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L’ancien ministre de la Fonction publique et de la gouvernance Abid Briki a déclaré samedi  18 mars 2017, que « le gouvernement Chahed est conscient de la propagation de la corruption dans les institutions de l’Etat mais ne dispose pas d’un programme de réforme capable de combattre ce fléau », rapporte la Tap.
Au cours d’une rencontre-débat avec les jeunes, organisée samedi à l’initiative de RAJ-Tunisie, Briki a considéré que les discours du chef du gouvernement « se sont distingués théoriquement et n’ont pas été traduits dans les faits ». Il a indiqué avoir, pourtant, présenté à Youssef Chahed, lorsqu’il était à la tête du département de la Fonction publique, des dossiers de corruption et des propositions sur leur traitement.
Et d’ajouter  » Chahed a violé la loi avec sa décision arbitraire de supprimer ce département. Une décision qui n’a pas été discutée en Conseil des ministres ».
Pour le président de la commission parlementaire des finances Mongi Rahoui, « l’instabilité que vit aujourd’hui le gouvernement n’est autre que le reflet des divisions que connaît Nidaa Tounès ».
Selon lui, « le gouvernement Chahed est venu avec pour seule mission de servir volontairement le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ». Il a déploré « l’emprise du capital international sur les pays de ce qu’on appelle le printemps arabe ».

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a indiqué, lors d’une plénière qui se tient actuellement à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que le président de la République, Béji Caied Essebsi et tous les membres du gouvernement sont concernés par la loi « D’où provient votre fortune ? ».

Lors de cette plénière consacrée au vote de confiance aux deux nouveaux membres du gouvernement, Chahed a également tenu à préciser que ce projet de loi est fin prêt et consiste à vérifier l’existence de conflits d’intérêt ou un enrichissement illicite. Ceux qui ne justifient pas l’origine de leur fortune risquent un an de prison, selon ses dires.

Cette loi va également concerner des milliers d’agents publics, des douaniers, des sécuritaires, des présidents des partis politiques ainsi que des présidents des institutions constitutionnelles.

Le chef du gouvernement a dans le même cadre indiqué que ce projet de loi ferra prochainement l’objet d’un Conseil ministériel restreint et devrait être par la suite soumis à l’ARP. « L’État a le droit d’interroger n’importe quel agent public sur les origines de sa fortune », a-t-il dit.

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Lors  d’une séance plénière tenue ce jeudi 16 mars à l’ARP et consacrée au vote de confiance aux deux nouveaux membres du gouvernement, Youssef Chahed , chef du gouvernement a annoncé que « dans le cadre de la lutte contre la corruption, environ 150 dossiers d’amendes douanières ont été transmises au ministère des Finances et aux recettes des finances ».

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Lors de la tenue de la séance plénières ce jeudi et consacrée au vote de confiance à deux nouveaux membres du gouvernement, le chef du gouvernement Youssef Chahed a annoncé qu’au cours des six derniers mois, une centaine de dossiers de corruption ont été transmis à l’instance nationale de lutte contre la corruption et à la justice.

Et Youssef Chahed de rajouter « Les corrompus devront être placés derrière les barreaux ».

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Le Pôle de la justice économique et financière est en train d’examiner la plainte déposée par l’Instance nationale de lutte contre la Corruption, concernant les dysfonctionnements au sein de la Direction générale de recouvrement et la levée de main sur les biens immobiliers placés sous les caisses de l’Etat », a déclaré, mardi, la ministre des Finances, Lamia Zribi, devant les députés de l’ARP.
Dans sa réponse à une question de la députée Samia Abbou, sur la réaction de l’État aux dépassements dévoilés par l’une de fonctionnaires à la Recette financière de Bab Souika concernant la mauvaise gestion des biens mobiliers et immobiliers placés sous les caisses de l’État, la ministre a souligné que « cette affaire a été portée devant la justice « .
Selon ses dires, l’Instance générale de contrôle financier a été autorisée, suite au dépôt de la plainte par l’INLCC, auprès de l’ancien ministre des Finances, en 2016, à mener une enquête dans l’immédiat. Cette instance a élaboré un rapport, dont des copies ont été soumises, d’après elle, à la présidence du gouvernement, à l’Instance de lutte contre la corruption, au ministre chargé, à cette époque, de la Fonction publique et de la lutte contre la corruption, au responsable chargé des litiges de l’Etat et au premier juge d’instruction au Pôle judiciaire économique et financier.
En ce qui concerne les comptables publics de l’Etat, la ministre a indiqué que la reddition des comptes relève de la Cour des comptes.

