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Au Maroc la lutte contre la corruption est dans toutes les têtes, notamment dans celles des autorités, comme du reste en Tunisie en ce moment avec la pluie d’arrestations autour du sulfureux businessman Chafik Jarraya. Au royaume chérifien, le décret ouvrant la voie à la création de la Commission nationale anti-corruption (CNAC) sera publié « dans les deux semaines à venir« , a affirmé le chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, à la Chambre des représentants hier mardi 23 mai 2017. Ces derniers l’ont justement interpelé sur la moralisation de la vie publique, rapporte medias24.com.

Ce qu’on sait c’est que cet organe aura pour mission le suivi et la mise en oeuvre de tous les dispositifs à même de garantir la transparence, de combattre la corruption et de vanter les vertus de la moralisation et de la transparence. Par ailleurs il est question, a fait savoir El Othmani, d’institutionnaliser cette commission pour en faire un pilier dans la gestion des deniers publics, à l’instar de sa consoeur tunisienne, l’Instance Nationale de Lutte Contre la corruption (INLUCC).

Le chef du gouvernement marocain, des ministres et chefs des grandes administrations, les institutions et instances en charge de la lutte contre la corruption ainsi que les représentants de la société civile et du secteur privé vont siéger à la CNAC, indique la même source. On a appris également que cet organisme va s’assurer de l’application des directives, des procédures et dispositifs ciblant la corruption.

Par ailleurs El Othmani a souligné que les différents axes de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption s’articulent autour de 230 projets disséminés dans 10 grands programmes, sur une durée de 10 ans. Le travail va débuter avec les secteurs qui sont le plus gangrénés par la corruption…

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Chawki Tabib, président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), a fait savoir dans une déclaration sur Mosaïque fm qu’une liste préliminaire comportant les noms de plus de cinquante hauts fonctionnaires a été remise à la justice.

Il a affirmé que ces derniers sont accusés de corruption. Mais en attentant que la justice fasse la lumière sur leurs dossiers, ils gardent leurs postes. Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, devait au moins écarter ces personnes jusqu’à la fin des mesures judiciaires, a ajouté Tabib.

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La brigade des recherches et investigations relevant de la Garde nationale à Gaâfour dans le gouvernorat de Siliana a arrêté un omda exerçant ses fonctions dans une région rurale dans la délégation de Siliana Nord, rapporte Mosaïque Fm.

Cette arrestation fait suite à une plainte déposée par un ouvrir de chantiers qui accusé le omda en question d’avoir reçu des pots de vin de la part d’ouvriers de chantiers pour marquer leur présence dans leurs lieux de travail, indique la même source.

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 » Le gouvernement d’union nationale (GUN) subit aujourd’hui des coups des lobbys et des barons de la corruption, en raison des pas qu’il a franchis dans sa lutte contre ce phénomène « , a indiqué jeudi le ministre des relations avec les Instances constitutionnelles, la société civile et des droits de l’Homme, Mehdi Ben Gharbia.
 » Plusieurs dossiers de corruption ont été remis à la justice et d’autres lui seront soumis bientôt  » a-t-il souligné, rappelant qu’au cours des huit derniers mois, le gouvernement a mis en place un cadre juridique et doté l’Instance nationale de lutte contre la corruption et la justice de tous les mécanismes nécessaires pour son travail.
 » Nourri d’une ferme volonté de combattre ce phénomène, le gouvernement est résolument engagé à poursuivre la réforme des mécanismes de contrôle « , a-t-il promis en marge d’une conférence organisée à Tunis par l’association  » Solidar Tunisie  » sur le projet de loi portant création de l’Instance de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption (Instance constitutionnelle).
La commission de l’organisation de l’administration et des affaires des forces armées avait adopté le 11 mai 2017 le projet de loi organique portant création de l’Instance de la bonne gouvernance et de lutte contre la corruption.
Selon le président de la commission, Mohamed Ennaceur Jebira, l’adoption du projet de loi portant création de l’Instance de la bonne gouvernance et de lutte contre la corruption est tributaire de l’adoption en plénière du projet de loi organique relatif aux dispositions communes des instances constitutionnelles indépendantes.

