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Chronique, Tunisie

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Nous sommes donc en l’an de grâce 13 après deux mille (flottache ba3ed alfine) une année de flottement

Nous sommes donc en l’an de grâce 13 après deux mille (flottache ba3ed alfine) une année de flottement, ou l’an deux après la révolution du jasmin alias printemps tarab.

Ce qui me fit penser a un quatrain de Nostradamus : «Taché de meurtres énormes adultères, Grand ennemi de tout le genre humain ; Que sera pire qu’aïeuls, oncles ne pères, En fer, feu, eau, sanguin et inhumain.». Traduisez, «Taché par des meurtres et des crimes atroces, le plus grand ennemi de tout le genre humain sera pire que ne l’ont été tous ses aïeux. Par le fer, le feu, le sang et la révolution, il se montrera inhumain.»

Météorologiquement, nous avons été super-bien servis durant ces deux années bénies des Dieux. Un hiver neigeux surnommé l’hiver du burnous, les inondations de la «kalsita», un été torride ou la chaleur de la «mdhalla», et pour finir la tempête de sable ou la tempête de la poudre aux yeux. Nous avons aussi eu droit à l’invasion des criquets ainsi que le microbe du choléra dans l’eau. On dirait les sept plaies d’Egypte version «bagla leha».

D’autre part et économiquement parlant, nous avons vécu notre première pénurie de lait et de médicaments postrévolutionnaire, des coupures d’eau en plein été, des augmentations de prix des produits de première nécessité, une inflation fulgurante, un glissement de la monnaie, des réserves en devise au plus bas et une chute de la bourse. Que des records en cette année «alfine wouflottache».

Concernant la sécurité nationale, bagla leha se retrouve en état «d’infilèt» permanent ce qui provoqua un état de i7ti9an et de «tamalmol» chez les «Baglawis» et les gardiens de la paix : Découverte de caches d’armes, des hurluberlus brûlent les mausolées, des viols en pagaille qui n’épargnent même pas les petits, le meurtre d’un politicien extrêmement populaire et pour finir, des camps terroristes dans le mont chamboulé dans lequel, mine de rien, les «barbapapistes» se sont retranchés.

Les «barbapapistes ultra takfiristes » ont voulu organiser leur second congrès pour «la khiléfa», mais le nouveau ministre de la police, Monsieur «le fils de son pépé», leur opposa un niet catégorique pour non dépôt de demande d’autorisation. Résultat, une semaine d’insultes et une nuit d’affrontements, faisant un mort et trente blessés. Et dire qu’il aurait suffi de déposer une demande d’autorisation… pfffff.

Tout ceci n’empêchant pas la visite des plus éminents cheikhs savants «barbapapistes», venus dispenser leur enseignement concernant divers sujets tels que l’excision des filles, la manière de voiler les fillettes en jeune âge, la méthodologie de lavage des morts, les avantages de boire le pipi de la chamelle et j’en passe !

Entre temps, le président des Baglawis, «Mr tartourovinsky» fustige l’opposition auprès des médias étrangers en leur promettant d’installer les potences, et se fit même l’avocat du petit Etat bédouin du «9adhar» allant jusqu’à menacer les Baglawis d’assumer leur responsabilité s’ils continuent leur campagne de «tatawol».

Ceci me fit penser à un autre quatrain de Nostradamus : «Eslou sera Renard ne sonnant mot, Faisant le saint public vivant pain d’orge, Tyranniser après tant a un cop ? Mettant à pied les plus grands sur la gorge». Traduisez, «Cet homme rusé comme un renard sera mis au pouvoir sans avoir besoin de prononcer un seul mot. Il fera le saint auprès du public, vivra de peu de chose mais tyrannisera bientôt le monde en mettant à ses pieds les plus grands du pays.»

Ou encore «Mondossus tôt viendra à son haut règne ; Mettant arrière un peu le Norlaris ; Le Rouge blême le mâle à l’interrègne, La jeune crainte et frayeur Barbaris.» Traduisez, «le menteur sera trop tôt au pouvoir. Il mettra derrière lui son adversaire. Le pouvoir rouge affaibli dans le conflit ramènera malgré tout le terrible et effrayant barbare»

Je disais donc, que dans une série de discours extraordinaires, nous avons eu droit au développement du «Itma innou azma khalle9a » ou il nous affirma que si on continue comme ça nous n’aurons plus de cake à partager, mais aussi à celui du «lan tamorrou x 3 », en ayant à chaque sortie en public un regard tourné vers les cieux, comme s’il parle aux anges ou plutôt aux démons qui l’entourent.

Pendant ce temps l’opposition discute, négocie, se déchire mais surtout elle nous a gratifiés de «tendid» en pagaille avec des variantes du genre «nou3abbirou 3an inchighalinal 3ami9 …»

Le «gouvernement le plus populaire de l’histoire» chez les Baglawis a, quant à lui, fait vivre à ses gouvernés deux années intenses de farniente et de «baratinage» en tout genre, jusqu’à leur faire presqu’oublier le «dostour», le meurtre d’un politicien et le rapport de la commission concernant l’agression de l’organisation syndicale. Finalement à «Bagla leha», le peuple est amnésique. On tourne en rond sans jamais obtenir une revendication et il est tourné en bourrique. Mais comme on dit chez nous, «ti bagla liha ».

Je finirais donc avec ce quatrain d’Omar Khayam :

«Si assuré et ferme que tu sois, ne cause de peine à personne;

Que personne n’ait à subir le poids de ta colère.

Si le désir est en toi de la paix éternelle,

Souffre seul, sans que l’on puisse, ô victime, te traiter de bourreau».

Je m’en vais maintenant regarder l’émission «j’ai kek chose à te dire » ou le malheur des uns fait le bonheur des autres.