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L’ancien ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, sera entendu par le ministère public comme témoin sur ses déclarations à propos de présomptions de corruption, a indiqué ce mardi 07 mars 2017 le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis et du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, Sofiene Selliti.
 » Le juge d’instruction près le Pôle judiciaire financier s’est saisi de l’affaire et l’ancien ministre de la Fonction publique sera entendu par le ministère public dans les plus brefs délais comme témoin « , a-t-il ajouté dans une déclaration à la TAP.

Au cours d’une conférence de presse, le ministre limogé avait affirmé détenir des dossiers de corruption en rapport avec la douane, le secteur de la friperie et le corail.
Une semaine après son limogeage, Briki a révélé le non-acquittement par des importateurs des droits et taxes de douane exigibles.
 » Le montant des droits et taxes non-acquittés est énorme « , a-t-il lancé, ajoutant que l’un des importateurs est lourdement endetté auprès de la douane. Ses dettes s’élèveraient à 211 millions de dinars.
Abid Briki a été démis de ses fonctions par le chef du gouvernement Youssef Chahed dans le cadre d’un remaniement ministériel partiel.

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Les ténors Shell et Eni ont du souci à se faire. En effet l’agence anti-corruption nigériane a fait savoir jeudi 02 mars 2017 que les deux sociétés pétrolières sont sous le coup d’une inculpation dans une sombre affaire de corruption autour d’un contrat de 1,3 milliard de dollars.

D’après les documents judiciaires, 11 personnes ont été formellement mises en cause par la Commission pour les crimes économiques et financiers (EFCC). Des businessmen et des politiciens nigérians auraient encaissé « un montant cumulé de 801 millions de dollars » (soit 759 millions d’euros) de la part du britannique Shell, de l’italien Eni et de sa filiale nigériane, rapporte jeuneafrique.com.

L’affaire a eu des rebondissements en Italie, où la justice s’est saisie de ce dossier. Les faits reprochés remontent à 2011, quand les deux majors ont raflé le permis pour le bloc pétrolier offshore au Nigeria en échange d’un beau chèque de 1,3 milliard de dollars.

Shell et Eni nient toute fraude, en bloc. « Eni n’a rien fait d’illégal », a affirmé le directeur général d’Eni, Claudio Descalzi, au Financial Times, en février dernier. « À chaque étape, nous avons agi dans le respect de la loi (…). Eni et Shell ont payé le gouvernement nigérian, et n’ont pas été impliqués dans la décision du gouvernement sur la manière d’utiliser cet argent.”

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Lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 03 mars 2017, l’ex-ministre de la Fonction Publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a affirmé qu’une personnalité politique active sur la scène nationale a reçu ces derniers jours la somme de 12 millions de dollars en provenance de l’étranger.

Il a ajouté qu’aucune enquête n’a été ouverte sur cette affaire et que l’Etat n’a pas demandé de compte à la personnalité en question.

Briki a affirmé que la loi sur la levée du secret bancaire n’a pas été appliquée dans cette affaire et que les sources de ce financement demeurent inconnues jusqu’à ce jour.

Interrogé sur l’identité de cette personnalité, l’ex-ministre a assuré qu’il ne s’agissait pas de Mohsen Marzouk…

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L’ex-ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a déclaré ce vendredi 03 mars lors d’une conférence de presse que son différend avec la présidence du gouvernement n’est pas uniquement lié à son ancien poste, mais le dévoilement de plusieurs dossiers de corruption dans plusieurs secteurs, notamment les recrutements exceptionnels sur instruction du président de la République, Béji Caïd Essebsi.

