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Les entreprises tunisiennes vivent

Les entreprises tunisiennes vivent, encore, dans un climat d’instabilité ! L’environnement dans lequel opèrent les chefs d’entreprise demeure très en deçà de leurs attentes ! Des hommes d’affaires bloqués, alors que d’autres sont interdits de voyager ! Pis, 60% des entreprises nationales sont déficitaires ! Des indicateurs et des états financiers qui clignotent au rouge. Dans sa dernière étude intitulée : « L’industrie tunisienne entre crise économique mondiale et transition politique interne », le centre tunisien de veille et d’intelligence économique (CTVIE), a indiqué que le niveau de satisfaction des chefs d’entreprises par rapport au climat des affaires dans lequel ils opèrent demeure insuffisant. Par ailleurs, les chefs d’entreprise concernés par l’enquête de l’IACE, évoquent, en effet, des difficultés majeures au niveau de l’approvisionnement en matières premières, mais surtout des pertes de parts de marché, et ce aussi bien localement qu’à l’export.

Selon l’étude, la perte de débouchés et ses conséquences au niveau de la production et de l’emploi sont les caractéristiques typiques de toute période de récession comme celle que connaît actuellement l’économie mondiale. Et de préciser que la Tunisie, étant ouverte au commerce mondial, ne peut échapper à la règle notamment au niveau de son industrie, a précisé l’étude de l’IACE, soulignant que la Tunisie est considérée comme le premier pays exportateur de produits manufacturés en Afrique et devrait ainsi subir les effets de tout choc d’origine externe, en particulier au niveau de ses clients.

En revanche, l’étude a montré que la perte de débouchés peut aussi résulter des chocs internes que subit l’économie nationale. Dans le cas de la Tunisie, ce type de choc est, de l’avis de la plupart des commentateurs, directement lié à la situation de transition politique que connaît le pays depuis maintenant plus de deux ans. Celle-ci s’est notamment traduite, entre autres, par les perturbations répétées de l’activité productive dans plusieurs unités de production suite à des revendications sociales et salariales. Cela est due, également, à un climat d’incertitude quant à l’avenir politique du pays ayant entraîné une réduction des investissements ainsi qu’une baisse sensible du pouvoir d’achat des consommateurs limitant la demande intérieure.

L’étude de l’IACE a évoqué, également, deux autres types de facteurs plus ou moins indépendants, l’un de nature interne et l’autre d’origine externe, qui sont, à des degrés divers, responsables des difficultés vécues par l’économie nationale, en général, et par le secteur industriel, en particulier.

Sous un autre angle, la lettre de la CTVIE a révélé que, par rapport aux années 2006-2007, l’industrie tunisienne aurait perdu, en 2011, près de 10 points de croissance. Le taux de croissance annuel moyen enregistré, durant l’année 2011, est, en effet, négatif de l’ordre de -3.84% contre 6.1%, au cours de la période (2006-2007), selon l’étude. Cette perte importante de points de croissance résulte principalement de la détérioration des conditions économiques internes. Celles-ci entrent, en effet, pour 90% dans le déclin observé alors que la crise internationale en était alors la responsable avec une contribution à la détérioration constatée de l’ordre de 75%.

L’étude a montré, en outre, que la situation de l’industrie tunisienne en 2012 et 2013, a été et serait préoccupante même si quelques améliorations ont été enregistrées par rapport à 2011. En effet, l’évolution de l’activité industrielle reste largement en deçà de ce qui est observé en 2006 et 2007.

D’autre part, avec une contribution respective de 60% et de 40%, la crise économique mondiale qui s’aggrave et les difficultés internes qui perdurent, se partageraient plus ou moins la responsabilité derrière cette perte significative de points de croissance par rapport à la situation de stabilité qui a prévalu en 2006-2007.

Kh.T

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Les entreprises tunisiennes vivent

Les entreprises tunisiennes vivent, encore, dans un climat d’instabilité ! L’environnement dans lequel opèrent les chefs d’entreprise demeure très en deçà de leurs attentes ! Des hommes d’affaires bloqués, alors que d’autres sont interdits de voyager ! Pis, 60% des entreprises nationales sont déficitaires ! Des indicateurs et des états financiers qui clignotent au rouge. Dans sa dernière étude intitulée : « L’industrie tunisienne entre crise économique mondiale et transition politique interne », le centre tunisien de veille et d’intelligence économique (CTVIE), a indiqué que le niveau de satisfaction des chefs d’entreprises par rapport au climat des affaires dans lequel ils opèrent demeure insuffisant. Par ailleurs, les chefs d’entreprise concernés par l’enquête de l’IACE, évoquent, en effet, des difficultés majeures au niveau de l’approvisionnement en matières premières, mais surtout des pertes de parts de marché, et ce aussi bien localement qu’à l’export.

Selon l’étude, la perte de débouchés et ses conséquences au niveau de la production et de l’emploi sont les caractéristiques typiques de toute période de récession comme celle que connaît actuellement l’économie mondiale. Et de préciser que la Tunisie, étant ouverte au commerce mondial, ne peut échapper à la règle notamment au niveau de son industrie, a précisé l’étude de l’IACE, soulignant que la Tunisie est considérée comme le premier pays exportateur de produits manufacturés en Afrique et devrait ainsi subir les effets de tout choc d’origine externe, en particulier au niveau de ses clients.

En revanche, l’étude a montré que la perte de débouchés peut aussi résulter des chocs internes que subit l’économie nationale. Dans le cas de la Tunisie, ce type de choc est, de l’avis de la plupart des commentateurs, directement lié à la situation de transition politique que connaît le pays depuis maintenant plus de deux ans. Celle-ci s’est notamment traduite, entre autres, par les perturbations répétées de l’activité productive dans plusieurs unités de production suite à des revendications sociales et salariales. Cela est due, également, à un climat d’incertitude quant à l’avenir politique du pays ayant entraîné une réduction des investissements ainsi qu’une baisse sensible du pouvoir d’achat des consommateurs limitant la demande intérieure.

L’étude de l’IACE a évoqué, également, deux autres types de facteurs plus ou moins indépendants, l’un de nature interne et l’autre d’origine externe, qui sont, à des degrés divers, responsables des difficultés vécues par l’économie nationale, en général, et par le secteur industriel, en particulier.

Sous un autre angle, la lettre de la CTVIE a révélé que, par rapport aux années 2006-2007, l’industrie tunisienne aurait perdu, en 2011, près de 10 points de croissance. Le taux de croissance annuel moyen enregistré, durant l’année 2011, est, en effet, négatif de l’ordre de -3.84% contre 6.1%, au cours de la période (2006-2007), selon l’étude. Cette perte importante de points de croissance résulte principalement de la détérioration des conditions économiques internes. Celles-ci entrent, en effet, pour 90% dans le déclin observé alors que la crise internationale en était alors la responsable avec une contribution à la détérioration constatée de l’ordre de 75%.

L’étude a montré, en outre, que la situation de l’industrie tunisienne en 2012 et 2013, a été et serait préoccupante même si quelques améliorations ont été enregistrées par rapport à 2011. En effet, l’évolution de l’activité industrielle reste largement en deçà de ce qui est observé en 2006 et 2007.

D’autre part, avec une contribution respective de 60% et de 40%, la crise économique mondiale qui s’aggrave et les difficultés internes qui perdurent, se partageraient plus ou moins la responsabilité derrière cette perte significative de points de croissance par rapport à la situation de stabilité qui a prévalu en 2006-2007.

Kh.T

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