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La corruption frappe encore fort en Tunisie. Les indices y afférents sont toujours alarmants et la Révolution n’a pas réussi à mettre un terme à ce fléau qui au contraire a atteint un stade « épidémique » ; le gouvernement fait ce qu’il peut, mais si c’est si peu au regard de l’ampleur du phénomène. En effet, selon des chiffres publiés par des organisations nationales et internationales, 35% des Tunisiens seraient impliqués, au moins une seule fois, dans des affaires de « pots-de-vin ». Des citoyens ont, durant l’année 2013, versé 450 Millions de dinars pour faciliter des affaires. Brahim Missaoui, président de l’Association tunisienne pour la lutte contre la corruption, a assuré, dans une interview accordée à Africanmanager, que ce phénomène a pris des proportions alarmantes en Tunisie jusqu’à devenir une menace pour sa stabilité économique et sociale. Et de préciser, dans le même cadre, que les promesses faites par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en matière de lutte contre la corruption, lors de sa prise de fonction, n’ont pas été honorées jusqu’à ce jour et demeurent de simples slogans. Il a accusé ainsi Chahed de tenir un discours populiste juste pour convaincre l’opinion publique que la Tunisie est à l’avant-garde dans la lutte contre la corruption.

Brahim Missaoui a, dans le même ordre d’idées, indiqué que plusieurs hommes d’affaires ont adhéré à des partis politiques et veilleront à retarder et bloquer l’avancement du processus de lutte contre la corruption, selon ses déclarations. C’est ainsi qu’il a appelé à investir en masse en matière de lutte contre la corruption, la seule solution pour remédier à ce fléau. Selon ses déclarations, un recul de 1 point dans l’indice de corruption permettra à la Tunisie de récupérer un point de croissance supplémentaire et de pourvoir 16 mille nouveaux emplois.

Le responsable à ce propos appelé à accélérer l’examen et par la suite l’adoption du projet de loi sur la lutte contre l’enrichissement illicite, faisant remarquer qu’il est inconcevable de trouver en Tunisie, dont la population ne dépasse pas 12 millions de personnes, plus de 6500 millionnaires et environ 70 milliardaires à un moment où l’économie nationale vit depuis plusieurs années une crise. Cette loi vise aussi, selon lui, à promouvoir la transparence, l’intégrité et la lutte contre la corruption conformément aux normes internationales. Cette loi va aussi permettre, d’après lui, de traquer les grands corrompus qui ont réalisé de gros bénéfices durant ces dernières années.

Il a par ailleurs exprimé son étonnement de voir la Tunisie être classée première en Afrique du Nord et septième en Afrique pour les grosses fortunes, soulignant que ce classement soulève de nombreuses questions sur les sources de cette richesse.

S’agissant des secteurs les plus corrompus, Missaoui a assuré que la corruption est largement répandue dans le secteur des marchés publics, faisant savoir que la mauvais état des routes et des autoroutes dans les différentes régions du pays est une preuve de la manipulation des marchés publics. Par ailleurs, selon les déclarations du président de la Commission nationale de lutte contre la corruption, Chawki Tabib, la corruption dans les marchés publics engendre pour l’État des pertes de près de 25% du volume global des marchés publics, estimé à 8 milliards de dinars. Le secteur de la sécurité ainsi que celui de la douane sont aussi les plus corrompus, selon notre interlocuteur.

Poursuivant ses propos, Missaoui a en outre assuré que la corruption n’a épargné secteur, accusant ainsi les gouvernements qui se sont succédé depuis la Révolution d’échouer en matière de lutte contre la corruption…

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Fin tragique pour le secrétaire général du Conseil d’État égyptien, Wael Chalabi, placé derrière les barreaux suite à des accusations de corruption au sein de la plus haute juridiction administrative du pays. Arrêté le dimanche 1er janviers 2017, le haut magistrat a mis fin à ses jours hier, dans sa cellule.
« Il est allé aux toilettes, a accroché son écharpe au chauffe-eau et s’est pendu », a précisé à l’AFP son avocat Me Sayed el-Beheir. Ce dernier pointe du doigt des défaillances de la part des gardiens de la prison où était incarcéré le juge.
Il parle par ailleurs de « pression » qu’aurait subie son client lors de l’interrogatoire après son arrestation.
A noter que Wael Chalabi avait déposé sa démission après l’arrestation de Gamal al-Labban, le responsable des achats au Conseil d’État, ce qui a déclenché un torrent de conjectures sur son éventuelle implication dans cette sombre affaire…
Le parquet égyptien a demandé hier aux médias de ne pas ébruiter les éléments de l’enquête.
Ce drame n’émeut pas pour autant le président Abdel Fattah al-Sissi, qui a promis d’aller au bout de sa croisade contre la corruption, arguant que « personne n’était au-dessus des lois »…

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La députée Monia Brahem a déclaré, lors de l’examen, ce mardi 27 décembre 2016, en plénière, du projet de la loi de finances complémentaire (2016), que 13 mille dossiers de corruption ont été déposés, jusqu’à ce jour, auprès de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) dont 140 dossiers ont été transférés au ministère public des différents tribunaux de première instance.