Selon Mosaïque fm, Briki a également évoqué des nominations douteuses de présidents directeurs généraux. La présidence de la République a quant à elle rétorqué qu’elle ne sait rien des nominations pointées du doigt par Briki…

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Dans une interview accordée jeudi 2 mars 2017 à la radio Shems fm,  Samia Abbou, députée du Courant démocratique, a affirmé que la corruption ronge l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Elle a ajouté que des députés d’un même parti politique s’accusent mutuellement de corruption.

L’élue a asséné, en conclusion : « on a remarqué des signes de richesse suspecte chez certains députés »…

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Les mauvaises nouvelles sur la corruption continuent de nous parvenir sans relâche. Après le dossier des 55 sociétés impliquées dans la falsification de documents et les 3000 millions de dinars partis en fumée, une autre grosse affaire vient d’être révélée. Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a jeté un autre pavé dans la marre ce jeudi 03 mars 2017. Lors de son intervention en marge d’une rencontre organisés au siège du Centre de l’Islam et de la Démocratie, Tabib a pointé du doigt les corrompus.
« Des cadres de la douane reçoivent mensuellement des salaires » de la part de dizaines de commerçants ou de personnes impliquées dans la contrebande. Cela se passe dans des rendez-vous bien calés, dans des cafétérias ; ces responsables de la douane reçoivent des sommes d’argent dépassant parfois les 3 mille dinars. La mission est simple : il faut juste étouffer une affaire de corruption, éviter une amende ou un procès aux businessmen indélicats. Idem pour les chefs de poste de la Garde routière et sécuritaire, qui eux aussi reçoivent mensuellement des pots-de-vin de la part des chauffeurs de taxis collectifs.
En outre, le responsable a déclaré que la corruption se propage toujours en Tunisie à cause principalement de l’absence de sanctions. Selon lui, ce qu’on appelle « la petite corruption » coûte à l’État entre 400 et 500 Millions de dinars (MD). Le pire c’est cette « petite corruption, légitime », selon ses déclarations, qui engendre le risque de faire entrer le pays dans un cercle infernal qui aura cerainement plusieurs effets néfastes. Le président de l’INLUCC a déjà mis en garde contre la chute de l’État tunisien à cause de la corruption. « On n’a ni du pétrole ni du gaz et nos ressources sont principalement basées sur les services, l’agriculture et le tourisme, des secteurs lesquels s’ils sont touchés par le virus de la corruption, vont disparaître », a-t-il expliqué.

« Non pour des instances de contrôle sous la tutelle… »

Sur un autre volet, Chawki Tabib a fait part de son espoir de voir les instances de contrôle et de supervision se débarrasser de la tutelle, accusant certains responsables de manipulation : « Certains ministres ont gardé le silence sur des dossiers de corruption et ont caché certains rapports dans les tiroirs. Éviter le chaos et le désordre et préserver la paix sociale était leur fameux slogan », a-t-il précisé.

C’est ainsi que le responsable a appelé à valoriser le travail de ces instances dont la majorité n’a pas les moyens, ni techniques, ni logistiques ou encore en ressources humaines, pour accomplir les missions qui lui ont été confiées. Selon ses déclarations, ces instances sont au nombre de 450 et sont en train de contrôler le 1/3 du budget de l’État et des dizaines de milliers des opérations et des infractions qui viennent de part et d’autre.

