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Les choses sont désormais plus claires que jamais. C’est depuis que les islamistes ont quitté le pouvoir que la Tunisie commence à reprendre son souffle. Après avoir tourné le dos à la Tunisie

Les choses sont désormais plus claires que jamais. C’est depuis que les islamistes ont quitté le pouvoir que la Tunisie commence à reprendre son souffle. Après avoir tourné le dos à la Tunisie, des mois durant, les bailleurs de fonds étrangers retournent en Tunisie animés d’un évident surcroît d’enthousiasme, de confiance et de disponibilité. Et ceci ne manque pas de soulever force interrogations. Quel rapport entre le départ des islamistes et le retour des concours financiers étrangers ? Nombreux sont ceux qui sont à la recherche d’une réponse. Plusieurs hommes politiques ont planché sur la question. Dans une interview accordée au journal électronique égyptien « Youm7 », Abdelfattah Mourou vice-président d’Ennahdha a fourni un début d’explication : « Dès la démission du gouvernement de Laârayedh, les aides financières ont commencé à revenir comme si elles attendaient le départ des islamistes », s’est-il exclamé.

Quelques jours après la démission du gouvernement islamiste de Laârayedh, et le cortège de promesses faites, lors de la cérémonie de célébration de la nouvelle Constitution tunisienne, le FMI a approuvé un second décaissement immédiat d’environ 658,8 millions de dollars à la Tunisie. Quelques jours plus tard, la Turquie débloque sa deuxième tranche de prêt, d’un montant de 200 millions de dollars.

Plus récemment encore, et selon nos propres sources, le gouvernement italien a approuvé l’octroi à la Tunisie d’un crédit de 163 millions d’euros au titre de l’année 2014 dont 90 millions d’euros serviront à équilibrer un tant soit peu la balance de paiements et le reste, soit 73 millions d’euros au financement des Petites et Moyennes Entreprises (PME).

Une batterie d’aides financières, mais aussi une foule de questions. Les apports financiers attendaient-ils en fait le départ des Islamistes ? c’est très probablement le cas, alors que les Nahdhaouis ont choisi de se murer dans le silence le plus total.

Dans une déclaration à Africanmanager, l’analyste politique, Jomaâ Guesmi a affirmé que les aides financières annoncées récemment restent toujours du domaine des promesses à l’exception de celles provenant de la Turquie.

Il a souligné que les pays donateurs avaient une position claire vis-à-vis du gouvernement de la Troïka menée pour l’essentiel par les Islamistes, comme en témoignent les aides financières promises pour le gouvernement de Mehdi Jomaâ », a-t-il dit.

Dans le même ordre d’idées, il a fait remarquer que, dès que les Islamistes ont quitté le pouvoir, une sorte de détente politique a été observée partout et dans tous les domaines, ce qui confirme que les pays donateurs faisaient preuve de beaucoup de prudence et de réserve dans leurs relations avec les islamistes, rappelant, à ce propos, les visites effectuées par plusieurs personnalités, en Tunisie, après le départ des islamistes à l’instar du président français, François Hollande, le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu ou encore le secrétaire d’Etat américain John Kerry venu en visite surprise, ce mardi, en Tunisie .

Il a ajouté que la plupart des pays étrangers veillent à ce que le reste du processus transitionnel en Tunisie réussisse, soulignant que ce comportement s’est renforcé avec le départ des islamistes.

Contrairement aux déclarations de Jomaâ Guesmi, Karim Ben Kahla, universitaire et économiste nous a affirmé que les bailleurs de fonds internationaux n’ont pas d’états d’âme, ne décident pas en fonction des convictions religieuses, mais ne tiennent compte que des richesses créées par les économies des pays bénéficiaires : « Les bailleurs de fonds traitent avec les pays indépendamment de l’idéologie et de la religion », a-t-il dit.

L’universitaire a expliqué, en outre, que la stabilité politique, la capacité du gouvernement à gérer les financements et l’émergence de signaux positifs sont les principaux facteurs déterminants des aides financières, et non l’appartenance idéologique ou religieuse du pays.

Il a évoqué, cependant, la possibilité que les bailleurs de fonds aient été rassurés par le nouveau gouvernement de Mehdi Jomaâ, composé exclusivement de technocrates.

« Le retour des concours financiers s’expliquerait également par l’achèvement du processus de transition et la fin de la crise politique », a expliqué Karim Ben Kahla qui ne s’est pas fait faute d’imputer la grande et première responsabilité de la crise économique, politique et sociale au gouvernement sortant d’ Ali Laârayedh.

