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Un projet d'appui à la compétitivité de la chaîne de valeur du secteur textile-habillement «COM- TEXHA» a été récemment

Le changement des règles d’origine est une solution « gagnant-gagnant » pour que la complémentarité soit efficace entre la Tunisie et l’Europe, en matière d’échanges dans le domaine du textile-habillement (TH), étant donné que ces règles sont devenues obsolètes, non adaptées à la réalité industrielle actuelle des partenaires de l’UE et discriminent des pays, a indiqué Constantin Livas, senior expert à la direction générale Grow à l’unité tourisme, industries émergentes et créatives à la commission européenne à Bruxelles (Belgique).
« Le principe des nouvelles règles d’origine devra permettre un meilleur contrôle de la qualité du produit confectionné qui ne serait échangé que dans la zone méditerranéenne, sans passer par un pays tiers« , a-t-il ajouté.
« La Tunisie qui passe par une mauvaise période dans le secteur du textile-habillement, sera perdante si elle essaye de rivaliser avec les pays asiatiques, tels que le Bengladesh qui a un coût de main d’oeuvre de 0,5 dollar contre 2,5 dollars pour la Tunisie, d’où la nécessité de trouver des solutions immédiates avec l’Europe, notamment à travers la mise en place de mesures du commerce« , a précisé l’expert, qui prenait part à une conférence organisée, jeudi, à Tunis, en marge du festival des jeunes créateurs de mode sur le thème « la Tunisie, une plateforme pour la coopération Euro-med dans le secteur de la mode et de l’habillement ».

A cet égard, l’expert a souligné que de manière générale les échanges euro-méditerranéens ont enregistré une baisse relative contre une augmentation des exportations des pays de l’Asie vers l’Europe. « La Tunisie, quant à elle, a perdu sa compétitivité et sa position sur les marchés européens du textile-habillement« , selon Livas.
« Parmi les actions relatives au secteur du textile-habillement tunisien, il y a lieu de lancer un dialogue entre les industriels et les administrations des deux rives, tout en examinant la possibilité pour la Tunisie de participer aux programmes européens, tels que celui relatif aux PME ou COSME« , a-t-il préconisé.

De son côté, Mathieu Gamet, président de la Maison méditerranéenne des métiers de la Mode (MMM) de France, a mis l’accent sur l’identité tunisienne de la mode qui demeure forte mais peu intégrée dans la Méditerranée, appelant à mettre en avant la création tunisienne pour qu’elle soit diffusée.
Il a rappelé que quatre Tunisiens ont été lauréats au concours de mode « Open My Med Prize », lancé depuis 2010 en France. L’objectif principal de ce concours est de fédérer une nouvelle génération d’entrepreneurs de mode dans 19 pays de la Méditerranée.

Pour le président du groupement professionnel de la confection et de l’habillement à la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), Samir Ben Abdallah, le secteur de la mode est la meilleure locomotive pour relancer le secteur du textile-habillement, étant donné que les jeunes créateurs sont l’avenir de ce secteur.
Un accord de partenariat entre le groupement de la confection et de l’habillement de la CONECT et la CNA Federmoda (Italie) sera signé pour échanger les expériences et les informations, mener des actions en commun et assurer une ouverture sur l’extérieur, a-t-il annoncé.
Des défilés à l’intention des jeunes créateurs tunisiens de la mode ainsi que des créateurs internationaux seront organisés à l’occasion de la deuxième édition du festival des jeunes créateurs de mode 2017. Les défilés seront suivis de la remise du prix du meilleur jeune créateur Tunisie, meilleur mannequin pour l’année 2017 et meilleur créateur joaillerie.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a indiqué, lors de son audition le mardi 16 mai 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que lors de la crise du dinar tunisien, la communication était très désastreuse, que la banque centrale a été très prudente et n’est intervenue qu’après avoir bien analysé la situation. « J’étais très prudent et je n’ai pas fait de déclarations », a dit Ayari.

Le gouverneur de la BCT a par ailleurs appelé à laisser la banque centrale, quel que soit son responsable, travailler dans son domaine. « Nous sommes tous des passagers », a assuré Ayari, faisant allusion aux informations qui ont circulé récemment dans plusieurs médias et selon lesquelles il sera limogé prochainement…

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Langage de vérité tous azimuts. C’est ce qui définit le mieux en ce moment les ministres de Youssef Chahed. Le ministre de l’Investissement, Fadhel Abdelkefi, a été le premier à sortir du bois en dénonçant tout à tour le caractère mortifère des lourdeurs administratives, qu’il accuse de briser net l’élan de « Tunisia 2020 » et le dilettantisme de nos chers députés qui se sont assis plus que de raison sur la loi de l’investissement et la loi d’urgence économique, qui n’a d’urgent que le nom puisqu’il roupille au Parlement depuis septembre dernier. Ridha Saïdi, conseiller auprès du chef du gouvernement, en charge des grands projets, vient, à son tour, de fustiger la longueur des procédures qui porte un sérieux coup aux méga programmes. Preuve que le problème d’Abdelkefi n’est toujours pas résolu. La même musique, celui de la plainte, s’entend cette fois chez la ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Hela Cheikhrouhou, mais pas pour les mêmes raisons. A-t-elle plus de chances d’être entendue que son collègue des Investissements ? Rien n’est moins sûr…

