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Fumeur régulier de narguilé depuis 10 ans

Fumeur régulier de narguilé depuis 10 ans, Yoane Edery a pris peur en apprenant qu’il consommait l’équivalent d’une cartouche chaque jour. Il a développé un modèle électronique

Elle n’a pas de réservoir en verre. Pas de tuyau flexible. Et pas davantage de coupelle à charbon. Autant dire que cette chicha ne ressemble pas franchement au modèle traditionnel. En revanche, question sensation, pas de doute, le fumeur s’y retrouve. Les saveurs fruitées sont là. La fumée épaisse aussi. Ne manque que le bruit de l’eau pour imiter à la perfection un narguilé. Et, bien sûr, sans regret, la nicotine. Car il s’agit d’une chicha 2.0. Version électronique. Comme sa petite sœur e-cigarette, elle se recharge sur le secteur. Et pourrait bien, elle aussi, faire un tabac. Ce qui ne serait pas pour déplaire à Yoane Edery…

Ce Niçois de 36 ans, grossiste en cigarette électronique, est à l’origine de ce drôle d’engin particulièrement performant nommé « Starhooks ». L’idée lui est venue en s’inspirant de son histoire. Ou plutôt de sa dépendance… «J’ai fumé la chicha presque tous les jours pendant plus de dix ans, avoue-t-il. Cela me procurait beaucoup de plaisir et un véritable apaisement. J’appréciais aussi son côté convivial. Pour moi, il était impossible de m’en passer. Même après avoir arrêté la cigarette et m’être lancé dans le business. Alors, je faisais en sorte d’oublier que c’était du tabac…»

Seulement, il y a un an, Yoane n’a plus pu se mentir. Il a pris la vérité en pleine tête en regardant la télévision. «Je suis tombé sur un reportage qui parlait de la chicha. J’ai appris que chaque taffe équivalait à trois cigarettes. Et une chicha entière à une cartouche ! J’ai pris peur. Il fallait que j’arrête.»

Naturellement, le grossiste en e-cigarette a cherché à se sevrer avec un modèle électronique. Il en a trouvé un américain. Mais le résultat n’a pas été au rendez-vous. «Ça ne faisait pas assez de fumée et les saveurs étaient mal retranscrites. De plus, on ne pouvait pas alimenter les cartouches avec des liquides contrôlés en France. »

Qu’à cela ne tienne, le jeune entrepreneur s’est mis en tête de créer sa chicha 2.0. Pour ce faire, il est parti dans son usine chinoise. Là, il a multiplié les tests avec des atomiseurs plus puissants. Il a aussi recherché un système permettant d’utiliser des doses rechargeables. Puis, il a confié à un designer niçois le dessin. La production de masse de la « Starhooks » a alors pu débuter dans plusieurs coloris.

Arrivées à Nice la semaine dernière, les chichas du futur semblent être plutôt bien accueillies. «Nous avons fait une soirée dans une discothèque de Juan-les-Pins et tout le monde a adoré, assure Yoane. Des footballeurs professionnels nous en ont même achetées. Et notre réseau de distribution en a écoulé déjà 500.»

Fort de ce coup d’envoi prometteur, le Niçois ne manque pas d’ambition pour son produit commercialisé 129 euros. C’est même peu de le dire : «L’objectif, c’est d’exporter la marque Starhooks à l’international. J’envisage aussi de monter des bars à chicha électronique. Le produit va aussi évoluer afin d’émettre un bruit d’eau quand on tire. Je ne me fixe pas de limite. Si ce n’est l’interdiction stricte aux mineurs.»

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