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Le président de l’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a indiqué, vendredi, que si l’Etat mobilise un budget de 100 millions de dinars (MD) au profit de l’Instance, il peut gagner 10 milliards de dinars par an, sous forme de revenus directs alimentant le budget de l’Etat.
Tabib, qui s’exprimait à l’occasion d’une conférence sur le rôle du Conseil de la concurrence de Tunisie (CCT), qui vient de signer un accord de partenariat avec l’INLUCC, dans la lutte contre la corruption, a appelé le gouvernement à assumer sa responsabilité en matière d’appui à l’Instance, au pouvoir judiciaire et à la Cour des comptes ainsi qu’à l’ensemble des établissements de contrôle.
« La lutte contre la corruption ne peut pas aboutir si nous ne mobilisons pas les moyens financiers nécessaires« , a ajouté le responsable, soulignant que la faiblesse des moyens a poussé l’instance à licencier un nombre de ses employés et à mettre fin aux contrats d’emploi conclus avec d’autres, afin de parvenir à payer les salaires. « La stratégie nationale de lutte contre la corruption nécessite une compréhension du système de la corruption pour pouvoir faire face à ce fléau, d’où la nécessité d’une meilleure coordination avec le CCT« , a-t-il dit.
De son côté, le président du CCT et le juge de la Cour administrative, Ridha Ben Mahmoud, a souligné que  » la constitution du pays a accordé un intérêt particulier à la gouvernance et à la lutte contre la corruption, et a instauré une série de principes pour la bonne gestion des fonds publics « .
Le responsable a fait part, ainsi, de la volonté du CCT de mettre à la disposition de l’INLUCC, l’ensemble des données dont il dispose et d’opter pour une meilleure coordination des efforts, afin de développer les outils de travail, soulignant la nécessité pour les instances de contrôle d’accélérer et de développer leurs méthodes de travail pour faire bloc aux pratiques illégales.

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La Haute Instance Indépendante de la Communication audiovisuelle (HAICA) a adressé, récemment, une mise en demeure à la télévision nationale sur fond de plainte déposée par le parti Afek Tounes contre l’émission » Al Wataniya Moubacher  » qui a invité, le 3 avril dernier, le secrétaire général du parti, Yassine Brahim.
 » La mise en demeure adressée au nom du Président-directeur général de l’établissement de la télévision tunisienne intervient en réaction aux manquements professionnels constatés lors de l’émission « Al Wataniya Moubacher », a souligné la HAICA dans un communiqué publié, ce lundi, sur son site internet.
La HAICA a appelé au respect de la déontologie du métier conformément au décret-loi n° 2011-116 du 2 novembre 2011, relatif à la liberté de la communication audiovisuelle et portant création d’une Haute Autorité Indépendante de la Communication Audiovisuelle (HAICA).
D’après le texte de la mise en demeure, les producteurs de l’émission  » Al Wataniya Moubacher  » avaient surpris le secrétaire général d’Afek Tounes par l’intervention d’un individu qui s’est présenté comme défenseur des droits de l’Homme. Ce dernier affirmait détenir des données sur des présomptions de corruption au ministère du développement, de l’investissement et de la coopération internationale (portefeuille attribué à Yassine Brahim au gouvernement Essid).
Selon toujours le texte, l’équipe de communication n’a pas été informée, à temps, de cette intervention ni de son contenu pour préparer les réponses nécessaires, ce qui a poussé Yassine Brahim à quitter l’émission.
Tout en soulignant le rôle joué par les médias dans la consécration de la culture de transparence et de redevabilité, le conseil de la HAICA estime, toutefois, que  » le plateau télévisé ne doit en aucun cas se transformer en un espace de diffamation et d’accusation sans preuves « .

