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La probable révision à la hausse des produits de base dont les produits pétroliers est la parfaite illustration des mauvaises nouvelles que les gouvernements, tous sans exception, planquent le plus longtemps possible sous le tapis, même si, très souvent, l’objet caché dépasse et se voit comme le nez au milieu de la figure. De ce point de vue les autorités tunisiennes n’ont pas dérogé à la règle. Ridha Bouzgouada, directeur général de l’Energie au ministère de l’Energie, des Mines et des Energies, a joué au bon soldat en montant au créneau mardi 18 octobre 2016, à la TAP, pour démentir – mais pas catégoriquement – les rumeurs sur une montée des prix de vente de l’essence sans plomb, du gasoil ordinaire et du gasoil 50. Il a bien fait le boulot en déclarant que rien de tel n’est dans les petits papiers du gouvernement. Sauf que dans la foulée, il a ajouté qu’un ajustement à la hausse ou à la baisse des tarifs à la pompe est déjà calé pour la mi-janvier 2017. Comprenez par là, en langage moins diplomatique, que les prix risquent d’être révisés à la hausse compte tenu de la tendance actuelle du marché…

L’ajustement des prix à la pompe aux cours internationaux du pétrole, c’est aussi ça. Or quel est le tableau présentement ? Les cours du baril ont retrouvé des couleurs hier, ils se sont même payés le luxe d’atteindre un plus haut historique depuis un an. Le prix du baril a franchi le seuil des 50 dollars, 51.60 plus exactement, à New York et 52.67 à Londres. Donc les automobilistes tunisiens ont du souci à se faire, eux qui ont à peine commencé – depuis juillet 2016 – à bénéficier des fruits du mécanisme d’indexation des prix sur les cours internationaux, et encore à des niveaux plus que raisonnables, voire insignifiants, après des années de « racket », une spécificité bien tunisienne. D’ailleurs les citoyens le disaient volontiers : « Notre pays est l’un des rares au monde où le prix du carburant monte, monte, sans jamais descendre ».

Le gouvernement, bien évidemment, ne peut pas assumer une telle posture, avec toutes les résistances que crée déjà la loi de finances 2017, laquelle décidément ne plait à personne ! (ni à l’UGTT, ni aux patrons, ni aux avocats…). Si en plus on jette sur la place publique une hausse des prix des carburants, la soupe à la grimace risque très vite de se transformer en cocktail explosif. Mais le fait est que la remontée des prix à la pompe nous pend au nez car il s’est produit ceci : La fonte inattendue des stocks américains. Cela a presque immédiatement provoqué une poussée de fièvre sur les cours internationaux du brut. Une chose est certaine : Tous les ingrédients sont là pour une montée prochaine des prix internationaux, notamment si les pays exportateurs de pétrole (OPEP) se conforment à leurs engagements pris lors de la réunion d’Alger le 28 septembre dernier, pour la réduction de la production du pétrole.

Mauvaise nouvelle : La production locale de brut va baisser

A noter que le budget de l’Etat pour 2017 a été élaboré sur la base d’un cours moyen du pétrole à 50 dollars le baril et un taux de change dinar/dollar de 1 dollar=2.250 dinars. Donc de ce point de vue, les prévisions du gouvernement tunisien sont plutôt en adéquation avec les cours actuels. Mais si jamais les cours internationaux venaient à monter substantiellement, en vertu de ce qu’on vient de dire, il y aura de la casse. D’abord dans les caisses publiques. Ensuite chez les consommateurs pour cause d’ajustement des prix à la pompe sur les cours internationaux de brut. Donc le gouvernement prendrait dans les poches des automobilistes ce qu’il aurait payé en plus pour importer du pétrole. Logique, me direz-vous.

Autre facteur qui impacte directement les prix : La production locale de pétrole brut. Elle est évaluée à 2203 millions tonnes l’an prochain contre 2225 millions tonnes escomptées en 2016. Dans ce cas de figure, on pourrait se retrouver avec un volume des importations des produits pétroliers de 2812 millions tonnes. Et puisque, comme le prévoit le budget 2017, l’indexation des prix nationaux sur les cours internationaux est maintenu en 2017, fatalement les automobilistes pourraient payer plus cher leur carburant l’année prochaine. Vous êtes prévenus…

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