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Crise politique, Tunisie

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Les regards se sont braqués sur le nombre des participants à la manifestation du 24 août

Les regards se sont braqués sur le nombre des participants à la manifestation du 24 août, et le climat qui y a régné, en comparaison avec les manifestations grandioses des 6 et 13 août, pour conclure que le mouvement engagé est en régression. Des voix d’Ennahdha se sont élevées pour prédire l’échec pur et simple de l’opération Irhal .

Or ce qui est essentiel, dans ce genre de mouvement n’est pas tant le nombre de ceux qui y participent que la dynamique générée par l’élan qui concrétise une adhésion populaire de plus en plus grande , et un programme de plus en plus précis .

Trois nouveaux éléments font la force de ce mouvement, d’abord, son caractère régional qui s’affiche de manière claire, justement parce qu’une partie du programme Irhal va être mis en œuvre au niveau régional. Ensuite, ce mouvement se structure en se dotant d’un cadre politique fédérateur , le Front de Salut National (FSN) et d’une instance de pilotage des pourparlers, le quartet : l’UGTT , l’UTICA , la LTDH et le conseil de l’ordre des avocats . Enfin un programme minimum qui garantit l’adhésion de toutes les forces politiques , sociales et de la société civile , portant sur la dissolution de l’ANC , la désignation d’un comité d’experts pour finaliser l’élaboration de la constitution , la formation d’un gouvernement de compétences , la révision des nominations faites sur la base de l’allégeance et la mise hors la loi des Ligues de la Protection de la Révolution (LPR) .

En fait, les exigences de ce mouvement politique et social ne portent pas sur les prérogatives de pouvoir, mais sur des conditions qui garantissent le succès de la phase finale de la période transitoire, ce qui nécessite la révision de toutes les décisions prises par la troïka qui vont à contre-courant de cet objectif.

Devant la fin de non recevoir d’Ennahdha à ces exigences simples, légitimes et qui font l’adhésion de tous , le FSN a annoncé le passage à la phase suivante : le dégagement des responsables nommés par Ennahdha , aux échelons central , régional et local , et la désignation ,à leur place , de responsables compétents qui incarnent la neutralité du service public.

La radicalisation et la régionalisation du mouvement Irhal correspond, selon les observateurs, à un tournant dans la lutte entre le parti islamiste et le FSN . La troïka s’est effilochée en même temps que les deux commissions de médiation initiées pour la servir ( la première créée par Abderazzak Kilani , Mokthar Yahyaoui et Taoufik Ouanès , qui a fini par la quitter , après s’être assuré qu’elle s’est éloignée de la neutralité pour servir des ambitions bien définies ; la deuxième lancée par une initiative d’Ahmed Rahmouni, Farhat Rajhi , Sihem Ben Sedrine , Zouheir Makhlouf et Raouf Ben Yaghlene ).Les nouvelles nominations dans le corps sécuritaire , l’armée et ,samedi, dans le corps des gouverneurs , sont venues à bout de ce qui reste de la crédibilité d’Ennahdha auprès de l’opinion publique et de ses partenaires politiques , et ont administré la preuve qu’elle ne veut pas trouver de solution et qu’elle ne cherche pas le consensus , surtout qu’elle a affiché, au début des pourparlers, son intention de réviser les nominations faites sur la base de l’allégeance .

La démarche adoptée par le parti islamiste, depuis octobre 2011, consiste à mettre tout le monde devant le fait accompli. Tous les choix arrêtés ne tiennent compte que de ses intérêts partisans et de ses jugements propres de ce que devrait être l’intérêt national. Et on a vu le CPR, lors de son congrès, en août 2012, dénoncer l’hégémonisme du parti islamiste , le comparant à l’ex-RCD ,et Ettakattol ,lors de la discussion des nominations centrales et régionales, début 2013, stigmatiser les menées d’Ennahdha pour mettre la main sur les rouages de l’Etat . Ces témoignages vivants de la part de partenaires proches ont convaincu de larges franges de la société que les choses doivent changer et que la période transitoire risque de ne pas aboutir si les conditions de la neutralité du service public et de la stabilité politique et sociale ne sont pas réunies pour que les échéances prochaines se déroulent selon les normes voulues .

