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Dégradation générale du niveau de vie ! Le sujet ne cesse de préoccuper vivement  Tunisiennes et Tunisiens. Avec autant d’engagements qui sont les siens, le Tunisien ne sait plus aujourd’hui où donner de la tête face à  la cherté de la vie, l’érosion du pouvoir d’achat, la hausse des prix des produits et des services sans aucune mesure avec  les salaires ridicules qui sont loin de couvrir les différentes charges, notamment  locatives. Pauvre Tunisien ! Il est aujourd’hui incapable même de subvenir aux besoins de sa famille et de remplir son couffin quotidien comme en témoignent  les chiffres sur le découverts bancaires,  connus sous l’appellation du « rouge ». Ce constat n’est pas le seul, rappelons-le,  de l’enquête réalisée en 2014 par l’Université de Tunisie et selon laquelle l’érosion du pouvoir d’achat des Tunisiens durant les quatre dernières années est estimé à 40%, soit une moyenne de 10% par an.

Rappelons aussi l’étude de l’observatoire de la défense du consommateur et du contribuable (2015) qui a montré, à son tour,  que 60% ou plus des salariés sont désargentés à partir du 8ème jour du versement du salaire.

Dans ce contexte et pour avoir plus d’informations sur le sujet, Africanmanager à contacté l’expert économique Mourad El Hattab qui nous a confirmé cette tendance à la détérioration.

Il a fait savoir que l’encours des crédits aux particuliers s’est élevé à fin décembre 2015 à 18 490 millions de dinars contre 10 700 MD fin décembre 2010, enregistrant ainsi un accroissement de 72,7%, la partie la plus importante de cet encours, soit plus que la moitié est réservée à la consommation, ce qui est en corrélation avec la baisse importante du pouvoir d’achat des ménages sachant que les 2/3 des Tunisiens sont exclus du système financier.

Hattab a expliqué que ce chiffre n’inclut pas les crédits dits « fournisseurs » octroyés par les grandes surfaces ou encore les commerçants.

Selon ses déclarations, les ménages sont aussi débiteurs au niveau des comptes pour un montant, estimant que plus de 900 mille Tunisiens sont dans « le rouge ».

Il a toutefois indiqué qu’il est très difficile de quantifier d’une manière précise le nombre des comptes chèques en l’occurrence qui sont classés débiteurs sachant que le nombre de ces comptes s’élève globalement à 2 millions 300 mille. « Bien que les concours et les dépôts bancaires subissent une pression au niveau de la liquidité centrale, on remarque que l’octroi des crédits tous genres confondus et notamment les  crédits accordés aux particuliers, suivent une courbe ascendante reflétant la satisfaction de besoins vitaux de plus en plus pressants », a-t-il indiqué.

L’expert a d’autre part indiqué que le problème de surendettement des ménages n’a jamais été posé auparavant d’où la nécessité d’avoir des données à travers la création d’une centrale de recensement et de traitement des cas , et ce à l’instar de ce qui se fait au niveau de plusieurs pays du monde.

Il est à rappeler à ce propos que depuis l’année 2014, les banques tunisiennes ont commencé la mise en place de certaines mesures et dispositifs coercitifs interdisant l’entrée dans le « rouge », tant pour  les fonctionnaires que pour les entreprises. Des directives  avaient été données à la lumière du constat alarmant fait à cette date par la Banque centrale de Tunisie (BCT) quant à la situation économique et aux craintes que l’État soit incapable de payer les fonctionnaires.

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Dans une déclaration faite ce lundi 4 avril 2016 à Africanmanager, l’expert économique Mourad El Hattab a annoncé que les Tunisiens sont à  découvert bancaire à hauteur de  8000 MD, soit 2/3 des comptes débiteurs.

L’expert économique a dans le même contexte ajouté que l’encours des crédits aux particuliers s’est élevé à fin décembre 2015 à 18 490 millions de dinars contre 10 700 MD fin décembre 2010, enregistrant ainsi un accroissement de 72,7%.

Il est à rappeler à ce propos que depuis l’année 2014, les banques tunisiennes ont commencé la mise en place de certaines mesures et dispositifs coercitifs interdisant l’entrée dans le « rouge », tant pour  les fonctionnaires que pour les entreprises. Des directives qui avaient été données à la lumière du constat alarmant fait à cette date par la Banque centrale de Tunisie (BCT) quant à la situation économique et aux craintes que l’État soit incapable de payer les fonctionnaires.

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