Tags Posts tagged with "crédit"

crédit

par -

L’expert en immobilier, Faouzi Ayadi a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il évoqué plusieurs sujets dont la situation actuelle du secteur, les prix et la tendance pour les années prochaines. Il a également passé en revue le programme du « premier logement », l’initiative récemment annoncée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Interview:

Quel état des lieux dressez-vous du  secteur de l’immobilier en Tunisie?

C’est le statu quo. Il y a une stagnation au niveau des prix et des ventes. Pas de vente importante en termes de volume. La baisse des prix attendue par tout le monde n’a pas eu lieu, et si elle existait, elle est partielle et ne concerne que quelques zones.
Avez-vous des chiffres sur les ventes qui ont eu lieu?
A vrai dire, il n’y a pas beaucoup de ventes presque partout dans le pays. Bien qu’il n’y ait pas d’estimations scientifiques des ventes, on peut noter que les ventes du secteur durant l’année 2016 ont chuté de moitié par rapport à l’année 2015. Mais la différence entre les deux années, c’est qu’en 2016, le prix catalogue est devenu négociable et par rapport à l’année 2015, les prix n’ont pas changé sauf quelques ajustements dans certains endroits.
Une baisse des prix a été toutefois remarquée depuis la fin de l’année 2015 à Sfax. Cette baisse a été également constatée dans certaines régions de Sousse à Hergla et Mrezgua.
À quoi est due cette baisse alors ?
À Sfax, la baisse s’explique par le fait que l’offre est plus importante que la demande, et ce suite au grand nombre de promoteurs immobiliers actifs dans ce gouvernorat. Pour Hergla, c’est une zone touristique caractérisée par une demande importante de la part des expatriés tunisiens ou des étrangers.
Contrairement à ce gouvernorat, d’autres zones ont vu les prix se gonflerpar rapport à l’année 2015, notamment le Lac, Soukra et Choutrana.
Quelle sera la tendance des prix pour les deux prochaines années?
Cela dépend de la situation économique du pays. Si la situation économique s’améliore, les prix vont certainement baisser sinon la tendance du marché va vers l’économique et le social. Il est fort probable aussi de trouver des constructions écologiques, créneau qui doit avoir prochainement du poids sur le marché.
Actuellement, on peut parler de constructions économiques?
Oui, mais la demande est encore plus grande que l’offre. Mais cela n’empêche qu’il existe pas mal de projets économiques lancés par la SPROLS et la SNIT et les projets achevés se vendent en un temps record. Les promoteurs immobiliers sont appelés à lancer des projets qui correspondent au pouvoir d’achat du Tunisien qui ne dépasse pas généralement les 200 mille dinars.
Nombreux sont ceux qui reprochent aux promoteurs immobiliers de ne pas présenter des solutions pour les acheteurs potentiels. Et même le projet du « premier logement », il servira, selon eux, l’intérêt du promoteur plus que le client, qu’est ce que vous en pensez?
On veut que tout le monde soit satisfait, le client et le promoteur. Le promoteur immobilier est un acteur économique et son opération doit être rentable et l’inverse pour le client. On est à la recherche de cette équilibre promoteur-client.
Et c’est vrai que ce projet va vers l’intérêt du promoteur?
Historiquement, cette initiative du « premier logement » est venue des promoteurs immobiliers, mais cela ne veut pas forcément dire qu’elle est contre le client. Cette action est certes pour le promoteur autant que pour le client. Moi personnellement,  je ne vois pas de contradiction même si je savais que cette initiative provient de la chambre syndicale des promoteurs, mais ce n’est pas un problème.
Il faut comprendre aussi que le promoteur immobilier construit  pour le client,  et sans lui il ne peut rien faire, et même les clients s’il n y a pas de promoteurs,  il ne trouve pas  où acheter. C’est un mariage positif. On ne doit pas anticiper les événements. il faut tout d’abord vivre l’expérience et laisser le jugement pour plus tard. Actuellement, il a près de mille logements disponibles pour les budgets de moins de 200 mille dinars. Ces logements sont concentrés dans la capitale, ou à 20 ou 25 kilomètres.
Quel rôle pour les banques?
Les banques sont toujours trop prudentes à l’exception de deux ou trois banques bien engagées dans le secteur immobilier. Aujourd’hui, pour avoir un crédit bancaire, ce n’est pas facile, il y a beaucoup de conditions à remplir et même le produit offert par la banque demeure encore classique. La marge qu’elle prend est très grande. Si tu prendra 100 mille dinars,  tu payera 150 mille dinars. C’est énorme. Et malgré le coût élevé exigé par les banques, elles demeurent réticentes. De plus,  l’assurance qui pourra jouer le rôle d’un bailleur de fonds n’est pas encore intégrée.
Y-a-il de solutions ou de propositions dans ce sens?
Dans le monde entier, on ne peut pas parler de solutions et d’alternatives dans une crise immobilière.

