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La 1ère des banques tunisiennes vient de prendre l’initiative de lancer un nouvel indice pour le marché boursier tunisien. Appelé TBI (Tunisian Bond Index), il s’adresse exclusivement au marché des obligations, lancées aussi bien par les entreprises que par l’Etat sous forme d’emprunts obligataires ou de bons de trésor divers. Un marché de la dette, qui pèse en Tunisie 15 milliards DT, entre Corporates et Etat.

C’est dire toute l’importance de réguler ce marché dont la valorisation ne tient nullement compte de la fluctuation des prix et de la conjoncture. «Malheureusement, ce marché est valorisé au cours historique et ne tient nullement compte de la variation des taux et de la maturité des émissions de l’Etat», fait remarquer Bilel Sahnoun, DG de la BVMT (Bourse de Tunis). Or, les institutionnels, banques et assurances notamment, détiennent 90 % des obligations émises en Tunisie.

«L’objectif du TBI est de mesurer la performance des titres souverains avec un encours suffisamment significatif assurant une bonne liquidité sur le marché. Pour la valorisation des bons, la courbe des taux du marché primaire publiée par le CMF a été choisie comme référence. Trois principes structurant ont été respectés pour la construction de l’indice : la représentativité des indices, leur homogénéité et la transparence. Ces principes font des indices des outils transparents, évolutifs et facilement utilisables par les gérants», disent les initiateurs de cet indice que sont la BIAT et la BMCE (Banque marocaine du commerce extérieur), où ce genre d’indice existe déjà depuis des années.

  • Voici pourquoi l’indice de la Biat n’est pas le bienvenu !

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Une séance de présentation de ce nouvel outil boursier et d’explication de son élaboration a été organisée mardi 6 décembre 2016, pour les professionnels de la place financière tunisienne. Une séance qui a été pourtant marquée par une certaine méfiance, sinon une méfiance certaine, des professionnels tunisiens fortement présents au siège de la banque. Le sentiment de suspicion et de méfiance a en effet plané sur toutes les interventions.

Et alors qu’un représentant du CMF (Conseil du Marché Financier) s’abstenait de répondre à une question sur la position du régulateur du marché boursier (il nous dira en aparté qu’il faudra une autorisation du CMF pour ce genre d’indice). Un autre officiel nous indique, lui aussi en aparté, que «le problème est peut-être dans la dénomination (Ndlr : Tunisian Bon Index) qui pourrait signifier qu’il est officiel, alors qu’il est fait par une banque» et de surcroit privée, selon notre propre sentiment. L’initiative de la BIAT et de la BCME prend en tout cas de court «Tunisie Clearing » et la BCT qui en prépareraient une. Contactée par le DG de la Biat, comme il le dira lui-même, la Banque centrale lui conseillera la courbe de Tunisie Clearing, celle justement que le TBI contourne.

  • Et pourtant … !

 Le même DG de la BVMT nous a auparavant indiqué que «c’est une excellente initiative. On en a besoin parce qu’il faut aller vers une valorisation du marché obligataire avec une courbe de taux. Malheureusement cette valorisation se fait aujourd’hui au cours historique. Je pense que cet indice pourrait raisonner le Trésor public dans ses émissions avec une flambée des taux qui n’est pas justifiée». Il se rebiffe pourtant pour ajouter que «Elle est privée et ce n’est pas une référence pour le marché aujourd’hui», ce qui confirme, encore une fois, le malaise devant ce nouvel indice du marché obligataire tunisien.

Adel Grar, président de l’AIB (Association des Intermédiaires en bourse), encourage lui aussi l’initiative BIAT –BMCE. «Elle permet de moraliser le Trésor dans ses émissions. Et Dieu sait qu’il n’est pas discipliné» a-t-il dit. Selon lui «l’initiative est privée et peut s’imposer, même si elle n’a pas l’ambition d’être officielle. La courbe du CMF est en train d’être abandonnée au profit d’autres outils. On en a parlé au CMF», conclut Grar, qui confirme ainsi, malgré son encouragement personnel, le silence méfiant du Régulateur, l’autorité officielle du marché.

Le directeur général de la Bourse confirme ce malaise et l’explique à Africanmanager. «Aujourd’hui, l’envolée des taux sur le marché de la dette [Ndlr : Une dette publique, souveraine, qui fait le bonheur de plus d’une banque en bénéfices] fait que, si on utilise ce type d’indice [TBI] sur les portefeuilles des opérateurs, les détenteurs, banques ou Sicav, seraient obligés de constater une provision. Et là, ça peut être mauvais pour l’épargnant». Tout est dit !