« Chacun veut prendre sa part… »

Il a par ailleurs estimé que la Tunisie a perdu 4 points de croissance à cause de la corruption, accusant ainsi certains Tunisiens de faire la sourde oreille devant la propagation de ce fléau qui ne cesse de frapper fort en Tunisie. « Chacun veut prendre sa part… », a-t-il dit.
Chawki Tabib a dans le même ordre d’idées indiqué que le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sortent sur le marché international pour avoir un crédit de 500 MD avec des taux d’intérêt très élevés alors qu’on a perdu la même somme dans la contrebande des médicaments, sans compter les 800 MD perdus à cause de la contrebande des produits subventionnés. « Des camions chargés de produits tunisiens subventionnés entrent quotidiennement en Libye et passent par la suite au Niger et au Mali sans que personne ne réagisse. 1700 MD d’impayés à la douane. Sur les 100 infractions douanières seules une fera l’objet d’un procès, sans compter la suppression des amendes et des infractions dans les recettes fiscales et les tribunaux », a assuré Tabib, ajoutant que la corruption a également qempêche l’État tunisien de récupérer 3000 MDT d’impayés provenant des procès.

« Un budget annuel de 100 MDT »

Évoquant les solutions, le président de l’INLUCC a fait part de son optimisme de voir les choses s’améliorer au cours de la prochaine période, et ce grâce à l’effort des médias, de la société civile mais aussi du gouvernement, rappelant le projet de loi sur la dénonciation de la corruption et la protection des dénonciateurs, le projet de loi sur la lutte contre l’enrichissement illicite, la loi relative à la déclaration de patrimoine ainsi que celle relative au droit d’accès à l’information.

Il a par ailleurs qualifié le projet de loi sur la dénonciation de la corruption et la protection des dénonciateurs de très mauvais : « Il y a des lobbies qui ne veulent pas que les gens qui dénoncent la corruption soient protégés mais au contraire sanctionnés », a-t-il expliqué, appelant ainsi à valoriser le travail du gouvernement en matière de lutte contre la corruption, tout en l’incitant à faire encore plus.

La meilleure solution, selon ses dires, est que le gouvernement consacre annuellement un budget de 100 MDT pour lutter contre la corruption, un budget qui devrait être équitablement redistribué aux différentes instances qui se chargent de l’affaire. « Le responsable qui n’a pas le courage éthique et politique et qui n’est pas capable d’exécuter les décisions attendues doit laisser sa place… », a-t-il conclu.

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«Je passe entre une et deux heures par jour à traiter des dossiers de corruption et de prévarication et nous avons envoyé des centaines de dossiers dans ce sens, à la justice. Nous avons confisqué, au cours des 6 derniers mois, 200 MDT dans notre guerre contre la corruption, la contrebande et le marché parallèle. Nous préparons actuellement, un projet de loi contre l’enrichissement illicite et qui concernera plus de 6.000 fonctionnaires qui devront déclarer leurs biens qui feront l’objet de suivi. Tout cela fera tomber des têtes». Ces informations ont été données, hier soir à la télévision, par le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed.

 

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Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, Chawki Tabib, a affirmé que le gouvernement de Youssef Chahed est réticent en matière de lutte contre la corruption et qu’il est adepte de la politique du pas en avant et deux en arrière, alors qu’il s’est défini au début comme le gouvernement du combat contre ce fléau…

Dans une interview accordée à Assabahnews et parue dans son édition de ce mercredi 22 février 2017, Tabib a fait remarquer que dès sa prise de fonction à la primature, Chahed avait déclaré la guerre contre la corruption et avait souligné que la place des corrompus est la prison.

Il a en outre affirmé que le chef du gouvernement avait également promis l’élaboration d’un projet de lutte contre la corruption avant la fin de l’année 2016, une loi criminalisant la fortune illicite, la mise à la disposition de l’instance tous les moyens pour accomplir les missions qui lui ont été confiées, mais il n’en est rien. « On attend toujours que les promesses soient tenues », a dit Tabib.

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Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLCC), Chawki Tabib, a déclaré ce mercredi au quotidien Assabeh qu’il est impossible d’avoir des statistiques bien précises sur le nombre des dossiers de corruption. Néanmoins des chiffres ont relevé que le coût des petites affaires liées à la corruption est estimé entre 400 et 500 millions de dinars annuellement en Tunisie.

