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Chedli Ayari

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a sorti un communiqué ce vendredi 07 octobre 2016 pour démentir catégoriquement « l’information » qui a circulé sur les réseaux sociaux et certains sites d’information électronique concernant des pertes prétendues.

La BCT relève le caractère inexact et fallacieux de cette « information ».

A ce propos, la BCT se réserve le droit de se défendre par les moyens qu’elle estime utiles.

Pour rappel, Sabrine Goubantini, députée de Nidaa Tounes, a accusé, dans un post publié hier jeudi 6 octobre 2016 sur son compte Facebook, le gouverneur de la BCT, Chedli Ayari, de faire perdre au pays 120 millions de dollars

Elle a ajouté que l’erreur de couverture de change sur un encours de crédit est due aux errements du gouverneur.

Par ailleurs elle a appelé Chedli Ayari à démissionner et a exigé l’ouverture d’une enquête sur cette affaire…

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

Comme un certain nombre de collègues, nous avons reçu cette information de Moez Joudi, affirmant avoir la certitude que le gouverneur de la BCT a augmenté son salaire qui serait désormais de 29 mille DT par mois, ainsi que celui du vice-gouverneur qui serait de 24 mille DT. Une telle décision relevant du conseil d’administration de la BCT, où nous n’avons rien vu de tel, nous avons pris contact avec une source de la BCT. Après les explications qui nous ont été, officiellement données de cette nouvelle polémique de Moez Joudi, il s’avère qu’il ne s’agirait pas plus d’un pétard mouillé et d’une intox en bonne et due forme.

· En effet et toujours selon notre source officielle à la BCT, au cours de la dernière réunion du conseil d’administration de la BCT, la question de la rémunération du gouverneur, du vice-gouverneur et du secrétaire général de la BCT (un nouveau poste qui vient d’être créé comme le stipule la nouvelle loi de la BCT) a été débattue, et ce, en l’absence des protagonistes, c’est-à-dire en l’absence du gouverneur et du vice-gouverneur. La commission des rémunérations et le CA de la BCT, s’était en effet réunie en auto-saisine pour discuter ce dossier et ce, conformément, aux dispositions de la loi organisant la BCT. Plusieurs scénarios ont été débattus et la proposition privilégiée par le Conseil était celle d’aligner les salaires des premiers responsables de la BCT (actuellement à 6.000 DT) sur ceux des premiers responsables des banques publiques dont les salaires viennent d’être dernièrement sensiblement augmentés. Aucune décision n’a cependant été prise et les salaires du gouverneur, comme du vice-gouverneur demeurent inchangés. La BCT apporte ainsi un cinglant démenti à tout changement dans la rémunération de ses dirigeants.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Chedli Ayari, passe devant la commission d’enquête sur l’affaire de la fraude fiscale ‘Panama papers’ ce lundi 20 juin, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

A signaler que les ministres des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Hatem Euchi et des Finances, Slim Chaker, passeront également sur le gril, pour le même dossier..

Ahmed Saïdi, président de la commission, a coupé court aux bruits selon lesquels le pôle judiciaire a demandé à l’ARP de geler les travaux de la commission.
Il a ajouté, dans ce sens, que les commissions d’enquête parlementaires sont tout ce qu’il y a de plus légal et qu’elles ne marchent pas sur les plates-bandes de la justice.
« Nous ne condamnons personnes (…) nous faisons un travail d’investigation puis relayons le travail à la justice », a-t-il précisé.

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Le 29 mars 2016, s’organisait à Tunis un déjeuner débat sur le thème de la «Parité Dinar-Yuan : Enjeux et Perspectives». Une rencontre sur laquelle comptait le gouvernement chinois, qui a envoyé son Ambassadeur et le premier responsable de son «MofCom», centre similaire au centre tunisien de promotion des exportations. L’idée était, pour les Chinois, d’essayer de faire accepter par le gouvernement tunisien une parité Dinar-Yuan qui permettrait de faciliter les exportations chinoises vers la Tunisie et d’en faciliter le règlement par les importateurs tunisiens et de là, essayer de booster encore plus le commerce, par ailleurs déséquilibré, entre les deux pays. Cette relation commerciale est actuellement fortement déséquilibrée, avec une bagatelle de 28 millions de dollars d’exportations en 2015 contre 1.6 milliard pour les importations, correspondant à un ratio de couverture de moins de 2%. C’était compter sans la réaction, immédiate de beaucoup de gens présents dans la salle du déjeuner à qui ça n’a pas plu au point que certains, selon nos sources, ont presqu’avalé de travers.

Dès le début, Chedli Ayari renverse la vapeur et livre une autre lecture du thème de la rencontre, prévue sur les questions des changes et des monnaies. «En réalité la parité Dinar-Yuan nous offre un titre générique d’une relation économique et financière étendue qui pourrait être axée sur plusieurs points de rencontre entre la Tunisie et la Chine». Et c’est parti !

  • La BCT annonce l’introduction du Yuan sur la liste des monnaies cotées

De prime abord, il rappelle, aux Chinois et aux pro-Chinois, que Tunis et Pékin «ont clairement fait le choix du gradualisme et du Sequencing prudent dans la marche vers l’ouverture de leurs économies» et oppose presqu’une fin-de-non-recevoir aux espoirs de parité des Chinois, en leur rappelant que «la Chine semble être actuellement dans une meilleure posture comparativement à la Tunisie», qui «se trouve quant à elle face à l’urgence de ramener son déficit courant à un niveau soutenable ». Et de tempérer ensuite son refus de la parité en tendant une perche. «La Chine est en mesure d’apporter une grande aider à la Tunisie pour redresser ses déséquilibres extérieurs à travers des relations commerciales plus équilibrée».

