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L’Institut Arabe des Chefs d’entreprises (IACE) a lancé, vendredi après-midi, son propre indice de perception de la corruption. Précisons-le dès l’abord, il s’agit de perception de la population tunisienne et donc de là où elle croit qu’il y a corruption et non de faits réels. 
Selon cet indice de l’IACE, «la Police est perçue par 71,9%  des citoyens comme le secteur  le plus corrompu, suivie par les partis politiques (70,2%), puis en troisième place, les Tunisiens classent la Douane (57,2%), suivie par le Gouvernement de transition (56,8%). Ensuite, c’est au tour du système juridique représenté par les Avocats (41,4%) à la cinquième place alors que les Juges (38,8%) se situent  à la sixième place. Au milieu de la liste vient le secteur public, où on trouve la Direction générale des impôts (38,7%) à la septième place, puis la Santé (36,1%), l’Enseignement (27,6%), la Couverture sociale (26,5%). Selon les Tunisiens interrogés, le secteur le moins touché par ce phénomène est celui de l’Armée (8,9%).Ils  considèrent qu’elle a beaucoup participé au rétablissement de l’ordre dans le pays, que les personnes qui travaillent dans ce secteur sont relativement à l’abri de la corruption ». 
Selon le même indice de perception de l’IACE, «presque la moitié (54%) des répondants à cette enquête restent passifs face à un acte de corruption, et les autres (42,7%) sont imperturbables vis-à-vis ce genre de phénomène, face à un comportement de corruption, ils ont recours aux autorités ». Les médias ne sont classés qu’à la 15ème place.
Bizarrerie, mais c’est presque humain, «89% des enquêtés affirment n’avoir jamais fait de versement illégal, au cours de cette année, contre seulement (11%) qui avouent avoir recours à ce genre de comportement seulement par obligation, qu’ils ne sont pas fiers de leur acte, et d’ailleurs presque la majorité des Tunisiens qui ont effectué ce genre de versements ne l’ont pas dénoncé aux autorités parce qu’ils n’ont pas confiance et estiment que les autorités sont passives». Il est en effet bizarre de dire qu’il y a des corrompus, si tout le monde nie être le corrupteur ! Ce n’est pas moi, c’est l’autre, semble ainsi dire le Tunisien.
Tout aussi bizarre, cette population tunisienne (31,1 % des interrogés par l’IACE), accepte la pratique de la corruption, lorsqu’il s’agit de «favoritisme ou les passe-droits comme, par exemple, donner un travail à un proche », explique le rapport sur la foi des personnes interrogées. Le travail est pourtant un droit et devrait obéir à la seule règle de la méritocratie ! 

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