par -
L'Arabie saoudite a procédé au déploiement de 30 000 soldats le long de sa frontière avec l'Irak après le départ de plusieurs milliers de militaires irakiens de cette

La promesse faite hier par l’Arabie Saoudite à la Tunisie vient d’être concrétisée. Les deux pays ont procédé, ce mercredi 30 novembre 2016, à la signature d’un accord de financement de 800 millions de dollars. La signature a eu lieu en marge de la Conférence internationale sur l’Investissement « Tunisia 2020 », en présence du chef du gouvernement, Youssef Chahed.

L’Arabie saoudite a décaissé un montant d’une valeur de 500 millions de dollars (1100 millions de dinars) sous forme de crédit à des conditions avantageuses, au profit des projets de développement en Tunisie. Cet accord sera remboursé sur 20 ans et à un taux d’intérêt fixé à 2%.
200 millions de dollars, soit 440 millions de dinars, seront consacrés à l’impulsion des exportations tunisiennes alors que 100 millions de dollars ont été accordés sous forme de don.

par -

La Banque européenne d’investissement (BEI) vient de signer avec la compagnie nationale de télécommunication, Tunisie Telecom, un contrat de financement de 100 millions d’euros pour soutenir le développement de ses réseaux. C’est lors d’une rencontre qui a eu lieu ce lundi 28 novembre 2016 au siège de TT que le contrat en question a été signé. L’accord a été paraphé par le président de la BEI, Werner Hoyer et M. Nizar Bouguila, PDG de Tunisie Telecom, en la présence de l’ambassadeur de la Suède en Tunisie, des représentants de la BEI et de la Banque centrale de Tunisie (BCT)

La signature s’est faite en marge de la participation de la BEI à la Conférence internationale d’appui au développement économique, social et durable de la Tunisie , « Tunisia 2020 », qui démarrera demain mardi 29 novembre 2016 à Tunis.

TT prévoit d’utiliser le financement de la BEI pour le développement des réseaux très haut débit fixe et mobile, par la mise en place de 1500 sites sur l’ensemble du pays, ainsi que le déploiement de 2000 Km de fibre optique. Ces montants seront alloués également à la modernisation du réseau dont le réseau national de transport par la mise en place de liaisons 100 Gbps et 400 Gps ainsi que le réseau métropolitain de collecte par la mise en place pour la première fois de la technologie WDM, permettant de faire face à l’augmentation de la demande de capacité des réseaux très haut débit.

Lors de la signature, le président de la BEI a déclaré que le financement de ce projet porté par TT entre dans le cadre du programme Cadre InnovFin, programme réservé aux Etats membres de l’UE et aux pays associés (dont la Tunisie, seul pays associé du continent africain). Ce financement est le premier du genre effectué hors Union européenne. La Tunisie, au travers de TT, fait preuve d’exemple pour toute la région et bien au-dèla, en matière de réactivité et de dynamisme.

Il a en outre réaffirmé l’engagement de la BEI à poursuivre son soutien : « Nous soutenons le tournant amorcé par ce groupe ces derniers mois quant à son image et à son dynamisme, et renforcerons davantage la concurrence dans le secteur des tics en Tunisie pour un meilleur accès à Internet sur l’ensemble du territoire tunisien, en particulier dans les régions intérieures ».

Quant à lui, le PDG de TT a indiqué que sa compagnie s’est réjouie de cet accord : « Nous sommes très fiers d’établir ce partenariat avec la BEI et nous considérons ce financement comme un gage de confiance dans les compétences techniques et financières de TT », a-t-il dit.