Ces dossiers portent sur l’appropriation de deniers publics, des fraudes dans les résultats des concours de recrutement, les transactions publiques et la gestion des services publics vitaux.

Monia Brahem a par ailleurs appelé à allouer à l’INLUCC les fonds nécessaires pour pouvoir accomplir les missions qui lui ont été confiées. Et la députée de préciser dans le même cadre que les 2 Millions de dinars consacrés à l’instance dans le cadre de la loi de finances 2017 sont très minimes et en déca des attentes.

« Avec quelles ressources financières et humaines l’instance va lutter contre la corruption! », s’est exclamé Monia Brahem, appelant ainsi le chef du gouvernement, Youssef Chahed, à tenir ses promesses. Selon elle, Chahed a promis un nouveau siège pour l’INLUCC ainsi que la mise en place d’une nouvelle structure d’investigation et la création de 10 filiales régionales de l’instance. « Tout cela devait être mis en place avant la fin de cette année », a-t-elle ajouté.

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Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, se serait bien passé de ce méga scandale de corruption, à quelques jours de la fin de son mandat, ce 31 décembre. La bombe a été lâchée dans son pays, la Corée du Sud, par le journal « Sisa », rapporte RFI ce lundi 26 décembre. D’après l’enquête de l’hebdomadaire coréen, Ki-moon aurait encaissé 200.000 dollars de pot-de-vin en 2005, quand il était ministre des Affaires étrangères de son pays, puis 30.000 dollars en 2007, après avoir pris les rênes de l’ONU.
Ces pots-de-vin auraient été versés par le groupe Taekwang (pétrochimie, médias…), un conglomérat déjà cité dans le gros dossier de corruption ciblant les proches de l’ancien président Roh Moo-hyun.

Reste à savoir si les déflagrations seront assez fortes pour faire exploser les chances du SG de l’ONU à la prochaine présidentielle, lui qui a déjà un statut de champion des conservateurs avant même que les joutes aient commencé. En tout cas ce qui est sûr c’est que la série noire continue, dans un pays qui ne badine pas avec la morale publique, l’actuelle présidente en fait d’ailleurs les frais en ce moment même avec une procédure de destitution pour avoir fermé les yeux sur les malversations de sa conseillère de l’ombre…

