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La valeur du Dinar tunisien (DT) n’arrête pas de s’effriter et le DT perd du terrain face aux devises, européenne et américaine, et même devant d’autres monnaies étrangères. Entre 2010 et 2015, le Dinar tunisien a perdu 14,8 % de sa valeur par rapport à la monnaie européenne (euro) et 36,9 % de sa valeur par rapport au Dollar américain (USD), 2,5 % de sa valeur face au Yen japonais et 3 % face à la monnaie marocaine Dirham.

Le DT se déprécie à pas presque de géant. En 2010, un euro valait 1,897 DT. Quatre années plus tard, en 2015, il fallait 2,177 DT pour avoir un euro. En août dernier, il faut 2,469 DT pour acheter un euro. Entre juillet et août 2016, le DT a perdu 0,7 % et de décembre 2015 à août dernier, la perte de valeur du DT a été estimée à 11,9 %.

Et c’est presque la même débandade face à la monnaie américaine. En 2010, le billet vert valait 1,433 DT. En 2015, il fallait presque deux DT pour avoir un Dollar. Janvier 2016 dépassait la barre fatidique de 2 DT (2,044) et 2,202 DT à fin août dernier. En un seul mois (de juillet à août dernier), le DT perdait 0,8 % de sa valeur face au USD. Entre la fin 2015 et août, c’est 8,6 % que perdait le DT, selon une note de conjoncture du ministère des Finances.

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Cette descente aux enfers du Dinar tunisien traduit en fait, selon les économistes et experts tunisiens, la détérioration de l’économie tunisienne et la crise structurelle qu’elle traverse depuis 2010. Une économie où tous les clignotants sont au rouge. Beaucoup de voix se sont alors élevées pour demander pourquoi la Banque Centrale de Tunisie n’intervient pas pour relever le taux de change et redonner des couleurs à la monnaie locale face au panier de monnaies des pays partenaires.

Africanmanager a posé la question au Gouverneur Chedli Ayari. «Pour un Gouverneur de la BCT, il est impossible à la fois d’assurer un stock de devises confortable et un taux de change stable» explique le Gouverneur, avant d’indiquer que «si on penche pour la stabilité du change, dans une conjoncture où la demande est plus forte que l’offre pour cause de baisse de l’exportation et de crise du tourisme, il faudra vendre la devise dont nous disposons pour stabiliser le taux de change du Dinar. Et si je le fais, nous devenons incapables de couvrir nos importations».

Le dilemme réside dans le choix de la priorité à engager. Un choix qui semble cependant avoir déjà été  fait, certes après un essai négatif, par l’Institut d’émission. Et son Gouverneur d’expliquer que «claquer des sommes énormes à jouer le Broker contre le marché pour gagner quelques petits pourcentages d’une stabilité qui reste éphémère » est impossible «car nous luttons contre les anticipations négatives des opérateurs». Et Chedli Ayari de dévoiler même que «nous avons joué à ce jeu,  nous avons injecté 4 Milliards DT, depuis le début et tout au long de 2016, sur le marché de change sans aucun effet». Cela confirme, si besoin est et comme c’est reconnu par tous les experts et économistes, que la crise économique en Tunisie est désormais structurelle. Aux grands maux les grands remèdes ?!

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Les finances publiques du Koweït sont très mal en point à cause de la plongée des cours du pétrole, d’où le pays tire le plus gros de ses recettes, plus de 90%. Les autorités ont fait face à leur premier déficit budgétaire depuis 16 ans, des années pendant lesquelles les revenus de l’or noir ont copieusement arrosé les caisses publiques.

Le trou du budget pour l’exercice fiscal 2015/16 qui a été bouclé le 31 mars 2013 s’est établi à 15,3 milliards de dollars, a indiqué le ministre des Finances, Anas al-Saleh. Le pays n’a pas connu pareille situation depuis l’exercice 1998/99.

2015/16 a été l’exercice de tous les casse-tête et de tous les cauchemars pour le gouvernement. Les revenus ont fondu de 45%, pour s’établir à 45,2 milliards de dollars, rendant les arbitrages extrêmement difficiles, notamment pour des citoyens qui n’ont pas l’habitude de se serrer la ceinture. Les autorités ont dû tailler dans les dépenses publiques, -14,8%, soit 60,5 milliards de dollars.

