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Au moment ou l’ensemble des responsables gouvernementaux sont au chevet de l’économie tunisienne en continuelle détérioration et même au bord de l’effondrement

Au moment ou l’ensemble des responsables gouvernementaux sont au chevet de l’économie tunisienne en continuelle détérioration et même au bord de l’effondrement, plusieurs experts et économistes exigent la mise en place des mesures « courageuses » pour permettre au pays de sortir de l’ornière.

Parmi les mesures auxquelles travaillent le gouvernement le lancement d’un grand emprunt national pour combler le vide sidéral de ses caisses. C’est certes une solution, mais elle n’est pas suffisante pour y faire face, selon Mehdi Jomaa

Pour Sami Remadi, économiste et président de l’Association tunisienne de la transparence financière, la sortie de la crise passe avant tout par un traitement du mal qui ronge le pays depuis 2011. Ce mal prend racine dans le recrutement massif des bénéficiaires de l’amnistie générale dans la fonction publique et dans la politique menée depuis le gouvernement de Beji Caïd Essebsi au sujet de l’augmentation salariale, « non étudiée et faite selon les allégeances politiques.

Pour ce faire donc, il est important, selon Sami Remadi, de publier les chiffres économiques « exacts » relatifs au nombre de ces bénéficiaires ainsi que les autres statistiques relatives à la situation économique. D’après lui, cette démarche permettrait de réviser le chiffre de croissance dont les prévisions sont de 3% contre 2.7% en 2013, avant d’entamer une panoplie des mesures exceptionnelles.

« On ne pourrait jamais surmonter cette étape, si on continue à avancer des chiffres truqués », a tenu à souligner l’économiste avant de juger utile de « dire la vérité dans ce contexte marqué par la grogne sociale», a précisé Remadi dans une déclaration à Africanmanager, appelant Mehdi Jomaa à prendre des décisions « fermes ». Car, « les politiciens doivent, aujourd’hui, donner l’exemple pour les citoyens tunisiens pour qu’ils puissent faire des sacrifices, sinon la Tunisie ne sortirait plus de l’auberge ».

Pour l’économiste, le temps est venu de dissoudre l’ANC, élue pour une année seulement. Cette constituante continue de se répandre en dépenses sans rien faire. Selon les chiffres, 142 milliards de dinars ont été dépensés depuis l’élection en 2012.

Remadi a aussi souligné l’importance de réduire les salaires du président de la République, l’équivalent de 30 mille dinars par mois, mais aussi de toute l’équipe de Mehdi Jomaa. Une décision qui sera certainement appréciée par le peuple qui, ce faisant, ne rechignerait pas à faire des sacrifices.

Outre la réduction des salaires de l’équipe gouvernementale, Sami Remadi juge utile de réviser les nominations partisanes décidées par la Troïka, qui ont beaucoup alourdi le budget de l’Etat, mais aussi contribué à démotiver les autres fonctionnaires.

Le rôle de l’Etat est de rechercher les niches

Pour d’autres observateurs, la recherche de nouvelles niches est une meilleure alternative pour y faire face.

L’un des universitaires ayant souhaité garder l’anonymat, nous a déclaré qu’ « une meilleure stratégie de compression des dépenses devrait toucher toutes les rubriques de fonctionnement dans le budget en bons d’essence, en frais de téléphone, mais aussi tous les ministères à l’instar de celui du commerce qui projette d’autoriser l’importation d’environ 45 mille voitures ».

L’universitaire a fait remarquer qu’avec cette politique, les parties au pouvoir pourraient demander aux Tunisiens de se serrer davantage la ceinture pour qu’elles donnent l’exemple en renonçant aux avantages hérités de Ben Ali et en réduisant leurs salaires.

Cette stratégie de compression des dépenses pourrait aussi toucher la vie des citoyens en réduisant de 50% les allocations de voyage et de l’Omra avant d’annuler les voyages organisés à l’étranger.

« De telles mesures sont certainement dures mais nécessaires pour renflouer un peu les caisses vides de l’Etat. C’est aussi mieux pour les Tunisiens que de voir leur Etat quémander de l’argent à l’étranger », a-t-il conclu.