Khadija Taboubi

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Les choses sont désormais plus claires que jamais. C’est depuis que les islamistes ont quitté le pouvoir que la Tunisie commence à reprendre son souffle. Après avoir tourné le dos à la Tunisie

Les choses sont désormais plus claires que jamais. C’est depuis que les islamistes ont quitté le pouvoir que la Tunisie commence à reprendre son souffle. Après avoir tourné le dos à la Tunisie, des mois durant, les bailleurs de fonds étrangers retournent en Tunisie animés d’un évident surcroît d’enthousiasme, de confiance et de disponibilité. Et ceci ne manque pas de soulever force interrogations. Quel rapport entre le départ des islamistes et le retour des concours financiers étrangers ? Nombreux sont ceux qui sont à la recherche d’une réponse. Plusieurs hommes politiques ont planché sur la question. Dans une interview accordée au journal électronique égyptien « Youm7 », Abdelfattah Mourou vice-président d’Ennahdha a fourni un début d’explication : « Dès la démission du gouvernement de Laârayedh, les aides financières ont commencé à revenir comme si elles attendaient le départ des islamistes », s’est-il exclamé.

Quelques jours après la démission du gouvernement islamiste de Laârayedh, et le cortège de promesses faites, lors de la cérémonie de célébration de la nouvelle Constitution tunisienne, le FMI a approuvé un second décaissement immédiat d’environ 658,8 millions de dollars à la Tunisie. Quelques jours plus tard, la Turquie débloque sa deuxième tranche de prêt, d’un montant de 200 millions de dollars.

Plus récemment encore, et selon nos propres sources, le gouvernement italien a approuvé l’octroi à la Tunisie d’un crédit de 163 millions d’euros au titre de l’année 2014 dont 90 millions d’euros serviront à équilibrer un tant soit peu la balance de paiements et le reste, soit 73 millions d’euros au financement des Petites et Moyennes Entreprises (PME).

Une batterie d’aides financières, mais aussi une foule de questions. Les apports financiers attendaient-ils en fait le départ des Islamistes ? c’est très probablement le cas, alors que les Nahdhaouis ont choisi de se murer dans le silence le plus total.

Dans une déclaration à Africanmanager, l’analyste politique, Jomaâ Guesmi a affirmé que les aides financières annoncées récemment restent toujours du domaine des promesses à l’exception de celles provenant de la Turquie.

Il a souligné que les pays donateurs avaient une position claire vis-à-vis du gouvernement de la Troïka menée pour l’essentiel par les Islamistes, comme en témoignent les aides financières promises pour le gouvernement de Mehdi Jomaâ », a-t-il dit.

Dans le même ordre d’idées, il a fait remarquer que, dès que les Islamistes ont quitté le pouvoir, une sorte de détente politique a été observée partout et dans tous les domaines, ce qui confirme que les pays donateurs faisaient preuve de beaucoup de prudence et de réserve dans leurs relations avec les islamistes, rappelant, à ce propos, les visites effectuées par plusieurs personnalités, en Tunisie, après le départ des islamistes à l’instar du président français, François Hollande, le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu ou encore le secrétaire d’Etat américain John Kerry venu en visite surprise, ce mardi, en Tunisie .

Il a ajouté que la plupart des pays étrangers veillent à ce que le reste du processus transitionnel en Tunisie réussisse, soulignant que ce comportement s’est renforcé avec le départ des islamistes.

Contrairement aux déclarations de Jomaâ Guesmi, Karim Ben Kahla, universitaire et économiste nous a affirmé que les bailleurs de fonds internationaux n’ont pas d’états d’âme, ne décident pas en fonction des convictions religieuses, mais ne tiennent compte que des richesses créées par les économies des pays bénéficiaires : « Les bailleurs de fonds traitent avec les pays indépendamment de l’idéologie et de la religion », a-t-il dit.

L’universitaire a expliqué, en outre, que la stabilité politique, la capacité du gouvernement à gérer les financements et l’émergence de signaux positifs sont les principaux facteurs déterminants des aides financières, et non l’appartenance idéologique ou religieuse du pays.

Il a évoqué, cependant, la possibilité que les bailleurs de fonds aient été rassurés par le nouveau gouvernement de Mehdi Jomaâ, composé exclusivement de technocrates.

« Le retour des concours financiers s’expliquerait également par l’achèvement du processus de transition et la fin de la crise politique », a expliqué Karim Ben Kahla qui ne s’est pas fait faute d’imputer la grande et première responsabilité de la crise économique, politique et sociale au gouvernement sortant d’ Ali Laârayedh.

Khadija Taboubi

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