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Sport national par excellence, et l’exemple venant d’en haut, l’absentéisme est aussi parlementaire. Il a été souvent fait grief aux élus de la Représentation nationale de ne pas remplir comme il se doit leur office, soit en séchant carrément l’hémicycle et ses séances plénières, soit en désertant les travaux des commissions, soit encore en pointant pour se retirer aussitôt sur la pointe des pieds. Sans parler bien entendu de ceux des députés qui se signalent par de très rares apparitions au palais du Bardo, pour de brefs tours de pistes, au demeurant, très remarqués.

Il va sans dire que le travail parlementaire se ressent énormément de ces pratiques buissonnières qui ne sont pas propres d’ailleurs à l’actuelle Assemblée des représentants du peuple. La feue Assemblée nationale constituante avait ouvert lamentablement la voie, alors que ses missions dictaient à ses élus de s’investir dans des chantiers autrement primordiaux  et vitaux, comme l’élaboration de la Constitution dont dépendait l’avènement de la 2ème République.

C’est dire qu’il  y a ceux qui se démarquent par leur absentéisme, et ceux qui se remarquent par leur assiduité. Mais il y a surtout les irréductibles. Ceci alors que la fonction de base d’un député est de voter la loi, et pour y contribuer, il doit être présent, en commission comme  en hémicycle.

Visiblement, ce n’est pas souvent le cas au palais du Bardo, et  l’Organisation « Al-Bawsala » veille au grain. « L’absentéisme des députés ne se résume plus à des cas isolés, mais est devenu une réalité concrète », assène-t-elle dans un rapport rendu public cette semaine, en déplorant que « ce phénomène entrave le bon déroulement des plénières et des réunions de commissions ».

Dans son rapport élaboré sur la première moitié de la 2e session parlementaire (novembre 2015-mars 2016), Al-Bawsala relève que « le taux de présence aux plénières et aux réunions des commissions ne dépasse souvent pas 5% », soulignant  que la différence entre le taux de présence et le taux de participation au vote est significative. Faut-il rappeler à cet égard que le vote voici quelques jours en séance de nuit, du projet de loi relatif aux statuts de la Banque centrale de Tunisie avait eu lieu dans un hémicycle ostensiblement clairsemé.

Selon l’organisation, le taux global de présence aux plénières est de 84% en mars, tandis que celui de participation au vote lors de ces séances ne dépasse pas 56% durant la  même période.

En termes d’assiduité, c’est le groupe parlementaire Al-Horra qui émerge du lot, se plaçant en tête du palmarès du taux de présence au titre du mois de mars lors des plénières (88%) et des commissions (73%).

Le groupe parlementaire Ennahdha est, quant à lui, en tête de classement pour ce qui est du  taux de présence dans les commissions permanentes (73%) et de la participation au vote (67%).

En queue de peloton, on trouve le groupe parlementaire de l’Union patriotique libre pour le plus faible taux de participation au vote lors des plénières (38%) talonné par celui du parti socio-démocrate (37%).

Dans cette configuration, on se prend forcément à s’interroger sur le sort réservé au règlement intérieur de l’ARP qui prévoit notamment des sanctions pécuniaires contre les abstentionnistes, une mesure qui touche là où le bât blesse, c’est-à-dire le portefeuille des cancres de la classe et assimilés. Or, force est de constater avec Al-Bawsala que la Représentation nationale n’en a cure, sans doute parce que les sanctions ne sont pas automatiques et ne dépendent que du bon vouloir du Bureau de l’Assemblée.

Un Parlement digne de ce nom ne devrait-il pas considérer autrement et assurément avec fermeté  le phénomène de l’absentéisme de ses élus ? Les temps ne sont-ils pas venus de mettre chacun devant ses responsabilités, ARP, perchoir, bureau de l’Assemblée et d’abord les députés eux-mêmes ? Il y a un devoir de diligence auquel il doit être contraignant voire comminatoire de déférer  sous peine de voir le travail du Législateur faillir à ses missions premières et surtout renvoyer une détestable image aux électeurs dont les élus sont les dépositaires des préoccupations, des demandes et des attentes.

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