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Le projet de loi relatif à la dénonciation de la corruption et à la protection des dénonciateurs est à revoir a indiqué, mardi, le président de l’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC), Chawki Tabib.
 » Ce projet de loi contient des failles juridiques qui ne font que freiner le processus de dénonciation et décourager les dénonciateurs « , a expliqué Tabib, dans une déclaration aux médias à l’issue de son audition par la Commission des droits, des libertés et des relations extérieures au sein de l’ARP dans le cadre de l’examen du projet de loi.
En plus de la protection des experts et des témoins d’actes de corruption, il faut assurer la sécurité des dénonciateurs, a-t-il dit, relevant la nécessité de faciliter les procédures de dénonciation et de donner plus de pouvoir à l’INLUCC et à l’instance constitutionnelle qui devra la remplacer.
Critiquant certains articles de ce projet de loi lors d’une réunion avec la Commission, le président de l’INLUCC a jugé que la contrebande et le financement illicite des associations sont des crimes qui doivent être inscrits dans la liste des actes de corruption dès lors qu’ils sont en lien avec la corruption et le terrorisme.
L’article 7 a suscité, dès le début, une vive polémique, précise Chawki Tabib. Ledit article dispose que la dénonciation des actes de corruption doit être déposée auprès des autorités de tutelle.  » Or, dans la plupart du temps, quand on dénonce un acte de corruption au sein même de l’administration; le risque étant de ne pas aboutir à une enquête. L’obligation de passer par l’administration concernée est, par ailleurs, insensée « , explique Tabib, estimant que c’est au dénonciateur de choisir où déposer sa plainte, auprès de l’administration de tutelle, de la justice ou de l’instance.
S’opposant au traitement exceptionnel des actes de corruption dans les domaines de la sécurité et de la défense, Tabib a appelé à la suppression de l’article 11 qui dispose que le dénonciateur doit obligatoirement passer par l’administration de tutelle quand il s’agit d’un acte de corruption dans le domaine de la sécurité.  » Cette exception n’a aucune justification « , selon Tabib.
L’article 18 freine, quant à lui, le processus de dénonciation, ajoute Tabib. Il exclut la possibilité de garder l’anonymat. Le fait d’exiger du dénonciateur son identité conduira, selon Tabib et certains députés, à l’exclusion d’une partie importante des dénonciateurs qui préfèrent garder l’anonymat. Selon lui, il faut, également, désigner une personne physique ou morale qui soit responsable de garder l’anonymat du dénonciateur pour pouvoir, en cas de dépassement, la responsabiliser.
Tabib a, par la même occasion, critiqué le fait de laisser le choix au dénonciateur d’accepter ou de refuser la protection.
L’article 35, relatif à la récompense, a également été critiqué. Tabib a proposé la mise en place d’une structure qui soit responsable de l’attribution de cette récompense et de la définition des critères de son attribution et son montant.
Le montant des amendes infligées à ceux qui dévoilent l’identité des dénonciateurs a également fait débat. Selon Tabib, il existe une grande différence entre les peines infligées aux dénonciateurs malveillants et celles infligées à ceux qui dévoilent l’identité des dénonciateurs. En effet, le montant de l’amende infligée à ceux qui dévoilent l’identité du dénonciateur varie entre 100 et 1000 dinars (article 41). Or les dénonciateurs malveillants risquent de subir, selon l’article 45, des peines extrêmes conformément à l’article 142 du code pénal.
 » En gros, pour pouvoir lutter contre la corruption et pour que la loi sur la lutte contre la corruption soit efficace, Il faut faciliter les procédures de dénonciation, protéger les dénonciateurs, donner plus de pouvoir à l’instance et réviser les peines infligées à ceux qui dévoilent l’identité du dénonciateur « , conclut Tabib.
Cet avis était partagé par la plupart des députés favorables à la révision dudit projet de loi qui ne permet pas, selon certains d’entre eux, de lutter contre la corruption.
Pour le député Taoufik Jomli, ce projet de loi doit être réécrit.  » Nous devons s’attendre à une grande objection de la part du gouvernement « . Bochra Belhadj Hmida a, pour sa part, insisté sur la nécessité de protéger les familles des dénonciateurs qui peuvent être menacées par des actes de vengeance.
Il est à noter que la Commission auditionnera, cet après midi, dans le cadre de l’examen dudit projet de loi, le représentant de l’Instance nationale de protection des données personnelles. Ce projet de loi qui a été soumis à l’ARP depuis octobre dernier contient 46 articles répartis sur 5 différents chapitres.

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Les fournisseurs de fruits importés au marché de gros de Bir El Kassaa ont appelé les autorités à ouvrir les dossiers de corruption à la direction de la Sotumag (Société tunisienne de marchés de gros) afin de dévoiler les dépassements enregistrés.
Le porte- parole desdits fournisseurs, Mohamed Mekaouer, a fait état, vendredi, lors d’une conférence de presse, organisée par l’Association Forza Tunisie « , de la non application du procès verbal, signé le 15 février 2016, par l’ancien pdg de la Sotumag, Mohamed Habib Dimassi, lequel stipule la réservation d’un espace spécial pour la vente des fruits importés.
Dans le même contexte, il a fait savoir que l’actuel pdg, Fethi Fadhli, a tenu à négliger toutes les conventions conclues auparavant.
 » Cet espace permettra de créer un cadre juridique adéquat pour les opérations commerciales de ces fournisseurs, ainsi ils seront aptes à accomplir leur devoir fiscal « , a-t-il dit, ajoutant qu’une enveloppe de 320 mille de dinars a été réservée, durant la période du gouvernement de Mehdi Jomaa, pour la réalisation de cet espace, mais rien n’a été accompli, jusqu’à ce jour.
Dans ce cadre, il a rappelé le sit in observé, le 23 août 2016, durant lequel les fournisseurs ont appelé le gouvernement à leur permettre de payer les impôts, à l’instar du reste des commerçants, dans le cadre de la transparence.
Il a, ainsi, révélé que le chiffre d’affaires dans ce secteur des fruits importés dépasse les 200 milliards de dinars, ce qui permettra de mobiliser, annuellement, des impôts au profit de l’Etat, de plus de 20 milliards de dinars.
Par ailleurs, Mekaouer a indiqué que jusqu’à ce jour, les fournisseurs de légumes importés payent quotidiennement, les frais d’accès au marché de gros, fixé à 1 dinar sur chaque carton de fruits, mais ils ne connaissent pas le sort de ces monnaies.
De son côté, l’expert économique, Mustapha Jouili, a réitéré l’impératif d’appliquer la loi relative à la direction de marché de gros (créée depuis 1980), étant donné que ce dernier se présente comme un mécanisme de régulation des prix.
Jouili a rappelé que ce marché souffre de plusieurs défaillances, dont la multiplication du nombre des intermédiaires (les gacharas), qui sont à l’origine de la hausse des prix des produits.
Il a appelé, pour sa part, à l’impératif d’aménager un marché spécial pour les importateurs des fruits et à les intégrer parmi les sociétés commerciales, de manière à les soumettre à la fiscalité, estimant que ceci permettra de renforcer les ressources de l’Etat et de lutter contre les opérations de contrebande et de l’évasion fiscale.

