de l’Industrie, le prix d’un litre d’essence sans plomb a passé de 1.570 dinars à 1.670 dinars. Le Gasoil 50 a passé de 1,400 à 1,500 dinar/litre alors que le Gasoil a atteint 1,250 dinar/litre contre 1,170 dinars.

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Le secrétaire général adjoint chargé des études et de l’archivage à l’UGTT

Le secrétaire général adjoint chargé des études et de l’archivage à l’UGTT, Anouar Ben Guaddour, a affirmé, ce vendredi, 27 juin 2014 que l’UGTT est contre toute annulation de subvention du carburant et des produits de consommation, rapporte Shems Fm.

Il a appelé le gouvernement à se concentrer sur la révision du système financier et à enquêter sur la décision de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) de résilier les contrats relatifs aux permis d’exploitation de quelques puits de pétroles par certaines compagnies internationales.

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La chaine télévisée TNN

La chaine télévisée TNN, a récemment diffusé une émission sur un jeune homme originaire de Nabeul qui a inventé une machine capable de baisser la consommation du carburant de l’ordre de 45% pour tous les types de véhicules .

Cet homme a affirmé lors de son passage sur ladite chaine que son invention pourrait faire économiser à l’Etat tunisien quelques 5 milliards de dollars qu’il dépense annuellement en termes de subventions des carburants.

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Le quotidien ‘‘Attounissia’’ vient d'annoncer

Le quotidien ‘‘Attounissia’’ vient d’annoncer, dans son édition de dimanche 3 octobre 2013 ,sur la foi d’une source officielle ,que des modifications viennent d’être introduites au projet de loi des finances et au budget de l’Etat 2014. Une augmentation de 10 millimes du prix de la baguette de pain fabriquée avec la farine subventionnée, de 100 millimes celui du litre de carburant et de 80 millimes le gazoil .

La subvention de l’énergie pour les gros consommateurs va être graduellement supprimée, ce qui rendra l’électricité et le gaz consommé par les cimenteries et autres gros consommateurs plus chers à partir de janvier 2014.

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Le président de la chambre nationale des propriétaires des stations services

a démenti, lors d’une interview accordée à Assabah News, l’information selon laquelle le prix des carburants augmentera à partir de minuit ce dimanche, 3 mars 2013.

Mohamed Sadek Bedoui a indiqué que si l’augmentation du prix des carburants est décidée, les parties concernées seront directement avisées par la Direction générale de l’énergie, précisant qu’il s’agit d’une simple rumeur.

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