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Chedli Ayari

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Il y a quelques jours, le gouverneur de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) suscitait le colère des hôteliers en demandant devant l’ARP «où est l’argent du tourisme» ? Un sermon qui a, semble-t-il, été mal interprété. Africanmanager a posé, la semaine dernière, la question à Chedli Ayari. «J’ai plusieurs fois dit à la ministre du Tourisme ma joie lorsque je vois les chiffres officiels des entrées touristiques, mais tout en s’interrogeant aussi sur les causes de ne pas voir des entrées en devises qui correspondent au rythme des entrées !», explique Ayari.

Et le Gouverneur de préciser que «dans l’indicateur du changement des billets physiques à la banque, le bilan de l’opération est négatif, car on a vendu plus de billets qu’on n’en a achetés. Et cela n’est pas normal. Le poste était relativement intéressant et faisait rentrer entre 2 et 3 Milliards DT par an. Du coup, c’est obsolète : à peines quelques milliers DT par jour et le peut-être le tiers des entrées sur l’année. Je ne blâme pas les hôteliers, mais on a le droit de se poser la question». On sait par ailleurs qu’il y a toujours eu un malentendu, entre ministère du Tourisme et hôteliers, à propos du nombre des visiteurs. Le premier incluant dans le décompte toute personne franchissant la frontière et les seconds ne faisant que le décompte de ceux qui passent des séjours dans les unités hôtelières. Des hôteliers dont les contrats d’allotement sont libellés en DT et non en devises. On connait par ailleurs aussi l’existence de circuits parallèles de change de devises. Des circuits qui faussent les comptes des entrées touristiques en devises et qui devraient être mieux surveillés.

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Suite à l’appel de l’homme d’affaires et député Moncef Sallami, la semaine dernière à l’ARP quand il invitait le Gouverneur de la BCT à tout dire sur les entreprises et businessmen les plus endettés et qui ne les paient pas, Chedli Ayari aurait pris la décision, selon nos informations, de mettre à jour la liste des impayés parmi les entreprises privées tunisiennes. C’est ainsi que les services de la Banque centrale de Tunisie se penchent depuis quelques jours, et à sa demande, sur cette liste, tout en distinguant entre engagements qui veulent dire investissements et impayés – dettes carbonisées.

La nouvelle liste, qui ne sera pas publiée pour cause d’obligation de réserve et secret bancaire qui ne peut être levé que sur instruction d’un juge, déterminera le volume de la dette de chacun, l’objet de la dette, le volume de provision et les garanties données pour les banques créditrices, ainsi que les procédures et leur issue, des demandes de recouvrement de ces dettes. On ne sait pas encore ce que fera le gouverneur de cette liste, ni les réactions des banques à ces demandes de l’autorité de régulation bancaire.

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Chedli Ayari a exprimé sa déception par le faible taux de croissance enregistré pour le 3ème trimestre 2013

Le gouverneur de la banque Centrale de Tunisie (BCT) Chedli Ayari, a appelé, vendredi, à un nouveau découpage économique des régions devant comprendre deux ou trois gouvernorats afin de réaliser un développement économique global et durable.
Ayari a indiqué, en marge d’une conférence sur « les réformes structurelles et le développement intégré », organisée par le ministère du développement, de l’investissement et de la coopération internationale avec le concours de l’organisation de la coopération et du développement économique (OCDE), que « les propositions sont nombreuses dans ce cadre », ajoutant que « le pays n’a besoin que de 5 ou 6 régions économiques ».
« Le nouveau découpage devrait dépasser celui administratif du ministère de l’intérieur afin de concrétiser le principe de la décentralisation stipulée dans le plan de développement » a-t-il dit, appelant à ce qu »‘il soit le fruit d’un débat régional approfondi ».

Ayari a souligné l’importance de se concentrer sur les spécificités économiques et géographiques de chaque région, ce qui permettra d’accorder à chacune d’entre elles certains avantages dans des secteurs donnés sans exclure les possibilités d’investissement dans le reste des domaines de développement, insistant sur l’impératif de faire de l’économie solidaire un principe.
Il a aussi indiqué que le développement global devrait constituer une stratégie cohérente qui adopte un ensemble de réformes et dont les grandes orientations seront inspirées de la Constitution et du plan de développement 2016/2020, s’agissant de l’application du principe de la discrimination positive dans toutes les régions.
Il a ajouté que le développement intégré est axé sur trois grands points : s’engager à appliquer le contenu du plan de développement en tant que référence fondamentale de la politique économique, élaborer un ensemble de grandes réformes et le baptiser « budget de réformes », déclarant que « ce qui manque à la Tunisie actuellement est la liaison entre toutes ces réformes pour réaliser un développement global et intégré ».

Le représentant de l’OCDE Flavio Barvira a souligné qu’il est difficile d’entreprendre des réformes profondes dans un pays qui vit une étape de transition démocratique, sans pour autant éloigner la possibilité de les réaliser. Et de poursuivre que l’organisation veille à aider la Tunisie à surmonter les obstacles afin de réaliser le développement intégral, global et durable.

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La Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH) a exprimé son étonnement des déclarations du Gouverneur de la Banque Centrale (BCT), Chedli Ayari devant les élus du peuple mardi 16 mai, d’autant plus que la BCT est partenaire de la FTH dans la recherche de solutions au secteur. « L’hôtellerie n’est nullement concernée par la hausse des entrées aux frontières, elle n’est concernée que par la hausse du nombre de nuitées passées dans les hôtels. Entre le 1er janvier et le 20 avril 2017, il y a eu une évolution de 31% par rapport à l’an passé, soit 714.000 nuitées. Seule 36% (260.000 nuitées) de cette évolution concerne les nuitées européennes, le reste est réparti entre nuitées maghrébines, tunisiens résidents à l’étranger et marché intérieur. Il se trouve malheureusement que la clientèle maghrébine et les tunisiens résidents à l’étranger paient leur facture en dinar, ce qui signifie qu’ils font leur change ailleurs et ne recourent pas aux bureaux de change disponibles au sein des hôtels », a expliqué la FTH.

Selon la fédération, les nuitées européennes ont augmenté de 39% mais les recettes, elles, n’ont augmenté que de 4,4%, la reprise étant principalement « dopée » par des prix d’appel, au vu du contexte de crise sans précédent que traverse le secteur. S’y ajoute l’importante dépréciation du dinar et le fait que les hôtels se trouvent acculés à signer leurs contrats en dinars, il devient évident pour tous que les revenus en monnaie étrangère de l’hôtellerie n’ont que peu évolué.

Les tours opérateurs paient à 90 jours. L’impact de la croissance du marché européen ne pourra donc être ressenti qu’au cours des prochains mois.