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Le scandale autour de la présidente de la Corée du Sud, Park Geun-Hye, a fini par la balayer. Déjà fragilisée par les révélations fracassantes sur sa conseillère de l’ombre – elle n’a aucune fonction officielle -, Choi Soon-Sil, qui aurait monté un ingénieux et juteux système de racket des grands groupes du pays, Park Geun-Hye a été précipitée vers la sortie par des bruits persistants sur des rites chamaniques. Le Parlement a décidé de mettre la holà ce vendredi 09 décembre en la destituant. Mais l’affaire n’est pas pliée pour autant puisqu’il faudra des mois pour que la Cour constitutionnelle dise son mot

La motion de défiance avait été introduite par trois partis de l’opposition, au bout de six semaines d’une intense agitation sociale et politique marquée par des manifestations monstres tous les samedis. La dernière fois que les Sud-Coréens sont sortis pour battre le pavé et demander le départ de la présidente, le 3 décembre 2016, ils étaient 1,6 million d’après les organisateurs et 320 000 selon la police. Ce qu’on reproche surtout à Park Geun-Hye, c’est d’avoir été influencée par Choi Soon-Sil dans la conduite des affaires publiques et d’avoir couvert ses pratiques mafieuses. Le 20 novembre dernier, la sulfureuse amie de la présidente a été officiellement inculpée pour «corruption», «tentative de fraude», «trafic d’influence» et «ingérence» dans les affaires d’Etat. Elle aurait profité de ses accointances avec les hauts cercles du pouvoir pour extorquer 77,4 milliards de wons (plus de 62 millions d’euros) aux puissants conglomérats sud-coréens, dont Samsung, Hyundai…

Mardi dernier, la présidente avait déclaré qu’elle se plierait à la décision des parlementaires si la motion de destitution était votée, mais qu’elle ne lâcherait pas son fauteuil avant avril 2016. Mais les partis d’opposition ne l’entendent pas de cette oreille et exigent qu’elle démissionne immédiatement. La balle est maintenant dans le camp de la Cour constitutionnelle…

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Houcine Abbassi

Le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi, a déclaré que la lutte contre la corruption n’est pas moins importante que la lutte contre le terrorisme, rapporte Mosaïque fm.
Dans une allocution à l’occasion de la tenue du Congrès national de la lutte contre la corruption sous le thème « Unis contre la corruption, en faveur de la croissance, de la paix et de la sécurité », le syndicaliste a fait valoir qu’une meilleure application des mesures prises par le gouvernement permettrait de mettre fin à ce phénomène .

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La charte relative à la mise en œuvre de la stratégie nationale de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption a été signée ce vendredi 9 décembre par l’INLUCC, l’ARP, la présidence du gouvernement, l’Instance provisoire de l’ordre judiciaire de la justice judiciaire et la société civile représentée par le syndicat des journalistes La signature a eu lieu à l’occasion de la tenue du congrès national de la lutte contre la corruption, qui a démarré hier jeudi 8 décembre et se poursuit actuellement, sous le thème « Unis contre la corruption, en faveur de la croissance, de la paix et de la sécurité », en présence du chef du gouvernement, Youssef Chahed. Cette stratégie, rappelle-t-on, s’appuie sur 6 objectifs stratégiques dont notamment l’affirmation de la volonté politique en insufflant une dynamique de changement dans le domaine de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

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Le Congrès national de la lutte contre la corruption a démarré ce jeudi 8 décembre, et se poursuivra jusqu’à demain vendredi à Tunis sous le thème « Unis contre la corruption, en faveur de la croissance, de la paix et de la sécurité ».

Coïncidant avec la journée internationale de lutte contre la corruption, cet évènement est une opportunité pour présenter la stratégie nationale de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

Elaboré par l’INLUCC (Instance nationale de lutte contre la corruption) sur la base d’une approche inclusive et participative, ce plan s’appuie sur 6 objectifs stratégiques, à commencer par l’affirmation de la volonté politique en insufflant une dynamique de changement dans le domaine de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

De même, elle vise à encourager la participation citoyenne active dans les efforts de l’Etat en faveur de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption, à améliorer la transparence, l’accès à l’information dans l’organisation des services publics, la gestion des ressources et des dépenses publiques.

