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Conseil de l ’ Etat, crise politique, Tunisie

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Au moment où les Tunisiens s’impatientent de connaître le nom du futur chef du gouvernement après la suspension des travaux du Dialogue national faute d’un accord entre les forces politiques

Au moment où les Tunisiens s’impatientent de connaître le nom du futur chef du gouvernement après la suspension des travaux du Dialogue national faute d’un accord entre les forces politiques, faisant craindre le pire, le président de Nidaa Tounès, Béji Caïd Essebsi a exprimé son adhésion à la proposition de Rachid Sfar portant sur la création d’un Haut Conseil d’Etat après l’accord sur le nom du prochain chef du gouvernement.

Ce conseil qui sera créé après la désignation du nouveau chef du gouvernement, aura un rôle souverain, au moment où ceux de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) et de la présidence de la République seront relégués au second plan.

La déclaration de Béji Caïd Essebsi sur la chaîne Nessma Tv a fait la polémique dans la sphère politique surtout que le bureau de communication d’Ennahdha a réitéré l’attachement du mouvement islamiste aux dispositions de la feuille de route du Quartet.

Le consensus serait également consacré !

L’analyste en politique, Jomaa Guesmi ,se dit enthousiasmé par cette proposition, jugée positive afin de trouver une issue à la crise qui secoue le pays, depuis des mois, et allant s’aggravant. « Ceci aiderait les partenaires politiques, le Quartet, en particulier, à transcender cette étape délicate ». Et d’ajouter à Africanmanager que « ce conseil permettrait d’éviter les accusations adressées à un parti ou à un autre en cas d’échec du Dialogue national tout en se penchant sur la composition de ce conseil pour achever cette étape de transition ».

Les avantages de ce conseil sont nombreux, selon Jomaa Guesmi qui a affirmé qu’ « il contribuerait à désamorcer les mines qui menacent d’exploser au niveau constitutionnel et électoral après la résolution du problème gouvernemental ».

Le haut Conseil d’Etat, selon Guesmi, est une expérience qui a été menée dans plusieurs pays à l’instar de la Turquie, Qatar et les Emirats, permettant de consacrer le consensus, étant donné que les importantes forces politiques sont présentes au sein de ce conseil.

Complot fomenté par Ennahdha et Nidaa Tounès ?

S’appuyant sur l’expérience de 1959 où la Tunisie avait créé son premier Haut Conseil d’Etat composé du tribunal administratif et de la Cour des Comptes avant d’être annulé, Ahmed Safi, dirigeant du Front Populaire s’est interrogé sur l’objectif réel de la mise en place de ce conseil, notamment dans pareille situation. La question qui se pose aujourd’hui reste liée au rôle précis du conseil : s’agit-il d’une instance politique ou consultative ? Et puis, ce Haut Conseil serait-il la solution pour gérer la crise dans un climat délicat ?

Dans un entretien téléphonique, Ahmed Safi considère qu’il ne s’agit pas de la meilleure solution, et ce pour de multiples raisons. En effet, cette étape transitionnelle devrait, à son avis, être guidée par le consensus et les instances législatives et non pas par un Haut Conseil d’Etat, fruit d’un accord entre des forces politiques et sociales bien déterminées : Ennahdha, Nidaa Tounès, UTICA et UGTT dont la « politique des complots » sera consacrée en aggravant les divisions et les tiraillements entre les partis politiques.

En revanche, Ahmed Safi a recommandé la création d’un conseil des sages à caractère consultatif qui ne dirigerait pas l’opération politique et électorale.

La transition ne signifierait plus la monopolisation de la décision

Un avis partagé par le secrétaire général adjoint du Parti des patriotes démocrates unifié (PPDU), Mohamed Jmour, qui a indiqué que le président de Nidaa Tounes a parlé de ce Haut Conseil d’Etat sans consulter les autres partis politiques.

Mohamed Jmour n’a pas manqué d’exprimer son étonnement pour ce genre de proposition qui vient prouver la bipolarisation entre deux forces politiques en Tunisie. Or, ce ne devrait pas être le cas dans un pays qui s’est révolté pour l’instauration du pluralisme politique.

Pour Ahmed Safi, cette étape de transition ne signifierait plus l’exclusion les autres partis politiques et la monopolisation de la décision. D’après lui, le cadre logique est le respect de la feuille de route initiée par le Quartet et du Dialogue national, considéré comme seule voie de sortie de crise.

Beji Caïd Essebsi veut accéder au pouvoir sans passer par les urnes

De son côté, Samir Ben Amor, député du Congrès pour la république (CPR), a affirmé via sa page facebook que la création d’un Haut Conseil d’Etat confirme les informations relayées par les médias selon lesquelles « Béji Caied Essebsi ainsi que ses milices veulent accéder au pouvoir sans élections et avant même la prochaine élection ».

Ben Amor a rappelé que le Haut Conseil d’Etat est l’organe qui a pris le pouvoir en Algérie, au début de 1992, à la suite d’un coup d’Etat militaire contre le processus électoral. D’après lui, Béji Caïd Essebssi cherche un effet similaire à travers son adhésion à la proposition de Rachid Sfar.

Wiem Thebti

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