La FTH appelle à plus de responsabilité dans les déclarations prononcées devant les représentants du peuple et réitère sa demande auprès de la Banque Centrale pour obliger les hôtels à signer leurs contrats avec les Tour Operators en monnaie étrangère convertible, comme c’est le cas dans plusieurs pays concurrents, à l’exemple de l’Egypte ou de la Turquie. Cette mesure renforcerait les positions de l’hôtellerie tunisienne lors des négociations avec les tours opérateurs.

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Intervenant ce vendredi 5 mai 2017 à l’occasion du séminaire de clôture du projet de jumelage portant sur la modernisation du cadre opérationnel de la politique monétaire de la BCT, le Gouverneur de la Banque centrale, Chedli Ayari, est revenu sur la dernière crise du Dinar tunisien.
Il a ainsi d’abord expliqué que «la période de transition par laquelle passe notre pays a fait que la Banque centrale use de tous les instruments et outils à sa disposition pour faire face à plusieurs défis qu’elle a rencontrés depuis janvier 2011», affirmant ainsi que l’institut d’émission tunisien est en train de jouer son rôle en tant qu’autorité de régulation monétaire. Il répondait ainsi, indirectement, à ceux qui l’avaient accusé du contraire à l’éclatement de la dernière crise du Dinar.

⦁ La BCT et la crise de liquidité, une histoire de va-et-vient
Il a ainsi détaillé les mesures prises par la BCT, dans une première étape, pour éviter au pays une crise de liquidité. «Au rang des mesures conventionnelles, on peut citer la baisse à 3 reprises des taux de la réserve obligataire au cours de la première moitié de 2011 ainsi que les deux baisses du taux directeur. Au regard  des mesures non conventionnelles, on peut en citer le rallongement des maturités des appels d’offres à 1 et 3 mois, et l’allocation intégrale qui consiste à accommoder la totalité des besoins des banques, le tout pour faire face aux problèmes de liquidité».
Chedli Ayari a aussi évoqué l’apparition, dès 2012, des premières pressions inflationnistes, et l’attitude de durcissement de sa politique monétaire, adoptée par la BCT. Graduellement alors, «elle a mis fin aux mesures non conventionnelles, et a réhabilité le calibrage de la liquidité sur la base d’une allocation qui neutralise les effets des facteurs autonomes de la liquidité, pour ensuite procéder au relèvement de son taux directeur à trois reprises entre août 2012 et juin 2014, chose qui n’était pas usuelle, par le passé».

Ayari explique l’accroissement continu de l’enveloppe de refinancement accordée par la BCT aux banques de la place, par «le souci de se prémunir contre le risque de défaut qui rendrait les banques commerciales incapables de faire face à la demande». Une priorité qui s’était cependant doublée par une attitude «plus regardante à propos du risque encouru». Elle a ainsi institué une «décote sur les créances privées acceptées en contrepartie des opérations de refinancement, et d’autre part, exigé des banques d’apporter une quotité minimale de collatéraux sous forme de bons du Trésor pour garantir le refinancement obtenu».
Avec la détente des prix internationaux des produits de base, de l’énergie et par conséquent de l’inflation, en 2015 et 2016, la BCT a de nouveau  desserré sa politique monétaire en baissant son taux directeur de 50 points de base en octobre 2015. «Cette décision prise dans le contexte d’une inflation portée sur une trajectoire baissière, jusqu’à fin 2016, avait pour objectif de soutenir l’activité, fortement affectée par les effets des attentats terroristes perpétrés en 2015», explique le Gouverneur Ayari.

⦁ La mini-crise du Dinar de 2017 et le patriotisme
Le Gouverneur de la BCT parle ensuite de manière académique et sans revenir sur les péripéties qui y avaient conduit aux remous sur l’économie tunisienne. Il rappelle d’abord que «les premiers mois de 2017 ont été de nouveau marqués par la résurgence des tensions inflationnistes et ont surtout affiché une détérioration inquiétante des déficits commercial et courant. Cela s’est traduit par l’amplification du déséquilibre entre l’offre et la demande de devises sur le marché des changes, et naturellement par des pressions supplémentaires sur le taux de change du dinar, en dépit de la présence permanente de la Banque centrale sur ce marché pour réguler la liquidité en devises».
Il explique ensuite que «les forces qui tirent vers le bas la valeur de la monnaie nationale se sont autoalimentées, dans le sillage de la multiplication des déclarations de toutes parts, exacerbant les anticipations à la baisse de la valeur de la monnaie nationale et accentuant les pressions sur la valeur future du Dinar». Cela n’a pas manqué de semer le doute chez l’ensemble des acteurs, y compris les banques. «Du coup, un mouvement de panique s’est emparé de la place, et dont les conséquences auraient pu être désastreuses pour l’économie tunisienne, n’eut été la volonté affirmée des autorités monétaires pour gérer calmement cette mini crise de change». La dernière phrase du Gouverneur est d’importance dans le fil conducteur de son discours, qui est d’expliquer ce qui s’est passé le 18 avril et les jours suivants.

Il ne manque pas, à la fin et comme s’il répondait à tous ceux qui avaient critiqué sa politique et joué les Cassandre, volontairement ou par réelle peur des conséquences de la baisse du prix du Dinar, de lancer «un appel à l’ensemble de la communauté financière ainsi que tous les agents économiques à faire preuve de sagesse et de retenue, en cette phase difficile que nous traversons, ne serait-ce que pour défendre la valeur du dinar». Il n’oublie pas, à l’occasion, de faire appel aussi au «patriotisme» pour rappeler que la solution réside dans la «réhabilitation de la valeur du travail, de miser sur une meilleure productivité et d’encourager la production nationale en favorisant la consommation du Made in Tunisia, produire plus, exporter plus, rétablir l’équilibre de nos comptes extérieurs et mettre fin à la spéculation sur la monnaie nationale».

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Le road-show tunisien pour la levée d’un milliard d’euros sur le marché de l’euro-bond devrait débuter le samedi prochain. La délégation financière tunisienne, forte de trois ou quatre personnes et qui sera présidée par le gouverneur de la BCT, Chedli Ayari et la ministre Lamia Zribi devrait parcourir les places financières de Paris, Londres et Francfort. Le road-show se déroulera alors que la Tunisie est déjà sous la loupe du FMI (Fonds monétaire international) dont une délégation est déjà en Tunisie depuis quelques jours.
La Banque centrale de Tunisie (BCT) avait déjà désigné la banque d’investissement et d’entreprise française Natixis pour la coordination globale de l’emprunt en euros, Commerzbank et JP Morgan comme Co-arrangeurs de cette opération.

Particularité de cette opération, programmée depuis l’année dernière et reportée pour cause de conjoncture non favorable et liquidité disponible sur le marché local, elle sera «sans béquilles» comme on dit dans le jargon financier. Cela veut dire que la Tunisie sortira sur les marchés financiers internationaux, sans aucune garantie ou parrainage extérieur. On rappelle qu’en 2015, la Tunisie avait déjà obtenu 500 millions USD du marché international des capitaux avec un taux de 1,4% et une maturité de 5 ans, mais avec la garantie américaine de l’USAID.
Une première pour la Tunisie depuis 2007 sur le marché du Samouraï où, malgré la crise des subprimes, elle avait eu plus qu’elle en demandait. Cette sortie sur le marché international de l’euro sera aussi la seconde du genre depuis celle de 2005, qui s’était alors aussi très bien déroulée.