Outre ces actions, cette stratégie table sur le renforcement de l’imputabilité et la responsabilité de manière à empêcher l’impunité tout en assurant l’égalité de tous les citoyens devant la loi sans discrimination.

Dans la même perspective, ce dispositif vient renforcer les capacités de parties prenantes en matière de bonne gouvernance, tout en clarifiant et coordonnant les rôles des différents acteurs intervenant dans ce domaine…

Pour y parvenir, des plans et des politiques de lutte contre la corruption ainsi qu’un plan d’action détaillé seront mis en place.

Le plan d’action de cette stratégie s’étalera sur 2 ans et se basera sur des programmes semestriels.

Selon le texte de la stratégie, une instance ou une commission doit être mise en place pour élaborer les rapports d’avancement semestriels. Cette dernière devrait regrouper des représentants des établissements publics, des représentants de l’INLUCC, du secteur privé, de la société civile, des médias ainsi que des personnalités académiques et culturelles.

Une étape historique…

Cette initiative vient traduire un consensus national pour faire avancer l’agenda de la lutte contre la corruption en Tunisie et renforcer la transparence dans la prestation des services publics, a relevé le président de l’INLUCC, Chawki Tabib, mettant l’accent sur ce passage à l’action.

De toute façon et afin de consacrer cette ferme volonté, une charte sera signée par l’INLUCC, l’ARP, la présidence du gouvernement, l’Instance provisoire de l’ordre judiciaire de la justice judiciaire et la société civile représentée par le syndicat des journalistes.

La démarche consiste à réunir l’ensemble des partenaires en donnant la possibilité de réagir.

C’est important dans la mesure où le gouvernement ne peut lutter seul contre la corruption. « C’est une responsabilité partagée par l’ensemble des acteurs intervenant », a dit le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki.

Lors de son discours d’intervention, il a souligné la nécessité d’unir les efforts de manière à mettre fin à ce phénomène qui s’est largement propagé après la révolution du 14 janvier, touchant tous les secteurs, sans exception, engendrant ainsi d’énormes dégâts. D’après des statistiques officielles, la corruption cause à l’Etat des pertes annuelles estimées à 2000 millions de dinars

Appui international

Ce passage à l’action est déjà appuyé par plusieurs organismes internationaux dont notamment les Nations Unies, qui se sont montrées disposées à accompagner la Tunisie dans ce processus.

«Les Nations Unies sont heureuses d’accompagner la Tunisie dans les différents chantiers entamés dont notamment le chantier de la démocratisation et celui de la lutte contre la corruption », a assuré ElKebir Alaoui, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Il a fait savoir que ce nouveau cadre stratégique national s’intègre dans les aspirations des Tunisiens et les perspectives constitutionnelles de l’édification d’un régime démocratique et participatif. « Un régime dans lequel l’État garantit la primauté de la loi, le respect des libertés et des droits de l’Homme, l’indépendance de la justice, l’égalité de tous les citoyens en droits et en devoirs et l’équité entre les régions », a-t-il ajouté.

La réalisation de cet objectif semble facile, surtout avec l’appui de l’Agence Coréenne de Coopération Internationale à travers son programme de « renforcement de la redevabilité publique en Tunisie », mis en œuvre depuis juillet 2016. Rappelons que ce programme vise à favoriser l’émergence d’îlots/modèles d’intégrité (dans des secteurs tels que la police, la douane, les communes, etc.) autour desquels devront être développées des actions collectives et des réformes sectorielles ciblées pour lutter contre la corruption.

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Le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a affirmé que le gouvernement ne peut lutter seul contre la corruption. « C’est une responsabilité partagée par l’ensemble des acteurs intervenants », a dit le ministre lors de son discours d’intervention à l’occasion du Congrès national sur la lutte contre la corruption, qui se tient actuellement à Gammareth.
Il a dans ce cadre souligné la nécessité d’unir les efforts de manière à mettre fin à ce phénomène qui s’est largement propagé après la révolution du 14 janvier, touchant tous les secteurs, sans exception.

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Adnene Haji

Lors d’une séance plénière tenue, mercredi  à l’ARP, le député indépendant Adnene Hajji a appelé à l’ouverture d’une enquête approfondie pour des suspicions de corruption aux concours d’entrée à l’instance vérité et dignité (IVD), rapporte Mosaïque fm.

Plusieurs députés ont également critiqué le manque de transparence et le refus de répondre à leurs questions de la part de la présidente de l’Instance Sihem Ben Sedrine.

