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L’affaire de la Banque franco-tunisienne (BFT) sème la zizanie au sommet de l’Etat tunisien, rapporte le site Africa Intelligence qui explique que le ministre des Finances, Slim Chaker a réuni en comité de crise, le 23 juin, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Chedly Ayari, le ministre des Domaines de l’Etat, Hatel El Euchi et Samir Saied, directeur général de la Société tunisienne de la STB (Société tunisienne de banque), maison-mère de la BFT.

Il s’agissait de chercher comment protéger le budget de l’Etat, la BCT et la STB d’une éventuelle condamnation de la Tunisie dans l’arbitrage l’opposant à ABCI Investements, le groupe de droit néerlandais, épaulé par son ex-président Majid Bouden, qui réclame devant le tribunal arbitral CIRDI, des centaines de millions de dollars suite à la confiscation de la STB  en 1989, menacée ainsi de faillite.

Le site ajoute que le dossier a été examiné par le président de la République, Béji Caïd Essebsi, le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi et le chef du gouvernement Habib Essid. D’après des sources citées par Africa Intelligence, trois hommes d’affaires sont les débiteurs majeurs de la BFT avec une dette cumulée dépassant les 200 millions de dinars.

Il est à rappeler à cet égard que la STB avait indiqué dans une récente mise au point que bien qu’elle ait été historiquement assujettie à être l’actionnaire majoritaire de la BFT, elle n’intervient nullement dans la gestion de cette banque, rôle dévolu essentiellement à l’Etat tunisien. Elle affirme au demeurant  qu’elle n’est nullement parti prenante dans le «  lourd conflit, opposant depuis plus d’une décennie l’Etat tunisien à l’ABCI ».

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La « Banque des Régions » (BDR) sera lancée en mars 2017, affirme le gouvernement tunisien dans une note adressée au Fonds monétaire internationale à l’appui entre autres du prêt sous le mécanisme élargi de crédit  qu’il sollicitait et qui lui a été finalement accordé. Il y est expliqué que l’Etat intervient pour soutenir les initiatives économiques lorsque le système financier privé est défaillant. Ces soutiens sont actuellement distribués par l’intermédiaire de multiples sociétés publiques (Banque Tunisienne de Solidarité, Banque de Financement des Petites et Moyennes Entreprises, Caisse des Dépôts et Consignation, Société Tunisienne de Garantie). Certaines de ces institutions seront regroupées donc  au sein de la Banque des Régions  dont le  modèle économique est en cours d’élaboration.

D’ailleurs, le comité de pilotage du projet de la BDR vient d’approuver le modèle opérationnel de la banque qui agira comme acteur de refinancement et de garantie offrant des services de conseil financier aux TPE/PME, selon le ministère des Finances.

Composé de Slim Chaker, ministre des Finances, Yassine Brahim, ministre du Développement et de la coopération internationale, Ridha Ben Mosbeh, ministre conseiller auprès du Chef du gouvernement et de Nadia Gamha représentant le gouverneur de la banque centrale de Tunisie (BCT), le comité a également validé le modèle institutionnel et le périmètre d’intervention de la BDR, un concept visant à financer les investissements dans les régions intérieures du pays, en relation avec la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME) et la société tunisienne de garantie (SOTUGAR ) .

Le comité a examiné également les grandes orientations de la banque des régions, en coordination avec les politiques de l’Etat et en complémentarité avec le secteur privé.

Les membres du comité ont convenu d’étudier, au cours de la prochaine réunion, la forme juridique de la banque afin de pouvoir statuer sur sa supervision et sa gouvernance.

Lors d’un conseil ministériel restreint (CMR), tenu lundi et consacré à l’examen du projet de la BDR, le chef du gouvernement Habib Essid avait  appelé tous les ministères et parties concernés par ce projet à parachever, au cours de cette semaine, les procédures concernant les différents aspects techniques et règlementaires.

Le gouvernement aspire à exécuter le projet de la BDR, au cours des mois prochains, afin de contribuer au financement du développement régional et de soutenir les actions d’investissement et de financement des petites et moyennes entreprises (PME) dans les régions les plus défavorisées.

Sur les traces de l’Allemagne

Selon le ministre des Finances,  » la banque des régions, concept inspiré de l’Allemagne, est un outil de décentralisation visant à donner la possibilité aux investisseurs et aux jeunes, de financer leurs projets dans les régions, en mettant à leur disposition les capitaux nécessaires, sans exiger de garanties. La BDR constitue aussi, un outil permettant à l’Etat de mettre en application sa politique d’investissement dans les régions.

Le ministère des finances mettra un cahier de charges à la disposition de toutes les banques en Tunisie lesquelles vont assurer un service de « banque des régions « 

Des représentants de la banque allemande KFW étaient également présents à la réunion du comité de pilotage. Au demeurant, la conception de la BDR a été élaborée en collaboration avec la coopération technique allemande qui dispose d’une grande expérience dans ce domaine.  Plusieurs pays développés ont opté pour la création d’une banque dédiée aux régions à l’instar de la Grande-Bretagne, la Russie et pas moins de dix autres pays en Europe centrale et de l’Est.

Slim Chaker a cité le registre de l’Allemagne en matière de banques régionales,  les « Landesbanken ». Mais en Allemagne, et également en Europe, leur fiabilité est ébréchée, « n’ayant  pas  de modèle économique, de modèle qui leur permette de générer du profit ». Elles ont enregistré des pertes énormes en 2008-2009, qui ont été couvertes par les Sparkassen, les Länder et le gouvernement fédéral. Les pertes de WestLB auraient, à elles seules,  atteint 20 milliards d’euros d’après les estimations !

L’OCDE a une opinion presque similaire des banques régionales allemandes qui, dit-elle « ont bien résisté à la crise de la zone euro, mais restent vulnérables ».  Il s’agit de risques potentiels associés à la faiblesse des taux d’intérêts et à leur forte exposition aux produits dérivés. Ces risques potentiels sont aggravés par le niveau élevé d’endettement des plus grandes banques du pays, et par la façon dont sont perçues les garanties que l’Etat continue de leur accorder. Au final, l’expansion du crédit demeure faible.

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