Les recettes pétrolières ont à peine atteint 40,1 milliards de dollars (46,3% de moins que l’exercice précédent), 89% de la totalité des revenus du pays, contre 95% pour l’exercice précédent. Les autorités ont réagi en conséquence pour gonfler le flux des rentrées d’argent, par exemple le Conseil des ministres a décidé la semaine dernière de monter de plus de 80% le prix de l’essence, une première depuis 20 ans. L’an dernier, les prix du kérosène et du diesel avaient été augmentés et pour 2017, les résidents étrangers seront également mis à contribution avec une hausse des prix de l’eau et de l’électricité.

A souligner que durant les 16 années fastes, le Koweït a engrangé à peu près 600 milliards de dollars, qui ont été injectés dans le fonds souverain Kuwait Investment Authority, qui investit aux Etats-Unis, en Europe et en Asie.

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Dans une note publiée cette semaine, la Banque centrale de Tunisie a analysé les principaux facteurs ayant conduite à la chute sans précédent du Dinar et esquissé les mesures pratiques et urgentes qu’il importe de prendre pour mette fin à la dégringolade  de la monnaie nationale.

Elle a expliqué que cette baisse est due en partie à l’évolution des cours des principales devises mondiales, notamment le Dollar US et l’Euro, d’une part, et au creusement du fossé entre l’offre et la demande des devises sur le marché local , consécutif à la détérioration des échanges extérieurs.

L’Institut d’émission pointe l’élargissement du déficit commercial à 5,1 milliard de dinars durant les 5 premiers mois de l’année en cours, la chute des rentrées touristiques de 44,6%, celle des revenus de travail de 9,3%, la détérioration du déficit courant qui représente 4,3% du PIB, et le recul tangible des flux des investissements étrangers, qu’il s’agisse des investissements de portefeuille ou des investissements directs étrangers.

Ainsi, le déficit de la balance des paiements a dépassé les 2 milliards de dinars au cours de la période en question, alors que les réserves en devises ont baissé à 109 jours d’importations, fin mai 2016, contre 121 jours, un an plus tôt  et 128 jours, fin 2015. Ce faisant, le marché des changes est soumis à des pressions inédites qui ont gagné en acuité depuis le début du mois de juin 2016, se reflétant sur la valeur du Dinar qui a enregistré un important recul vis-à-vis des principales devises étrangères.

Ces développements jugés « préoccupants » par la BCT appellent un diagnostic précis s’agissant de leurs causes et des mesures préventives urgentes qu’il y a lieu de prendre sur le court terme pour en limiter les effets, et prévenir les dangereuses dérives qui menacent la situation économique et les grands équilibres financiers au cas où la situation extérieur continuerait de se détériorer au cours des mois à venir.

Pour 2016, la BCT prévoit que le déficit courant se stabilisera autour de 7205 millions de  dinars, soit 7,9% du PIB, en raison de l’évolution des exportations de biens et services à hauteur de 3,1% malgré les difficultés structurelles et conjoncturelles auxquelles continuent de se heurter certains secteurs, dont notamment  les industries extractives et manufacturières ainsi que les  services. Quant aux transferts des expatriés tunisiens, ils demeurent en deçà de ce qui est escompté en dépit de leur augmentation de 5,1%.

L’endettement monte à 51,1%

S’agissant des financements  extérieurs sous forme de prêts à moyen et long termes à mobiliser pour financer le déficit courant et le service de la dette, ils s’élèveront à 7,3 milliards de dinars, ce qui portera le taux de l’endettement national à 51,1% du PIB. Pour leur part, les investissements étrangers ne dépasseront pas les 2 milliards de dinars, ce  qui  représente un niveau jugé médiocre.

Comparé aux résultats des 5 premiers mois de 2015, ce scénario  est jugé quelque peu optimiste par la Banque centrale qui note qu’il a été retenu dans le cadre du programme des réformes élaboré par le gouvernement visant l’accélération du rythme de croissance et  la maîtrise des équilibres économiques globaux dont celui des paiements extérieurs. Un scénario susceptible de révision sur un trend négatif eu égard aux pressions qui continuent de s’exercer en lien avec la vulnérabilité de la plupart des secteurs exportateurs et une reprise économique qui se fait encore attendre à  l’échelle mondiale, singulièrement à celle de l’Union Européenne.

La réalisation des objectifs ainsi fixés est considérée en soi comme un grand défi nécessitant un ensemble de mesures pour maîtriser le déficit courant dans les limites de 7,9% du PIB , et la maîtrise des dépenses en devises, ainsi que la maîtrise des importations et l’amélioration des exportations, souligne la BCT qui prévient qu’en l’absence de ces mesures , le déficit courant  grimperait à 10%, exigeant des financements extérieurs supplémentaires de l’ordre de 2 milliards de dinars.