Ce sont là les motivations des milliers de jeunes qui annoncent, pour la semaine à venir ,le grand tournant de la vie politique en Tunisie , afin de faire aboutir cet élan populaire qui s’amorce , et se radicalise de manière irréversible .

Aboussaoud H.

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Depuis l’assassinat de l’opposant Mohamed Brahmi et le drame de Chaambi

Depuis l’assassinat de l’opposant Mohamed Brahmi et le drame de Chaambi, la Tunisie est plongée dans une crise politique sans précédent, pour laquelle on ne voit pas, du reste, une issue proche. Pour tenter de trouver une solution adéquate, les tractations ne s’en poursuivent pas moins entre les différents partis politiques.

Encore des divergences

Le salut, selon une grande majorité de l’opposition, passe par un gouvernement de salut national dirigé par une personnalité indépendante, qui sera chargée d’expédier les affaires courantes du pays dans un délai qui ne devrait pas dépasser les 6 mois.

Pour la Troïka au pouvoir, Ettakatol en particulier, la sortie de l’ornière reste tributaire d’un gouvernement d’union nationale, approuvé par les différents partis politiques. D’après Khalil Zaouia, dirigeant à ce parti et ministre des Affaires sociales, ledit gouvernement, pour cause de contexte particulier, sera chargé d’assurer la sécurité et assainir le climat politique déjà tendu. Le but est aussi de réussir à réaliser les échéances électorales tout en améliorant la situation économique actuelle.

Le soutien du Parti républicain

Mouldi Fahem, membre du bureau politique du Parti Républicain, estime que, malgré les différentes appellations, la Tunisie dans pareille situation, doit être dirigée par un gouvernement approuvé par les différents partis politiques afin d’expédier les affaires courantes du pays, jusqu’à la tenue d’élections présidentielles et parlementaires dans 6 mois.

« Après le discours qui rappelle celui de Ben Ali à la veille de la chute de son régime, la Troïka au pouvoir doit assumer sa responsabilité et rassurer les citoyens qui sont encore sous le choc des incidents assez violents », a martelé Mouldi Fahem avant d’ajouter que « dans ce climat tendu marqué par les attentats terroristes et les assassinats politiques , l’unité nationale demeure utile pour transcender cette phase critique dont les retombées seront sans doute énormes ».

Ettakatol veut garder sont statut

Dans une lecture critique, Mongi Rahwi, du parti des patriotes démocrates (Watad), affirme que l’initiative d’Ettakatol à travers la formation d’un gouvernement d’unité nationale prouve l’intérêt de ce parti à se maintenir au pouvoir.

Dans une déclaration à Africanmanager, il n’a pas manqué de rejeter cette proposition stipulant la mise en place un gouvernement restreint des compétences nationales. « Nous ne voulons pas un mélange entre les partis politiques dont l’ensemble des acteurs reste dans le même carré. Il est temps d’agir, puisque le pays a besoin d’un programme de sauvetage pour mettre fin au spectre du terrorisme et trouver des solutions aux dangers économiques » a-t-il dit.

Ceci nécessite d’après lui la dissolution du gouvernement d’Ali Laarayedh et le départ de la Troïka au pouvoir pour que le pays ne paye pas une facture assez chère.

L’unité nationale ne doit pas être basée sur l’appartenance politique

Pour Kamel Jendoubi, ancien président de l’instance supérieure indépendante pour les premières élections, la proposition d’Ettakatol est certes positive, mais l’important aujourd’hui est la mise en place d’un plan adéquat pour sauver le pays en proie à des drames tragiques. Chose qui reflète sans doute l’échec des partis dirigeants. « Plusieurs interrogations se posent aujourd’hui sur la capacité de ces responsables à diriger le pays », a dit Jendoubi signalant que le souci majeur est « de rassurer les Tunisiens tout en rétablissant la confiance, déjà perdue ».

En effet, la sensibilisation des citoyens est un pas important pour sortir de l’ornière. Ceci nécessite, selon lui, le retour au b.a.- ba du travail politique . « Chaque unité si elle n’est pas fondée sur une stratégie et une identification de la situation, sera vouée à l’échec au bénéfice d’autres partis».