Et Tabib d’ajouter que les hommes versent plus de pots-de-vin que la gent féminine…

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Auditionnée lundi 20 février 2017, par la commission de la santé et des affaires sociales au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), la ministre de la Santé, Samira Merai, a indiqué que son d’épatement a démis cinq responsables de leurs fonctions et suspendu certains directeurs d’hôpitaux pour implication dans des affaires de corruption.
Lors d’une séance d’audition consacrée à l’examen du plan quinquennal de développement du ministère 2016-2020, Merai a souligné qu’il a été décidé de nommer, pour la prochaine période, de nouveaux responsables à la tête des directions régionales de la santé et des hôpitaux régionaux, expliquant que cette décision a été prise en raison de mauvaise gestion et de suspicion de corruption.

Elle a, dans ce contexte, indiqué que les efforts se poursuivent pour lutter contre la corruption, évoquant dans ce sens, la mise en place d’une application informatique relative à la gestion des médicaments entre la pharmacie centrale, les hôpitaux et le secteur privé.
Cette application, a-t-elle dit, permettra d’économiser 30% de la valeur des médicaments qui étaient exposés au vol, faisant savoir que le coût de cette application qui sera généralisée à tous les hôpitaux varie entre 400 et 600 millions de dinars.
L’objectif étant de rationaliser la gestion des médicaments dont le coût est estimé à 1.1 millions de dinars, a expliqué Merai, faisant remarquer que cette application a permis, l’année dernière à l’hôpital universitaire Habib Thameur d’économiser 30% de la valeur des médicaments.

Par ailleurs, elle a annoncé que son département se penche, actuellement, sur la mise en place d’une autre application qui permettrait de faire le suivi médical des personnes souffrant de diabète et de tension artérielle et dont le nombre s’élève à 380 mille malades.
Merai a, d’autre part, souligné que la lutte contre la corruption s’inscrit dans les orientations du plan de développement quinquennal. Elle a annoncé la très prochaine publication d’une circulaire ministérielle qui stipule que le vol sera désormais considéré comme étant un abus de confiance.

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« Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir », a écrit le poète français du 17ème siècle Jean de La Fontaine. Et bien pas en Corée du Sud. L’image du patron du ténor mondial de l’électronique Samsung, Lee Jae-Yong, 48 ans, qui est apparu ce samedi 18 février 2017 au bureau des procureurs spéciaux menottes aux poignets a fait forte impression.

Le fils du président du groupe se débat depuis quelques mois dans une sombre affaire de corruption, qui a même ébranlé la présidente de la République, Park Geung-Hye, sous le coup d’une procédure de destitution enclenchée par le Parlement. Lee Jae-Yong est accusé d’avoir remis près de 40 millions de dollars de pots-de-vin à l’éminence grise de la présidente, en échange d’avantages politiques.

Mais il n’y a pas que les menottes qui ont frappé les esprits, celui qui va hériter du puissant groupe coréen arborait à la poitrine un badge où figurait son numéro de prisonnier. Impressionnant, certes, mais tout à fait normal dans un pays qui ne badine pas avec la morale publique.
Lee Jae-Yong est incarcéré, dans le cadre de la détention provisoire, depuis hier vendredi ; sa première nuit il l’a passée dans une cellule individuelle, seul privilège qu’on lui a accordé. Mais la chambre ne paye pas de mine, avec ses 6,27 mètres carrés, à mille lieues de sa villa très cossue de Séoul, évaluée à quatre millions de dollars. Mais il devra s’y faire…
Il est logé à la même enseigne que tous les détenus en attente de jugement : uniforme et repas de la prison de rigueur – du riz et de la soupe le plus souvent -, présentés sur un plateau en plastique qu’on passe par une minuscule fenêtre dans la porte de la cellule. Et après les repas, il faut faire la vaisselle, avant de regagner sa cellule pour un sommeil très inconfortable sur un matelas pliable.