Durant les 5 premiers mois de l’année en cours, le Dinars s’est déprécié de 3,9% par rapport au Dollar et de 5,8% vis-à-vis de l’Euro, soit en moyenne une baisse de 4,6% par rapport aux deux monnaies. Les évolutions enregistrées au niveau de la valeur du Dinar reflètent la réalité de l’offre et de la demande sur le marché des changes

Restrictions sur les transferts en devises

Pour remédier à la situation et à la dégringolade du Dinar, la Banque centrale de Tunisie a pris un certain nombre de mesures, surtout celles destinées à rationaliser les dépenses et les transferts en devises. Il s’agit de :

  • S’en tenir aux plafonds fixés  pour les dépenses au titre des opérations courantes et des opérations d’investissement, et s’abstenir d’octroyer des autorisations exceptionnelles au titre du tourisme, des études, des voyages d’affaires, des voyages de groupe (outgoing) et l’Omra
  • La coordination préalable entre les ministères concernés et la BCT sur les dépenses des artistes, des joueurs et des entraîneurs étrangers
  • Surseoir à certaines mesures que la BCT projetait de prendre en vue de conférer de la souplesse aux dispositions régissant les changes, notamment celles relatives à l’ouverture  de compte capital
  • Renforcement du contrôle sur les opérations courantes par les autorités concernées (à travers les frontières et le système de change) en ce qui concerne le contrôle technique, le règlement des opérations de commerce extérieur et le rapatriement des revenus en devises au titre de l’exportation
  • Rationalisation des crédits à la consommation en lien avec les importations des produits de consommation par la révision des conditions de financement par les établissements de crédit
  • Inciter les banques tunisiennes à utiliser les ressources de lignes de financement étranger disponibles aux fins de financement des opérations d’importation.

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Déjà sur le déclin depuis la Révolution, les investissements directs étrangers (IDE) vont d’une décroissance à une autre alors que les compagnies étrangères éprouvent de plus en plus de difficultés à opérer dans les industries extractives, particulièrement le pétrole et les phosphates, et dans le même temps s’offusquent d’être si lourdement imposées par un gouvernement peu enclin à inciter à l’investissement.

Les IDE dans l’industrie se sont élevés à 81 millions de dollars au cours des quatre premiers mois de 2016, soit 5% de moins,  comparés à la période correspondante de  2015. Un an plus tôt, l’investissement direct étranger avait affiché une embellie dans la foulée de la promulgation de la Constitution de la 2ème République, et la formation du gouvernement issu des élections.

Seulement, la Tunisie n’a pas su capitaliser sur sa nouvelle architecture politique, au point que d’autres investisseurs potentiels lui ont tourné le dos pour rejoindre les rangs de ceux qui sont, soit partis, soit en attente de le faire, pour maintes raisons.

« L’insécurité, la fiscalité élevée et la difficulté d’extraction des ressources minières et énergétiques   sont les principaux obstacles qui empêchent la Tunisie d’être attrayante pour les investisseurs étrangers », a déclaré Radhi Meddeb, directeur général de la société d’ingénierie Comete au site « Africa Middle East ».

Seulement 15% des managers des compagnies pétrolières en Tunisie trouvent que la politique fiscale  encourage l’investissement dans le pays, selon l’Enquête sur le pétrole mondial 2015 (Global Petroleum Survey 2015).

Sous le régime fiscal en vigueur en Tunisie, l’Etat  prélève  80% du chiffre d’affaires sur la vente de pétrole, tandis que les sociétés d’exploitation ne reçoivent que 20%, même si elles supportent tous les coûts sans que les autorités les y aident  sous quelque forme que ce soit.

La Tunisie a également des réserves plus limitées que d’autres sources de pétrole et de phosphates. L’Enquête sur le pétrole mondial estime les réserves pétrolières du pays à environ 850 millions de barils, alors que le Texas, par exemple, en revendique 24 milliards. Au reste, Les réserves de phosphates représentent, pour leur part, 100 millions de tonnes, soit 20 fois moins qu’en Algérie.

Bien que relativement stable par rapport à d’autres pays du Printemps arabe, la Tunisie n’est pas  à l’abri des troubles politiques, économiques et sociaux. Par exemple, la Compagnie des phosphates de Gafsa a enregistré près de 10 millions de dollars de pertes en 2014 sous l’effet des grèves récurrentes des employés, notamment ceux des transports.

