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Le député du bloc parlementaire Ennahdha Houcine Jaziri est d’avis que le gouvernement d’union nationale est appelé à prendre en compte les intérêts de la classe moyenne, qui continue de souffrir et à trouver d’autres alternatives pour combler le déficit budgétaire et faire face à la crise qui secoue la Tunisie

Pour le nahdhaoui, le dialogue reste l’unique moyen pour résoudre aux problèmes sociaux afin de préserver l’union et la stabilité du pays. Il a affirmé par ailleurs que le pays a besoin d’un élan d’investissement gagnant-gagnant pour rassurer les investisseurs, mais également pour réaliser le développement souhaité. Interview :

Votre lecture pour le climat social actuel ?

Le climat social reste, malgré toutes les initiatives entreprises, tendu.           Cela s’est traduit également par certaines mesures que le gouvernement a prises quelques années après la révolution.

En effet, les récentes propositions avancées dans le projet de la loi de finances 2017 (LF 2017) sont le parfait exemple, surtout qu’elles sont prises au détriment de certaines catégories, ce qui a provoqué un tollé général. Certains sont allés jusqu’à proclamer des jours de colère, et même une grève générale est attendue dans la fonction publique.

Cette situation nous pousse à évoquer le rôle stratégique de la justice fiscale, mais aussi les différents problèmes rencontrés par le gouvernement au niveau de la recherche de la solution appropriée pour ce nouveau processus économique.

Cette nouvelle situation prouve l’absence d’une vision globale capable de trouver une issue à cette crise, ce qui a alourdi la mission du gouvernement qui est par conséquent en train d’assumer sa pleine responsabilité.

Et alors ?

Le gouvernement est appelé à chercher d’autres alternatives, sachant que le dialogue reste l’unique moyen pour résoudre les problèmes sociaux afin de préserver l’union et la stabilité du pays.

L’avenir du pays est tributaire de la résolution de ces problèmes sociaux qui ne cessent d’augmenter depuis la révolution.

Mais une telle situation ne peut qu’impacter la réussite de Tunisia 2020 et surtout les promesses et les engagements fermes de la part des Etats partenaires et des bailleurs de fonds qui ont été formulé, pour un montant global de plus de 34 milliards de dinars. Qu’en dites-vous ?

Le gouvernement en place a réussi à réaliser certains projets positifs, telle que la Conférence internationale sur l’investissement, qui s’est déroulée les 29 et 30 novembre 2016.

A travers cet évènement incontournable, ce gouvernement a réussi à mettre en place un nouveau climat d’investissement tout en tirant profit des avancées réalisées dans le volet sécuritaire.

Ce nouveau climat reste par conséquent tributaire d’une reprise du secteur touristique, mais aussi de la relance de l’investissement local et étranger.

C’est une démarche importante, voire cruciale, mais c’est aussi le moment opportun pour certaines catégories pour qu’elles exigent la satisfaction de leurs revendications et la prise en compte de leur situation.

C’est dans ce cadre que s’inscrit la grève générale décrétée par la centrale syndicale pour ce 8 décembre. Ce mouvement a été compris au début comme une forme de pression exercée sur le gouvernement, mais c’est une manière de demander l’amélioration de la situation de la classe moyenne déjà en détérioration.

Pour les promesses, je pense qu’il ne s’agit pas dans l’ensemble de dons faits à la Tunisie, mais plutôt de crédits qui exigent certaines conditions pour qu’ils soient octroyés.

Pour pouvoir atteindre cet objectif, le pays a besoin d’un élan d’investissement gagnant-gagnant pour rassurer les investisseurs, mais également pour réaliser le développement souhaité.

Outre cette action, une grande responsabilité incombe aux investisseurs et aux hommes d’affaires tunisiens afin de contribuer davantage dans ce processus.

Mais quelques jours nous séparent de la grève générale décrétée par l’UGTT ?

Le principe des négociations reste valable jusqu’à la dernière minute. Je suis optimiste quant à la capacité des deux parties à dépasser cette situation préoccupante.

Et s’il n’y avait pas un compromis, la grève générale ne serait pas la fin du monde étant donné que la Tunisie est dans un processus démocratique.

De toute façon, je pense qu’il faut prendre en compte les intérêts de la classe moyenne qui continue de souffrir et trouver d’autres solutions pour combler le déficit budgétaire et faire face à la crise qui secoue la Tunisie.

Parmi les solutions ?

Le gouvernement est appelé à trouver de nouvelles solutions fiscales pour pouvoir résoudre la crise. On exige aussi plus de transparence au niveau de la gestion de plusieurs secteurs dont notamment l’investissement dans le secteur des énergies renouvelables.

Parmi les autres solutions, il faudra avoir le courage de lutter contre la contrebande, qui continue de prendre de l’ampleur en Tunisie.

Pour y parvenir, le gouvernement devrait recourir à des équipes d’experts qualifiés capables d’élaborer des mesures basées sur une nouvelle vision économique et de ne plus se limiter à de simples mesures « de punition » exercées sur certaines catégories.

Le gouvernement devrait trouver de nouvelles alternatives d’investissements.

Et encore ?

On a besoin d’un projet de restructuration de nos entreprises en difficulté. Cela passerait également par le partenariat public-privé dans plusieurs domaines comme la STEG, le transport.

De toute façon, il faut préserver les acquis sociaux du pays tout en prenant en compte les intérêts de la classe moyenne et la plus vulnérable, sinon on se trouverait face à une explosion sociale qui serait certainement couteuse pour le gouvernement.

Avez-vous des craintes par rapport à une explosion sociale ?

Il faut bouger, réagir et avoir le courage de prendre certaines décisions. On a aussi besoin d’idées innovantes en matière de gestion des entreprises en difficulté. De même, le gouvernement devrait recourir à des solutions capables d’assurer la gouvernance de l’économie tunisienne.

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Le climat social s’est caractérisé durant le premier trimestre de l’année en cours par un recul de 11% au niveau des grèves déclenchées dans les différents secteurs

Le climat social s’est caractérisé durant le premier trimestre de l’année en cours par un recul de 11% au niveau des grèves déclenchées dans les différents secteurs, en comparaison à la même période de 2012. De même, le taux de participation aux grèves a chuté à 9% contre 41% en 2012.

Cependant et selon les dernières statistiques du ministère des affaires sociales, le taux de participation aux grèves s’est élevé à 63%. A cela s’ajoute, une évolution du nombre des entreprises touchées par les grèves passant de 190 à 215 entreprises.

Il est important d’indiquer que la région de Sfax vient en tête de la liste avec 18% suivie par Ben Arous (15%) et Nabeul (9%).

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