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À l’occasion de la semaine tunisienne au Parlement européen présidée par le président de l’ARP (Assemblée des représentants du peuple), la haute représentante de l’UE, Federica Mogherini, a réaffirmé la volonté de l’UE de soutenir pleinement la Tunisie dans sa transition démocratique et de soutenir les efforts du gouvernement pour un développement socioéconomique plus important, notamment grâce à un soutien accru aux jeunes, à des domaines connexes tels que l’emploi, l’éducation, la recherche et la mobilité des étudiants et des jeunes. «Aujourd’hui, je souhaite réaffirmer notre engagement à continuer de soutenir vos efforts en matière de réformes, y compris l’administration publique, la justice, la décentralisation et la lutte contre la corruption, et bien plus encore » a ajouté Mogherni.

Et la haute représentante de l’Union Européenne d’ajouter, en présence du président de l’ARP, Mohamed Ennaceur : « Nous espérons établir un dialogue structuré et inclusif sur la jeunesse tunisienne, mais surtout avec les jeunes tunisiens et surtout une participation active des jeunes dans la vie sociale et politique du pays».

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Nous apprenons, de sources sûres, qu’un Conseil ministériel restreint (CMR) se tient ce matin du vendredi 28 avril 2017  à la kasbah, sur  les mesures pour contenir le déficit commercial. Au menu le projet de loi sur l’amnistie de change dont nous parlions dans notre édition du 23 avril courant.

Rappelons par ailleurs, que lors de sa dernière rencontre avec la presse locale, la ministre des Finances avait estimé qu’il n’y aura pas besoin d’une loi de finance complémentaire pour l’exercice 2017 et révélé que son département avait préparé un rapport identifiant les actions de lutte contre la corruption et l’évasion fiscale qui seront présentées au chef du gouvernement.

La ministre a refusé de donner plus de détails sur le rapport, en précisant simplement qu’il faisait référence aux opérations d’évasion et à leurs valeurs, en plus des statistiques relatives à la présentation d’un certain nombre de douaniers au conseil d’honneur et au tribunal disciplinaire.

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Une enquête sur les PME en Tunisie, réalisée par la Confédération Nationale des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) en collaboration avec le cabinet d’études HLB GSAudit & Advisory, a fait ressortir que la PME tunisienne semble plus ou moins maitriser les différentes composantes de sa gestion interne, mais l’environnement des affaires externe devrait être amélioré pour garantir aux entreprises l’accès au financement, l’accès aux marchés local et international et aussi la qualification et la formation des ressources humaines ».
Cette enquête a abouti à la mise en place d’un baromètre baptisé « Miqyès » de la santé de la PME en Tunisie. « Il s’agit d’un outil qui permettra aux autorités concernées, aux chefs d’entreprises, aux milieux financiers et aux organismes d’appui de disposer d’un diagnostic fiable et actualisé de la situation des entreprises, et de l’évolution de cette situation et des tendances futures« , a expliqué, jeudi, Tarek Cherif, président de la CONECT, lors d’une conférence sur la santé des PME en Tunisie.
« Ce baromètre qui sera élaboré chaque année, représente un miroir qui reflète les actions des PME. Il n’est certes pas figé, d’autres indicateurs pourraient y être intégrés selon les besoins et les exigences d’un environnement en mutation rapide et continue« , a encore précisé Cherif, invitant les spécialistes, experts et professionnels présents à contribuer à l’enrichissement de ce baromètre.

L’enquête, réalisée durant la période janvier-février 2017, a étudié un échantillon de 540 entreprises dans les 24 gouvernorats et opérant dans les divers secteurs. L’objectif recherché étant de mesurer les incidences des mutations nationales et régionales sur la capacité de ces entreprises à créer de la richesse et de l’emploi et leur contribution dans le processus de développement économique.

D’après le « Miqyès 2017 », la majorité des PME ne disposent pas de méthodes d’évaluation de leurs parts de marchés et plusieurs d’entre elles ont fait face à des problèmes tels que le manque de compétitivité, les arrêts fréquents de la production, les demandes rejetés de crédits, l’inadéquation des qualifications de la main d’œuvre disponible sur le marché avec les besoins des entreprises, et les différentes vulnérabilités liées au positionnement géographique dans les régions intérieures du pays.