MHG.

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Nous sommes donc en l’an de grâce 13 après deux mille (flottache ba3ed alfine) une année de flottement

Nous sommes donc en l’an de grâce 13 après deux mille (flottache ba3ed alfine) une année de flottement, ou l’an deux après la révolution du jasmin alias printemps tarab.

Ce qui me fit penser a un quatrain de Nostradamus : «Taché de meurtres énormes adultères, Grand ennemi de tout le genre humain ; Que sera pire qu’aïeuls, oncles ne pères, En fer, feu, eau, sanguin et inhumain.». Traduisez, «Taché par des meurtres et des crimes atroces, le plus grand ennemi de tout le genre humain sera pire que ne l’ont été tous ses aïeux. Par le fer, le feu, le sang et la révolution, il se montrera inhumain.»

Météorologiquement, nous avons été super-bien servis durant ces deux années bénies des Dieux. Un hiver neigeux surnommé l’hiver du burnous, les inondations de la «kalsita», un été torride ou la chaleur de la «mdhalla», et pour finir la tempête de sable ou la tempête de la poudre aux yeux. Nous avons aussi eu droit à l’invasion des criquets ainsi que le microbe du choléra dans l’eau. On dirait les sept plaies d’Egypte version «bagla leha».

D’autre part et économiquement parlant, nous avons vécu notre première pénurie de lait et de médicaments postrévolutionnaire, des coupures d’eau en plein été, des augmentations de prix des produits de première nécessité, une inflation fulgurante, un glissement de la monnaie, des réserves en devise au plus bas et une chute de la bourse. Que des records en cette année «alfine wouflottache».

Concernant la sécurité nationale, bagla leha se retrouve en état «d’infilèt» permanent ce qui provoqua un état de i7ti9an et de «tamalmol» chez les «Baglawis» et les gardiens de la paix : Découverte de caches d’armes, des hurluberlus brûlent les mausolées, des viols en pagaille qui n’épargnent même pas les petits, le meurtre d’un politicien extrêmement populaire et pour finir, des camps terroristes dans le mont chamboulé dans lequel, mine de rien, les «barbapapistes» se sont retranchés.

Les «barbapapistes ultra takfiristes » ont voulu organiser leur second congrès pour «la khiléfa», mais le nouveau ministre de la police, Monsieur «le fils de son pépé», leur opposa un niet catégorique pour non dépôt de demande d’autorisation. Résultat, une semaine d’insultes et une nuit d’affrontements, faisant un mort et trente blessés. Et dire qu’il aurait suffi de déposer une demande d’autorisation… pfffff.

Tout ceci n’empêchant pas la visite des plus éminents cheikhs savants «barbapapistes», venus dispenser leur enseignement concernant divers sujets tels que l’excision des filles, la manière de voiler les fillettes en jeune âge, la méthodologie de lavage des morts, les avantages de boire le pipi de la chamelle et j’en passe !

Entre temps, le président des Baglawis, «Mr tartourovinsky» fustige l’opposition auprès des médias étrangers en leur promettant d’installer les potences, et se fit même l’avocat du petit Etat bédouin du «9adhar» allant jusqu’à menacer les Baglawis d’assumer leur responsabilité s’ils continuent leur campagne de «tatawol».

Ceci me fit penser à un autre quatrain de Nostradamus : «Eslou sera Renard ne sonnant mot, Faisant le saint public vivant pain d’orge, Tyranniser après tant a un cop ? Mettant à pied les plus grands sur la gorge». Traduisez, «Cet homme rusé comme un renard sera mis au pouvoir sans avoir besoin de prononcer un seul mot. Il fera le saint auprès du public, vivra de peu de chose mais tyrannisera bientôt le monde en mettant à ses pieds les plus grands du pays.»

Ou encore «Mondossus tôt viendra à son haut règne ; Mettant arrière un peu le Norlaris ; Le Rouge blême le mâle à l’interrègne, La jeune crainte et frayeur Barbaris.» Traduisez, «le menteur sera trop tôt au pouvoir. Il mettra derrière lui son adversaire. Le pouvoir rouge affaibli dans le conflit ramènera malgré tout le terrible et effrayant barbare»

Je disais donc, que dans une série de discours extraordinaires, nous avons eu droit au développement du «Itma innou azma khalle9a » ou il nous affirma que si on continue comme ça nous n’aurons plus de cake à partager, mais aussi à celui du «lan tamorrou x 3 », en ayant à chaque sortie en public un regard tourné vers les cieux, comme s’il parle aux anges ou plutôt aux démons qui l’entourent.

Pendant ce temps l’opposition discute, négocie, se déchire mais surtout elle nous a gratifiés de «tendid» en pagaille avec des variantes du genre «nou3abbirou 3an inchighalinal 3ami9 …»

Le «gouvernement le plus populaire de l’histoire» chez les Baglawis a, quant à lui, fait vivre à ses gouvernés deux années intenses de farniente et de «baratinage» en tout genre, jusqu’à leur faire presqu’oublier le «dostour», le meurtre d’un politicien et le rapport de la commission concernant l’agression de l’organisation syndicale. Finalement à «Bagla leha», le peuple est amnésique. On tourne en rond sans jamais obtenir une revendication et il est tourné en bourrique. Mais comme on dit chez nous, «ti bagla liha ».

Je finirais donc avec ce quatrain d’Omar Khayam :

«Si assuré et ferme que tu sois, ne cause de peine à personne;

Que personne n’ait à subir le poids de ta colère.

Si le désir est en toi de la paix éternelle,

Souffre seul, sans que l’on puisse, ô victime, te traiter de bourreau».

Je m’en vais maintenant regarder l’émission «j’ai kek chose à te dire » ou le malheur des uns fait le bonheur des autres.

MHG.

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