Et Nizar Bouguila de rajouter que ce crédit accordé par le BEI est très avantageux, avec des conditions de financement très étudiées et adaptées aux projets d’infrastructure.

par -

L’ancien gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Mstapha Kamel Nabli, a accordé une interview exclusive à Africanmanager dans laquelle il a parlé de la loi bancaire, de la nouvelle loi régissant le statut de la banque Centrale et du crédit de 2,9 milliards de dollars du FMI qui vient d’être approuvé par son Conseil d’administration.

Mstapha Kamel Nabli a également évoqué les problèmes posés au niveau de la finance islamique. Interview:

Quelle est votre opinion à propos de la loi régissant la Banque centrale de Tunisie ?

La nouvelle loi sur le statut de la BCT a été nécessaire pour clarifier le rôle et la réglementation au niveau de la banque et consolider son indépendance, mais elle pose quand même un problème essentiel au niveau de la composition du conseil d’administration de la BCT puisque cette loi, d’un côté, instaure l’indépendance de la banque et , d’un autre côté, surcharge le conseil de représentants de l’État et de l’administration, ce qui est en contradiction avec l’indépendance de l’institut d’émission.

Cette loi réduit l’independance de la BCT et attribue un rôle prépondérant au gouvernement dans la BCT, ce qui n’est pas souhaitable voire incompatible avec l’indépendance de la BCT.

Le conseil d’administration de la banque centrale est dominé par des membres du gouvernement, soit entre 3 ou 4 réprésentants de l’État.

S’agissant du projet de loi bancaire, qu’est ce que vous en pensez ? Avez-vous des réserves ?

La mise en plae d’une nouvelle loi bancaire est certes nécessaire pour réformer les système bancaire tunisien et le moderniser. Cette loi cultive plusieurs aspects positifs, mais il faut dire quand même qu’il s’agit d’une loi plutôt défensive qu’offensive dans la mesure où elle ne reflète pas une vision de réforme du système bancaire outre le fait qu’elle n’a pas clarifié comment elle va contribuer au financement de l’économie et répondre aux défis de la prochaine période. Il n ‘y a pas de vision là-dessus sur la manière d’agir ni une politique claire sur la restructuration du secteur bancaire et comment il fera face à la concurrence.

Peut-on parler de points forts dans cette loi ?

Oui, il y a plusieurs réformes portant sur la solidité du système bancaire pour améliorer son efficacité comme l’assurance sur les depôts, la nouvelle législation sur la réglementation des problèmes des banques en difficultés et la gestion des banques en faillite. Ce sont des aspects très importants pour la réforme du secteur bancaire tunisien.

L’introduction de la finance islamique dans la nouvelle loi bancaire a suscité plusieurs critiques, pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Sur cette question, il faut dire que l’introduction de la finance islamique dans cette loi bancaire a été faite comme une introduction politique et non économique. La législation actuelle autorise la finance islamique et n’a pas besoin de régles prudentielles et de réglementation.
La finance islamique n’a pas besoin d’être introduite comme une activité parallèle au système bancaire classique et crée une distinction entre deux systèmes de financement, l’un islamique et l’autre classique. C’est une erreur.

Le FMI vient d’approuver l’accord permettant à la Tunisie de bénéficier d’un crédit de 2,9 milliards de dollars. Que représente ce crédit pour la Tunisie ?

Le crédit du Fonds Monétaire Nternational (FMI) qui vient d’être accordé à la Tunisie est un calmant.

De tels financements ne pourraient qu’apporter des réponses à une crise aigue de liquidités et ne pourront nullement résoudre le problème de la crise économique.

par -

Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le ministre des Finances, Slim Chaker a déclaré que la nouvelle loi sur les banques prévoit la  création d’un fonds de garantie qui permettra à la Banque Centrale et le ministère des Finances de protéger les citoyens.

Le ministre a d’autre part passé en revue les grandes lignes des business plan de trois banques publiques.

Il a par ailleurs appelé la communauté internationale à consacrer plus de temps aux problèmes confrontés par la Tunisie notamment dans cette phase exceptionnelle. Interview :

Quelles sont les caractéristiques de la nouvelle loi bancaire  actuellement en examen à l’ARP ?

La nouvelle loi sur les banques apporte à mon avis une nouveauté majeure. C’est le fonds de garantie qui permettra à la Banque Centrale et le ministère des Finances de protéger les citoyens qui déposent leur agent dans les établissements bancaires.

Ce fonds de garantie revêt une importance particulière et chaque banque qui ne respecte pas cette loi s’exposera à des sanctions. Parmi les sanctions figure  la fermeture de la banque quitte à la laisser faire faillite.