Le message est ainsi lancé, devant ce que le Gouverneur de la BCT appelle «un vrai paradoxe, surtout lorsqu’on sait que la Chine est devenue en 2015 le quatrième principal partenaire commercial de la Tunisie». Il va plus loin et propose «un plan d’actions actif destiné à booster les exportations tunisiennes vers la Chine pour porter le ratio de couverture à 100% au terme du plan quinquennal tunisien 2016-2020. Les grandes lignes de ce plan pourraient être arrêtées entre la Mofcom chinois et le CEPEX tunisien». Conscient du fait qu’il a en face de lui un dragon affamé de croissance, Chedli Ayari décide de manier le bâton et la carotte.

«En guise de contribution à cet effort et en prélude à une nouvelle ère de coopération entre les deux pays, la BCT annonce sa décision d’introduire le Yuan dans la liste des monnaies cotées contre le dinar tunisien, ce qui rend le renminbi une monnaie éligible pour la facturation et le règlement des transactions commerciales et financières entre les ressortissants des deux pays », lance-t-il avec un air détaché. Il engage la BCT à «œuvrer à introduire le Yuan parmi ses devises de réserves » en faisant miroiter que «la part du Yuan pourrait être renforcée à mesure que le volume des exportations tunisiennes vers la Chine augmente». Manifestement en grande forme, le Gouverneur Ayari tente même de monter le Dragon chinois pour un partenariat en Afrique. «La Tunisie peut également offrir à la Chine sa géographie distinguée en tant que portail pour l’Europe et l’Afrique et sa compétitivité pour être un Hub industriel et des technologies de l’information, pouvant être placé au cœur même de la nouvelle route de la soie».

  • Appel direct à la Chine pour acheter du Papier tunisien

Chedli Ayari, toujours dans ses pompes de gardien du temple financier tunisien, se rappelle que la Tunisie est encore à la recherche d’aides financières urgentes et ne manque pas de remarquer que le pays du soleil levant ne fait toujours pas partie des soutiens de la Tunisie. «J’invite, dès lors, la Banque Populaire de Chine ainsi que les différents Fonds d’investissement chinois à considérer l’opportunité d’acquérir dans leurs portefeuilles des émissions obligataires tunisiennes en devises». Et de préciser ensuite, que « la BCT est également disposée à mettre en place avec la Banque Populaire de Chine des accords de Swaps pour s’échanger des devises ou du Yuan contre Dinar, lui permettant d’investir, avec une bonne couverture contre le risque de change, dans les obligations du Trésor tunisien qui servent des rendements fort intéressants. Ces accords de Swap peuvent également financer le commerce extérieur, les IDE et les investissements de portefeuille entre les deux pays». Plus précis encore et droit au but, il demande que la Chine suive l’exemple américain en apportant à la Tunisie sa garantie pour sortir sur les marchés des capitaux.

  • La BCT disposée à ouvrir la place financière locale à la Chine

Loin de manquer d’idées et comme pour diversifier les propositions tunisiennes à celui qui voudrait devenir partenaire, il évoque un «secteur bancaire tunisien, caractérisé par un nombre élevé de banques » et propose aux Chinois de «contribuer à l’émergence de pôles bancaires tuniso-chinois dotés de grandes capacités financières pouvant accompagner aussi bien la Chine que la Tunisie dans leur ouverture sur les continents asiatique et africain ».

Il n’oublie pas, dans la panoplie d’opportunités que la Tunisie pourrait offrir aux Chinois, «les domaines des partenariats Public-Privé notamment pour les projets d’infrastructure, de relance et perfectionnement des secteurs porteurs comme le tourisme et l’agriculture, des technologies de l’information et de l’amorçage et incubation des entreprises et des start-up». Ayant manifestement bien préparé le déjeuner où il ne comptait pas seulement manger, il lance «l’idée de créer un véhicule financier sino-tunisien puissant sous forme de Fonds des fonds couvrant l’ensemble de ces segments. Ce Fonds des fonds pourrait être doté d’un capital minimum de 1 milliard de dollars réparti entre la République Populaire de Chine pour une part de 40 à 50%, la République Tunisienne pour une part de 10 à 20%, le reliquat pourrait être souscrit par d’autres investisseurs institutionnels locaux ou étrangers. La Banque Centrale de Tunisie est prête à travailler avec la Banque Populaire de Chine pour rapprocher les différentes parties prenantes dans nos deux pays afin de donner âme à ce projet».

La Chine prendra-t-elle la perche, multiformes, que lui tend ainsi le gouvernement à travers le Gouverneur de sa banque centrale ?

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Intervenant hier soir, en séance plénière devant  l’ARP qui le questionnait jusqu’à 23 heures  à propos de la dette, Chedli Ayari, gouverneur de la BCT a indiqué que le terrorisme  a fait perdre à la Tunisie, en 2015, la somme de 1270 MDT. Ayari a aussi annoncé que, suite aux différents mouvements sociaux qui ont secoué le bassin minier, le secteur des phosphates qui faisait rentrer, en 2010, dans les caisses de l’Etat, la somme de 450 MDT, enregistrait l’année dernière une perte et un déficit de 40 MDT.