La production en chute libre

Alors que 50 compagnies étrangères opéraient dans le secteur des industries extractives en 2010, lorsque le Printemps arabe avait commencé, il n’en reste plus que moins de la moitié actuellement, les autres ont délocalisé sous d’autres latitudes.

En Tunisie même, la production de phosphate a dégringolé de près de 60%, passant de 8,5 millions de tonnes en 2010 à 3,5 millions de tonnes. La production de pétrole a diminué de moitié, passant d’environ 90 000 barils par jour en 2009 à 45.000 cette année, selon le site américain  Trading Economics.

Mais l’unique développement positif dans ce dossier, c’est l’annonce par la Tunisie qu’elle va adhérer à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives, une norme mondiale qui favorise la responsabilisation et la lutte contre la corruption dans l’utilisation des recettes provenant des ressources extraites.

La Tunisie y avait postulé en 2012, mais l’instabilité politique l’en a empêchée, explique Kais Mejri, responsable de la gouvernance au ministère de l’Industrie.

La Tunisie estime que l’initiative fera d’elle un pays plus attractif  pour les investisseurs étrangers par rapport aux concurrents qui n’ont pas rejoint l’initiative. « Nous espérons renouer, l’année prochaine, avec les mêmes chiffres des investissements étrangers  que ceux d’avant  2011 », a déclaré Ridha Bouzaouada, directeur général de  l’industrie.

Un phénomène régional                        

Plus de cinq années de troubles dans la région ont créé des perspectives économiques négatives, d’après Hamdi Tabbaa, le président  de l’Association arabe des affaires. Il a estimé que les  économies régionales ont perdu environ 1,2 milliard de dollars au cours des cinq dernières années. La  Syrie, l’Irak, le Yémen, la Libye, l’Egypte, le Liban et la Tunisie ont vu leur  produit intérieur brut  baisser de 35%  en moyenne.

Les investissements directs étrangers dans la région  ont suivi la même courbe descendante. Ils sont passés de 48 milliards de dollars en 2014 à 44 milliards l’année dernière, bien en deçà de la moitié du record de 96 milliards $ enregistré en 2008, selon l’Agence arabe de l’investissement et de la garantie de crédit à l’export.

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Les Britanniques ont fait le choix de quitter le navire européen, un vrai cataclysme politique et économique. Les citoyens ont répondu aux chants des sirènes qui leur prédisaient le pire en cas de maintien dans l’Union européenne (UE), notamment une invasion des migrants, des millions d’emplois engloutis ou arrachés par les immigrés, et d’autres choses irrationnelles de ce genre. Bref, comme dans beaucoup de pays européens, le vent du nationalisme et de la xénophobie a soufflé trop fort, balayant le peu de rationalité qu’ont tenté de maintenir ceux qui ont fait campagne pour le ‘in’. Comme quoi, la démocratie ne débouche pas toujours sur des choix pensés, mûrement réfléchis, cohérents, logiques. Maintenant les dés sont jetés, et une longue période d’incertitude et de dangers s’ouvre pour les Britanniques… et pour les autres Européens.

La première conséquence immédiate est une chute vertigineuse de la livre sterling, -10% ce matin du vendredi 24 juin. Idem pour les places boursières, toutes dans le rouge, ou presque. A commencer par Londres, qui y a laissé beaucoup de plumes, -7,5% pour l’indice de la Bourse ; les banques ont également plongé. Même tarif pour la Bourse de Paris à l’ouverture ce matin. La Bourse de Tokyo affiche -8% et celle de Hong Kong -4%. Et c’est loin d’être fini…

Un vrai séisme politique

Et puis il y a les conséquences politiques. D’abord internes. « Je crois que je ne peux plus être le capitaine qui mène ce vaisseau », a dit le Premier ministre, David Cameron, en apprenant les résultats. « Je ne peux pas à ce stade vous préciser un calendrier, mais je crois que vous aurez un nouveau Premier ministre d’ici octobre (…) Je suis fier d’avoir été Premier ministre pendant six ans. Je crois que nous avons fait de grands progrès (…) Un nouveau Premier ministre devra engager des négociations avec l’Union européenne. Je pense que ce nouveau chef du gouvernement prendra la décision de déclencher l’article 50. » Il est vrai que Cameron a joué aux apprentis sorciers en promettant, pour se faire réélire, un référendum sur le maintien au sein de l’UE, alors que rien ne l’y obligeait. Là c’est le boomerang.