 

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Le Conseil du Marché Financier (CMF) a annoncé la reprise de la cotation du titre « TELNET HOLDING» à partir de la séance d’aujourd’hui, jeudi 1er décembre 2016.

Rappelons que le CMF avait décidé, mercredi 30 novembre 2016,  de suspendre la cotation des actions de la société TELNET  HOLDING au cours
de  la  séance de bourse du 30 novembre  2016, et ce pour permettre au public de prendre connaissance du contenu du communiqué de presse publié par la société le jour même.

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Le Conseil du marché financier (CMF) a annoncé qu’il a été décidé, lors de la réunion de son conseil d’administration le  30 août dernier de nommer Lotfi Shili en tant que directeur général de la société d’intermédiation en bourse, Axis Capital en remplacement de Sofiane Hammami.

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Il sera difficile à la  compagnie aérienne privée Syphax Airlines d’assurer sa relance, a indiqué à l’agence TAP, Moez Hadidane, gestionnaire de fonds auprès d’un intermédiaire en bourse. Réagissant à l’annonce faite à la mi-octobre, par la direction générale de Syphax, relative à «la reprise prochaine de ses activités» et à la «réintégration de son personnel à compter de la date du commencement de la saison hiver IATA 2015/2016», soit à partir du mois de novembre 2015, Hadidane a estimé qu’il s’agit là d’une nouvelle «riposte» du fondateur de la compagnie Mohamed Frikha. D’après lui, il s’agit d’une contre-attaque de la part de Frikha à la décision du Conseil du Marché Financier CMF (le 20 août 2015) de le soumettre, en sa qualité d’actionnaire majoritaire de Syphax, à une Offre Publique de Retrait (OPR). En vertu de cette décision, Frikha serait tenu de racheter les 2 402 671 actions, propriété du reste des actionnaires, moyennant un prix de 3,900 dinars, ce qui lui «coûterait une somme de 9,37 millions de dinars (MD) et la radiation  définitive des actions Syphax de la cote de la bourse».
A noter que l’action Syphax a chuté de plus de 60% de sa  valeur, étant donné que le prix de lancement sur le marché financier (en avril 2013) s’élevait à 10 dinars, ce qui est à  l’origine d’une perte sèche pour les actionnaires et plus  particulièrement pour les petits porteurs.

  • Comment Frikha compte-t-il sauver Syphax Airlines ?

Revenant au communiqué publié par Syphax sur son plan de reprise, l’expert a noté qu’au vu «des capitaux propres négatifs», «de la rupture depuis janvier 2015 de son contrat de location de l’AIRBUS A330 avec Airbus Leasing» et «de la suspension de l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA) (le 29 juillet 2015) de ses activités avec la compagnie Syphax Airlines en raison d’impayés auprès de la structure chargée de régulation des paiements et des facturations», la compagnie devra se doter de tous les outils juridiques, matériels, et institutionnels qui permettront un sauvetage aussi difficile.

  • Poursuite du bras de fer entre Frikha et le CMF

Hadidane n’a pas manqué de souligner que «depuis le 18 novembre 2014, date de suspension de la cotation des actions Syphax Airlines à la demande du CMF, sur fond d’informations se rapportant à des anomalies comptables et organisationnelles  de ladite société, le bras de fer entre l’actionnaire de référence de la compagnie (Mohamed Frikha) et les autorités du  marché financier ne s’arrête pas.
Pour ce qui est de la décision de l’OPR, le CMF a fait état d’«un manquement de la société à ses obligations en matière de publications», et notamment en ce qui concerne ses états financiers 2013, qualifiés de «trompeurs et comportant des chiffres erronés».
La compagnie n’a toujours pas publié ses états financiers 2014, d’après le CMF, ni les indicateurs 4T14, 1T15 et 2T15, et n’a pas tenu son Assemblée Générale Ordinaire dans les délais, ce qui constitue aussi un manquement à ses engagements. Le CMF évoque, également, une correspondance dans laquelle les commissaires aux comptes font part de la détérioration de la situation de Syphax Airlines, compromettant sa capacité à poursuivre ses activités.
Par ailleurs, «Syphax Airlines a tenu, le 8 septembre 2015, dans la plus grande discrétion, ses Assemblées générales ordinaire et extraordinaire. Lors de ces réunions, la direction générale de la compagnie a présenté à l’AGO, les états financiers modifiés de 2013, affichant un déficit de 44,4 MD, au lieu de 11,6 MD, ainsi que ceux relatifs à l’exercice 2014 durant lequel Syphax Airlines a essuyé une lourde perte. L’AGE tenue le même jour, a approuvé une première augmentation de capital de 40 millions de dinars, et ce par l’émission de 8 millions d’actions à 5 dinars chacune», a fait savoir Hadidane.