Mais cette nouvelle loi comportera, pour la première fois en Tunisie, un chapitre consacré à la finance islamique. Ce dernier a provoqué une  polémique. Qu’en  pensez-vous ?

La finance islamique est un produit bancaire comme tout autre produit. Ce n’est pas à mon avis un handicap étant donné que ce produit existe dans plusieurs pays y compris ceux non musulmans comme l’Afrique de Sud et la Grande-Bretagne.

Qu’en est-il de la réforme de trois banques publiques ?

On vient de recapitaliser ces trois banques et on a préparé leurs business plans.

Les grandes lignes de ces business plans tournent autour de la restructuration de chaque banque de façon à être financièrement solide. Nous œuvrons pour l’ouverture de nouvelles agences au niveau de chaque banque notamment dans les régions qui représentent des marchés intéressants pour ces institutions.

Notre but est de ramener aussi des compétences humaines pour ces trois instituions tout en mobilisant les nouvelles technologies pour instaurer l’e-banking.

Outre ces points, un intérêt sera porté à  la mise en place d’un nouveau système d’information pour que les banques puissent analyser les risques sans oublier le renforcement de la gouvernance à travers le contrôle interne et le renforcement du rôle des administrateurs.

Y a-t-il des nouveautés en ce qui concerne l’accord de garantie de prêt de 500 millions de dollars qui sera accordé par les États-Unis d’Amérique à la Tunisie ?

En effet, la loi des finances pour l’exercice 2016 prévoit des financements de l’ordre de 6600 millions de dinars. Ces financements seront opérés par une dette intérieure égale à 2000 millions de dinars et une autre extérieure de l’ordre de 4600 millions de dinars.

Les négociations sont en cours pour l’octroi de ce prêt avec la garantie du gouvernement américain. Ceci est déjà prévu dans la loi des finances 2016.

La seule nouveauté est qu’on va sortir sur le marché américain pour obtenir ce crédit avec un taux d’intérêt de l’ordre de 2% au lieu de sortir seul pour l’avoir avec un taux  variant entre 6 et 7%.

C’est raisonnable puisque le risque lié à la Tunisie est couvert par le gouvernement américain

Et pour les négociations avec le FMI sur un plan d’aide de 2,8 milliards de dollars?

Les négociations relatives à un nouvel accord avec le FMI pour appuyer le programme de réformes économiques du gouvernement sont à un stade avancé.. On a eu l’accord de principe  et il reste à le concrétiser lors de la réunion du conseil d’administration prévue en mai ou juin prochain..

Ceci dépendrait toujours de la fixation de la date d’examen du dossier de la Tunisie par le conseil d’administration du FMI. Si le conseil d’administration donne son feu vert, l’accord sera aussitôt signé et l’on commencera à mettre en place le second programme.

Mais des réformes économiques ont été exigées pour l’octroi de cette aide ?

On est en train d’avancer en ce qui concerne la mise en place des réformes économiques majeures. Lorsqu’on est parti vers la réunion annuelle du FMI, sa directrice générale avait déclaré que le second programme venait  d’être signé. Cela veut dire que notre pays est sur la bonne voie.

Vous reprochez à la communauté internationale son incompréhension de la situation actuelle de la Tunisie. Pouvez-vous préciser vos propos ?

Les partenaires internationaux ont mal compris la situation actuelle de la Tunisie. A mon avis, la communauté internationale n’a pas consacré beaucoup du temps à la Tunisie ; et c’est compréhensible puisqu’elle a d’autres priorités.

Ceci aura certainement un coût surtout que la communauté internationale apporte  des solutions toutes faites dans une boîte à outils, mais qui ne sont pas applicables à la Tunisie qui a déjà des besoins différents.

A maintes reprises, j’ai dit à la Banque mondiale ou même au Fonds monétaire international que la Tunisie n’est pas un laboratoire pour créer des outils qui seront par la suite appliqués en Irak, en Syrie ou en Libye. De plus, cette boîte à outils ne pourra jamais s’appliquer à la Tunisie,  et c’est pour cette raison qu’il faut bien comprendre les défis de notre pays.

Comment faire ?

La communauté internationale est appelée à consacrer plus de temps aux problèmes confrontés par la Tunisie notamment dans cette phase exceptionnelle.