Par ailleurs il y a le problème de l’unité du Royaume-Uni. En effet l’Ecosse, qui en fait partie, a massivement voté pour le maintien au sein de l’UE, ce qui fait craindre un retour de flamme car les indépendantismes pourraient saisir la perche pour exiger un référendum sur l’autodétermination. Bref le Royaume-Uni risque d’imploser, à terme.

A côte de ça il y a les effets en Europe. Certes la Grande Bretagne n’a jamais été vraiment europhile, elle a toujours cherché un traitement de faveur, et l’a d’ailleurs toujours obtenu. Les Britanniques par exemple ne font pas partie de l’espace Shenghen, donc ont la maitrise totale de leurs frontières, contrairement aux autres pays européens ; ils ne font pas partie de la zone euro, plus d’autres avantages que Cameron a arrachés dernièrement en exerçant un chantage – Brexit en cas de refus – sur les autres pays européens. Bref, les Britanniques ont toujours eu un pied dedans et un dehors, au gré de leurs intérêts. De l’Europe ils voulaient les avantages sans les inconvénients. Ils ont fini par se brûler en jouant avec le feu. Mais il n’en demeure pas moins qu’ils étaient le quatrième contributeur au budget européen, ce qui faisait dire aux partisans du ‘out’ que l’UE profitait trop de la Grande Bretagne.

Reste maintenant pour les Européens à négocier ce virage, très délicat. C’est déjà le branle bas de combat pour sauver les meubles et empêcher une implosion de l’UE. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, va rencontre samedi 25 juin 2015 les ministres des Affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, néerlandais, Bert Koenders, italien, Paolo Gentiloni, belge, Didier Reynders et luxembourgeois, Jean Asselbor pour un « échange sur les thèmes actuels de la politique européenne », dit un communiqué. But de la manoeuvre : Rendre ce divorce le plus amer possible pour les Britanniques de manière à dissuader les autres eurosceptiques, et il y en a, et pas des moindres. En effet la contestation gronde dans les riches pays du Nord (Suède, Finlande, Pays Bas…), à la faveur des coups de boutoir des mouvements d’extrême droite qui mettent dans la tête des citoyens que leur gouvernement verse beaucoup dans les caisses de l’UE, ce qui est vrai, sans forcément en voir les retombées, ce qui est vrai aussi, puisque ces sommes servent surtout à financer les pays de l’Est à coups de milliards d’euros pour mettre leurs économies au niveau des pays prospères. Donc il s’agit maintenant pour les dirigeants européens de verrouiller le système pour que l’exemple britannique ne donne pas des idées aux autres. Mais ce n’est pas gagné…

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Le dinar tunisien dégringole et ce sera le cas pour des mois encore. Mercredi, il était négocié à 2,47 contre l’euro et 2.13 contre le dollar, et hier jeudi, il s’échangeait  à 2,43 contre la devise européenne et à 2,16 contre le billet vert. Une descente aux enfers qui devrait mener tout droit à la barre fatidique des 2,5 dinars pour un euro. Ce n’est pas une vue de l’esprit, mais une perspective sur laquelle s’accordent pratiquement tous les conjoncturistes.

L’essentiel, désormais, est moins d’enrayer la baisse du dinar que d’empêcher son effondrement total. Tel sera l’objet des mesures « urgentes et décisives » que le gouvernement s’apprête à annoncer lors d’une conférence de presse, lundi 20 juin. Pas besoin de faire un dessin : des restrictions sur les importations notamment des produits de luxe seront décrétées, et pour faire plaisir au chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, le gouvernement interdirait l’importation des bananes et des pommes. Mais, que les « fines bouches » de ces fruits se rassurent, il en existera toujours sur le circuit parallèle par voie de contrebande, à profusion et meilleur marché.

La thérapie, comme on peut le deviner, est on ne peut plus classique, mais c’est à l’exercice qu’elle révèle d’habitude son efficacité. Toutefois, avec une contrebande qui fait toujours florès, on imagine mal quel dividende l’économie pourra engranger alors que des matelas  de devises s’empilent en dehors des circuits réguliers et que, surtout, la demande de devises est excédentaire par rapport à l’offre.

La Banque centrale de Tunisie, par le truchement de son gouverneur Chedly Ayari, explique que la chute de la monnaie nationale est due à la baisse des exportations, notamment celles des produits miniers, et au déficit d’investissement extérieur, qui ont réduit les réserves de change. Il faut dire que les exportations ont chuté de 2,6% durant les cinq premiers mois de l’année en cours, alors que l’investissement direct étranger a dégringolé de cinq pour cent, au cours de la même période, soit 268 millions de dollars.