Toutefois le patron de Samsung n’est pas le seul à subir ce traitement, Choi Soon-Sil, la confidente de la présidente depuis 40 ans, celle qui est soupçonnée d’avoir piloté ce vaste réseau de fraude ainsi que l’ancien chef de l’administration présidentielle et l’ex-ministre de la Culture sont également entre les mains de la justice sud coréenne…

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Achraf Ayadi, expert financier résident en France a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points. il a parlé de la situation économique actuelle du pays, l’économie informelle, la dette extérieure, le chômage, la détérioration du pouvoir d’achat et de plusieurs autres questions . Il a aussi évoqué le problè du déficit budgétaire qui ne cesse de plomber l’activité économique mais aussi la baisse de la notation de la Tunisie par Fitch Ratings et le dernier rapport du Fonds Monétaire International (FMI) sur la Tunisie. Interview:

Comment vous  voyez la situation économique actuelle du pays?

Compliquée. La dégradation du pouvoir d’achat, l’explosion de l’économie informelle, l’incapacité de l’administration à assurer un service de qualité aux citoyens et aux investisseurs, la déliquescence des hôpitaux publics, de l’école publique, la détresse de la jeunesse,… L’économie est un tout qui ne se résume pas à quelques indicateurs macroéconomiques. C’est parfois à se demander si la Tunisie fait encore rêver, y compris ses propres enfants. C’est dommage car nous avons l’un des potentiels économiques les plus élevés d’Afrique et du mondearabe.

La Tunisie pourra-t-elle facilement maîtriser le déficit budgétaire qui ne cesse de se creuser au fil des années?

Le déficit budgétaire et la dette extérieure sont des maladies incurables pour un pays incapable d’augmenter les recettes sans plomber l’activité économique, ou de baisser les emplois sans causer de crise sociale. En la matière, nos gouvernants successifs n’ont fait que fuir leurs responsabilités et faire de la politique sur le dos de l’argent public. Fuir l’austérité est une chose, fuir ses responsabilités face aux déséquilibres macroéconomiques en est une autre. Notre économie n’est pas pilotée car, tout simplement, il n’y a pas d’autres projets économiques pour nos gouvernants que d’arriver avec le moins de dégâts possibles aux prochaines élections. Pas de cap, pas de stratégie, pas de vision et fort probablement pas les bons profils aux affaires pour faire face aux challenges immenses auxquels la Tunisie fait face.

Fitch Ratings a abaissé la note de la dette, quel effet sur la Tunisie? Et si notre pays sort sur le marché international, quel sera la réponse, selon vous? Est-il toujours simple pour la Tunisie de mobiliser des ressources de l’étranger?

La notation attribuée par les agences internationales à la Tunisie a valeur d’indice de crédibilité pour les bailleurs de fonds internationaux. Plus cette notation est favorable, plus la Tunisie serait capable de lever des montants significatifs à un coût soutenable. Le taux d’intérêt à servir aux investisseurs dans la dette tunisienne irait crescendo avec chaque dégradation de cette note. Il est certain que l’exercice budgétaire 2017 sera affecté par cette dégradation.

Les déséquilibres macroéconomiques actuels sont intenables à moyen terme : un accroissement non maîtrisé des dépenses publiques, une croissance économique faible, des déficits jumeaux chroniques, et une part significative de l’économie qui échappe à la contribution fiscale. Une augmentation des taux d’intérêts sur les levées de fonds en devises aggraverait la situation du service de la dette et pourrait, potentiellement, hypothéquer les possibilités futures de croissance.

Que proposez-vous pour sortir de cette situation ?

