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Au moment où la Tunisie est confrontée à de très sérieuses difficultés, le secteur de l’huile d’olive affiche la grande forme. En effet, la Tunisie est capable de réaliser de meilleurs résultats et de se positionner durablement comme 2ème producteur mondial d’huile d’olive, mais à condition…

« Il faut une révision des législations relatives aux systèmes de la production, de transformation, de conditionnement et d’exportation de ce produit vital », a estimé la Chambre syndicale des exportateurs d’huile d’olive par la voix de son président, Abdessalem Loued. Pour ce professionnel, une forte volonté et une large prise de conscience de la valeur de ce secteur vital demeurent utiles en vue de contribuer davantage à la relance économique, mais aussi de réaliser un rendement meilleur après la performance enregistrée en 2015.

Une performance qui a permis à la Tunisie de se hisser à la deuxième place mondiale des pays producteurs avec une production de l’ordre de 350 mille tonnes générant ainsi un revenu en devises de 2000 millions de dinars. Avec ces chiffres, la Tunisie a devancé l’Italie, qui a exporté 208 mille tonnes et l’Espagne, qui a occupé la troisième place des pays exportateurs avec 185 mille tonnes.

Une liste de doléances…

Malgré ces prouesses, Abdessalem Loued pense qu’il reste encore du travail à faire, surtout en cette période de crise où notre pays est en quête de nouveaux marchés et de nouvelles ressources extérieures.

« L’enjeu est d’assurer le meilleur positionnement en offrant un produit de qualité», a souligné le responsable lors d’une interview accordée ce mardi 9 aout 2016 à Africanmanager.

Pour lui, cela reste tributaire d’une réforme du rôle du Fonds de Promotion de l’Huile d’Olive Conditionnée (Foprohoc). « On doit réviser l’organisation et les actions de ce fonds. Cela doit suivre l’évolution des sociétés et des conditionneurs », a-t-il précisé.

Au nom de l’ensemble des exportateurs, Abdessalem Loued a exigé la création d’une structure permanente indépendante pour encadrer les exportateurs d’huile d’olive et pour assurer la gestion du fonds en question.

« Il faut créer une entité indépendante, chargée de piloter le Fopohoc, qui sera mise sous la tutelle du ministère », a martelé notre interviewé, pointant du doigt l’intervention « limitée » de ce fonds dans ce domaine stratégique.

«  Depuis sa création, en 2005, le Fonds de promotion de l’huile d’olive  conditionnée a certes soutenu les efforts des exportateurs et facilité efficacement l’accès aux marchés étrangers, mais voilà, il ne peut pas faire plus alors que les besoins des entreprises exportatrices et le volume de l’exportation d’huile d’olive conditionnée continuent d’augmenter  », a-t-il lâché.

Comme justification, il a fait savoir que ce fonds entièrement financé par les exportateurs, qui lui consacrant 0,5% de leurs revenus, n’a dépensé que 1.5 millions de dinars alors que les ressources en 2015 ont pu atteindre les 10 millions de dinars. « C’est vraiment illogique, surtout qu’il s’agit d’un secteur prometteur où les sociétés exportatrices ont besoin de plusieurs actions pour pouvoir réussir et mieux répondre aux exigences de nos clients étrangers », a-t-il déploré.

Les enjeux sont clairs pour Abdessalem Loued : Il y a la nécessité d’une coordination administrative et d’une réforme de ce fonds pour rendre plus efficace la production et l’exportation de l’huile d’olive. Une production qui exige aussi une meilleure adaptation de l’exportation. Pour ce faire, a encore indiqué Loued, la mise en place d’un programme spécifique demeure utile pour améliorer la productivité.

Pour mieux gagner ce challenge, le responsable a suggéré l’implantation de 10 millions d’arbres par an durant les dix prochaines années.

Parmi les autres recommandations, il a proposé la révision des procédures de contrôle technique à travers l’instauration de l’autocontrôle et du contrôle après l’exportation, en plus de la révision de certaines conventions signées auparavant avec plusieurs pays de l’Union Européenne tels que la Suisse. Il a aussi proposé de travailler sur de nouveaux accords (contingents) avec d’autres pays consommateurs comme la Russie, la Chine, etc. C’est important dans la mesure où plusieurs conventions ne sont pas encore entrées en vigueur. C’est le cas de la Suisse.

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En Tunisie, l’immobilier fait partie des secteurs les plus porteurs. Aux yeux des hommes d’affaires qui désirent tirer profit de ce marché florissant, c’est une niche d’investissement sûre et rentable. Néanmoins malgré sa forte contribution à la croissance de l’économie tunisienne, les promoteurs immobiliers sont toujours confrontés à de multiples obstacles qui les freinent dans l’exercice de leur profession.

Des promoteurs immobiliers interrogés par Africanmamanger ont affirmé qu’ils souffrent de nombreux problèmes, comme par exemple la lenteur des procédures administratives, notamment les permis de bâtir et les raccordements de fluides, la hausse vertigineuse des prix des matériaux de construction, en plus de la rareté de la main-d’œuvre qualifiée et de la flambée des coûts de production.

Dans une déclaration à Africanmanager, le président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers, Fahmi chaâbane, a affirmé que ses collègues font face à de nombreuses difficultés. Il a appelé ainsi le gouvernement à intervenir pour résoudre les problèmes qui sont principalement d’ordre financier et administratif.

Vers la signature des accords de partenariat !

Le président de la Chambre syndicale des promoteurs immobiliers a affirmé que des accords de partenariat visant la facilitation du travail des opérateurs du secteur seront signés ce 11 mai avec la Steg, l’ONAS ou encore la Sonede. Et de préciser que d’autres conventions seront conclues dans le secteur privé.

Il a dans le même contexte réclamé la facilitation d’octroi des crédits et la prolongation de la durée de remboursement des crédits auprès des banques.

Sur un autre volet, le responsable a appelé à annuler l’autorisation du gouverneur pour l’achat de biens immobiliers en Tunisie par des étrangers, soulignant que cette autorisation est un handicap majeur pour l’investissement et le développement économique du pays.

A noter que des chiffres officiels relèvent que le nombre de promoteurs est passé de 150 en 1990 à 2500 en 2015, mais seuls 800 exercent effectivement sur le marché avec une part dans la construction des logements qui ne dépasse pas les 10%.

Environ 60.000 logements sont construits chaque année en Tunisie dont 40.000 en auto-construction et 20.000 réalisés par des promoteurs immobiliers. 5000 sont de type économique et social et 15.000 de type standing.

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