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En Corée du Sud, où on atteint des sommets quand il s’agit de réprimer la corruption, le scandale autour de la présidente de la République, Park Geun-Hye, sous le coup d’une procédure de destitution, a eu des développements très surprenants. En effet les députés ont commencé ce lundi 05 décembre 2016 des auditions pour passer sur le grill les grands patrons du pays, histoire de savoir s’ils sont de près ou de loin lis au système de racket mis en place par la sulfureuse conseillère de l’ombre de la présidente, Choi Soon-Sil.

Même les présidents des mastodontes tels que Samsung, Hyundai, LLG, Lotte, Hanjin, CJ… ne seront pas épargnés par cet exercice pénible dans un pays où on a une conception très particulière de la morale publique, rapporte l’AFP. Ces auditions pourraient sceller le sort de la chef de l’Etat, qui fera l’objet ce vendredi d’un vote pour sa destitution.

Pour rappel, Choi Soon-Sil, est accusée d’avoir monté un réseau pour extorquer des sous à de grands groupes industriels, ce qu’elle a appelé des « dons ». Environ 70 millions de dollars auraient transité dans les caisses de deux fondations suspectes. On soupçonne la présidente d’être complice dans cette affaire et d’avoir couvert les agissements de son amie de 40 ans, sous les verrous depuis le début de ce mois pour fraude, abus de pouvoir et détournement de fonds. Mme Geun-Hye, à qui des centaines de milliers de manifestants exigent quotidiennement une démission, sera entendue par la commission d’enquête ce mercredi – son parti lui a évité in extremis une humiliante audition publique au Parlement – pour s’expliquer sur son étrange amie et en même temps conseillère de l’ombre…

Les citoyens sont d’autant plus remontés contre l’élite économique du pays que la croissance bat de l’aile. Les temps sont durs, même dans cette Corée du Sud très prospère. C’est donc le moment de régler quelques comptes avec cette caste opulente, à la richesse insolente. D’après des sources entrepreneuriales reprises par le journal Chosun Ilbo, les grands patrons sont terrorisés à l’idée d’être malmenés publiquement par les députés, alors ils se préparent, comme ils peuvent, pour affronter cette flagellation. Il se dit que certains se sont livrés à des séances préparatoires de questions-réponses, des répliques apprises par coeur, vous vous en doutez bien, pour ne pas se couvrir de honte devant la nation. Certains sont même allés jusqu’à demander le prix du ticket de métro pour démontrer, le cas échéant, que comme Mr et Mme « tout le monde », ils en savent un rayon sur une vie normale ! Décidément, le ridicule ne tue pas…

« Cela fait partie de la culture entrepreneuriale viciée de Corée du Sud, profondément enracinée, que de traiter les familles fondatrices comme si c’était la royauté », indique Shim Jung-Taik, qui a écrit plusieurs livres sur Samsung. « En temps normal, aucun d’entre eux n’aurait participé à ces auditions. Mais la colère de l’opinion publique qui s’est illustrée par les récentes manifestations monstres est trop forte pour être ignorée, même par le gratin », a-t-il ajouté.

Le parti de la présidente a proposé de limiter la casse en lui permettant de se retirer en douceur, en avril, avant des élections anticipées en juin. Mais l’opposition ne veut faire aucune fleur à Park Geun-Hye et est déterminée à avoir sa tête…

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A l’occasion de la célébration, le 9 décembre de chaque année, de la Journée internationale contre la corruption, la Direction Générale de la Douane Tunisienne, appuyée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), organise les 2 et 3 décembre 2016 à l’Hôtel Raddison Blue de Hammamet un atelier technique engageant les hauts responsables du secteur de la douane à une large réflexion autour de l’opérationnalisation de la stratégie de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption.

Le secteur de la douane constitue un enjeu important de développement au regard de son champ d’action très étendu et de la diversité des missions qui lui sont assignées, en l’occurrence le recouvrement équitable des recettes fiscales, la facilitation des échanges, la sécurité des frontières, la lutte contre la contrebande, le crime organisé, le blanchiment d’argent et le terrorisme. Renforcer l’intégrité dans ce secteur ne manquera pas, également, de rétablir la confiance des agents des douanes vis-à-vis des citoyens.

Par ailleurs, ce secteur a été choisi dans l’expérimentation des « îlots d’intégrité ». Trois sites douaniers ont été choisis comme sites pilotes dans le cadre du projet « Renforcement de la redevabilité publique en Tunisie ».