Pour moi, il y a deux urgences absolues : recrédibiliser l’Etat et rendre l’espoir à la jeunesse. Ce ne sont certes pas des choses faciles à faire, mais celui qui s’attend à ce que la tâche soit aisée ne devrait pas accepter de gouverner. Premièrement, redécrédibiliser l’Etat nécessiterait de porter plusieurs coups de taille à des cas avérés de corruption et de les utiliser pour donner l’exemple. Depuis les hauts fonctionnaires véreux qui ont pillé l’argent public, aux oligarques du stockage et de la distribution des produits frais qui font flamber les prix, en passant par quelques têtes de pont de la contrebande frontalière. L’État devrait également démontrer sa capacité à réformer et à se transformer. Il y a des entreprises publiques dans le secteur financier, dans celui des transports et de l’énergie qui attendent des décisions pas évidentes lorsqu’on n’a pas le courage politique de décider. Il y a un moment où les finances publiques ne peuvent plus se contenter de constater les pertes puis d’emprunter pour les éponger. Pour ce qui est de la jeunesse, l’autre urgence absolue, l’accélération du départ massif des plus qualifiés et dynamiques d’entre eux sous d’autres cieux, devrait nous interpeller fortement. Notre pays doit continuer à nous faire rêver et à nous dire que nous avons un avenir sur son sol auprès des nôtres. Il nous faut repositionner les programmes de formations pour donner plus de place à l’anglais et aux soft skills. Rapprocher les universités des entreprises est un impératif. Si on veut que le chômage devienne l’exception, il faut que la formation par alternance devienne la norme. Notre pays doit continuellement remobiliser ses compétences à l’étranger et leur proposer une voie de retour aux sources. Ils sont l’investissement de la société dans son propre avenir. Avec ce qu’ils ont appris, avec leurs réseaux, ce qu’ils peuvent apporter au quotidien ressemblerait, à mon sens, à un forum d’investissement permanent qui coûterait zéro au contribuable. Ne pas être capable de donner un nouvel espoir pour la jeunesse, c’est condamner la croissance économique et l’innovation de demain, et peut-être, l’incapacité de payer les retraites de ceux qui sont aujourd’hui en activité.

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L’ancien président tunisien Zine el Abidine Ben Ali et son épouse Leïla Trabelsi, déjà condamnés à de multiples reprises par contumace, viennent d’écoper chacun de dix ans de prison pour « corruption », a indiqué  le porte-parole du parquet à Mosaïque fm.

Le couple a été reconnu coupable mardi par un tribunal de première instance de Tunis dans une affaire de « corruption administrative et financière », a déclaré  Sofiène Sliti.

Ce dossier, « lié au domaine de l’environnement », a donné lieu à trois autres condamnations, a-t-il affirmé : un ex-ministre de l’Environnement du régime Ben Ali et un cadre de ce même ministère ont écopé de cinq et trois ans de prison.

Une autre peine de trois ans d’emprisonnement a été prononcée à l’encontre d’une proche de Leïla Trabelsi.

Sliti n’a pas souhaité fournir des indications sur le fond de l’affaire. Une source ministérielle a toutefois affirmé qu’elle se rapportait à l’utilisation « à des fins mercantiles » du « club Elyssa », bâtiment situé dans un parc naturel propriété de l’Etat, à Sidi Bou Saïd, dans la banlieue huppée de Tunis.
De fréquentes soirées mondaines étaient organisées dans ce club luxueux fondé par Leïla Trabelsi, nous apprend la même source.

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Les crimes de vol de fonds publics ne cessent de prendre de l’ampleur en Tunisie. Malgré l’absence de chiffres précis ou officiels sur le volume des fonds publics détournés des caisses de l’État, plusieurs experts en la matière s’accordent à dire que la masse globale des fonds détournés est estimée à près de 20 Millions de dinars par an. Les experts s’accordent également à dire que l’absence de contrôle continu et l’inefficacité des dispositifs et des systèmes de surveillance des institutions financières sont parmi les principales raisons derrière l’augmentation du phénomène de détournement des fonds dans les institutions bancaires, notamment publiques.

Selon les mêmes estimations des experts, la Tunisie a perdu 7 millions de dinars en l’espace de 90 jours suite à des opérations de détournement de fonds dans plusieurs institutions bancaires réparties sur tout le territoire tunisien. Brahim Missaoui, président de l’Association tunisienne pour la lutte contre la corruption, a fait remarquer dans une déclaration à Africanmanager que le phénomène de détournement des fonds a augmenté en Tunisie d’une manière flagrante pour n’épargner aucun secteur. Ce fléau a touché, selon lui, aussi bien l’argent que les biens d’équipement.

