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La crise politique guette au Tchad. Hier vendredi 1er avril, l’Union des syndicats du Tchad (UST) a fait savoir qu’il allait retirer tous les membres de la société civile qui siègent dans différentes institutions, notamment à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). L’UST entend protester ainsi contre l’arrestation de son secrétaire général il y a une dizaine de jours. Elle brave également les autorités en insistant sur le maintien de la marche pacifique de ce 5 avril, en dépit de son interdiction.

« En tenant compte de tout ce qui se passe et du maintien de nos camarades en prison, nous avons décidé à partir d’aujourd’hui le retrait de tous nos camarades de plusieurs institutions dont la Ceni », a dit devant la presse, au nom du front de la société civile, le secrétaire général adjoint de l’UST, Goukouni Vaima. Boycott également du Cadre national de dialogue politique (CNDP), du Conseil économique et social, du Collège de contrôle des revenus pétroliers et de l’Initiative de transparence pour les industries extractives (Itie). Bref, toutes les institutions qui orientent les grandes décisions étatiques.

Une société civile martyrisée

« L’attitude du gouvernement ne nous permet pas de collaborer avec ces institutions car nous nous sentons bâillonnés », a ajouté Vaina.
Il est vrai que le régime d’Idriss Déby Itno n’a rien voulu concéder et refuse de libérer quatre éminents représentants de la société civile : Mahamat Nour Ahmed Ibedou, porte-parole de la coalition « Ça suffit », Younous Mahadjir, secrétaire général de l’Union des syndicats du Tchad (UST), Nadjo Kaina Palmer, porte-parole du mouvement Iyina (« On est fatigué ») et Céline Narmadji, porte-parole de la coalition « Trop c’est trop ». Des appellations qui en disent long sur le malaise qui règne actuellement dans le pays, tenu d’une main de fer par Déby depuis 1991, après un coup d’Etat.

Le porte-parole du front de la société civile a déclaré hier vendredi : « Nous disons que la marche du 5 avril est maintenue. Nous avons écrit au ministre de la Sécurité pour demander l’itinéraire à suivre mais le ministre a refusé », avant d’ajouter : « En dépit de cette décision nous allons marcher et ferons en sorte que cette marche réussisse ».

Les quatre opposants incriminés devaient passer en jugement jeudi 31 mars 2016 mais le procès a été stoppé après 20 minutes de débat et différé au 7 avril.
« Nos clients sont détenus arbitrairement depuis 10 jours, ce renvoi est une manœuvre dilatoire pour les faire souffrir », a dit la presse l’avocate de la défense, Me Delphine Kemneloum Djiraibé.
L’appel à la grève générale pour leur libération avait eu un large écho dans la population.

A signaler que les quatre activistes avaient été appréhendés les 21 et 22 mars 2016 pour avoir lancé un appel à manifester contre la candidature de Déby à la présidentielle de 2016. En cas de victoire, ce qui est très probable tant il écrase la vie politique du pays depuis 26 ans, ce serait le cinquième mandat de Déby.

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