S’y ajoutent les recettes en devises du tourisme qui fondent de  44,6% entre 2015 et 2016 (janvier-mai), à 556,2 millions de dinars. La chute des recettes est encore plus brutale en comparaison avec 2010, touchant quasiment la moitié des revenus (-48,1%). Pis, durant les 5 premiers mois de 2016, les entrées des non-résidents n’ont pas dépassé 1, 190 million de personnes (-24,2%) alors que les entrées européennes ont été de seulement 301,3 mille touristes, enregistrant ainsi une baisse de 47,8%.

Une dégringolade « pilotée » !

Mais il n’y a pas que cela, surtout pas que cela, et nombreux sont ceux qui soupçonnent le Fonds monétaire international  d’y avoir partie liée, en « ordonnant » aux autorités financières tunisiennes de ne pas intervenir et de laisser faire car cela fait partie des réformes qu’il a exigées pour accorder puis débourser, en tranches biannuelles, le prêt de 2,9 milliards de dollars. Dès lors, la dépréciation du dinar par rapport au dollar et à l’euro ne pouvait pas surprendre, d’autant que la valeur a reculé de 55% par rapport au billet vert depuis 2011 et de 23% vis-à-vis de la monnaie unique durant la même période.

A vrai dire, cette chute du dinar est le fidèle reflet de la situation économique du pays en proie à la crise plus grave de puis elle de 1986, envenimée par un taux d’inflation de 6-7% et un taux de croissance qui peine à sortir de la zone nulle.

D’après l’économiste Ezzeddine Saïdane, l’Institut d’émission  a  pris une décision souveraine pour « baisser la valeur du dinar de 10% afin de tenter de sauver la donne ».

Au demeurant, on trouvera écho à cette « décision souveraine », dans la note adressée en date du 2 mai 2016 par le gouvernement tunisien au FMI, où il est signifié noir sur blanc que les autorités monétaires vont jouer le jeu en « limitant les interventions de la BCT sur le marché des changes au lissage des fluctuations excessives du taux de change, en recourant entre autres aux adjudications en devises qui permettent au marché de jouer un rôle prépondérant dans la détermination du dinar ». Pour ce faire, ajoute la bafouille du ministère des Finances, «  nous sommes résolus à strictement limiter les ventes nettes de change et uniquement lorsque les solutions de marché ont été épuisées ».  Ce faisant, « un taux de change plus flexible contribuerait à résorber progressivement la surévaluation du dinar et à favoriser un meilleur alignement sur les fondamentaux macroéconomiques. Nous entendons également intervenir en achetant des devises chaque fois que les conditions du marché le permettent ». D’ailleurs, les interventions sur le matché des changes se sont remarquablement rétrécies passant de 37% en moyenne du marché en 2014 à 24% au cours du 4ème trimestre 2015.

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Le dinar tunisien a clôturé la semaine par un effondrement face au dollar américain, qui a atteint 2.1650 dt, dans un marché dominé par une forte demande émanant des gros opérateurs publics en règlement de leurs factures énergétiques. Par ailleurs, l’euro s’est échangé à 2.4350 dt, rapporte Tustex.com

Il est à préciser que le dinar tunisien s’est déprécié à un rythme plus accéléré cette semaine, soit 2.40% face à l’euro, contre 1.98% une semaine auparavant et de 0.48% face au dollar américain.

Par ailleurs, depuis le début de l’année, le dinar tunisien a perdu près de 9.88% de sa valeur face à l’euro et 5.30% face au dollar américain et 10.9% depuis un an.

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Rien ne va plus pour le premier producteur de pétrole du continent africain… justement à cause de la chute vertigineuse des cours du pétrole. L’or noir, qui a fait la richesse du pays, élevant de façon insolente le niveau de vie des citoyens et faisant galoper les prix au point de faire de Luanda, la capitale, l’une des villes les plus chères au monde, est en train de causer la perte de l’économie angolaise. Rien que dans les 12 derniers mois, 60.000 emplois ont été détruits dans le pays, d’après le dernier rapport de l’Association Industrielle d’Angola. Le pays, qui faisait rêver des migrants d’un tout autre genre, les Portugais, qui l’avaient colonisé, n’est plus l’eldorado qu’il était.