En ce qui concerne la performance de la PME, l’étude fait état d’une bonne aptitude à l’innovation de la PME en 2016, d’un recours de plus en plus remarquable à l’évaluation du personnel et de difficultés à décrocher de nouveaux clients.
S’agissant de l’environnement des affaires, l’enquête évoque une menace généralisée de la concurrence informelle, un impact négatif important en 2016 de la situation en Lybie sur les PME, une forte influence négative de l’environnement sanitaire et social sur l’assiduité des salariés et un problème récurrent de blocages avec l’administration fiscale ou la douane.

La moitié des chefs de PME estiment que la corruption est indispensable « pour pouvoir travailler »
Selon l’enquête de la CONECT, 50% des managers d’entreprises questionnées estiment qu’ils ne peuvent pas travailler et gagner sans recourir à la corruption. La plupart de ces dirigeants de PME sont, toutefois, « optimistes pour l’avenir de leurs entreprises« , en dépit des difficultés rencontrées.

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Le Brésil refait parler de lui, pour des faits dont il est coutumier : La corruption de l’élite dirigeante. Cette fois ce sont pas moins de 108 personnalités politiques qui sont dans le collimateur du Tribunal suprême fédéral, qui vient de diligenter une enquête. Au moins huit ministres, 42 députés et 29 sénateurs seraient mouillés, rapporte l’AFP ce mercredi 12 avril 2017. Certes pour le moment le président Michel Temer n’est pas personnellement cité dans cette affaire, mais ce énième scandale l’éclabousse, à n’en pas douter et la légitimité de son gouvernement y laisse des plumes…

On reproche à tout ce beau monde d’avoir trempé dans la plus vaste fraude de l’histoire du pays: l’affaire Petrobras. Pour rappel, dans les années 2000, sous la présidence de Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), la compagnie pétrolière publique avait mis en place un ingénieux et juteux système de contrats surfacturés aux entreprises de BTP. Ces dernières avaient formé un cartel pour se partager l’énorme gâteau des marchés publics. Le pactole des pots-de-vin versés par les boites du BTP pour avoir ces marchés était ensuite récupéré pour arroser copieusement les partis de la coalition de centre gauche qui était à l’époque au pouvoir. Pour vous donner une idée, les contrats de ces chantiers étaient surfacturés de 1 à 5% de leur valeur réelle, ce qui est colossal au regard des montants astronomiques. Des agents de change étaient ensuite chargés de gérer les versements et de blanchir le gros paquet d’argent sale. Les suspects auraient mis de côté plus de deux milliards de dollars décaissés par la compagnie pétrolière, d’après un document consulté par l’AFP.

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De l’interview du secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, accordée au journal arabophone « Al Maghreb » et publiée ce samedi 08 avril 2017, on retiendra surtout ces tirs en direction du chef du gouvernement, Youssef Chahed et des deux partis à la tête du pays, Nidaa Tounes et Ennahdha. En effet Taboubi a frappé fort en déclarant qu’il ne faut pas attendre de Chahed qu’il aille plus loin dans la lutte contre le fléau de la corruption tant que ces deux partis lui souffleront dans les oreilles et orienteront ses actions.

Là Taboubi en a trop dit… ou pas assez ! Que sait-il exactement au sujet de l’influence néfaste des troupes de Hafedh Caïd Essebsi et Rached Ghannouchi ? A-t-il des dossiers ? Si oui pourquoi il ne déballe pas plus de détails ? Encore des accusations en suspens qui vont polluer la tête des citoyens, sans les réponses qui vont avec, et encore moins des réponses judiciaires, exactement comme après les sorties fracassantes du président de l’INLUCC, Chawki Tabib, de l’ex-ministre de la Fonction publique, Abid Briki, l’ex-dirigeant de Nidaa Tounes Lazhar Akremi, etc.