Objectifs :

  • Partager la stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption et revoir son plan d’action pour tout ce qui concerne les prérogatives et le champ d’action des douanes tunisiennes ;
  • Engager les responsables de la douane à mener une réflexion stratégique pour des actions visant à renforcer l’intégrité ;
  • Mobiliser les responsables de la douane autour de la mise en œuvre de la stratégie de modernisation du secteur et de la mise en place de modèles d’intégrité ;
  • Disséminer le code de conduite et de déontologie de l’agent public en vue de l’aligner aux obligations des agents ;
  • Formuler des recommandations pour renforcer l’intégrité dans les trois sites douaniers pilotes dans le cadre du projet « Renforcement de la redevabilité publique en Tunisie ».

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Cerné de toutes parts par les affaires de corruption et de malversation, le président sud-africain, Jacob Zuma, 74 ans, a de plus en plus de mal à résister à la tempête, lâché par des membres de son cercle. Cette fois les appels à la démission sont venus de trois de ses ministres. Ils ont demandé publiquement à Zuma de rendre son tablier…

Lors d’une réunion à huis clos de la direction du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), ce week-end, les membres de l’équipe de Zuma n’ont pas caché leurs états d’âme, rapporte le site d’information News 24, relayant des sources internes au parti. D’après le média, ce sont les ministres du Tourisme, Derek Hanekom, de la Santé, Aaron Motsoaledi et des Travaux publics, Thulas Nxesi, qui se sont braqués contre le chef de l’Etat, confortés dans leur position par le patron de l’ANC au Parlement, Jackson Mthembu, rapporte la même source.

Depuis le samedi 26 novembre, les organes dirigeants de l’ANC sont en conclave dans un hôtel de Pretoria pour décider du sort de Zuma, devenu très encombrant avec ses nombreuses casseroles judiciaires. L’actuel président pourra difficilement aller au bout de son mandat – 2019 – à ce rythme là. La déconvenue historique du parti mythique de Nelson Mandela aux municipales d’août dernier n’a pas arrangé les choses. Certes le président de la République dispose encore de l’appui d’une majorité des députés de l’ANC, ce qui lui a permis de venir à bout récemment d’une motion de censure, mais jusqu’à quand pourra-t-il passer entre les gouttes ?

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Le gouvernement d’union nationale compte renforcer le dispositif législatif pour lutter contre la corruption et montrera plus de fermeté face à ce fléau. C’est le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, qui l’a affirmé ce mercredi 16 novembre 2016.

« Le gouvernement en place veut traduire sa volonté par un arsenal juridique en matière de lutte contre la corruption de manière à y faire face », a précisé le ministre lors de son audition par la commission de l’organisation de l’administration au sein de l’A.R.P.

Selon Abid Briki, c’est logique car on ne peut pas lutter contre la corruption sans une législation adaptée à la situation.

« L’arsenal juridique envisagé va commencer par la protection des dénonciateurs des actes de corruption », a dit le ministre, s’appuyant sur l’initiative du gouvernement visant la mise en place d’une loi portant sur la dénonciation de la corruption et la protection des dénonciateurs.

Cette démarche vise principalement à renforcer la confiance des citoyens vis-à-vis des administrations publiques et des entreprises privées et à favoriser leur participation à l’élaboration, l’exécution et l’évaluation des politiques de lutte contre la corruption, a encore expliqué le ministre, qui n’a épargné aucun effort pour défendre ce projet.

Composé de 46 articles répartis sur cinq chapitres, ce projet, a-t-il dit, vient définir les mécanismes de dénonciation de la corruption et de protection des dénonciateurs et consacrer les principes de transparence, d’intégrité et de recevabilité dans les secteurs public et privé.

Le gouvernement veut aller plus loin…

Ce texte vient tout juste après l’adoption en mars dernier de la loi organique sur l’accès à l’information concrétisant ainsi l’article 32 de la Constitution, qui  stipule que « l’État garantit le droit à l’information et le droit d’accès à l’information ».

Et le gouvernement veut aller plus loin en suggérant d’autres lois importantes dans ce processus dont notamment le projet de loi sur la promotion de l’intégrité et la lutte contre l’enrichissement illicite. Elles viendraient consacrer les dispositions de la Constitution relatives à la promotion de l’intégrité et de la transparence et à la prévention des conflits d’intérêts, a assuré le ministre.

Pour lui, il s’agit d’un travail de longue haleine et la lutte contre la corruption est une action sociétale qui implique tous les acteurs de la société. A ce niveau, le gouvernement peut tirer profit d’expériences étrangères, notamment celle de la Corée du Sud. Ce pays a réussi grâce aux actes de dénonciation à gagner 86 millions de dollars dont 7,8 millions de dollars ont été accordés comme avantage financier aux dénonciateurs d’actes de corruption.