Wiem Thebti

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Au moment ou l’ensemble des responsables gouvernementaux sont au chevet de l’économie tunisienne en continuelle détérioration et même au bord de l’effondrement

Au moment ou l’ensemble des responsables gouvernementaux sont au chevet de l’économie tunisienne en continuelle détérioration et même au bord de l’effondrement, plusieurs experts et économistes exigent la mise en place des mesures « courageuses » pour permettre au pays de sortir de l’ornière.

Parmi les mesures auxquelles travaillent le gouvernement le lancement d’un grand emprunt national pour combler le vide sidéral de ses caisses. C’est certes une solution, mais elle n’est pas suffisante pour y faire face, selon Mehdi Jomaa

Pour Sami Remadi, économiste et président de l’Association tunisienne de la transparence financière, la sortie de la crise passe avant tout par un traitement du mal qui ronge le pays depuis 2011. Ce mal prend racine dans le recrutement massif des bénéficiaires de l’amnistie générale dans la fonction publique et dans la politique menée depuis le gouvernement de Beji Caïd Essebsi au sujet de l’augmentation salariale, « non étudiée et faite selon les allégeances politiques.

Pour ce faire donc, il est important, selon Sami Remadi, de publier les chiffres économiques « exacts » relatifs au nombre de ces bénéficiaires ainsi que les autres statistiques relatives à la situation économique. D’après lui, cette démarche permettrait de réviser le chiffre de croissance dont les prévisions sont de 3% contre 2.7% en 2013, avant d’entamer une panoplie des mesures exceptionnelles.

« On ne pourrait jamais surmonter cette étape, si on continue à avancer des chiffres truqués », a tenu à souligner l’économiste avant de juger utile de « dire la vérité dans ce contexte marqué par la grogne sociale», a précisé Remadi dans une déclaration à Africanmanager, appelant Mehdi Jomaa à prendre des décisions « fermes ». Car, « les politiciens doivent, aujourd’hui, donner l’exemple pour les citoyens tunisiens pour qu’ils puissent faire des sacrifices, sinon la Tunisie ne sortirait plus de l’auberge ».

Pour l’économiste, le temps est venu de dissoudre l’ANC, élue pour une année seulement. Cette constituante continue de se répandre en dépenses sans rien faire. Selon les chiffres, 142 milliards de dinars ont été dépensés depuis l’élection en 2012.

Remadi a aussi souligné l’importance de réduire les salaires du président de la République, l’équivalent de 30 mille dinars par mois, mais aussi de toute l’équipe de Mehdi Jomaa. Une décision qui sera certainement appréciée par le peuple qui, ce faisant, ne rechignerait pas à faire des sacrifices.

Outre la réduction des salaires de l’équipe gouvernementale, Sami Remadi juge utile de réviser les nominations partisanes décidées par la Troïka, qui ont beaucoup alourdi le budget de l’Etat, mais aussi contribué à démotiver les autres fonctionnaires.

Le rôle de l’Etat est de rechercher les niches

Pour d’autres observateurs, la recherche de nouvelles niches est une meilleure alternative pour y faire face.

L’un des universitaires ayant souhaité garder l’anonymat, nous a déclaré qu’ « une meilleure stratégie de compression des dépenses devrait toucher toutes les rubriques de fonctionnement dans le budget en bons d’essence, en frais de téléphone, mais aussi tous les ministères à l’instar de celui du commerce qui projette d’autoriser l’importation d’environ 45 mille voitures ».

L’universitaire a fait remarquer qu’avec cette politique, les parties au pouvoir pourraient demander aux Tunisiens de se serrer davantage la ceinture pour qu’elles donnent l’exemple en renonçant aux avantages hérités de Ben Ali et en réduisant leurs salaires.

Cette stratégie de compression des dépenses pourrait aussi toucher la vie des citoyens en réduisant de 50% les allocations de voyage et de l’Omra avant d’annuler les voyages organisés à l’étranger.

« De telles mesures sont certainement dures mais nécessaires pour renflouer un peu les caisses vides de l’Etat. C’est aussi mieux pour les Tunisiens que de voir leur Etat quémander de l’argent à l’étranger », a-t-il conclu.

Wiem Thebti

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