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Le gouverneur de la banque centrale de Tunisie a eu

Le gouverneur de la banque centrale de Tunisie a eu, ce matin du lundi 23 juin 2014, une poussée de socialisme. Parlant, avec la fougue du professeur universitaire qu’il a toujours été, devant un parterre de responsables internationaux, de PDG de banques et de responsables administratif, Chedli Ayari s’est exclamé : «il n’est pas normal que les plus grands revenus ne paient que 35 % d’impôts». Et le Gouverneur de la BCT de demander «une plus grande équité fiscale, mais sans pour autant compromettre les conditions de la réussite économique». Autant chercher une aiguille dans une botte de foin !

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S’adressant ce matin aux participants à un atelier autour du thème «vers un nouveau modèle de développement en Tunisie»

S’adressant ce matin aux participants à un atelier autour du thème «vers un nouveau modèle de développement en Tunisie», le Gouverneur de la BCT, Chedly Ayari, a évoqué l’état d’exigüité dans laquelle se trouve la Tunisie en matière de réserves en devises. «Je vis un drame à la BCT», s’était-il écrié, avant de s’interroger : «comment voulez-vous mettre en place une politique de change, lorsque les sources de ces devises ne fonctionnent pas comme il se doit ?»

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Au cours de son intervention lors d’un séminaire sur les nouvelles orientations stratégiques

Au cours de son intervention lors d’un séminaire sur les nouvelles orientations stratégiques, le gouverneur de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) a annoncé la prochaine création d’un fonds de restructuration des banques publiques pour les aider à renforcer leurs fonds propres.

Chedli Ayari, selon ce que rapporte, ce dimanche, la Radio express FM, la création de ce fonds se fera de manière à permettre à l’Etat tunisien de se désengager des 7 principales banques à participation publiques. Il a expliqué cette intention de l’Etat tunisien de céder ses participations bancaires à ce fonds, par la recherche de nouveaux instruments de financement de cette restructuration et de la recapitalisation des banques publiques, en dehors du budget de l’Etat. On rappelle que la loi de Finances 2013, prévoyait au moins 500 MDT pour la recapitalisation des banques publiques.

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Chedli Ayari

Fin des discussions entre la Tunisie et le Fonds Monétaire International pour la finalisation de l’accord sur le crédit stand-by de 900 MUSD. Un premier retrait de 150 MUSD à été déjà effectué, dès la signature, 500 ont été retirés en janvier dernier et le troisième retrait, qui sera décidé par le CA du FMI au terme d’une mission du Fonds sur les perspectives de l’économie tunisienne. 225 MUSD seront décaissés, en avril prochain. A cette occasion, le représentant du FMI, le ministre tunisien de l’Economie et des Finances et le gouverneur de la BCT, ont tenu, ce lundi 24 mars 2014, un point de presse. Précision de taille, les deux premiers retraits sont allés alimenter le budget 2013 et sa loi des finances complémentaire. Mehdi Jomaâ et son ministre des Finances, ne pourront donc compter que sur le prochain retrait d’avril 2014.

– Le tableau morose dressé par Mati

Amine Mati, chef de mission pour la Tunisie auprès du FMI, a fait part des premières conclusions de sa mission. Le tableau qu’il a esquissé de la situation économique en Tunisie, oscillait entre le noir et le gris, mais avec des prévisions macro-économiques, pour la Tunisie, en 2014, plutôt moroses. Le représentant du FMI reconnaît, d’abord, que «les avancées politiques, importantes sont à même d’ouvrir la voie à des perspectives claires à même de réduire l’attentisme des investisseurs ». Il nuance ensuite le jugement des experts du FMI, en précisant que «la situation demeure très fragile et difficile, avec un taux de croissance qui reste insuffisant pour répondre aux attentes sociales de la population». Il annonce aussi, contrairement aux prévisions du gouvernement Larayedh et son ministre des Finances Elyès Fakhfakh, que «le taux de croissance attendu, pour 2014, sera proche de 2,8 % et sera plus proche de la vérité», ce qui sera par la suite confirmé par le nouveau ministre de l’Economie et des Finances, Hakim Hammouda. Pour l’inflation, le FMI s’attend à ce qu’elle reste stable en 2014, «avec un ralentissement de la hausse des produits alimentaires qui est la principale cause et avec une politique monétaire qui resterait prudente», conclut-il en guise de souhait.

Le déficit des transactions courantes continue à se creuser, dû à la faiblesse des exportations du phosphate et à celle des recettes touristiques, un niveau de réserves qui reste confortable bien qu’étant en baisse par rapport à 2012. Côté performance budgétaire, le déficit s’est amélioré, «mais peut-être pas de la bonne manière», indique le représentant du FMI. Et ce dernier de signaler que la composition du budget 2014, n’est pas adéquate, avec des dépenses d’investissement qui sont à 4,9 % du PIB, «un des niveaux les plus bas», signale-t-il. Et de prédire déjà, que «le déficit 2014, sera beaucoup plus important, à un peu plus de 8 % du PIB » et qui, plus est, financé par l’aide étrangère à hauteur de 4,5 milliards DT, «malgré les mesures inscrites dans le budget 2014 pour réduire la masse salariale», précise le représentant du FMI, comme s’il épinglait les responsables tunisiens qui étaient à côté de lui qui n’auront pas ainsi appliqué ce qui était déjà prévu pour 2014. Une année qui s’annonce en tout cas, plutôt mal. «Les risques pour la Tunisie, restent importants, particulièrement s’il y a une prolongation de la transition politique ou s’il y a une baisse du côté des principaux partenaires commerciaux de la Tunisie», prédit-il.

– Le remède de cheval ou la pilule amère du FMI.

