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Crise, Santé

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On vient d’apprendre que le futur ministre de la Santé sera le général Mondher Yadess

On vient d’apprendre que le futur ministre de la Santé sera le général Mondher Yadess, chef de service de neurochirurgie à l’hôpital militaire, ancien gouverneur de Gabés et directeur de la Santé militaire au ministère de la défense. Si cette information se confirme ce sera une première dans l’histoire de la Tunisie qu’un militaire soit ministre de la Santé publique . Il est peu probable que le corps médical et même le corps paramédical accueille avec enthousiasme la tutelle d’un militaire. Ca peut être perçu comme un message de durcissement contre le mouvement de protestation en cours. Par ailleurs et en dépit du grand respect qu’accorde les médecins à la santé militaire très connue par sa haute valeur scientifique et son dévouement national, le secteur de la santé publique plus vaste et plus compliqué présente beaucoup plus de spécificités et de particularités.

Le secteur de la santé est actuellement secoué par une crise grave. Les examens de la session de janvier 2014 dans les facultés de médecine sont bloqués et le risque d’une année blanche commence à planer dans l’horizon. Les résidents en médecine (2500) ont boycotté le choix des postes à plusieurs reprises et par conséquent ils n’ont pas pris fonction dans les hôpitaux. Ceux qui travaillent actuellement le font sous la coupe de la réquisition collective décidée par le ministère. Quant aux médecins hospitalo-universitaires accablés par la masse de travail , suite à la grève des résidents et qui ont fait déjà une journée de grève , ils menacent de revenir à la charge et projettent de ne plus accomplir que les soins urgents et de surseoir aux soins à « froid » ce qui risque de paralyser le fonctionnement des hôpitaux.

Le nouveau ministre de la Santé dans le gouvernement de Mehdi Jomaâ aura sûrement du pain sur la planche. Il doit ramener les étudiants aux bancs des examens et remettre les internes , les résidents et les médecins hospitalo-universitaires au travail tout de suite. Tâche qui n’est pas facile du tout face au mouvement de protestation le plus fort jamais connu par le secteur durant toute son histoire. Ensuite le nouveau ministre doit créer une ambiance de confiance dans le secteur pour débattre des dossiers chauds dans la sérénité et le calme. Pour cela ,le choix de la femme ou de l’homme qui va être chargé de ce portefeuille ministériel est primordial. Il (ou elle) doit être issu du secteur hospitalo-universitaire, suffisamment imbibé des dossiers chauds pour qu’il passe à l’action immédiatement. Il est fort souhaitable qu’il ait de la notoriété parmi ses confrères et qu’il soit suffisamment rodé et expérimenté à travers ses activités dans les structures syndicales, les conseils scientifiques, les conseils de santé et autres commissions se rapportant à la santé publique et au secteur hospitalo-universitaire.

Tout le monde est d’accord pour en finir avec la pléthore des ministres et la nécessité de former un gouvernement restreint et soudé. Pour cela, il serait souhaitable de fusionner le ministère de la santé publique et le ministère des affaires sociales dans un seul ministère qu’on appellera ministère de la santé et de la solidarité sociale . En effet, la CNAM (caisse nationale de l’assurance maladie) a de fortes connections avec le ministère de la santé. Les autres caisses (CNSS, CNRPS, CAVIS) qui s’occupent de la retraite et les autres activités destinées aux couches défavorisés qui sont sous tutelle du ministère des affaires sociales peuvent être intégrées dans une vision de couverture médicale universelle pour tous les citoyens et les citoyennes.

*chirurgien professeur agrégé et syndicaliste

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On vient d’apprendre que le futur ministre de la Santé sera le général Mondher Yadess

On vient d’apprendre que le futur ministre de la Santé sera le général Mondher Yadess, chef de service de neurochirurgie à l’hôpital militaire, ancien gouverneur de Gabés et directeur de la Santé militaire au ministère de la défense. Si cette information se confirme ce sera une première dans l’histoire de la Tunisie qu’un militaire soit ministre de la Santé publique . Il est peu probable que le corps médical et même le corps paramédical accueille avec enthousiasme la tutelle d’un militaire. Ca peut être perçu comme un message de durcissement contre le mouvement de protestation en cours. Par ailleurs et en dépit du grand respect qu’accorde les médecins à la santé militaire très connue par sa haute valeur scientifique et son dévouement national, le secteur de la santé publique plus vaste et plus compliqué présente beaucoup plus de spécificités et de particularités.

Le secteur de la santé est actuellement secoué par une crise grave. Les examens de la session de janvier 2014 dans les facultés de médecine sont bloqués et le risque d’une année blanche commence à planer dans l’horizon. Les résidents en médecine (2500) ont boycotté le choix des postes à plusieurs reprises et par conséquent ils n’ont pas pris fonction dans les hôpitaux. Ceux qui travaillent actuellement le font sous la coupe de la réquisition collective décidée par le ministère. Quant aux médecins hospitalo-universitaires accablés par la masse de travail , suite à la grève des résidents et qui ont fait déjà une journée de grève , ils menacent de revenir à la charge et projettent de ne plus accomplir que les soins urgents et de surseoir aux soins à « froid » ce qui risque de paralyser le fonctionnement des hôpitaux.

Le nouveau ministre de la Santé dans le gouvernement de Mehdi Jomaâ aura sûrement du pain sur la planche. Il doit ramener les étudiants aux bancs des examens et remettre les internes , les résidents et les médecins hospitalo-universitaires au travail tout de suite. Tâche qui n’est pas facile du tout face au mouvement de protestation le plus fort jamais connu par le secteur durant toute son histoire. Ensuite le nouveau ministre doit créer une ambiance de confiance dans le secteur pour débattre des dossiers chauds dans la sérénité et le calme. Pour cela ,le choix de la femme ou de l’homme qui va être chargé de ce portefeuille ministériel est primordial. Il (ou elle) doit être issu du secteur hospitalo-universitaire, suffisamment imbibé des dossiers chauds pour qu’il passe à l’action immédiatement. Il est fort souhaitable qu’il ait de la notoriété parmi ses confrères et qu’il soit suffisamment rodé et expérimenté à travers ses activités dans les structures syndicales, les conseils scientifiques, les conseils de santé et autres commissions se rapportant à la santé publique et au secteur hospitalo-universitaire.

Tout le monde est d’accord pour en finir avec la pléthore des ministres et la nécessité de former un gouvernement restreint et soudé. Pour cela, il serait souhaitable de fusionner le ministère de la santé publique et le ministère des affaires sociales dans un seul ministère qu’on appellera ministère de la santé et de la solidarité sociale . En effet, la CNAM (caisse nationale de l’assurance maladie) a de fortes connections avec le ministère de la santé. Les autres caisses (CNSS, CNRPS, CAVIS) qui s’occupent de la retraite et les autres activités destinées aux couches défavorisés qui sont sous tutelle du ministère des affaires sociales peuvent être intégrées dans une vision de couverture médicale universelle pour tous les citoyens et les citoyennes.

*chirurgien professeur agrégé et syndicaliste

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