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crise politique, Béji Caied Essebsi, Tunisie

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Les occurrences ne sont pas rares qui mettent le gouvernement de Caied Essebsi  à l’épreuve du feu  alors que les échéances capitales approchent à grands pas. La plus controversée est indiscutablement celle du 24 juillet qui marquera, théoriquement du moins, la fin de partie pour cette formation gouvernementale dont la démission est réclamée à cor et à cri par quelques partis politiques et dont on trouve résonance chez nombre de manifestants convertis pour la circonstance en casseurs.

L’apparition télévisuelle du Premier ministre, dimanche, n’avait pas, en son temps,  désamorcé la crise ni dessiné des perspectives pour un proche dénouement. D’autant moins qu’en émaillant ses propos de non-dits et d’esquives dont il a seul le secret, Béji Caied Essebsi a, assurément, fourni à ses détracteurs une autre opportunité à s’en prendre à sa politique.

Visiblement, le Premier ministre a entrepris d’arrondir les angles pour rassembler les principaux intervenants sur l’échiquier politique autour d’une plateforme minima qui immuniserait le pays contre les  dérives  en matière de sécurité ,d’abord, et dans une moindre mesure, qui permettrait aux uns et aux autres de sauver le processus de transition vers le 24 juillet ou, à tout le moins, d’y arriver  sans accrocs majeurs.

Les déclarations faites par les dirigeants politiques et syndicaux qui se sont succédé à la Kasbah, depuis mardi,  donnent à penser qu’un embryon de démarche consensuelle est en train de se former, comme en témoignent au premier chef les propos tenus par le secrétaire général de l’UGTT affirmant la détermination de celle-ci à aider le gouvernement à s’acquitter, pleinement, de sa mission difficile et à réaliser les aspirations du peuple tunisien à la sécurité et à la stabilité, mais encore davantage ceux du président d’ Ennahdha  soulignant « la convergence des points de vue entre  le mouvement et le gouvernement concernant l’ensemble des questions qui se posent », et affirmant « son refus de toute tentative de porter atteinte aux institutions de l’Etat ».  

Pour autant , doit-on en conclure que l’on s’achemine vers une sorte de gentleman’s agreement à la faveur duquel il sera moins difficile d’enjamber cette délicate phase et surtout de réduire un tant soit peu le déluge d’actes de violence et d’agressions contre les biens et les personnes, lesquels ont pris une dimension telle qu’elle semble interpeller sérieusement le personnel politique sous peine de perdre tout crédit ?

Et si c’était le cas, pourquoi  ne s’y est-on pas engagé plus tôt, ce qui aurait dispensé le processus politique de s’enliser, indûment, dans des querelles de clocher qui, de toutes les façons, ont apporté la preuve irrécusable de leur inanité. Des contretemps qui ont certes permis à certains de marquer un début de  présence sur la scène politique, mais qui ont donné la nette impression que le gouvernement est à mille lieues de se résoudre à la transparence et à la franche communication.

Pour ne s’arrêter en si bon chemin, tout l’establishment politique est désormais tenu d’imaginer un modus operandi relayant ce début de consensus pour le traduire en actes concrets et déterminants pour la suite de l’opération. Ce sera un signal on ne peu plus fort que les politiques donneront au citoyen tunisien habité par l’indicible peur d’être agressé, et en même temps , aux bandes de délinquants et de malfaiteurs et leurs commanditaires que, pour eux, la cause est voie d’être entendue, même s’il n’est pas exclu qu’ils reviennent à la charge.
C’est à cette aune qu’il importera désormais de concevoir et de mener l’essentiel des actes politiques accompagnant la transition vers le 24 juillet et au-delà, ce qui ne sera pas sans conséquence sur l’ordonnance de l’architecture économique et sociale du pays, alors que la saison touristique estivale est à nos portes et que les examens scolaires et universitaires le sont à l’avenant et que , par-dessus tout, les investisseurs, étrangers et nationaux , attendent un signal pertinent pour se remettre à l’ouvrage et relancer  la machine économique.

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