Ce qu’on sait, à l’heure où on écrit ces lignes, c’est que les propos de Taboubi ne cadrent pas du tout avec l’image lisse et feutrée que renvoie le nouveau patron de la centrale syndicale. Ou peut-être s’est-il résolu finalement à fendre l’armure pour répliquer à l’aile dure de l’UGTT qui le taxe de mollasson. En tout cas une chose est sûre : Après cette sortie, il sera plus difficile de faire gober à l’opinion publique une entente cordiale et une communauté de vues entre les signataires du Pacte de Carthage, dont l’UGTT fait partie, faut-il le rappeler…

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Mehdi Jomâa, président du nouveau parti politique Al Badil Ettounsi, a révélé ce mercredi 29 mars que quand il était chef du gouvernement en 2013, des barons de la corruption ont été incarcérés, mais ils ont été libérés après son départ…

A noter que Jomâa a organisé ce matin un point de presse pour présenter son nouveau parti, en présence de nombreuses personnalités comme l’ancien ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou.

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Le Conseil de la Conférence internationale sur la lutte contre la corruption (IACC) et l’organisation Transparency International

Le porte-parole du tribunal de première instance de Gafsa a fait savoir qu’un délégué a été arrêté pour avoir reçu un pot-de-vin de 500 dinars, de la part d’un citoyen qui avait déposé une demande pour louer un espace dans un marché municipal, rapporte Mosaïque Fm.

Une enquête judiciaire a été ouverte, indique la même source.

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Cela fait longtemps, 5 ans exactement, que le tout-puissant président de la Russie, Vladimir Poutine, n’avait pas été réveillé par les clameurs des manifestants. Cette période de grâce a pris fin le dimanche 26 mars 2017, subitement. En effet des dizaines de milliers de citoyens ont battu le pavé dans quatre-vingts deux villes pour crier leur ras-le-bol contre le fléau endémique de la corruption, suite à l’appel de la Fondation de lutte contre la corruption mise sur pied par l’avocat Alexeï Navalny…

Le succès des manifs a dépassé les espérances des organisateurs, débordant du coup les autorités qui commençaient à oublier le goût amer qu’avaient ces face-à-face avec les protestataires. Dans le centre de la capitale, Moscou, la manifestation a carrément été interdite, pour être relogée à une dizaine de kilomètres en banlieue. Mais cela n’a pas refroidi les ardeurs de plusieurs milliers de personnes – 8.000 d’après la police, bien plus selon les observateurs indépendants –, qui ont défié les autorités en occupant l’avenue Tverskaïa, une des plus grandes artères de la Moscou et qui donne directement sur la place Rouge et le Kremlin, autant dire sous les fenêtres de Poutine.

Alexeï Navalny a payé cher son « crime » puisqu’il a été interpelé manu militari dès qu’il a débarqué sur les lieux du rassemblement et a été fourré dans un fourgon de police. Mais cela ne l’a pas empêché de chauffer les manifestants avec le tweet «Continuez. Tout va bien». Les policiers ont fait irruption dans les locaux de sa Fondation, ont embarqué les ordinateurs et placé en résidence surveillée ses collaborateurs.

Cinq à huit cents manifestants ont été également arrêtés à Moscou, selon les sources. Plus d’une centaine a subi le même sort à Saint-Pétersbourg, malgré le fait que la manif ait été autorisée. Mais le nombre des protestataires, plus nombreux qu’à Moscou, a dû affoler les autorités, qui n’avaient certainement pas envie d’aller expliquer chez le terrible Poutine pourquoi ils ont laissé faire. Il y a aussi eu du grabuge à Ekaterinbourg, dans la grande ville de l’Oural ou Vladivostok, dans l’extrême-Orient. Pas de doute, les Russes se sont réveillés.

