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chambre nationale du commerce des tissus et de prêt-à-porter

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Le secteur de la friperie connaît un réel engouement dans la majorité des villes tunisiennes ; 80% des citoyens s’approvisionnent sur le marché des friperies. La Tunisie importe annuellement plus de 80 mille tonnes de vêtements usagés qui sont ventilés sur plusieurs dépôts répartis sur tout le territoire tunisien. En effet, ce secteur emploie plus de 50 mille Tunisiens et compte près de 51 dépôts industriels, tous partiellement ou totalement exportateurs, 321 grossistes et 11 000 détaillants, générant un chiffre d’affaires annuel de 88 millions de dinars.

Dans une déclaration accordée, ce mardi 4 octobre 2016, au quotidien Al Sabeh, le président de la Chambre syndicale nationale des importateurs-exportateurs de vêtements usagés, Fethi Bazrati, a déclaré que « les commerçants de gros de vêtements d’occasion menacent d’une grève générale, si le pouvoir en place ne revient pas sur le projet de loi portant sur l’importation de vêtements d’occasion ».

Il a ajouté qu’un délai d’un mois a été donné au gouvernement pour retirer ce projet de loi. Autrement ce sera l’escalade. La position de la chambre vient à un moment où le gouvernement a décidé de revoir l’organisation du secteur en s’orientant vers l’interdiction de l’importation des vêtements usagés à cause de la difficulté à contrôler le secteur, notamment l’organisation fiscale.

Cette décision a provoqué la colère des professionnels, qui ont déclaré que c’est une menace pour le secteur et pour le pouvoir d’achat des Tunisiens dont 80% s’approvisionnent à la fripe. D’après eux, la nouvelle loi bloquera l’évolution du secteur, ce qui aura des conséquences néfastes sur le prix et la qualité des produits.

Corruption et perte fiscale de 100 millions de dinars!

L’ancien  ministre du Commerce, Mohsen Hassen, avait déclaré à Africanmanager que « le secteur de la friperie n’est pas organisé et est dominé par des intrus. La corruption y sévit et l’évasion fiscale totalise 100 millions de dinars. Le gouvernement a préparé un dossier visant la restructuration de ce secteur et ce, en collaboration avec toutes les parties concernées ».

Ce dossier sera examiné lors d’un conseil ministériel afin de prendre des mesures concrètes visant le développement et l’organisation de ce secteur mal organisé, avait-il dit. On attend toujours…

Pour sa part, Mohssen Ben Sassi, président de la chambre nationale du commerce des tissus et de prêt-à-porter relevant de l’UTICA, a déclaré à Africanmanager que le secteur de la friperie en Tunisie échappe au contrôle des ministères du Commerce et des Finances.

Cela s’explique, selon lui, par le non-respect du quota d’importation de vêtements d’occasion qui a été fixé par les parties officielles concernées.

Et d’ajouter que « les commerçants dudit secteur procèdent également à la vente de vêtements neufs déguisés en produits d’occasion, ce qui représente une menace pesant lourdement sur le secteur du prêt-à-porter tunisien », a-t-il précisé.

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Le secteur de la friperie connaît un réel engouement dans la majorité des villes tunisiennes, et 80% des citoyens s’y approvisionnent. La Tunisie  importe annuellement plus de 80 mille tonnes de vêtements usagés, qui sont ensuite ventilés sur plusieurs dépôts répartis sur tout le territoire national.

Ce secteur emploie plus de 50 mille personnes et compte près de 51 dépôts industriels, tous partiellement ou totalement exportateurs, 321 grossistes et 11 000 détaillants, générant un chiffre d’affaires annuel de 88 millions de dinars…

Malgré son importance dans la redynamisation de l’économie tunisienne et la création de postes d’emploi pour les jeunes, ce secteur pèse lourd sur l’avenir des vêtements –prêt-à-porter en Tunisie.

Mohamed Mohsen Ben Sassi, président de la chambre nationale du commerce des tissus et de prêt-à-porter relevant de l’Utica a déclaré  à Africanmanager,  vendredi 19 août 2016,  que les commerçants de la friperie en Tunisie ne respectent pas le quota d’importation et présentent une concurrence et une vraie menace pour les commerçants de prêt-à-porter.

Selon ses dires,  les vendeurs de la friperie commercialisent des vêtements neufs, ce qui a poussé plusieurs commerçants à fermer boutique suite à la baisse de leur chiffre d’affaires.

Il a, dans ce contexte , affirmé que le ministère du Commerce est appelé à réviser le statut de ce genre de commerce et de prendre de mesures concrètes pour sauver le secteur du textile et du prêt-à porter, affirmant que le nombre des employés dans le secteur du textile était de l’ordre de 240 mille employés en 2010 contre 170 mille en 2016.

Pour sa part, la fédération nationale de textile avait annoncé en 2016 que 300 établissements du secteur du textile ont fermé leurs portes depuis la Révolution provoquant la perte de 40 mille emplois.

D’après la même source, les exportations du secteur ont régressé de 7% en 2015, et la situation du secteur s’est détériorée sous l’effet de  l’augmentation des coûts, la multiplication des grèves et des revendications ainsi que la détérioration des services administratifs et logistiques.

L’autre son de cloche !

Le président de la chambre nationale du commerce des tissus et de prêt-à-porter relevant de l’Utica a ajouté qu’il a demandé depuis 3 mois une rencontre officielle entre les professionnels du secteur en question et le ministre du Commerce, cependant aucune réponse n’a été fournie par ledit département.

Contacté, ce vendredi 19 août 2016, par Africanmanager, le chargé de communication auprès du ministère du Commerce, Abdel Monem Baccari a démenti catégoriquement l’indifférence du ministère quant à cette affaire, affirmant que les portes du ministère sont toujours ouvertes pour rencontrer tous les professionnels du secteur du textile et du prêt-à- porter.

On rappelle dans ce contexte que le ministre du Commerce a récemment déclaré à  Africanmanager que le secteur de la friperie n’est pas organisé et est dominé par des intrus. La corruption y sévit et l’évasion fiscale totalise 100 millions de dinars. « Nous avons préparé un dossier visant la restructuration de ce secteur  et ce en collaboration avec toutes les parties concernées. Ce dossier sera bientôt examiné lors d’un conseil ministériel afin de prendre des mesures concrètes visant le développement et l’organisation de ce secteur mal organisé, a-t-il dit.

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