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Chambre tuniso-française de commerce et d ’ industrie, Ctfci,

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Sur 1.250 entreprises françaises opérant en Tunisie, seulement une trentaine est en prises avec des perturbations et a fermé. Certaines même sont en train de faire d’extensions. Toutefois, on ne signale que très peu des nouvelles implantations. Tel est sommairement le bilan dressé de la présence économique française par le Directeur général de la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (Ctfci), Habib Gaida. Interrogé sur la situation actuelle des entreprises françaises, il a précisé que deux d’entre elles  ont des difficultés, une  spécialisée dans le secteur pharmaceutique et une autre dans les services.

« Il y a des signes importants quand on voit un fonds de capital risque de la Société Générale racheter 34% d’une société pharmaceutique tunisienne pour 310 MD et un grand groupe dans le domaine électronique qui s’appelle Astil Flash, acheter un terrain de 30 mille mètres carrés, et ce malgré la conjoncture économique assez difficile que vit la nouvelle Tunisie », a-t-il cependant fait observer.

Des mesures d’accompagnement ont été mises en place pour remédier à la situation. « On est en train d’aider ces gens afin de garder les emplois existants et pour procéder à des extensions. D’ailleurs, l’un des groupes aéronautiques a recruté déjà 1000 personnes ». En dépit de ces efforts, il est grand temps de reconnaître qu’une telle situation est susceptible d’engendrer une certaine inquiétude parmi les investisseurs qui se trouvent aujourd’hui pris au piège avec les événements qui ont marqué la plateforme économique tunisienne. Une étape qui pourrait freiner l’accès aux marchés financiers et réduire la capacité de la Tunisie à séduire les investisseurs étrangers.  « Il y a beaucoup d’hésitations, les gens ne voient pas encore l’avenir en Tunisie. Nous pensons que les IDE ne reprendront leur rythme normal qu’à partir de 2012 », a pronostiqué le DG de la Ctfci, dans une interview accordée à African Manager.

Une étape interpelle à mieux évaluer cette conjoncture et proposer des actions communes pour stimuler l‘activité économique surtout que le nouveau contexte exempt de corruption devrait booster les investissements en général et les investissements directs étrangers (IDE) en particulier. D’ailleurs, les grands projets d’infrastructure ferroviaire, autoroutière, immobilière, et dans le domaine de l’énergie et de l’environnement, d’un montant de plusieurs milliards d’Euros, vont être relancés, et les opérateurs français ont toutes leurs chances d’y participer dans un contexte de transparence. « Les étrangers veulent investir dans un pays où il y a le calme et  une certaine visibilité. C’est pourquoi, il est important de réunir et garantir  les conditions requises de sécurité et de paix sociale, nécessaires pour le démarrage des projets et pour la relance du processus de développement », a-t-il souligné à ce sujet.

Faut-il rappeler  qu’il existe des investisseurs qui font confiance à la Tunisie et ont affirmé leur intention de travailler en Tunisie, a-t-il affirmé. Une étape qui nécessite la conjugaison des efforts afin de contribuer davantage à la promotion de la destination Tunisie et d’élaborer des stratégies dans les domaines de l’industrie, du développement régional, de la réforme de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle.

A ce propos, et selon notre interlocuteur, la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (Ctfci) a intensifié ses programmes notamment sa campagne de communication en  France en partenariat avec la FIPA pour rassurer les entreprises françaises et soutenir leurs activités en Tunisie. « Nous avons organisé  plusieurs réunions en France. D’ailleurs, une autre réunion se tiendra très bientôt à Marseille en présence d’Abdelhamid Triki, ministre de la Planification et de la Coopération internationale. Je pense que c’est une meilleure démarche qui pourrait donner des bons résultats à moyen et à long terme puisqu’il y a un certain flou au niveau politique », a-t-il conclu.

Wiem Thebti

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