Cette démarche est  cruciale  pour que la communauté internationale puisse comprendre les véritables enjeux de la Tunisie et  apporter les solutions appropriées et les plus adaptées aux   grands défis auxquels fait face la Tunisie tant sur le plan sécuritaire qu’économique et social.

Pour nous, on est en train de travailler, d’avancer et de mettre en œuvre les réformes nécessaires, mais si on trouvait  ce coup de pouce de la part de la communauté internationale, la probabilité de succès augmenterait.

Je pense qu’il s’agit d’une étape importante pour réussir à stabiliser le pays, éviter tout dérapage et sortir de l’impasse.

Qu’en est-il de la création d’une agence en charge de  la gestion de la dette ?

La préparation du  dossier y afférent est en cours en coordination avec la Banque mondiale. Notre but est clair. Il s’agit  tout simplement d’assurer le passage d’une gestion passive de la dette à une gestion active et dynamique et ce, à travers une feuille de route actualisée.

Cette nouvelle agence sera gérée par des compétences spécialisées au sein du ministère des Finances.

Quelle serait la date de sa création ?

D’ici fin  2016, l’agence en charge de  la gestion de la dette sera créée.

par -
Selon le dernier rapport du FMI

La Tunisie est en train de négocier une nouvelle ligne de crédit de 2.8 milliards de dollars avec le Fonds Monétaire International, annonce le conseiller du chef du gouvernement chargé des Grandes Réformes Economiques, Taoufik Rajhi, ajoutant que les pourparlers sont à un stade avancé pour la mobilisation de financements nécessaires pour l’exécution du plan de développement 2016-2020 sachant que le prêt sera assorti d’un taux d’intérêt de 2%.

L’annonce faite par Taoufik Rajhi continue de susciter la polémique notamment parmi plusieurs experts en économie..

Africanmanager a contacté quelques députés pour mieux s’informer sur l’utilité de ce concours financier  et surtout ses effets pour la prochaine période.

L’économie a toujours besoin d’un soutien…

Pour le membre de la commission des finances et de la planification et du développement à l’ARP, Slim Besbess, « le recours au FMI est raisonnable puisque notre économie a toujours besoin d’un soutien ».

« On a plus que jamais besoin de crédibiliser notre économie vis-à-vis  des investisseurs étrangers d’autant plus que la phase suivante consiste à appliquer le plan des réformes majeures qui nécessite, à mon avis,  un investissement conséquent . D’où l’importance d’une composante du financement provenant de l’étranger », a expliqué le député.

Slim Besbess a encore souligné  qu’on ne dispose  pas des ressources nécessaires qui nous permettent de  réaliser les ambitions du plan de développement. « Le schéma de croissance élaboré par la note d’orientation est clair : on ne peut pas réaliser cette ambition pour la mobilisation d’une enveloppe d’investissement de 125 millions de dinars sans avoir une composante provenant de l’étranger », a-t-il expliqué affirmant que « le défi consiste à réaliser la croissance, mais aussi les objectifs d’une normalisation macroéconomique pour pouvoir réussir la transition économique »

Un avis  partagé par Mohamed Ben Salem qui a reconnu l’existence d’une diabolisation en ce qui concerne les liens entretenus avec le Fonds Monétaire International.  « Certaines personnes sont en train de diaboliser nos relations avec cette institution financière», a remarqué le député nahdhaoui tout en appelant «  à comparer le taux d’intérêt imposé par le FMI avec celui imposé par la Banque Mondiale  pour mieux comprendre la situation. C’est une chose incomparable puisque le taux d’intérêt est cinq fois moins ».

Comme justification, il a cité le crédit de 1.2 milliard de dollars octroyé par la Banque Mondiale à la Tunisie en 2013 tout en rappelant que le taux d’intérêt était de 5.75%.

Une ligne de crédit toxique…

Le Front Populaire par la voix de Mongi Rahoui, s’est dit opposé à cette nouvelle ligne de  crédit surtout qu’elle sera utilisée pour financer des dépenses courantes, au détriment de l’investissement et de la création de richesses.

« On est sûr que tous les crédits contractés par la Tunisie de l’après Ben Ali étaient destinés à couvrir le déficit budgétaire et n’étaient pas destinés à l’investissement public et ceci souligne  la mauvaise politique  menée par les  autorités en place qui n’ont pas pris en considération les retombées négatives de ces crédits sur la balance des paiements et surtout sur la souveraineté de notre décision nationale », a asséné Rahoui remarquant que le gouvernement d’ Essid se trouve incapable de trouver des solutions adéquates pour gérer la crise économique.