Or, cette nouvelle sortie, qui plus est pour un montant important pour l’économie et les finances tunisiennes, se déroule dans une conjoncture bien spéciale, tant au niveau local qu’international. Localement, la Tunisie a à peine bouclé sa loi de finances (LF) 2017, elle est obligée d’en faire une complémentaire pour la précédente (2016) et elle serait fort probablement obligée d’en préparer une autre pour la LF en cours. Une conjoncture aussi où le service de la dette s’envole et les réserves en devises trinquent. Un exercice aussi où le GUN (Gouvernement d’unité nationale) peine à récolter ses impôts avec plus d’un métier en situation de fronde fiscale, les entreprises étrangères installées en Tunisie qui refusent la taxe conjoncturelle de 7,5 % et la masse salariale qui n’arrête pas de gonfler sans que les indices de production ne s’améliorent.
Sur le plan international, il y a d’abord la crise qui pousse plus d’un pays à se refermer, un commerce international où le déficit se creuse dangereusement avec plus d’un pays, notamment la Turquie (1,3 Milliard DT) et la Chine (plus de 3 Milliards DT), et des exportations qui peinent à rattraper les importations, sans compter le risque d’impact de la fameuse contribution conjoncturelle. Au risque aussi d’être taxé de pessimiste, on rappellera l’image de 1er exportateur du terrorisme qui colle toujours à la Tunisie et empêche une bonne reprise du secteur touristique. C’est, pour la faire courte, une Tunisie chancelante qui sort emprunter sans garanties et sans béquilles.
C’est toutes ces données qui feront de cette nouvelle sortie pour un Milliard d’euros un vrai test grandeur nature pour toute l’image de la Tunisie

Le premier impact de toute cette conjoncture pourrait être un coût d’endettement assez lourd. Selon une source citée par l’agence Reuters, le taux d’intérêt de ces nouvelles euro-obligations devrait osciller entre 5% et 6%. Un taux qui pourrait même être handicapant pour la capacité tunisienne de remboursement, même si elle n’a jamais encore failli à ses obligations, si l’appareil de production ne se remet pas à travailler.
Il est logique, d’autre part, de se demander quelles sont les garanties, cette fois pour les finances du pays, que ce nouvel endettement n’ira pas financer les salaires, comme les institutions financières internationales, qui rechignent encore à délier les cordons de leurs bourses pour la Tunisie, en ont déjà fait le reproche aux deux derniers gouvernements ?
De plus, la nouvelle grille de calculs d’impôt sur le revenu, déjà entrée en service, va impacter négativement le pouvoir d’achat. Ce dernier, considéré comme étant l’un des derniers, sinon le seul moteur de la croissance à continuer à fonctionner « normalement », sera affecté. Le Gouvernement Chahed se tirerait-il alors une balle dans le pied ? Presque !

Ainsi, en attendant les éventuelles augmentations salariales (dont les négociations sectorielles n’ont pas encore commencé), le fonctionnaire moyen verrait son salaire amputé d’une certaine somme. Elle ne sera pas couverte par les dites augmentations, sauf si ces dernières (la 1ère tranche de 2017, la seconde tranche et l’augmentation entière de 2018) étaient à deux chiffres, chose quasiment impossible vu l’état des caisses de l’Etat et les engagements pris avec les institutions financières internationales, le FMI en premier lieu. De ce fait, l’exercice mi- équilibriste mi-prestidigitateur auquel s’adonne le trio Chahed, Zribi et Rajhi (Conseiller financier de Chahed) engendrera un effet boomerang périlleux. D’une (mauvaise) pierre deux coups (terribles), on se retrouvera avec un salarié trainant le sentiment d’avoir été le dindon de la farce. Bonjour la productivité !
Ensuite, ce fonctionnaire fauché, face à l’envolée des prix des produits, primaires pour son plat, tels que piments, tomates et oignons (dits repas du pauvre !) se repliera sur lui-même, préférant réduire son train de vie, ou au mieux se tournant vers les circuits parallèles que le Gouvernement semble ignorer, ou plutôt tolérer !

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IFC

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a sorti un communiqué ce vendredi 07 octobre 2016 pour démentir catégoriquement « l’information » qui a circulé sur les réseaux sociaux et certains sites d’information électronique concernant des pertes prétendues.

La BCT relève le caractère inexact et fallacieux de cette « information ».

A ce propos, la BCT se réserve le droit de se défendre par les moyens qu’elle estime utiles.

Pour rappel, Sabrine Goubantini, députée de Nidaa Tounes, a accusé, dans un post publié hier jeudi 6 octobre 2016 sur son compte Facebook, le gouverneur de la BCT, Chedli Ayari, de faire perdre au pays 120 millions de dollars

Elle a ajouté que l’erreur de couverture de change sur un encours de crédit est due aux errements du gouverneur.

Par ailleurs elle a appelé Chedli Ayari à démissionner et a exigé l’ouverture d’une enquête sur cette affaire…

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

Comme un certain nombre de collègues, nous avons reçu cette information de Moez Joudi, affirmant avoir la certitude que le gouverneur de la BCT a augmenté son salaire qui serait désormais de 29 mille DT par mois, ainsi que celui du vice-gouverneur qui serait de 24 mille DT. Une telle décision relevant du conseil d’administration de la BCT, où nous n’avons rien vu de tel, nous avons pris contact avec une source de la BCT. Après les explications qui nous ont été, officiellement données de cette nouvelle polémique de Moez Joudi, il s’avère qu’il ne s’agirait pas plus d’un pétard mouillé et d’une intox en bonne et due forme.

· En effet et toujours selon notre source officielle à la BCT, au cours de la dernière réunion du conseil d’administration de la BCT, la question de la rémunération du gouverneur, du vice-gouverneur et du secrétaire général de la BCT (un nouveau poste qui vient d’être créé comme le stipule la nouvelle loi de la BCT) a été débattue, et ce, en l’absence des protagonistes, c’est-à-dire en l’absence du gouverneur et du vice-gouverneur. La commission des rémunérations et le CA de la BCT, s’était en effet réunie en auto-saisine pour discuter ce dossier et ce, conformément, aux dispositions de la loi organisant la BCT. Plusieurs scénarios ont été débattus et la proposition privilégiée par le Conseil était celle d’aligner les salaires des premiers responsables de la BCT (actuellement à 6.000 DT) sur ceux des premiers responsables des banques publiques dont les salaires viennent d’être dernièrement sensiblement augmentés. Aucune décision n’a cependant été prise et les salaires du gouverneur, comme du vice-gouverneur demeurent inchangés. La BCT apporte ainsi un cinglant démenti à tout changement dans la rémunération de ses dirigeants.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Chedli Ayari, passe devant la commission d’enquête sur l’affaire de la fraude fiscale ‘Panama papers’ ce lundi 20 juin, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

A signaler que les ministres des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Hatem Euchi et des Finances, Slim Chaker, passeront également sur le gril, pour le même dossier..