Pour éviter tout cela, le chef de mission pour la Tunisie auprès du FMI, préconise une potion magique. «La réduction des vulnérabilités du secteur bancaire», qui coûteront quand même au moins 500 MDT pour un budget déjà en mal d’argent, «une croissance plus inclusive» mais avec des projets dans les régions qui ne se réalisent pas à cause notamment des mouvements sociaux, «absorber le chômage» qui est une mission presqu’impossible, sinon herculéenne et «réduire les disparités sociales », chose qui ne se fait jusqu’ici qu’avec l’augmentation des salaires, une des causes majeures des abysses où se le budget 2014. C’est tout cela qui fait de ce premier remède de cheval, proposé par le FMI, plutôt magique pour un chef de gouvernement qui a dit, dès le début, qu’il ne dispose pas d’une baguette magique.

En détaillant les ingrédients de sa potion, Amine Mati finit par lui donner un goût plutôt amer. «Une politique monétaire restrictive, une politique de change plus flexible». Deux mesures très difficiles, plus faciles à dire qu’à mettre en exécution pour une économie qui importe plus qu’elle n’ exporte et où le coût du change est un facteur tout aussi exogène que difficilement maîtrisable par la BCT. Mati va plus loin dans sa thérapie impossible et édicte une «maîtrise de la masse salariale». Plus facile à dire qu’à faire en face d’une UGTT qui ne donne aucun répit à ce sujet au chef du gouvernement. Il fait aussi le vœu d’une «réforme fiscale, avec des assises nationales prévues en mai prochain qui amèneraient une fiscalité plus simple avec plus d’équité». Un vœu qui restera pieux, à notre sens, tant le nœud gordien de cette réforme, la base des plus de 400 mille forfaitaires, demeurera intouchable pour des raisons sociopolitiques. Le chef de mission pour la Tunisie auprès du FMI, propose aussi «un meilleur suivi des entreprises publiques qui grèvent le budget de l’Etat et constituent un fardeau». On se demanderait alors comment s’y prendre , par exemple, pour les dettes et les besoins annuels des Offices, de l’huile et des céréales, pour la STIR, pour El Fouledh et autres qui sont autant de tonneaux des Danaïdes ou plus communément gouffres financiers. Tout cela, sans compter les autres entreprises, devenues publiques du fait de la confiscation et qui sont presqu’en faillite. Mais Mati va plus loin et évoque, certainement sans trop y croire lui-même, la question des «subventions énergétiques. Cette réforme est essentielle» insiste-t-il. Certes, mais Ali Larayedh s’y est frotté et à dû battre en retraite sous le poids du Conseil de sécurité nationale. Mehdi Jomaa hésite encore à lui emboîter le pas et le risque reste trop grand s’il s’y frotte à son tour. Le chef de mission pour la Tunisie auprès du FMI a proposé à ce sujet de «le faire sous la forme d’un système de protection sociale plus ciblé». Plus difficile à faire qu’à le dire, d’autant que cela devrait ou pourrait conduire à un système de cartes ou de « cartes de rationnement » des hydrocarbures dans les stations services. Un système lourd de gestion.

Notons qu’Amine Mati a insisté sur le secteur privé dont il a dit qu’il devra être le moteur de la croissance. Il n’a certainement pas entendu ceux qui prônent désormais, dans le silence de toute la Gauche et celui d’Ennahdha, parti politique normalement à droite, la nationalisation des richesses naturelles. Il n’a pas non plus entendu les ouvriers, dans un silence assourdissant de l’UGTT, qui demandent à être désormais associés dans le profit ou encore certains dirigeants de la centrale syndicale qui prêtent l’oreille à de pareilles demandes et clament que c’est aux patrons maintenant de payer. Ce n’est certainement pas cela, Mati l’a certainement écouté à l’Utica, qui va encourager le secteur privé à investir plus. Cela, alors que pas moins d’une centaine de ces hommes d’affaires, restent toujours interdits de voyage !

Et Viva la revoluçion !

Khaled Boumiza

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Chedli Ayari

Fin des discussions entre la Tunisie et le Fonds Monétaire International pour la finalisation de l’accord sur le crédit stand-by de 900 MUSD. Un premier retrait de 150 MUSD à été déjà effectué, dès la signature, 500 ont été retirés en janvier dernier et le troisième retrait, qui sera décidé par le CA du FMI au terme d’une mission du Fonds sur les perspectives de l’économie tunisienne. 225 MUSD seront décaissés, en avril prochain. A cette occasion, le représentant du FMI, le ministre tunisien de l’Economie et des Finances et le gouverneur de la BCT, ont tenu, ce lundi 24 mars 2014, un point de presse. Précision de taille, les deux premiers retraits sont allés alimenter le budget 2013 et sa loi des finances complémentaire. Mehdi Jomaâ et son ministre des Finances, ne pourront donc compter que sur le prochain retrait d’avril 2014.

– Le tableau morose dressé par Mati

Amine Mati, chef de mission pour la Tunisie auprès du FMI, a fait part des premières conclusions de sa mission. Le tableau qu’il a esquissé de la situation économique en Tunisie, oscillait entre le noir et le gris, mais avec des prévisions macro-économiques, pour la Tunisie, en 2014, plutôt moroses. Le représentant du FMI reconnaît, d’abord, que «les avancées politiques, importantes sont à même d’ouvrir la voie à des perspectives claires à même de réduire l’attentisme des investisseurs ». Il nuance ensuite le jugement des experts du FMI, en précisant que «la situation demeure très fragile et difficile, avec un taux de croissance qui reste insuffisant pour répondre aux attentes sociales de la population». Il annonce aussi, contrairement aux prévisions du gouvernement Larayedh et son ministre des Finances Elyès Fakhfakh, que «le taux de croissance attendu, pour 2014, sera proche de 2,8 % et sera plus proche de la vérité», ce qui sera par la suite confirmé par le nouveau ministre de l’Economie et des Finances, Hakim Hammouda. Pour l’inflation, le FMI s’attend à ce qu’elle reste stable en 2014, «avec un ralentissement de la hausse des produits alimentaires qui est la principale cause et avec une politique monétaire qui resterait prudente», conclut-il en guise de souhait.