Comme on pouvait s’y attendre, ce sont les secteurs de l’ingénierie et du pétrole, dont les impôts versés à l’Etat ont fondu de moitié entre juin 2015 et mai 2016, qui ont trinqué le plus, a confié Jose Severino, président de l’association, dans un entretien avec la presse étrangère. Mais il est confiant sur la capacité de rebond de l’économie angolaise, à la faveur de la remontée des cours mondiaux du pétrole. « Les prix du pétrole sont en hausse et l’économie entrera dans un nouvel environnement macro-économique », a-t-il affirmé.

Reste maintenant à savoir si les prix du pétrole reviendront à un niveau qui permettra au pays de freiner la dégradation de ses indicateurs économiques.

Par ailleurs M. Severino jette la pierre dans le jardin du Fonds monétaire international, dont il attend qu’il apporte un soutien substantiel à l’économie angolaise pour permettre de dégager des marges budgétaires.

Selon le président de l’Association Industrielle d’Angola, le taux d’inflation, qui s’était officiellement établi à 26% durant les 12 derniers mois, est de nature à favoriser les exportations de pétrole, de diamants, de produits agricoles et de matériaux de construction. Car l’Angola a grand intérêt à retrouver l’équilibre sur le front des devises étrangères pour financer les achats de matières premières et les équipements destinés au secteur industriel, a souligné M. Severino.

Enfin il a invité le gouvernement angolais à adopter une gestion plus saine des réserves de devises étrangères, et de rétablir des rapports francs entre les banques commerciales et les entreprises afin d’orienter plus de devises étrangères vers le secteur industriel.

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Les revenus pétroliers de l’Algérie ont chuté de près de 40% au premier trimestre 2016 par rapport à la même période l’an dernier.

Le déficit commercial déjà bien élevé  se creuse et  représente aujourd’hui cinq milliards d’euros. Or, pétrole et gaz sont les mamelles de l’économie algérienne. Le pays tire 95% de ses recettes extérieures de la vente d’hydrocarbures, principalement à la Chine.

Cette demande chinoise a ralenti depuis 2014 tandis qu’il y a surabondance de la production mondiale. Résultats, le prix du baril à 44 dollars a fait fondre les recettes algériennes.

L’Algérie a élaboré son budget 2016 sur la base d’un baril à 45 dollars et une baisse de 50% des revenus pétroliers. Elle a également mis en place des mesures fiscales pour compenser une partie de cette baisse, a augmenté les prix des carburants, limité des importations et arrêté des projets d’infrastructures.

La compagnie nationale d’hydrocarbures Sonatrach a ainsi décidé de dépenser moins dans l’exploration et plus dans le raffinage et la pétrochimie afin d’éviter d’importer des carburants, et même à terme exporter de l’essence et du diesel algériens.

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Il y a une semaine à peine l’Angola chipait au Nigeria la place de plus gros producteur de pétrole de l’Afrique, mais la fête a été de courte durée, gâchée par la fonte inexorable des cours du pétrole. Avec un prix du baril qui ne vaut pas plus que 38,40 dollars, alors que l’équilibre budgétaire a tablé sur 46 dollars, les caisses publiques du pays, qui tirent 75 % de leurs revenus de l’or noir, sont exsangues. L’Angola a misé sur la rencontre de Doha le dimanche 17 avril pour arracher un accord sur le gel de la production de pétrole, le temps d’assécher le marché pour faire remonter les prix, mais comme on le sait, cette réunion a été minée par les dissensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Même absent de ce rendez-vous, Téhéran, qui veut se refaire une santé après des décennies d’embargo en produisant et en exportant du pétrole en masse, a tout fait pour torpiller l’accord.

L’Angola est logé à la même enseigne que les pays producteurs du Golfe : Un énorme déficit budgétaire. Sauf que l’économie de ce pays africain est loin d’avoir les fondements et les réserves des pays du Golfe, donc quand il y a de la casse sur le front du pétrole, l’Angola souffre beaucoup plus que les autres pays producteurs. L’or noir pèse 90% dans les exportations du pays, et rien ne peut changer à moyen terme cette dépendance mortifère vis-à-vis du pétrole. L’économie angolaise avait été sévèrement malmenée l’été 2014 par la chute des cours du pétrole, mais là avec l’incapacité des pays producteurs à s’entendre sur un gel, le problème devient insoluble. Surtout qu’aucune date n’a été fixée pour une prochaine réunion. Cette incertitude, on le sait, est le meilleur ennemi des marchés.