Ahmed Saïdi, président de la commission, a coupé court aux bruits selon lesquels le pôle judiciaire a demandé à l’ARP de geler les travaux de la commission.
Il a ajouté, dans ce sens, que les commissions d’enquête parlementaires sont tout ce qu’il y a de plus légal et qu’elles ne marchent pas sur les plates-bandes de la justice.
« Nous ne condamnons personnes (…) nous faisons un travail d’investigation puis relayons le travail à la justice », a-t-il précisé.

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Le 29 mars 2016, s’organisait à Tunis un déjeuner débat sur le thème de la «Parité Dinar-Yuan : Enjeux et Perspectives». Une rencontre sur laquelle comptait le gouvernement chinois, qui a envoyé son Ambassadeur et le premier responsable de son «MofCom», centre similaire au centre tunisien de promotion des exportations. L’idée était, pour les Chinois, d’essayer de faire accepter par le gouvernement tunisien une parité Dinar-Yuan qui permettrait de faciliter les exportations chinoises vers la Tunisie et d’en faciliter le règlement par les importateurs tunisiens et de là, essayer de booster encore plus le commerce, par ailleurs déséquilibré, entre les deux pays. Cette relation commerciale est actuellement fortement déséquilibrée, avec une bagatelle de 28 millions de dollars d’exportations en 2015 contre 1.6 milliard pour les importations, correspondant à un ratio de couverture de moins de 2%. C’était compter sans la réaction, immédiate de beaucoup de gens présents dans la salle du déjeuner à qui ça n’a pas plu au point que certains, selon nos sources, ont presqu’avalé de travers.

Dès le début, Chedli Ayari renverse la vapeur et livre une autre lecture du thème de la rencontre, prévue sur les questions des changes et des monnaies. «En réalité la parité Dinar-Yuan nous offre un titre générique d’une relation économique et financière étendue qui pourrait être axée sur plusieurs points de rencontre entre la Tunisie et la Chine». Et c’est parti !

  • La BCT annonce l’introduction du Yuan sur la liste des monnaies cotées

De prime abord, il rappelle, aux Chinois et aux pro-Chinois, que Tunis et Pékin «ont clairement fait le choix du gradualisme et du Sequencing prudent dans la marche vers l’ouverture de leurs économies» et oppose presqu’une fin-de-non-recevoir aux espoirs de parité des Chinois, en leur rappelant que «la Chine semble être actuellement dans une meilleure posture comparativement à la Tunisie», qui «se trouve quant à elle face à l’urgence de ramener son déficit courant à un niveau soutenable ». Et de tempérer ensuite son refus de la parité en tendant une perche. «La Chine est en mesure d’apporter une grande aider à la Tunisie pour redresser ses déséquilibres extérieurs à travers des relations commerciales plus équilibrée».

Le message est ainsi lancé, devant ce que le Gouverneur de la BCT appelle «un vrai paradoxe, surtout lorsqu’on sait que la Chine est devenue en 2015 le quatrième principal partenaire commercial de la Tunisie». Il va plus loin et propose «un plan d’actions actif destiné à booster les exportations tunisiennes vers la Chine pour porter le ratio de couverture à 100% au terme du plan quinquennal tunisien 2016-2020. Les grandes lignes de ce plan pourraient être arrêtées entre la Mofcom chinois et le CEPEX tunisien». Conscient du fait qu’il a en face de lui un dragon affamé de croissance, Chedli Ayari décide de manier le bâton et la carotte.

«En guise de contribution à cet effort et en prélude à une nouvelle ère de coopération entre les deux pays, la BCT annonce sa décision d’introduire le Yuan dans la liste des monnaies cotées contre le dinar tunisien, ce qui rend le renminbi une monnaie éligible pour la facturation et le règlement des transactions commerciales et financières entre les ressortissants des deux pays », lance-t-il avec un air détaché. Il engage la BCT à «œuvrer à introduire le Yuan parmi ses devises de réserves » en faisant miroiter que «la part du Yuan pourrait être renforcée à mesure que le volume des exportations tunisiennes vers la Chine augmente». Manifestement en grande forme, le Gouverneur Ayari tente même de monter le Dragon chinois pour un partenariat en Afrique. «La Tunisie peut également offrir à la Chine sa géographie distinguée en tant que portail pour l’Europe et l’Afrique et sa compétitivité pour être un Hub industriel et des technologies de l’information, pouvant être placé au cœur même de la nouvelle route de la soie».

  • Appel direct à la Chine pour acheter du Papier tunisien

Chedli Ayari, toujours dans ses pompes de gardien du temple financier tunisien, se rappelle que la Tunisie est encore à la recherche d’aides financières urgentes et ne manque pas de remarquer que le pays du soleil levant ne fait toujours pas partie des soutiens de la Tunisie. «J’invite, dès lors, la Banque Populaire de Chine ainsi que les différents Fonds d’investissement chinois à considérer l’opportunité d’acquérir dans leurs portefeuilles des émissions obligataires tunisiennes en devises». Et de préciser ensuite, que « la BCT est également disposée à mettre en place avec la Banque Populaire de Chine des accords de Swaps pour s’échanger des devises ou du Yuan contre Dinar, lui permettant d’investir, avec une bonne couverture contre le risque de change, dans les obligations du Trésor tunisien qui servent des rendements fort intéressants. Ces accords de Swap peuvent également financer le commerce extérieur, les IDE et les investissements de portefeuille entre les deux pays». Plus précis encore et droit au but, il demande que la Chine suive l’exemple américain en apportant à la Tunisie sa garantie pour sortir sur les marchés des capitaux.

  • La BCT disposée à ouvrir la place financière locale à la Chine

Loin de manquer d’idées et comme pour diversifier les propositions tunisiennes à celui qui voudrait devenir partenaire, il évoque un «secteur bancaire tunisien, caractérisé par un nombre élevé de banques » et propose aux Chinois de «contribuer à l’émergence de pôles bancaires tuniso-chinois dotés de grandes capacités financières pouvant accompagner aussi bien la Chine que la Tunisie dans leur ouverture sur les continents asiatique et africain ».