Le déficit des transactions courantes continue à se creuser, dû à la faiblesse des exportations du phosphate et à celle des recettes touristiques, un niveau de réserves qui reste confortable bien qu’étant en baisse par rapport à 2012. Côté performance budgétaire, le déficit s’est amélioré, «mais peut-être pas de la bonne manière», indique le représentant du FMI. Et ce dernier de signaler que la composition du budget 2014, n’est pas adéquate, avec des dépenses d’investissement qui sont à 4,9 % du PIB, «un des niveaux les plus bas», signale-t-il. Et de prédire déjà, que «le déficit 2014, sera beaucoup plus important, à un peu plus de 8 % du PIB » et qui, plus est, financé par l’aide étrangère à hauteur de 4,5 milliards DT, «malgré les mesures inscrites dans le budget 2014 pour réduire la masse salariale», précise le représentant du FMI, comme s’il épinglait les responsables tunisiens qui étaient à côté de lui qui n’auront pas ainsi appliqué ce qui était déjà prévu pour 2014. Une année qui s’annonce en tout cas, plutôt mal. «Les risques pour la Tunisie, restent importants, particulièrement s’il y a une prolongation de la transition politique ou s’il y a une baisse du côté des principaux partenaires commerciaux de la Tunisie», prédit-il.

– Le remède de cheval ou la pilule amère du FMI.

Pour éviter tout cela, le chef de mission pour la Tunisie auprès du FMI, préconise une potion magique. «La réduction des vulnérabilités du secteur bancaire», qui coûteront quand même au moins 500 MDT pour un budget déjà en mal d’argent, «une croissance plus inclusive» mais avec des projets dans les régions qui ne se réalisent pas à cause notamment des mouvements sociaux, «absorber le chômage» qui est une mission presqu’impossible, sinon herculéenne et «réduire les disparités sociales », chose qui ne se fait jusqu’ici qu’avec l’augmentation des salaires, une des causes majeures des abysses où se le budget 2014. C’est tout cela qui fait de ce premier remède de cheval, proposé par le FMI, plutôt magique pour un chef de gouvernement qui a dit, dès le début, qu’il ne dispose pas d’une baguette magique.

En détaillant les ingrédients de sa potion, Amine Mati finit par lui donner un goût plutôt amer. «Une politique monétaire restrictive, une politique de change plus flexible». Deux mesures très difficiles, plus faciles à dire qu’à mettre en exécution pour une économie qui importe plus qu’elle n’ exporte et où le coût du change est un facteur tout aussi exogène que difficilement maîtrisable par la BCT. Mati va plus loin dans sa thérapie impossible et édicte une «maîtrise de la masse salariale». Plus facile à dire qu’à faire en face d’une UGTT qui ne donne aucun répit à ce sujet au chef du gouvernement. Il fait aussi le vœu d’une «réforme fiscale, avec des assises nationales prévues en mai prochain qui amèneraient une fiscalité plus simple avec plus d’équité». Un vœu qui restera pieux, à notre sens, tant le nœud gordien de cette réforme, la base des plus de 400 mille forfaitaires, demeurera intouchable pour des raisons sociopolitiques. Le chef de mission pour la Tunisie auprès du FMI, propose aussi «un meilleur suivi des entreprises publiques qui grèvent le budget de l’Etat et constituent un fardeau». On se demanderait alors comment s’y prendre , par exemple, pour les dettes et les besoins annuels des Offices, de l’huile et des céréales, pour la STIR, pour El Fouledh et autres qui sont autant de tonneaux des Danaïdes ou plus communément gouffres financiers. Tout cela, sans compter les autres entreprises, devenues publiques du fait de la confiscation et qui sont presqu’en faillite. Mais Mati va plus loin et évoque, certainement sans trop y croire lui-même, la question des «subventions énergétiques. Cette réforme est essentielle» insiste-t-il. Certes, mais Ali Larayedh s’y est frotté et à dû battre en retraite sous le poids du Conseil de sécurité nationale. Mehdi Jomaa hésite encore à lui emboîter le pas et le risque reste trop grand s’il s’y frotte à son tour. Le chef de mission pour la Tunisie auprès du FMI a proposé à ce sujet de «le faire sous la forme d’un système de protection sociale plus ciblé». Plus difficile à faire qu’à le dire, d’autant que cela devrait ou pourrait conduire à un système de cartes ou de « cartes de rationnement » des hydrocarbures dans les stations services. Un système lourd de gestion.

Notons qu’Amine Mati a insisté sur le secteur privé dont il a dit qu’il devra être le moteur de la croissance. Il n’a certainement pas entendu ceux qui prônent désormais, dans le silence de toute la Gauche et celui d’Ennahdha, parti politique normalement à droite, la nationalisation des richesses naturelles. Il n’a pas non plus entendu les ouvriers, dans un silence assourdissant de l’UGTT, qui demandent à être désormais associés dans le profit ou encore certains dirigeants de la centrale syndicale qui prêtent l’oreille à de pareilles demandes et clament que c’est aux patrons maintenant de payer. Ce n’est certainement pas cela, Mati l’a certainement écouté à l’Utica, qui va encourager le secteur privé à investir plus. Cela, alors que pas moins d’une centaine de ces hommes d’affaires, restent toujours interdits de voyage !