Le député de Nidaa Tounes, Moncef Sallami a, pour sa part,  appelé le gouvernement à vendre les grandes quantités d’or saisies et stockées dans les dépôts de la douane, au lieu de recourir à l’endettement.

« Il faut exploiter nos sources et la vente de  grandes quantités d’or existantes dans les dépôts de la douane, estimées à 4 tonnes  pourraient rapporter une importante somme d’argent aux caisses de l’État  », a t-il estimé.

Vers l’effondrement de l’économie

De son côté l’expert en risques financiers, Mourad Hattab n’a pas manqué de s’attaquer au gouvernement Essid estimant que la Tunisie se dirige à grand pas vers l‘effondrement.

 « La Tunisie ne cesse de recourir à des institutions financières internationales alors qu’elle peine à relancer l’appareil de production » », a martelé l’expert notant que « le recours au FMI ne peut que créer des problèmes macroéconomiques sachant que les crédits qui ont été contractés au cours de ces dernières années avec des échéances énormes sont destinés principalement à la consommation ».

D’après lui « c’est en soi un crime économique et financier ».

Interrogé sur les répercussions de  la nouvelle ligne de crédit, objet d’un examen avec le FMI, l’économiste l’a qualifiée de « toxique » étant donné qu’elle  n’a aucun rapport avec la productivité ou le développement.

Mourad Hattab a par ailleurs mis en garde contre l’aggravation du taux de l’endettement extérieur qui devrait atteindre 70% durant les deux prochaines années contre 52% actuellement.

par -

Au 4éme trimestre 2015, le secteur bancaire a pu se rattraper au niveau de la collecte pour finir l’année 2015 en croissance faible de 3,2% à 46 968 mDT.

Bien évidemment la BIAT reste indétrônable et préserve sa position de leader avec une part de marché de 17,2% suite à une croissance de près de 7,7%, soit un effort de collecte de 578 mDT le niveau le plus élevé du secteur. ( soit près de 40% de l’effort de collecte au niveau du secteur).

La grande surprise vient de Amen Bank qui affiche une baisse de 7,1% de ses dépôts soit plus de 391 mDT en valeur et perd ainsi 120 pb au niveau de sa part de marché (10,9% en 2015 contre 12,2% à fin 2014). Ceci étant, l’AB reste la deuxième banque privée en termes de dépôts. Une baisse qui est essentiellement due au repli de 18% des placements à termes qui lui coûtaient chers.

dc5f

En 2015, les encours de crédits ont enregistré une hausse de 4,8% à 47 724 mDT, une croissance molle qui témoigne d’un climat d’investissement encore fragile.

Avec une croissance de 2,2%, la BNA confirme sa position de leader pour les crédits, soit une part de marché de 14,8%. Un montant additionnel important (531 mDT) qui vient s’ajouter à un portefeuille dont la qualité est altérée (un taux de CDL de 18,15% et un taux de couverture de 58,47%, en 2014). Contrairement aux deux autres banques publiques, la BNA n’a pas encore fait l’objet d’un plan de restructuration même si le montant a été estimé à 270 mDT. Le nouveau management de la BNA devrait dévoiler sa nouvelle stratégie commerciale mais surtout sa nouvelle stratégie de gestion du risque, un des points faibles de la banque.

Suite à un repli de 2,2%, l’Amen Bank cède sa place de première banque privée en termes de crédits à la BIAT qui détient désormais une part de marché sur les crédits de 13,8% contre 12,5% pour Amen Bank.

Hormis la BTE, BH signe la plus forte progression des crédits de la place, avec une hausse de 11,1% à 5 297 mDT. D’ailleurs la BH ne fait que confirmer son nouveau dynamisme pour reconquérir sa position antérieure d’avant la révolution. Avec une baisse de 4,4% de ses crédits, la STB continue de perdre des parts de marché : 11,2% à fin 2015 contre 12,3% une année auparavant.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le PDG de la Poste Tunisienne, Moez Chakchouk, a mis l’accent sur les efforts fournis par l’entreprise pour...

AFRIQUE

Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Étrangères Didier Reynders a rencontré ce 23/3 le Président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO)...

SPORT