Il n’oublie pas, dans la panoplie d’opportunités que la Tunisie pourrait offrir aux Chinois, «les domaines des partenariats Public-Privé notamment pour les projets d’infrastructure, de relance et perfectionnement des secteurs porteurs comme le tourisme et l’agriculture, des technologies de l’information et de l’amorçage et incubation des entreprises et des start-up». Ayant manifestement bien préparé le déjeuner où il ne comptait pas seulement manger, il lance «l’idée de créer un véhicule financier sino-tunisien puissant sous forme de Fonds des fonds couvrant l’ensemble de ces segments. Ce Fonds des fonds pourrait être doté d’un capital minimum de 1 milliard de dollars réparti entre la République Populaire de Chine pour une part de 40 à 50%, la République Tunisienne pour une part de 10 à 20%, le reliquat pourrait être souscrit par d’autres investisseurs institutionnels locaux ou étrangers. La Banque Centrale de Tunisie est prête à travailler avec la Banque Populaire de Chine pour rapprocher les différentes parties prenantes dans nos deux pays afin de donner âme à ce projet».

La Chine prendra-t-elle la perche, multiformes, que lui tend ainsi le gouvernement à travers le Gouverneur de sa banque centrale ?

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Intervenant hier soir, en séance plénière devant  l’ARP qui le questionnait jusqu’à 23 heures  à propos de la dette, Chedli Ayari, gouverneur de la BCT a indiqué que le terrorisme  a fait perdre à la Tunisie, en 2015, la somme de 1270 MDT. Ayari a aussi annoncé que, suite aux différents mouvements sociaux qui ont secoué le bassin minier, le secteur des phosphates qui faisait rentrer, en 2010, dans les caisses de l’Etat, la somme de 450 MDT, enregistrait l’année dernière une perte et un déficit de 40 MDT.

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Le gouverneur de la banque centrale de Tunisie a eu

Le gouverneur de la banque centrale de Tunisie a eu, ce matin du lundi 23 juin 2014, une poussée de socialisme. Parlant, avec la fougue du professeur universitaire qu’il a toujours été, devant un parterre de responsables internationaux, de PDG de banques et de responsables administratif, Chedli Ayari s’est exclamé : «il n’est pas normal que les plus grands revenus ne paient que 35 % d’impôts». Et le Gouverneur de la BCT de demander «une plus grande équité fiscale, mais sans pour autant compromettre les conditions de la réussite économique». Autant chercher une aiguille dans une botte de foin !

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S’adressant ce matin aux participants à un atelier autour du thème «vers un nouveau modèle de développement en Tunisie»

S’adressant ce matin aux participants à un atelier autour du thème «vers un nouveau modèle de développement en Tunisie», le Gouverneur de la BCT, Chedly Ayari, a évoqué l’état d’exigüité dans laquelle se trouve la Tunisie en matière de réserves en devises. «Je vis un drame à la BCT», s’était-il écrié, avant de s’interroger : «comment voulez-vous mettre en place une politique de change, lorsque les sources de ces devises ne fonctionnent pas comme il se doit ?»

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Au cours de son intervention lors d’un séminaire sur les nouvelles orientations stratégiques

Au cours de son intervention lors d’un séminaire sur les nouvelles orientations stratégiques, le gouverneur de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) a annoncé la prochaine création d’un fonds de restructuration des banques publiques pour les aider à renforcer leurs fonds propres.

Chedli Ayari, selon ce que rapporte, ce dimanche, la Radio express FM, la création de ce fonds se fera de manière à permettre à l’Etat tunisien de se désengager des 7 principales banques à participation publiques. Il a expliqué cette intention de l’Etat tunisien de céder ses participations bancaires à ce fonds, par la recherche de nouveaux instruments de financement de cette restructuration et de la recapitalisation des banques publiques, en dehors du budget de l’Etat. On rappelle que la loi de Finances 2013, prévoyait au moins 500 MDT pour la recapitalisation des banques publiques.

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Chedli Ayari

Fin des discussions entre la Tunisie et le Fonds Monétaire International pour la finalisation de l’accord sur le crédit stand-by de 900 MUSD. Un premier retrait de 150 MUSD à été déjà effectué, dès la signature, 500 ont été retirés en janvier dernier et le troisième retrait, qui sera décidé par le CA du FMI au terme d’une mission du Fonds sur les perspectives de l’économie tunisienne. 225 MUSD seront décaissés, en avril prochain. A cette occasion, le représentant du FMI, le ministre tunisien de l’Economie et des Finances et le gouverneur de la BCT, ont tenu, ce lundi 24 mars 2014, un point de presse. Précision de taille, les deux premiers retraits sont allés alimenter le budget 2013 et sa loi des finances complémentaire. Mehdi Jomaâ et son ministre des Finances, ne pourront donc compter que sur le prochain retrait d’avril 2014.

– Le tableau morose dressé par Mati

Amine Mati, chef de mission pour la Tunisie auprès du FMI, a fait part des premières conclusions de sa mission. Le tableau qu’il a esquissé de la situation économique en Tunisie, oscillait entre le noir et le gris, mais avec des prévisions macro-économiques, pour la Tunisie, en 2014, plutôt moroses. Le représentant du FMI reconnaît, d’abord, que «les avancées politiques, importantes sont à même d’ouvrir la voie à des perspectives claires à même de réduire l’attentisme des investisseurs ». Il nuance ensuite le jugement des experts du FMI, en précisant que «la situation demeure très fragile et difficile, avec un taux de croissance qui reste insuffisant pour répondre aux attentes sociales de la population». Il annonce aussi, contrairement aux prévisions du gouvernement Larayedh et son ministre des Finances Elyès Fakhfakh, que «le taux de croissance attendu, pour 2014, sera proche de 2,8 % et sera plus proche de la vérité», ce qui sera par la suite confirmé par le nouveau ministre de l’Economie et des Finances, Hakim Hammouda. Pour l’inflation, le FMI s’attend à ce qu’elle reste stable en 2014, «avec un ralentissement de la hausse des produits alimentaires qui est la principale cause et avec une politique monétaire qui resterait prudente», conclut-il en guise de souhait.

Le déficit des transactions courantes continue à se creuser, dû à la faiblesse des exportations du phosphate et à celle des recettes touristiques, un niveau de réserves qui reste confortable bien qu’étant en baisse par rapport à 2012. Côté performance budgétaire, le déficit s’est amélioré, «mais peut-être pas de la bonne manière», indique le représentant du FMI. Et ce dernier de signaler que la composition du budget 2014, n’est pas adéquate, avec des dépenses d’investissement qui sont à 4,9 % du PIB, «un des niveaux les plus bas», signale-t-il. Et de prédire déjà, que «le déficit 2014, sera beaucoup plus important, à un peu plus de 8 % du PIB » et qui, plus est, financé par l’aide étrangère à hauteur de 4,5 milliards DT, «malgré les mesures inscrites dans le budget 2014 pour réduire la masse salariale», précise le représentant du FMI, comme s’il épinglait les responsables tunisiens qui étaient à côté de lui qui n’auront pas ainsi appliqué ce qui était déjà prévu pour 2014. Une année qui s’annonce en tout cas, plutôt mal. «Les risques pour la Tunisie, restent importants, particulièrement s’il y a une prolongation de la transition politique ou s’il y a une baisse du côté des principaux partenaires commerciaux de la Tunisie», prédit-il.