Et Viva la revoluçion !

Khaled

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Le président de la commission de réforme administrative et de lutte

Le président de la commission de réforme administrative et de lutte contre la corruption, au sein de l’ANC Sleheddine Zahaff a déclaré, que le gouverneur de la Banque Centrale, Chedli Ayari a refusé de dévoiler les détails sur les dettes qui n’ont pas encore été récupérées, rapporte Shems FM.

Il a ajouté que la déclaration de Néjib Mrad ne concerne que sa personne et que les chiffres avancés par ce dernier ne l’engagent que lui.

Néjib Mrad , rapporteur général de la Commission de la réforme administrative et de la lutte contre la corruption à l’ANC , avait déclaré que 126 hommes d’affaires ont reçu environ 7.000 millions de dinars des banques publics à l’époque de Ben Ali .Il a cité un certain nombre d’hommes d’affaires et les montants perçus à titre de prêts non remboursés:

Néji Mehiri : 355 millions de dinars

Groupe Poulina (Abdelwahab Ben Ayed) : 307 millions de dinars

Taher Atrous (Isuzu) : 229 millions de dinars

Batam : 197 millions de dinars

Les frères Mzeb : 186 millions de dinars

Mohsen Hachicha : 189 millions de dinars

Lotfi Abdennadher (SOMOCER) : 180 millions de dinars

Taoufik Chaïbi (Carrefour) : 140 millions de dinars

Abdessalem Affes : 190 millions de dinars

Ali Mabrouk : 117 millions de dinars

Nouri Chaabane : 110 millions de dinars

Jalel Ben Aissa : 105 millions de dinars

Ezzine Ben Mahmoud : 48 millions de dinars

Férid Abbes : 48 millions de dinars

Chedhly Mehirsi : 48 millions de dinars

Raouf Ghadhab : 47 millions de dinars

Mustapha Souid : 45 millions de dinars

Douraid Ammar : 13 millions de dinars

Moncef Sallemi : 41 millions de dinars

Khaled Chahed : 41 millions de dinars

Hédi Ben Ayed : 41 millions de dinars

Nacer Ben Ghorbel : 40 millions de dinars

Mohamed Elamouri : 39 millions de dinars

Atef Ben Slimène : 38 millions de dinars

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Dans une interview au quotidien tunisien de langue arabe

Dans une interview au quotidien tunisien de langue arabe, Al Maghrib, le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, a indiqué qu’il ne se sentait pas concerné par ce qui se dit sur sa candidature aui poste de chef de gouvernement.

Chedli Ayari a ainsi affirmé que «je ne me porterais pas candidat au poste de chef de gouvernement, surtout que je suis convaincu d’être plus utile au pays à la tête de la BCT». Ayari a ajouté, qu’il soutiendra, à partir de son poste, tout gouvernement qui sera élu et continuera son travail de réforme.

Interrogé par ailleurs sur le refus de la BAD de financer de nouveaux projets en Tunisie, C. Ayari a expliqué que la BAD a atteint le plafond de la somme allouée à la Tunisie. Il s’est surtout montré désolé, que les institutions financières internationales, qui «couraient avant la Tunisie pour lui prêter de l’argent, la fuient actuellement ».

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Un accord de confirmation à titre de précaution pour un montant de 2

Un accord de confirmation à titre de précaution pour un montant de 2,7 milliards de dinars qui seront mis à la disposition de la Tunisie aux fins d’utilisation au cas où le besoin s’en ferait sentir, et dès la survenance d’un événement justifiant le recours à ces fonds, comme par exemple des évolutions de conjoncture au sein de l’Union européenne affectant directement et négativement l’économie tunisienne. Souvent utilisé par les pays à revenu intermédiaire et plus récemment par des pays avancés, l’accord de confirmation est remboursable sur 5 ans avec une période de grâce de 3 ans et un taux d’intérêt de 1,1%. Ce crédit s’étale sur une période de 12 à 24 mois et pourra aller jusqu’à 36 mois, mais pas au-delà.

Ayant pour objectif de s’attaquer à des problèmes de balance des paiements à court terme, ce crédit devrait être utilisé dès lors que la Tunisie n’aurait pas l’intention de faire des tirages sur les montants approuvés mais conserverait l’option d’y recourir en cas de besoin.

Les négociations sont en cours entre la Tunisie et le Fonds monétaire international (FMI) pour finaliser les ultimes détails. Aucun accord n’a été conclu à ce jour. Les discussions devraient être achevées vers la fin du mois de mars prochain en vue de sa présentation au cours d’un Conseil ministériel, début avril 2013.

C’est dans ce cadre, déjà, que le gouverneur de la Banque centrale, Chedly Ayari, a tenu ce lundi, 4 février 2013, une conférence de presse pour apporter des précisions sur cette ligne de crédit et couper cour à toutes les interprétations.

Le retrait pour 2014 !

En effet, selon Chedli Ayari, cet accord n’aura pas d’effets négatifs sur l’endettement de la Tunisie, car il faut faire la différence entre s’endetter pour investir et s’endetter pour consommer.

