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A propos du Centre national de renseignements, que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, projette de mettre sur pied, Mohamed Meddeb, général à la retraite et ancien directeur de la direction générale de la sécurité militaire, a déclaré, sur Mosaïque FM, ce jeudi, que les ministères de la Défense, de l’Intérieur et des Affaires étrangères avaient des services de renseignement.

Il a par ailleurs déclaré, concernant l’assassinat de Mohamed Zouari, que les autorités tunisiennes ne disposaient pas des informations sur ses activités. «Cela a empêché aux services de sécurité de concentrer leurs efforts sur sa protection. Veiller sur tous les citoyens est impossible» matériellement, a-t-il indiqué.

«La décision du chef du gouvernement est nécessaire, mais c’est une réaction à chaud. Certes la mise en place d’un telle une structure est indispensable, on le sait depuis des années, mais le fait de réagir ainsi face aux affaires de défense et de sécurité n’est pas une bonne chose. En plus la création d’un service de renseignement requiert des années de travail. Il ne faut pas se jeter sur ce type de projet simplement parce qu’il y a eu un meurtre de ce genre».

L’ancien général a ajouté que la Tunisie est confrontée à des menaces régionales, notamment avec les évènements en Libye. Les organes de renseignement ne sont pas bien structurés en Tunisie et il n’y pas de coordination. Il faut confier à une seule structure la coordination avec l’étranger, suggère Meddeb.

Il a affirmé que le fait de mettre cette structure sous la tutelle de la présidence du gouvernement est un gage d’efficacité, mais que le principal est de regrouper des agents qui ont un vrai savoir-faire dans leur domaine.

Enfin il a confié que le service de sûreté de l’Etat aurait dû être réformé au lieu d’être dissolu au lendemain de la révolution…

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L’organisation « I Watch » a annoncé ce jeudi 14 juillet 2016 l’ouverture d’un centre de renseignement pour les victimes de la corruption.

Mis en place avec l’aide de l’organisation « Transparency International », ce projet s’inscrit dans le cadre des efforts fournis par I Watch pour encourager les citoyens à dénoncer la corruption, que ce soit dans les administrations et ou les milieux d’affaires.

 » La création de ce centre contribue à l’amélioration du cadre juridique relatif à la lutte contre la corruption », a précisé le président de l’organisation Achraf Awadi, lors d’un point de presse organisé à cette occasion. Il a ajouté que  » cela passe essentiellement par l’implication de tous les acteurs intervenants dans le but de trouver les solutions appropriées visant l’instauration des valeurs de la transparence et de la bonne gouvernance dans le secteur public et privé à travers des activités de sensibilisation en direction des décideurs et des citoyens ».

A cet effet,  le rôle du centre consiste à accompagner les citoyens dans l’élaboration de leurs plaintes et à suivre leurs affaires ainsi qu’à mener des investigations de façon à déceler la vérité.

Awadi a dans le même contexte fait savoir que plusieurs services seront offerts par ce centre. Il s’agit principalement de consultations juridiques, d’assistance au niveau des procédures juridiques. Ajoutons à cela l’ouverture d’enquêtes et des investigations pour des cas de corruption présumés.  » Ces services seront assurés par plusieurs experts et ce, grâce à une autorisation accordée par l’Instance Nationale chargée de la protection des données personnelles », a expliqué Achraf Awadi.

Bientôt la publication des rapports sur des politiciens et des businessmen

Avec la création de ce centre, le deuxième du genre en Afrique du Nord, I Watch annoncé officiellement le début de la lutte frontale contre le fléau de la corruption, lequel continue de prendre de l’ampleur, même après la révolution.

C’est important pour cette organisation qui a choisi de mettre en place toute une stratégie pour relever ce défi de taille, a dit Achraf Awadi, avant d’ajouter :  » Notre orientation est légitime vu la prolifération de la corruption en Tunisie alors que l’arsenal juridique reste encore insuffisant (…). Ce centre vient consolider les efforts fournis, surtout la création en 2013 d’un site électronique intitulé ‘ Bel Kamcha’ permettant de recevoir des informations via des messages électroniques sur les affaires de corruption ».

De son côté, le directeur exécutif d’I Watch, Mouhab Garoui, a relevé que la publication des rapports d’investigation ciblant les activités financières du groupe Nessma est un travail préliminaire du nouveau centre de renseignement pour les victimes de la corruption. Et l’organisation s’intéressera par la suite à d’autres secteurs dont notamment le sport.

D’ailleurs, des rapports d’investigation ciblant des hommes d’affaires et des politiciens seront prochainement publiés.

Il est à rappeler que la publication du rapport d’investigation sur les activités financières de Nessma a fait couler beaucoup d’encre. Ce rapport a été rejeté en bloc par ladite chaine, qui a essayé de défendre sa position en affirmant que l’organisation a diffusé des informations erronées contre contre le groupe. C’est pour cette raison que 21 plaintes ont été déposées auprès du procureur de la République contre l’organisation I Watch.

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