– Le remède de cheval ou la pilule amère du FMI.

Pour éviter tout cela, le chef de mission pour la Tunisie auprès du FMI, préconise une potion magique. «La réduction des vulnérabilités du secteur bancaire», qui coûteront quand même au moins 500 MDT pour un budget déjà en mal d’argent, «une croissance plus inclusive» mais avec des projets dans les régions qui ne se réalisent pas à cause notamment des mouvements sociaux, «absorber le chômage» qui est une mission presqu’impossible, sinon herculéenne et «réduire les disparités sociales », chose qui ne se fait jusqu’ici qu’avec l’augmentation des salaires, une des causes majeures des abysses où se le budget 2014. C’est tout cela qui fait de ce premier remède de cheval, proposé par le FMI, plutôt magique pour un chef de gouvernement qui a dit, dès le début, qu’il ne dispose pas d’une baguette magique.

En détaillant les ingrédients de sa potion, Amine Mati finit par lui donner un goût plutôt amer. «Une politique monétaire restrictive, une politique de change plus flexible». Deux mesures très difficiles, plus faciles à dire qu’à mettre en exécution pour une économie qui importe plus qu’elle n’ exporte et où le coût du change est un facteur tout aussi exogène que difficilement maîtrisable par la BCT. Mati va plus loin dans sa thérapie impossible et édicte une «maîtrise de la masse salariale». Plus facile à dire qu’à faire en face d’une UGTT qui ne donne aucun répit à ce sujet au chef du gouvernement. Il fait aussi le vœu d’une «réforme fiscale, avec des assises nationales prévues en mai prochain qui amèneraient une fiscalité plus simple avec plus d’équité». Un vœu qui restera pieux, à notre sens, tant le nœud gordien de cette réforme, la base des plus de 400 mille forfaitaires, demeurera intouchable pour des raisons sociopolitiques. Le chef de mission pour la Tunisie auprès du FMI, propose aussi «un meilleur suivi des entreprises publiques qui grèvent le budget de l’Etat et constituent un fardeau». On se demanderait alors comment s’y prendre , par exemple, pour les dettes et les besoins annuels des Offices, de l’huile et des céréales, pour la STIR, pour El Fouledh et autres qui sont autant de tonneaux des Danaïdes ou plus communément gouffres financiers. Tout cela, sans compter les autres entreprises, devenues publiques du fait de la confiscation et qui sont presqu’en faillite. Mais Mati va plus loin et évoque, certainement sans trop y croire lui-même, la question des «subventions énergétiques. Cette réforme est essentielle» insiste-t-il. Certes, mais Ali Larayedh s’y est frotté et à dû battre en retraite sous le poids du Conseil de sécurité nationale. Mehdi Jomaa hésite encore à lui emboîter le pas et le risque reste trop grand s’il s’y frotte à son tour. Le chef de mission pour la Tunisie auprès du FMI a proposé à ce sujet de «le faire sous la forme d’un système de protection sociale plus ciblé». Plus difficile à faire qu’à le dire, d’autant que cela devrait ou pourrait conduire à un système de cartes ou de « cartes de rationnement » des hydrocarbures dans les stations services. Un système lourd de gestion.

Notons qu’Amine Mati a insisté sur le secteur privé dont il a dit qu’il devra être le moteur de la croissance. Il n’a certainement pas entendu ceux qui prônent désormais, dans le silence de toute la Gauche et celui d’Ennahdha, parti politique normalement à droite, la nationalisation des richesses naturelles. Il n’a pas non plus entendu les ouvriers, dans un silence assourdissant de l’UGTT, qui demandent à être désormais associés dans le profit ou encore certains dirigeants de la centrale syndicale qui prêtent l’oreille à de pareilles demandes et clament que c’est aux patrons maintenant de payer. Ce n’est certainement pas cela, Mati l’a certainement écouté à l’Utica, qui va encourager le secteur privé à investir plus. Cela, alors que pas moins d’une centaine de ces hommes d’affaires, restent toujours interdits de voyage !

Et Viva la revoluçion !

Khaled

par -
Chedli Ayari

Fin des discussions entre la Tunisie et le Fonds Monétaire International pour la finalisation de l’accord sur le crédit stand-by de 900 MUSD. Un premier retrait de 150 MUSD à été déjà effectué, dès la signature, 500 ont été retirés en janvier dernier et le troisième retrait, qui sera décidé par le CA du FMI au terme d’une mission du Fonds sur les perspectives de l’économie tunisienne. 225 MUSD seront décaissés, en avril prochain. A cette occasion, le représentant du FMI, le ministre tunisien de l’Economie et des Finances et le gouverneur de la BCT, ont tenu, ce lundi 24 mars 2014, un point de presse. Précision de taille, les deux premiers retraits sont allés alimenter le budget 2013 et sa loi des finances complémentaire. Mehdi Jomaâ et son ministre des Finances, ne pourront donc compter que sur le prochain retrait d’avril 2014.

– Le tableau morose dressé par Mati

Amine Mati, chef de mission pour la Tunisie auprès du FMI, a fait part des premières conclusions de sa mission. Le tableau qu’il a esquissé de la situation économique en Tunisie, oscillait entre le noir et le gris, mais avec des prévisions macro-économiques, pour la Tunisie, en 2014, plutôt moroses. Le représentant du FMI reconnaît, d’abord, que «les avancées politiques, importantes sont à même d’ouvrir la voie à des perspectives claires à même de réduire l’attentisme des investisseurs ». Il nuance ensuite le jugement des experts du FMI, en précisant que «la situation demeure très fragile et difficile, avec un taux de croissance qui reste insuffisant pour répondre aux attentes sociales de la population». Il annonce aussi, contrairement aux prévisions du gouvernement Larayedh et son ministre des Finances Elyès Fakhfakh, que «le taux de croissance attendu, pour 2014, sera proche de 2,8 % et sera plus proche de la vérité», ce qui sera par la suite confirmé par le nouveau ministre de l’Economie et des Finances, Hakim Hammouda. Pour l’inflation, le FMI s’attend à ce qu’elle reste stable en 2014, «avec un ralentissement de la hausse des produits alimentaires qui est la principale cause et avec une politique monétaire qui resterait prudente», conclut-il en guise de souhait.

Le déficit des transactions courantes continue à se creuser, dû à la faiblesse des exportations du phosphate et à celle des recettes touristiques, un niveau de réserves qui reste confortable bien qu’étant en baisse par rapport à 2012. Côté performance budgétaire, le déficit s’est amélioré, «mais peut-être pas de la bonne manière», indique le représentant du FMI. Et ce dernier de signaler que la composition du budget 2014, n’est pas adéquate, avec des dépenses d’investissement qui sont à 4,9 % du PIB, «un des niveaux les plus bas», signale-t-il. Et de prédire déjà, que «le déficit 2014, sera beaucoup plus important, à un peu plus de 8 % du PIB » et qui, plus est, financé par l’aide étrangère à hauteur de 4,5 milliards DT, «malgré les mesures inscrites dans le budget 2014 pour réduire la masse salariale», précise le représentant du FMI, comme s’il épinglait les responsables tunisiens qui étaient à côté de lui qui n’auront pas ainsi appliqué ce qui était déjà prévu pour 2014. Une année qui s’annonce en tout cas, plutôt mal. «Les risques pour la Tunisie, restent importants, particulièrement s’il y a une prolongation de la transition politique ou s’il y a une baisse du côté des principaux partenaires commerciaux de la Tunisie», prédit-il.