Il a expliqué également que cette ligne de crédit sera utilisée seulement, en cas de choc exogène. Selon les premières prévisions, les 2,7 milliards de dinars ne seront pas retirés en 2013, mais très probablement, durant l’année 2014. D’après lui, plusieurs pays dans le monde parmi ceux qui n’ont pas connu de crise, ont sollicité déjà ce type de crédit.

A la question d’Africanmanager de savoir s’il s’agit d’un programme d’ajustement structurel (PAS) ou non, le gouverneur de la BCT, a indiqué que cette opération n’a rien à voir avec le PAS : « Nous ne sommes ni dans la culture ni dans le système d’un PAS », a fait savoir le gouverneur de la BCT, en soulignant que la Tunisie a besoin de financements externes et qu’il n’existe pas de solutions miracles pour faire évoluer les choses : « Il faut chercher ailleurs sinon il n’y aura pas ni croissance, ni salaires », a-t-il affirmé.

Selon lui, le recours au financement externe doit être maîtrisé plutôt au niveau de son volume, son taux et son utilisation.

Chedli Ayari prend le contrepied de Jacques Attali !

D’autre part, Chedly Ayari s’est inscrit en faux contre ce qu’avait soutenu l’économiste français, Jacques Attali, en faisant savoir que le taux de l’endettement de la Tunisie se situe actuellement à 46% du PIB, et que selon les projections de la BCT, ce taux restera inchangé jusqu’à l’année 2016.

Il a ajouté que l’endettement extérieur ne serait catastrophique que s’il était utilisé pour couvrir les dépenses de l’Etat, ce qui n’est pas le cas pour cet accord visant à créer de la richesse et de la valeur pour le pays : « Il ne faut pas être mythifié par les chiffres. On est conscient de l’endettement et on va essayer de le maîtriser », a-t-il déclaré.

On n’a pas gagné la bataille !

Au sujet de la situation économique du pays, Chedly Ayari a expliqué que « Nous ne sommes pas sortis de la récession, mais on n’a pas gagné encore la bataille. Il faut avoir une visibilité politique claire, car la demande est aujourd’hui forte pour clarifier la feuille de route du gouvernement.

De son côté, Amine Mati, chef de division adjoint au FMI, a précisé que le FMI est intervenu suite à l’appel de la Tunisie pour engager des réformes financières, améliorer le climat des affaires, et s’attaquer, entre autres, au chômage et aux disparités régionales.

Dans un communiqué, la mission du FMI, a souligné, quant à elle, que les négociations sont à un stade avancé pour arriver à un accord de confirmation à titre de précaution pour un montant de 2,7 milliards de dinars. « La mission a soumis ses observations sur le programme du gouvernement aux autorités tunisiennes. Elle maintiendra un contact étroit avec celles-ci, lors de la finalisation des derniers détails de ce programme de réforme, et pour atteindre les objectifs budgétaires qu’elles se sont fixées pour l’année 2013. Au cours des prochaines semaines, la mission continuera à travailler avec les autorités tunisiennes pour finaliser l’accord de confirmation qui appuiera le programme économique du gouvernement en vue de sa présentation au Conseil d’Administration du FMI en mars 2013 ».

Hausse des prix des carburants et de l’électricité!

Lors de cette rencontre, le ministre des Finances, Elyes Fakhfakh a confirmé de nouveau l’augmentation prochaine des prix des carburants et de l’électricité. L’augmentation envisagée des prix de l’essence aura le même niveau que celle annoncée en septembre 2012, soit de 100 millimes le litre, tandis que celui du gasoil serait de 80 millimes.

Le ministre des Finances a révélé, également, que la facture de la STEG sera augmentée de 7%. Il a précisé, par contre, que cette augmentation va concerner le secteur industriel (haute tension), et non pas les ménages.

L’augmentation va concerner aussi les prix des cigarettes. La valeur de la hausse n’est pas encore définie.

Au sujet de la situation financière du pays, Elyes Fakhfakh a déclaré à Africanmanager qu’il s’agit d’une situation difficile mais qui n’est pas catastrophique. « On n’est pas dans une zone rouge. On va renouer avec une croissance positive et ramener la confiance dans l’investissement à travers la mise en place de plusieurs réformes structurelles », a-t-il assuré.

Khadija Taboubi

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Un accord de confirmation à titre de précaution pour un montant de 2

Un accord de confirmation à titre de précaution pour un montant de 2,7 milliards de dinars qui seront mis à la disposition de la Tunisie aux fins d’utilisation au cas où le besoin s’en ferait sentir, et dès la survenance d’un événement justifiant le recours à ces fonds, comme par exemple des évolutions de conjoncture au sein de l’Union européenne affectant directement et négativement l’économie tunisienne. Souvent utilisé par les pays à revenu intermédiaire et plus récemment par des pays avancés, l’accord de confirmation est remboursable sur 5 ans avec une période de grâce de 3 ans et un taux d’intérêt de 1,1%. Ce crédit s’étale sur une période de 12 à 24 mois et pourra aller jusqu’à 36 mois, mais pas au-delà.

Ayant pour objectif de s’attaquer à des problèmes de balance des paiements à court terme, ce crédit devrait être utilisé dès lors que la Tunisie n’aurait pas l’intention de faire des tirages sur les montants approuvés mais conserverait l’option d’y recourir en cas de besoin.

Les négociations sont en cours entre la Tunisie et le Fonds monétaire international (FMI) pour finaliser les ultimes détails. Aucun accord n’a été conclu à ce jour. Les discussions devraient être achevées vers la fin du mois de mars prochain en vue de sa présentation au cours d’un Conseil ministériel, début avril 2013.