Il est vrai que Navalny avait mis le paquet en mettant en ligne, au début de ce mois, une vidéo où on voit l’insolente opulence des dirigeants du pays, notamment le Premier ministre, Dmitri Medvedev. On y voit les demeures de luxe, les yachts, les vignes, évalués à plusieurs millions de dollars, et qu’on attribue au faire-valoir de Poutine, qui a été, un court moment, chef de l’Etat, avant de s’effacer devant l’actuel au terme d’un étrange arrangement qui avait marqué les esprits. Le film a été visionné sur YouTube 12 millions de fois. Dans un pays où la récession frappe durement depuis trois ans, où l’économie est plombée par une pluie de sanctions occidentales suite à l’annexion de la Crimée par Moscou, par le conflit dans l’est de l’Ukraine et par la chute des cours des hydrocarbures, principaux pourvoyeurs de devises, les écarts des dignitaires du régime ne passent pas…

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Le parquet sud-coréen a annoncé, lundi 27 mars 2017, son intention de demander un mandat d’arrêt contre la présidente destituée Park Geun-hye. Depuis début novembre, elle est au centre d’une retentissante affaire de corruption, rapporte l’AFP.

On rappelle que Park Geun-hye est soupçonnée de nombreux délits, et notamment d’avoir été la complice de sa confidente Choi Soon-sil, jugée pour avoir utilisé ses relations afin d’extorquer des dizaines de millions de dollars aux conglomérats sud-coréens.

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L’ancien ministre de la Fonction publique et de la gouvernance Abid Briki a déclaré samedi  18 mars 2017, que « le gouvernement Chahed est conscient de la propagation de la corruption dans les institutions de l’Etat mais ne dispose pas d’un programme de réforme capable de combattre ce fléau », rapporte la Tap.
Au cours d’une rencontre-débat avec les jeunes, organisée samedi à l’initiative de RAJ-Tunisie, Briki a considéré que les discours du chef du gouvernement « se sont distingués théoriquement et n’ont pas été traduits dans les faits ». Il a indiqué avoir, pourtant, présenté à Youssef Chahed, lorsqu’il était à la tête du département de la Fonction publique, des dossiers de corruption et des propositions sur leur traitement.
Et d’ajouter  » Chahed a violé la loi avec sa décision arbitraire de supprimer ce département. Une décision qui n’a pas été discutée en Conseil des ministres ».
Pour le président de la commission parlementaire des finances Mongi Rahoui, « l’instabilité que vit aujourd’hui le gouvernement n’est autre que le reflet des divisions que connaît Nidaa Tounès ».
Selon lui, « le gouvernement Chahed est venu avec pour seule mission de servir volontairement le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ». Il a déploré « l’emprise du capital international sur les pays de ce qu’on appelle le printemps arabe ».

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a indiqué, lors d’une plénière qui se tient actuellement à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que le président de la République, Béji Caied Essebsi et tous les membres du gouvernement sont concernés par la loi « D’où provient votre fortune ? ».

Lors de cette plénière consacrée au vote de confiance aux deux nouveaux membres du gouvernement, Chahed a également tenu à préciser que ce projet de loi est fin prêt et consiste à vérifier l’existence de conflits d’intérêt ou un enrichissement illicite. Ceux qui ne justifient pas l’origine de leur fortune risquent un an de prison, selon ses dires.

Cette loi va également concerner des milliers d’agents publics, des douaniers, des sécuritaires, des présidents des partis politiques ainsi que des présidents des institutions constitutionnelles.

Le chef du gouvernement a dans le même cadre indiqué que ce projet de loi ferra prochainement l’objet d’un Conseil ministériel restreint et devrait être par la suite soumis à l’ARP. « L’État a le droit d’interroger n’importe quel agent public sur les origines de sa fortune », a-t-il dit.

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Lors  d’une séance plénière tenue ce jeudi 16 mars à l’ARP et consacrée au vote de confiance aux deux nouveaux membres du gouvernement, Youssef Chahed , chef du gouvernement a annoncé que « dans le cadre de la lutte contre la corruption, environ 150 dossiers d’amendes douanières ont été transmises au ministère des Finances et aux recettes des finances ».

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