– Le remède de cheval ou la pilule amère du FMI.

Pour éviter tout cela, le chef de mission pour la Tunisie auprès du FMI, préconise une potion magique. «La réduction des vulnérabilités du secteur bancaire», qui coûteront quand même au moins 500 MDT pour un budget déjà en mal d’argent, «une croissance plus inclusive» mais avec des projets dans les régions qui ne se réalisent pas à cause notamment des mouvements sociaux, «absorber le chômage» qui est une mission presqu’impossible, sinon herculéenne et «réduire les disparités sociales », chose qui ne se fait jusqu’ici qu’avec l’augmentation des salaires, une des causes majeures des abysses où se le budget 2014. C’est tout cela qui fait de ce premier remède de cheval, proposé par le FMI, plutôt magique pour un chef de gouvernement qui a dit, dès le début, qu’il ne dispose pas d’une baguette magique.

En détaillant les ingrédients de sa potion, Amine Mati finit par lui donner un goût plutôt amer. «Une politique monétaire restrictive, une politique de change plus flexible». Deux mesures très difficiles, plus faciles à dire qu’à mettre en exécution pour une économie qui importe plus qu’elle n’ exporte et où le coût du change est un facteur tout aussi exogène que difficilement maîtrisable par la BCT. Mati va plus loin dans sa thérapie impossible et édicte une «maîtrise de la masse salariale». Plus facile à dire qu’à faire en face d’une UGTT qui ne donne aucun répit à ce sujet au chef du gouvernement. Il fait aussi le vœu d’une «réforme fiscale, avec des assises nationales prévues en mai prochain qui amèneraient une fiscalité plus simple avec plus d’équité». Un vœu qui restera pieux, à notre sens, tant le nœud gordien de cette réforme, la base des plus de 400 mille forfaitaires, demeurera intouchable pour des raisons sociopolitiques. Le chef de mission pour la Tunisie auprès du FMI, propose aussi «un meilleur suivi des entreprises publiques qui grèvent le budget de l’Etat et constituent un fardeau». On se demanderait alors comment s’y prendre , par exemple, pour les dettes et les besoins annuels des Offices, de l’huile et des céréales, pour la STIR, pour El Fouledh et autres qui sont autant de tonneaux des Danaïdes ou plus communément gouffres financiers. Tout cela, sans compter les autres entreprises, devenues publiques du fait de la confiscation et qui sont presqu’en faillite. Mais Mati va plus loin et évoque, certainement sans trop y croire lui-même, la question des «subventions énergétiques. Cette réforme est essentielle» insiste-t-il. Certes, mais Ali Larayedh s’y est frotté et à dû battre en retraite sous le poids du Conseil de sécurité nationale. Mehdi Jomaa hésite encore à lui emboîter le pas et le risque reste trop grand s’il s’y frotte à son tour. Le chef de mission pour la Tunisie auprès du FMI a proposé à ce sujet de «le faire sous la forme d’un système de protection sociale plus ciblé». Plus difficile à faire qu’à le dire, d’autant que cela devrait ou pourrait conduire à un système de cartes ou de « cartes de rationnement » des hydrocarbures dans les stations services. Un système lourd de gestion.

Notons qu’Amine Mati a insisté sur le secteur privé dont il a dit qu’il devra être le moteur de la croissance. Il n’a certainement pas entendu ceux qui prônent désormais, dans le silence de toute la Gauche et celui d’Ennahdha, parti politique normalement à droite, la nationalisation des richesses naturelles. Il n’a pas non plus entendu les ouvriers, dans un silence assourdissant de l’UGTT, qui demandent à être désormais associés dans le profit ou encore certains dirigeants de la centrale syndicale qui prêtent l’oreille à de pareilles demandes et clament que c’est aux patrons maintenant de payer. Ce n’est certainement pas cela, Mati l’a certainement écouté à l’Utica, qui va encourager le secteur privé à investir plus. Cela, alors que pas moins d’une centaine de ces hommes d’affaires, restent toujours interdits de voyage !

Et Viva la revoluçion !

Khaled Boumiza

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Le président de la commission de réforme administrative et de lutte

Le président de la commission de réforme administrative et de lutte contre la corruption, au sein de l’ANC Sleheddine Zahaff a déclaré, que le gouverneur de la Banque Centrale, Chedli Ayari a refusé de dévoiler les détails sur les dettes qui n’ont pas encore été récupérées, rapporte Shems FM.

Il a ajouté que la déclaration de Néjib Mrad ne concerne que sa personne et que les chiffres avancés par ce dernier ne l’engagent que lui.

Néjib Mrad , rapporteur général de la Commission de la réforme administrative et de la lutte contre la corruption à l’ANC , avait déclaré que 126 hommes d’affaires ont reçu environ 7.000 millions de dinars des banques publics à l’époque de Ben Ali .Il a cité un certain nombre d’hommes d’affaires et les montants perçus à titre de prêts non remboursés:

Néji Mehiri : 355 millions de dinars

Groupe Poulina (Abdelwahab Ben Ayed) : 307 millions de dinars

Taher Atrous (Isuzu) : 229 millions de dinars

Batam : 197 millions de dinars

Les frères Mzeb : 186 millions de dinars

Mohsen Hachicha : 189 millions de dinars

Lotfi Abdennadher (SOMOCER) : 180 millions de dinars

Taoufik Chaïbi (Carrefour) : 140 millions de dinars

Abdessalem Affes : 190 millions de dinars

Ali Mabrouk : 117 millions de dinars

Nouri Chaabane : 110 millions de dinars

Jalel Ben Aissa : 105 millions de dinars

Ezzine Ben Mahmoud : 48 millions de dinars

Férid Abbes : 48 millions de dinars

Chedhly Mehirsi : 48 millions de dinars

Raouf Ghadhab : 47 millions de dinars

Mustapha Souid : 45 millions de dinars

Douraid Ammar : 13 millions de dinars

Moncef Sallemi : 41 millions de dinars

Khaled Chahed : 41 millions de dinars

Hédi Ben Ayed : 41 millions de dinars

Nacer Ben Ghorbel : 40 millions de dinars

Mohamed Elamouri : 39 millions de dinars

Atef Ben Slimène : 38 millions de dinars

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Dans une interview au quotidien tunisien de langue arabe

Dans une interview au quotidien tunisien de langue arabe, Al Maghrib, le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, a indiqué qu’il ne se sentait pas concerné par ce qui se dit sur sa candidature aui poste de chef de gouvernement.