Un élan brisé net

2002 a été une année charnière pour l’Angola. En effet elle marque la fin d’affrontements sanglants entre l’armée et les rebelles de l’Union pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA). A partir de ce moment, le pays, qui regorge de richesses – Gaz, phosphate, cuivre, fer, uranium -, a amorcé sa reconstruction. Mais c’est le pétrole qui le propulse et en fait un eldorado, avec une croissance à deux chiffres – 12% – sur plus de dix ans (entre 2002 et 2013). Surfant sur une embellie que rien ne semblait pouvoir enrayer, l’Angola croyait en avoir fini avec les vaches maigres, et s’est mis à se comporter en cigale au lieu d’être une fourmi. Les gouvernements successifs de José Eduardo dos Santos (il est au pouvoir depuis 1979) ont commis l’erreur fatale de ne pas s’extirper de la dépendance du pétrole en diversifiant l’économie du pays. Et maintenant c’est trop tard, les autorités du pays n’ont pas surfé sur les grosses marges budgétaires des années fastes pour faire les réformes qui s’imposaient.

Le FMI, comme toujours dans ces cas là, a été appelé à la rescousse pour remettre à flot les finances publiques. Cela fait une semaine qu’il y a des négociations très serrées autour de ce prêt, mais même dans l’équipe gouvernementale, il y a des désaccords profonds sur les conditions de cette aide. En effet, le FMI, là aussi comme il est de coutume pour les mauvais élèves, exige des restructurations en profondeur de l’économie angolaise pour desserrer les cordons de la bourse. Or le pouvoir en place ne veut pas entendre parler de limitation des dépenses publiques à un an des élections, ce serait tarir le clientélisme traditionnel qui est encore le meilleur allié dans une élection dans certains pays africains, hélas.

Entre l’Angola et le FMI c’est une vieille histoire. En 2009, après la plongée du cours du baril et la dilapidation d’une grosse part des réserves de la Banque centrale pour éviter l’explosion du taux de change du kwanza, le pays avait été perfusé par le FMI. Entre 2009 et 2012, plus de 400 millions de dollars de prêts avaient été injectés dans les caisses du pays.

Une petite lueur d’espoir

Le nouveau plan d’aide triennal du FMI peut être une planche de salut pour l’Angola. En effet il lui donne les moyens de rééquilibrer sa balance et d’apporter du sang neuf à son économie en diversifiant les sources de revenus. Mais les journaux locaux préfèrent pointer du doigt une autre réalité. Dans un papier publié dans le Maka Angola, un des médias qui ont le plus d’audience dans le pays, le journaliste Rui Verde aborde ainsi les enjeux actuels : « La chute des prix du pétrole a mis à nu le réel problème de l’économie angolaise : une kleptocratie où chaque représentant fait sa propre loi. Le gouvernement a échoué à créer une véritable économie de marché, en privilégiant, pour ses propres intérêts, un gamme restreinte d’entrepreneurs en charge de diversifier l’économie. Un clientélisme qui a ruiné les espoirs de compétitivité. » Justement la transparence dans les marchés publics et la fin des collusions frauduleuses sont des exigences du FMI pour aider le pays. On verra ce qu’il en sera, en attendant le ministère angolais des Finances donne des gages de bonne conduite en promettant de faire respecter « la discipline budgétaire ». De toute façon les autorités n’ont pas le choix, à partir du moment où le FMI entre dans la danse, c’est que le pays a perdu, provisoirement du moins, la main sur les grandes orientations économiques et la vertu dans les finances publiques est le seul moyen de faire fonctionner la planche à billets de l’institution de Washington…

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Dans une déclaration ce lundi 18 avril à Africanmanager, Noureddine Agrebi, directeur général des IAA (Industries Agroalimentaires) au ministère de l’Industrie a indiqué que « le taux de couverture des importations par les exportations de la balance alimentaire a baissé à 75.8% à fin mars 2016 contre 128% au cours de la même période de l’année écoulée ».

Noureddine Agrebi  a dans ce cadre noté que  les exportations du secteur des industries agroalimentaires ont atteint une valeur de 675.6 millions de dinars, ce qui correspond à une chute de 42% par rapport aux trois premiers mois de 2015, soit 1180 millions de dinars.

S’agissant des importations, Noureddine Agrebi a indiqué qu’elles ont aussi chuté de 3% passant de 918 millions de dinars à fin mars 2015 à 891 millions de dinars à la fin de mars 2016.

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