  • « Frikha risque la confiscation de ses biens». Dixit : Amen Invest

De son côté, Wissem Mhiri, responsable d' »Amen Invest » (intermédiaire en Bourse), a estimé que Syphax Airlines est dans l’obligation de se soumettre à la décision du CMF, assurant que cette affaire « peut se développer même vers la confiscation des biens de Frikha, si ce dernier continue à traîner les pieds ou s’il ne dispose pas de l’argent pour  acquérir le reste des actions ». «Au niveau de notre bureau d’intermédiaire en bourse, nous comptons actuellement, environ 200 personnes qui ont investi à Syphax, et l’ensemble de ces actionnaires tiennent à vendre leurs actions. Je pense que c’est le cas pour le reste des intermédiaires en bourse», a-t-elle noté. D’après elle, «il est inadmissible de prendre à la légère des  cas pareils, sinon nous risquons de mettre en doute la crédibilité du marché financier». Le rôle du CMF est, pour elle, « de protéger les sociétés cotées, mais aussi, de défendre les intérêts des petits porteurs. L’objectif étant de persuader les tunisiens à investir à la bourse ».

  • Sollicitée par Frikha pour le sauver, l’AIB soutient l’OPR

En dernier recours, pour sauver sa compagnie, Frikha a envoyé, le 19 octobre courant, une lettre à l’Association des Intermédiaires en Bourse (AIB), l’appelant à intervenir auprès des autorités compétentes afin de les sensibiliser quant aux «dépassements» commis par le CMF », estimant que ce dernier «n’a le droit que d’annoncer ou de refuser les OPR et non pas d’obliger les sociétés à le faire».
Dans cette lettre, Frikha a affirmé, aussi, que «l’OPR » sera une opération fictive, en raison de la non disponibilité  des liquidités pour sa concrétisation et va attiser les tensions parmi les petits porteurs et susciter le  mécontentement envers les intermédiaires en bourse et le marché financier et ses dirigeants».

Adel Grar, président de l’AIB, a fait savoir que l’Association  soutient la décision de l’OPR prise par le CMF, en attendant  que la justice statue définitivement sur la question. En fait, a-t-il indiqué, Frikha a déposé un recours en référé pour surseoir à l’exécution de la décision de l’OPR annoncée par le CMF. Ce recours  a été rejeté par la cour d’appel de Tunis, le 8 octobre 2015. Parallèlement, l’homme d’affaires tunisien a fait appel de la décision du tribunal relative à l’application de l’OPR, dont la première audience est prévue pour le 17 novembre.
En ce qui concerne la mise en exécution de l’OPR, Grar a admis que cette tâche ne revient pas au CMF, mais il a tenu à préciser que ce genre de décisions prises par le CMF, est soumise automatiquement, à la justice, qui se charge de les appliquer. Dans le même contexte, il a rappelé que « l’affaire portant sur  l’OPR de Syphax ne constitue pas une première en Tunisie, puisque le marché financier a vécu une affaire similaire, durant les années 90, avec le Comptoir National Tunisien ».
Mettant l’accent sur la situation actuelle de la compagnie Syphax, il a rappelé que «suite à la dégradation de la situation de la compagnie, elle a été placée, depuis juillet 2015, sous la Loi n° 95-34, relative au redressement des entreprises en difficultés économiques ». En vertu de cette loi, «peut bénéficier de ce régime toute entreprise dont les pertes ont atteint la totalité des fonds propres ou ayant enregistré des pertes dépassant trois quarts de ses fonds propres sur trois années successives». Selon Grar, Syphax est, désormais, placée sous l’autorité d’un administrateur judiciaire, pour assurer sa gestion.

Tap

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Dans une première du genre

Dans une première du genre, le site de la haute autorité du marché financier en Tunisie qui est le CMF, publiait une annonce commerciale d’une entreprise cotée en bourse. Cette entreprise y annonçait les dates de début de la vente de ses billets sur une destination aérienne. En se demandant s’il est dans la vocation d’une instance régulatrice du marché boursier de relayer de telles annonces purement commerciales, force est de remarquer qu’il ne manquerait dans cette annonce que la liste des prix de cette compagnie et l’adresse de ses guichets, puisqu’on trouve dans cette annonce publicitaire, la fréquence des vols, le type d’avions et même le nombre de sièges offerts à la vente, comme dans une annonce commerciale. On se demande aussi pourquoi la compagnie nationale de transport aérien n’y a pas pensé !

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