W.T

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Depuis l’assassinat de l’opposant Mohamed Brahmi et le drame de Chaambi

Depuis l’assassinat de l’opposant Mohamed Brahmi et le drame de Chaambi, la Tunisie est plongée dans une crise politique sans précédent, pour laquelle on ne voit pas, du reste, une issue proche. Pour tenter de trouver une solution adéquate, les tractations ne s’en poursuivent pas moins entre les différents partis politiques.

Encore des divergences

Le salut, selon une grande majorité de l’opposition, passe par un gouvernement de salut national dirigé par une personnalité indépendante, qui sera chargée d’expédier les affaires courantes du pays dans un délai qui ne devrait pas dépasser les 6 mois.

Pour la Troïka au pouvoir, Ettakatol en particulier, la sortie de l’ornière reste tributaire d’un gouvernement d’union nationale, approuvé par les différents partis politiques. D’après Khalil Zaouia, dirigeant à ce parti et ministre des Affaires sociales, ledit gouvernement, pour cause de contexte particulier, sera chargé d’assurer la sécurité et assainir le climat politique déjà tendu. Le but est aussi de réussir à réaliser les échéances électorales tout en améliorant la situation économique actuelle.

Le soutien du Parti républicain

Mouldi Fahem, membre du bureau politique du Parti Républicain, estime que, malgré les différentes appellations, la Tunisie dans pareille situation, doit être dirigée par un gouvernement approuvé par les différents partis politiques afin d’expédier les affaires courantes du pays, jusqu’à la tenue d’élections présidentielles et parlementaires dans 6 mois.

« Après le discours qui rappelle celui de Ben Ali à la veille de la chute de son régime, la Troïka au pouvoir doit assumer sa responsabilité et rassurer les citoyens qui sont encore sous le choc des incidents assez violents », a martelé Mouldi Fahem avant d’ajouter que « dans ce climat tendu marqué par les attentats terroristes et les assassinats politiques , l’unité nationale demeure utile pour transcender cette phase critique dont les retombées seront sans doute énormes ».

Ettakatol veut garder sont statut

Dans une lecture critique, Mongi Rahwi, du parti des patriotes démocrates (Watad), affirme que l’initiative d’Ettakatol à travers la formation d’un gouvernement d’unité nationale prouve l’intérêt de ce parti à se maintenir au pouvoir.

Dans une déclaration à Africanmanager, il n’a pas manqué de rejeter cette proposition stipulant la mise en place un gouvernement restreint des compétences nationales. « Nous ne voulons pas un mélange entre les partis politiques dont l’ensemble des acteurs reste dans le même carré. Il est temps d’agir, puisque le pays a besoin d’un programme de sauvetage pour mettre fin au spectre du terrorisme et trouver des solutions aux dangers économiques » a-t-il dit.

Ceci nécessite d’après lui la dissolution du gouvernement d’Ali Laarayedh et le départ de la Troïka au pouvoir pour que le pays ne paye pas une facture assez chère.

L’unité nationale ne doit pas être basée sur l’appartenance politique

Pour Kamel Jendoubi, ancien président de l’instance supérieure indépendante pour les premières élections, la proposition d’Ettakatol est certes positive, mais l’important aujourd’hui est la mise en place d’un plan adéquat pour sauver le pays en proie à des drames tragiques. Chose qui reflète sans doute l’échec des partis dirigeants. « Plusieurs interrogations se posent aujourd’hui sur la capacité de ces responsables à diriger le pays », a dit Jendoubi signalant que le souci majeur est « de rassurer les Tunisiens tout en rétablissant la confiance, déjà perdue ».

En effet, la sensibilisation des citoyens est un pas important pour sortir de l’ornière. Ceci nécessite, selon lui, le retour au b.a.- ba du travail politique . « Chaque unité si elle n’est pas fondée sur une stratégie et une identification de la situation, sera vouée à l’échec au bénéfice d’autres partis».

W.T

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La crise politique a atteint son paroxysme ces derniers jours . Les indices révélateurs sont la violence qui va crescendo et la rupture  de tous les ponts entre opposition et coalition gouvernementale  . Toutefois

La crise politique a atteint son paroxysme ces derniers jours . Les indices révélateurs sont la violence qui va crescendo et la rupture de tous les ponts entre opposition et coalition gouvernementale . Toutefois , le ton utilisé par Ennahdha et ses alliés devient de plus en plus humain (comprendre modéré ) , et les signaux sont adressés au camp adverse laissent penser à une reprise prochaine du dialogue .