Chedli Ayari a ainsi affirmé que «je ne me porterais pas candidat au poste de chef de gouvernement, surtout que je suis convaincu d’être plus utile au pays à la tête de la BCT». Ayari a ajouté, qu’il soutiendra, à partir de son poste, tout gouvernement qui sera élu et continuera son travail de réforme.

Interrogé par ailleurs sur le refus de la BAD de financer de nouveaux projets en Tunisie, C. Ayari a expliqué que la BAD a atteint le plafond de la somme allouée à la Tunisie. Il s’est surtout montré désolé, que les institutions financières internationales, qui «couraient avant la Tunisie pour lui prêter de l’argent, la fuient actuellement ».

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Un accord de confirmation à titre de précaution pour un montant de 2

Un accord de confirmation à titre de précaution pour un montant de 2,7 milliards de dinars qui seront mis à la disposition de la Tunisie aux fins d’utilisation au cas où le besoin s’en ferait sentir, et dès la survenance d’un événement justifiant le recours à ces fonds, comme par exemple des évolutions de conjoncture au sein de l’Union européenne affectant directement et négativement l’économie tunisienne. Souvent utilisé par les pays à revenu intermédiaire et plus récemment par des pays avancés, l’accord de confirmation est remboursable sur 5 ans avec une période de grâce de 3 ans et un taux d’intérêt de 1,1%. Ce crédit s’étale sur une période de 12 à 24 mois et pourra aller jusqu’à 36 mois, mais pas au-delà.

Ayant pour objectif de s’attaquer à des problèmes de balance des paiements à court terme, ce crédit devrait être utilisé dès lors que la Tunisie n’aurait pas l’intention de faire des tirages sur les montants approuvés mais conserverait l’option d’y recourir en cas de besoin.

Les négociations sont en cours entre la Tunisie et le Fonds monétaire international (FMI) pour finaliser les ultimes détails. Aucun accord n’a été conclu à ce jour. Les discussions devraient être achevées vers la fin du mois de mars prochain en vue de sa présentation au cours d’un Conseil ministériel, début avril 2013.

C’est dans ce cadre, déjà, que le gouverneur de la Banque centrale, Chedly Ayari, a tenu ce lundi, 4 février 2013, une conférence de presse pour apporter des précisions sur cette ligne de crédit et couper cour à toutes les interprétations.

Le retrait pour 2014 !

En effet, selon Chedli Ayari, cet accord n’aura pas d’effets négatifs sur l’endettement de la Tunisie, car il faut faire la différence entre s’endetter pour investir et s’endetter pour consommer.

Il a expliqué également que cette ligne de crédit sera utilisée seulement, en cas de choc exogène. Selon les premières prévisions, les 2,7 milliards de dinars ne seront pas retirés en 2013, mais très probablement, durant l’année 2014. D’après lui, plusieurs pays dans le monde parmi ceux qui n’ont pas connu de crise, ont sollicité déjà ce type de crédit.

A la question d’Africanmanager de savoir s’il s’agit d’un programme d’ajustement structurel (PAS) ou non, le gouverneur de la BCT, a indiqué que cette opération n’a rien à voir avec le PAS : « Nous ne sommes ni dans la culture ni dans le système d’un PAS », a fait savoir le gouverneur de la BCT, en soulignant que la Tunisie a besoin de financements externes et qu’il n’existe pas de solutions miracles pour faire évoluer les choses : « Il faut chercher ailleurs sinon il n’y aura pas ni croissance, ni salaires », a-t-il affirmé.

Selon lui, le recours au financement externe doit être maîtrisé plutôt au niveau de son volume, son taux et son utilisation.

Chedli Ayari prend le contrepied de Jacques Attali !

D’autre part, Chedly Ayari s’est inscrit en faux contre ce qu’avait soutenu l’économiste français, Jacques Attali, en faisant savoir que le taux de l’endettement de la Tunisie se situe actuellement à 46% du PIB, et que selon les projections de la BCT, ce taux restera inchangé jusqu’à l’année 2016.

Il a ajouté que l’endettement extérieur ne serait catastrophique que s’il était utilisé pour couvrir les dépenses de l’Etat, ce qui n’est pas le cas pour cet accord visant à créer de la richesse et de la valeur pour le pays : « Il ne faut pas être mythifié par les chiffres. On est conscient de l’endettement et on va essayer de le maîtriser », a-t-il déclaré.

On n’a pas gagné la bataille !

Au sujet de la situation économique du pays, Chedly Ayari a expliqué que « Nous ne sommes pas sortis de la récession, mais on n’a pas gagné encore la bataille. Il faut avoir une visibilité politique claire, car la demande est aujourd’hui forte pour clarifier la feuille de route du gouvernement.

De son côté, Amine Mati, chef de division adjoint au FMI, a précisé que le FMI est intervenu suite à l’appel de la Tunisie pour engager des réformes financières, améliorer le climat des affaires, et s’attaquer, entre autres, au chômage et aux disparités régionales.

Dans un communiqué, la mission du FMI, a souligné, quant à elle, que les négociations sont à un stade avancé pour arriver à un accord de confirmation à titre de précaution pour un montant de 2,7 milliards de dinars. « La mission a soumis ses observations sur le programme du gouvernement aux autorités tunisiennes. Elle maintiendra un contact étroit avec celles-ci, lors de la finalisation des derniers détails de ce programme de réforme, et pour atteindre les objectifs budgétaires qu’elles se sont fixées pour l’année 2013. Au cours des prochaines semaines, la mission continuera à travailler avec les autorités tunisiennes pour finaliser l’accord de confirmation qui appuiera le programme économique du gouvernement en vue de sa présentation au Conseil d’Administration du FMI en mars 2013 ».

Hausse des prix des carburants et de l’électricité!

Lors de cette rencontre, le ministre des Finances, Elyes Fakhfakh a confirmé de nouveau l’augmentation prochaine des prix des carburants et de l’électricité. L’augmentation envisagée des prix de l’essence aura le même niveau que celle annoncée en septembre 2012, soit de 100 millimes le litre, tandis que celui du gasoil serait de 80 millimes.

Le ministre des Finances a révélé, également, que la facture de la STEG sera augmentée de 7%. Il a précisé, par contre, que cette augmentation va concerner le secteur industriel (haute tension), et non pas les ménages.

L’augmentation va concerner aussi les prix des cigarettes. La valeur de la hausse n’est pas encore définie.

Au sujet de la situation financière du pays, Elyes Fakhfakh a déclaré à Africanmanager qu’il s’agit d’une situation difficile mais qui n’est pas catastrophique. « On n’est pas dans une zone rouge. On va renouer avec une croissance positive et ramener la confiance dans l’investissement à travers la mise en place de plusieurs réformes structurelles », a-t-il assuré.

Khadija Taboubi

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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