Chahed appelé à plus d’audace…

L’audition du ministre était aussi l’occasion pour les membres de la commission de l’organisation de l’administration d’exprimer leurs positions par rapport à cette nouvelle initiative.

La députée Bochra Bel Haj Hmida revient sur l’importance que revêt la répression dans la lutte contre la corruption et appelle à plus de mesures plus audacieuses. Elle a dans ce cadre invité le gouvernement de Chahed à faire preuve de réactivité face aux dossiers présentés en la matière et à accorder la priorité aux investigations.

D’autres élus se sont penchés sur un thème qui en préoccupe plus d’un : La dénonciation de la corruption et les soucis liés à la protection des dénonciateurs.

Les autorités devront, selon le député de Tounes Al-Irada Imed Daïmi, encourager la dénonciation de la corruption en rendant effective la protection des témoins, des dénonciateurs, experts et victimes.

Dans ce sens, il a proposé la mise en place d’une série d’incitations pour pouvoir encourager les citoyens voulant dénoncer une pratique illégale. Parmi les recommandations, il suggère une promotion au travail.

Sur un autre plan, Imed Daïmi a indiqué que ce texte ne doit pas se limiter aux dénonciateurs, mais toucher aussi les acteurs intervenants, à savoir les experts comptables.

Il est temps d’appuyer les instances spécialisées

De son côté, le député Karim Hlali a souligné la nécessité de mobiliser les ressources nécessaires de manière à appuyer davantage les instances chargées de la lutte contre la corruption pour qu’elles puissent accomplir leur mission. Cet appui devrait principalement toucher le pôle judiciaire et financier qui manque, en effet, d’outils, notamment d’ordre législatif, selon ses dires.

Cet appel vient renforcer les propos du président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib, qui a à maintes reprises réclamé plus de moyens pour les acteurs concernés par ces affaires.

C’est important pour l’INLUCC laquelle, malgré le manque de moyens, a réussi à transmettre plus de 100 dossiers à la justice, en plus d’autres dossiers émanant de la Commission des investigations et de la Direction de la répression fiscale, soit un total de près de 1200 dossiers à instruire par le Pôle judiciaire. Ces dossiers concernent essentiellement les transactions publiques et coûtent près de deux milliards de dinars par an aux caisses publiques.

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La lutte contre la corruption est une action sociétale qui implique tous les acteurs intervenants. C’est ce qu’a déclaré Abid Briki, ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, lors de son audition par la commission de l’organisation de l’administration au sein de l’ARP.

Le ministre a ajouté que le gouvernement a dans ce cadre proposé une série de lois afin d’atteindre cet objectif et ce, dans le cadre d’une approche consensuelle. Parmi ces lois, il s’est appuyé sur le projet de loi relatif à la dénonciation de la corruption et à la protection des dénonciateurs, qui fait actuellement l’objet d’un examen à la commission de l’organisation de l’administration à l’ARP.

C’est important, a affirmé Abid Briki, faisant savoir qu’on ne peut pas lutter contre la corruption sans une législation adaptée à la situation et sans une meilleure coordination entre l’ensemble des intervenants.

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Walid Zarrouk

« Il ne suffit pas aujourd’hui de protéger les dénonciateurs dans des affaires de corruption, il est temps d’instaurer tout un système de dénonciation », a estimé le député de Tounes Al-Irada Imed Daïmi.
Lors d’une séance de la commission de l’organisation de l’administration qui se tient actuellement à l’ARP, consacrée à l’audition du ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Imed Daimi a souligné la nécessité d’encourager ces dénonciateurs.
Dans ce sens, le député a proposé la mise en place d’une série d’incitations pour pouvoir encourager les citoyens voulant dénoncer une pratique illégale. Parmi les recommandations, il suggère une promotion.
Sur un autre plan, Imed Daïmi a indiqué que ce texte ne doit pas se limiter aux dénonciateurs, mais toucher aussi les acteurs intervenants, à savoir les experts comptables.

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Abid Briki, ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, a déclaré ce mercredi 16 novembre 2016 qu’on ne peut pas lutter contre la corruption sans une législation adaptée à la situation.
En effet, lors de son audition par la commission de l’organisation de l’administration au sein de l’ARP, le ministre a mis l’accent sur l’importance de la mise en place d’un cadre législatif adéquat capable de mettre fin à ce phénomène qui a atteint un stade «épidémique en Tunisie».
La précision du ministre vient à un moment où ladite commission a entamé hier l’examen du projet de loi relatif à la dénonciation de la corruption et à la protection des dénonciateurs. Ce texte vient définir les mécanismes de dénonciation de la corruption dans le secteur public.

Nous y reviendrons…

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