Brahim Missaoui a dans le même cadre indiqué que la faiblesse de nombreux points du texte juridique réglementant l’affaire a conduit à l’augmentation des opérations et des tentatives de détournement des fonds publics. Il a indiqué au passage que le cadre juridique ne va pas avec l’évolution du nombre et des types de crime. Il a par ailleurs appelé à la nécessité de renforcer les sanctions contre les contrevenants. Il est déraisonnable, selon lui, que les personnes impliquées dans les affaires de vol bénéficient, tout comme les ayant-droit, de la pension de retraite et des différents privilèges financiers. Et Missaoui de souligner que la longueur des procédures disciplinaires permet souvent à l’auteur du crime de se débarrasser de tout ce qui peut être un moyen pour la justice de condamner les accusés.

Missaoui a, sur un autre volet, indiqué que 3 Millions de dinars sont dérobés chaque jour dans les caisses de l’État. Toujours selon ses déclarations, chaque employé vole quotidiennement, que ce soit intentionnel ou non, la valeur de 5 dinars à travers l’utilisation du téléphone ou le vol de fournitures de bureau, les absences ou l’utilisation excessive des voitures de service. Il a expliqué cela par l’absence d’un système d’information complet dans les institutions publiques et privées.

Quant à lui, Wajdi Ben Rejab, expert en économie, il a indiqué que le volume du détournement des fonds des institutions publiques en Tunisie est estimé à près de 20 millions de dinars par an (chiffre approximatif). Le volume des malversations (trafics, corruption, abus et détournements) dans les marchés publics s’élève par ailleurs à 3 Milliards de dinars par an, soit à peu près 10% du budget de l’État.

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La transparence financière en Afrique va à coup sûr pâtir de l’arrivée de Donald Trump à la tête des Etats-Unis, comme ont déjà trinqué des décisions fortes de Barack Obama, que le nouveau président a tout bonnement mises à la poubelle en les abrogeant par décret. Mais puisqu’il l’avait dit lors de sa campagne électorale, on n’est nullement surpris, ce qui déstabilise et terrifie surtout, c’est la vitesse et l’acharnement avec lesquels il détruit ce que Obama a mis des mois et des années à bâtir.

En 2010, l’ex-président avait fait voter un texte, la loi Dodd-Franck, qui avait pour ambition de mettre de l’ordre dans l’économie mondiale, suite à la déferlante des subprimes, laquelle n’a pas fini de causer des dégâts près de 9 ans après. Ce dispositif comportait un point important, l’article 1504, pour tous les pays pétroliers et miniers, mais il l’était encore plus pour le continent africain à cause des énormes montants qui s’évaporent lors des transactions commerciales, aspirés par les réseaux de la corruption, très actifs. Cette loi contraignait les compagnies cotées à la bourse américaine à mentionner, publiquement, toutes les sommes encaissées par les gouvernements des pays producteurs : taxes, royalties, droits de production, primes… Tout y passait. C’est ce dispositif anti-corruption que la nouvelle administration américaine vient de casser, d’un trait.

Gary Cohn, conseiller économique de Trump, et ancien responsable chez Goldman Sachs, défend ce saccage en ces termes : « Il s’agit d’être un acteur sur le marché mondial où nous devons, pouvons avoir et aurons, une position dominante tant que nous ne nous mettrons pas nous-mêmes à l’écart en raison de la réglementation », rapporte Agenceecofin.com. En d’autres mots, pourquoi les USA se brident et se lèsent avec des règles que ses concurrents piétinent.

La loi Dodd-Franck, 6 ans après, n’a certes pas éradiqué la corruption sur le continent, mais elle avait le mérite de fournir un cadre légal aux ONG et bailleurs de fonds pour aller prêcher la bonne gouvernance et une meilleure répartition des richesses auprès des industries extractives, notamment en Afrique où cette affaire est de la plus haute importance à cause des inégalités criantes et du défi colossal du développement. Mais la tornade vient de balayer tout cela, en arguant de sombres mobiles que la morale réprouve. Niveler par le bas n’a jamais fait avancer le monde. Hélas, ce n’est pas la seule chose que Trump va briser…

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