Des observateurs indiquent même qu’Ennahdha ne s’opposerait pas à l’idée d’un gouvernement d’unité nationale , et qu’elle est prête à accélérer le parachèvement de la constitution(on parle de quelques semaines ) , l’institution de l’ISIE (on parle de quelques jours ) , l’abandon de la loi sur l’immunisation de la révolution , la dissolution pure et simple des ligues de protection de la révolution (LPR) , et le limogeage même avant le grand remaniement du très controversé ministre des affaires religieuses , Noureddine Khadmi .

Evidemment , Ennahdha reste fidèle à sa tactique classique ,mener l’escalade avant les grandes concessions , et poser des conditions pour gagner du temps . La première et principale condition que le parti islamiste pose concerne le maintien du processus suivi depuis le 23 octobre 2011 , et toutes les institutions qui en ont émané : l’ANC et les rapports de forces qui la caractérisent ainsi que les instances d’arbitrage et de régulation qui en sont issues (ISIE,HAICA et celle de la justice judiciaire ) .

L’opposition , qui paraît très unie et en complète harmonie ,situation jamais vue depuis les dernières élections, afficherait une adhésion à cette condition posée par Ennahdha et exige qu’elle soit accompagnée d’un agenda clair des prochaines échéances politiques et électorales. Les formations de l’opposition ont l’air de laisser l’occasion d’exprimer leur désaccord avec Ennahdha au dossier épineux des nominations dans les hautes sphères de l’administration , et celles aux échelles régionales et locales.

Ces deux éléments (agenda clair et révision des nominations ) constituent ce que plusieurs observateurs appellent le climat général dans lequel vont s’inscrire les prochaines élections , et dont il influencera les résultats inéluctablement .

Ennahdha qui voulait barrer la route à toute alternance politique , voulait garantir l’issue de l’opération électorale, à l’avance, en travaillant sur 3 volets : primo orienter l’opération électorale en mettant la main sur l’ISIE , à travers la loi qui réglemente son fonctionnement , le choix des membres de son comité directeur et comités régionaux et locaux , ainsi que la loi électorale elle-même , secundo assurer l’adhésion de la haute administration centrale , et les échelons régional et local, par les nominations qui ont été dénoncées par ses alliés de la troïka , en plus (tertio) du maintien d’un climat de peur et d’insécurité qui pourrait pousser l’électorat à ne pas participer au scrutin .

Le nouvel engagement (en pointillé ) d’Ennahdha pour trouver une issue à cette nouvelle crise , pourrait se révéler sans lendemain , comme cela a été le cas lors du débat national , et au moment de la désignation du gouvernement Ali Laârayedh . A ces différentes occasions Ennahdha a promis de manière solennelle d’œuvrer à l’instauration d’un climat serein qui rendrait possible la tenue d’élections dans le calme et l’émulation (dissolution des LPR, mettre fin à la violence , combattre le terrorisme et respecter la neutralité de l’administration ) , mais n’a pas tardé à renier ses engagements .

Mais la situation actuelle présente des éléments nouveaux . L’opposition n’a jamais été si forte et unie , elle a une démarche claire , et son analyse des visées réelles d’Ennahdha est pertinente et pratique et elle s’appuie sur une vague de luttes et de contestations que mènent les jeunes dans les quatre coins du pays dans le but de mettre à plat l’hégémonie du parti islamiste et sa mainmise sur les rouages de l’Etat .

Ainsi donc , le parti Ennahdha n’a devant lui qu’une seule issue :ou bien reconnaitre la nouvelle réalité du pays et renoncer définitivement à son projet d’islamiser le pays et l’Etat , ou bien faire une traversée du désert de plusieurs décennies (le très optimiste Mourou a prlé de deux décennies ) pour revenir une force d’opposition parmi d’autres ,et se consacrer à faire l’apprentissage de ce qui fait la spécificité de la société et de la révolution tunisiennes

Aboussaoud Hmidi

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