C’est dans ce cadre, déjà, que le gouverneur de la Banque centrale, Chedly Ayari, a tenu ce lundi, 4 février 2013, une conférence de presse pour apporter des précisions sur cette ligne de crédit et couper cour à toutes les interprétations.

Le retrait pour 2014 !

En effet, selon Chedli Ayari, cet accord n’aura pas d’effets négatifs sur l’endettement de la Tunisie, car il faut faire la différence entre s’endetter pour investir et s’endetter pour consommer.

Il a expliqué également que cette ligne de crédit sera utilisée seulement, en cas de choc exogène. Selon les premières prévisions, les 2,7 milliards de dinars ne seront pas retirés en 2013, mais très probablement, durant l’année 2014. D’après lui, plusieurs pays dans le monde parmi ceux qui n’ont pas connu de crise, ont sollicité déjà ce type de crédit.

A la question d’Africanmanager de savoir s’il s’agit d’un programme d’ajustement structurel (PAS) ou non, le gouverneur de la BCT, a indiqué que cette opération n’a rien à voir avec le PAS : « Nous ne sommes ni dans la culture ni dans le système d’un PAS », a fait savoir le gouverneur de la BCT, en soulignant que la Tunisie a besoin de financements externes et qu’il n’existe pas de solutions miracles pour faire évoluer les choses : « Il faut chercher ailleurs sinon il n’y aura pas ni croissance, ni salaires », a-t-il affirmé.

Selon lui, le recours au financement externe doit être maîtrisé plutôt au niveau de son volume, son taux et son utilisation.

Chedli Ayari prend le contrepied de Jacques Attali !

D’autre part, Chedly Ayari s’est inscrit en faux contre ce qu’avait soutenu l’économiste français, Jacques Attali, en faisant savoir que le taux de l’endettement de la Tunisie se situe actuellement à 46% du PIB, et que selon les projections de la BCT, ce taux restera inchangé jusqu’à l’année 2016.

Il a ajouté que l’endettement extérieur ne serait catastrophique que s’il était utilisé pour couvrir les dépenses de l’Etat, ce qui n’est pas le cas pour cet accord visant à créer de la richesse et de la valeur pour le pays : « Il ne faut pas être mythifié par les chiffres. On est conscient de l’endettement et on va essayer de le maîtriser », a-t-il déclaré.

On n’a pas gagné la bataille !

Au sujet de la situation économique du pays, Chedly Ayari a expliqué que « Nous ne sommes pas sortis de la récession, mais on n’a pas gagné encore la bataille. Il faut avoir une visibilité politique claire, car la demande est aujourd’hui forte pour clarifier la feuille de route du gouvernement.

De son côté, Amine Mati, chef de division adjoint au FMI, a précisé que le FMI est intervenu suite à l’appel de la Tunisie pour engager des réformes financières, améliorer le climat des affaires, et s’attaquer, entre autres, au chômage et aux disparités régionales.

Dans un communiqué, la mission du FMI, a souligné, quant à elle, que les négociations sont à un stade avancé pour arriver à un accord de confirmation à titre de précaution pour un montant de 2,7 milliards de dinars. « La mission a soumis ses observations sur le programme du gouvernement aux autorités tunisiennes. Elle maintiendra un contact étroit avec celles-ci, lors de la finalisation des derniers détails de ce programme de réforme, et pour atteindre les objectifs budgétaires qu’elles se sont fixées pour l’année 2013. Au cours des prochaines semaines, la mission continuera à travailler avec les autorités tunisiennes pour finaliser l’accord de confirmation qui appuiera le programme économique du gouvernement en vue de sa présentation au Conseil d’Administration du FMI en mars 2013 ».

Hausse des prix des carburants et de l’électricité!

Lors de cette rencontre, le ministre des Finances, Elyes Fakhfakh a confirmé de nouveau l’augmentation prochaine des prix des carburants et de l’électricité. L’augmentation envisagée des prix de l’essence aura le même niveau que celle annoncée en septembre 2012, soit de 100 millimes le litre, tandis que celui du gasoil serait de 80 millimes.

Le ministre des Finances a révélé, également, que la facture de la STEG sera augmentée de 7%. Il a précisé, par contre, que cette augmentation va concerner le secteur industriel (haute tension), et non pas les ménages.

L’augmentation va concerner aussi les prix des cigarettes. La valeur de la hausse n’est pas encore définie.

Au sujet de la situation financière du pays, Elyes Fakhfakh a déclaré à Africanmanager qu’il s’agit d’une situation difficile mais qui n’est pas catastrophique. « On n’est pas dans une zone rouge. On va renouer avec une croissance positive et ramener la confiance dans l’investissement à travers la mise en place de plusieurs réformes structurelles », a-t-il assuré.

Khadija Taboubi

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Le problème des dettes bancaires ne cesse de s’aggraver  en Tunisie. Lors d’une conférence

Le problème des dettes bancaires ne cesse de s’aggraver en Tunisie. Lors d’une conférence, tenue vendredi, à Tunis, le gouverneur de la Banque Centrale, Chedly Ayari a révélé que les créances classées des banques tunisiennes s’élèvent actuellement à 7 milliards de dinars et pourraient facilement atteindre les 10 milliards de dinars.

Chedli Ayari a expliqué que la grande partie des ces créances douteuses provient des trois banques publiques, à savoir la BH, la STB et la BNA.

Le gouverneur de la BCT a expliqué en outre que la meilleur façon face à l’endettement des ces trois banques est la fusion.

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