La contribution des sociétés pétrolières au budget de l’Etat a régressé de 3 milliards de dinars, en 2009-2010, à 1 milliard de dinars en 2017, a fait savoir, lundi 08 mai 2017, la ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Hela Cheikhrouhou, notant que 80% des recettes de ces sociétés reviennent au trésor public.
 » Bien que la Tunisie ne figure pas parmi les grands producteurs d’hydrocarbures, le secteur de distribution des produits pétroliers, qui compte au total 800 points de vente, offre 15 mille emplois et peut offrir 500 postes supplémentaires « , a-t-elle ajouté devant les médias, en marge des premières journées de distribution des produits pétroliers tenues sur le thème  » Vers la mise en place d’un accord cadre pour la pérennité du secteur « .
D’après Cheikhrouhou, cette manifestation vise à définir une feuille de route afin de donner une nouvelle impulsion à l’investissement dans le domaine de la distribution des hydrocarbures, lequel souffre de plusieurs difficultés, dont la hausse du coût de réalisation de ce genre de projets, engendrant une baisse de la marge bénéficiaire.

Concernant la régression de la production tunisienne de pétrole, la ministre a noté que cette régression est devenue de plus en plus perceptible durant les six dernières années, « en raison de la multiplication des mouvements sociaux, pour se situer au niveau de 40 mille barils de pétrole quotidiennement et une quantité similaire de gaz naturel« , a-t-elle dit.
Elle a noté que l’absence d’un cadre juridique clair après 2012, en attendant l’adoption de la nouvelle Constitution et l’adadaptation du code des hydrocarbures à ses dispositions outre la baisse continue des prix du pétrole (depuis 2014) ont aggravé les difficultés du secteur, estimant que la situation s’améliore aujourd’hui, après l’adoption par l’ARP de la loi visant l’adaptation du code d’hydrocarbures avec la Constitution tunisienne.
 » Les revendications et le blocage de la production ont aggravé le problème du chômage, ce qui s’est répercuté négativement, sur l’image du pays en tant que destination touristique et l’investissement, causant des pertes de centaines de millions de dinars « a-t-elle dit, exprimant le souhait de voir le dialogue contribuer à en venir à bout.

L’optimisme n’est pas de rigueur!

« Les 1ères Journées de distribution des produits pétroliers constituent une occasion pour s’accorder sur une vision globale et commune à toutes les parties prenantes du secteur, sur un horizon de 10 ans. Les objectifs étant d’évaluer les risques et les performances, de favoriser l’investissement dans l’infrastructure dédiée à l’acconage, la manutention, le stockage et la distribution, afin d’atteindre l’efficacité requise en termes d’approvisionnement du marché local« , a indiqué ce lundi Hela Cheikhrouhou.
La ministre a également fait savoir, lors de l’ouverture de ces journées, que le secteur de stockage et de distribution des produits pétroliers souffre actuellement d’une mauvaise gouvernance, d’autant plus nuisible que les distributeurs assurent des services d’intérêt public et de première importance pour l’économie nationale. Elle a aussi, évoqué le poids de la charge fiscale dans ce secteur, estimée à 38,25% dont 35% à titre d’impôts sur les bénéfices, contre 25% appliqués pour les autres activités.
Elle a rappelé la proposition d’une révision annuelle de la marge bénéficiaire, indépendamment des exigences de la politique de subvention publique, étant donné que les sociétés de distribution des hydrocarbures évoluent dans un cadre libre et concurrentiel et ne bénéficient d’aucun mécanisme de subvention.

De son côté, le membre du bureau exécutif de l’UTICA Bechir Boujdai, a considéré que la contrebande, le rétrécissement des marges bénéficiaires des sociétés de distribution et la forte pression fiscale ont lésé les distributeurs des produits pétroliers, surtout dans les régions frontalières.
Et d’ajouter que « l’ouverture du secteur de distribution des hydrocarbures sur la recherche et l’innovation permettra de redynamiser l’économie nationale à travers la création d’emplois, le renforcement du réseau des stations d’approvisionnement en carburant et l’amélioration des services ».
Il est à noter que, d’après des études récentes, citées par le ministère de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, la contrebande représente 30% du total de la consommation de carburant et de gasoil, soit l’équivalent d’1 million de m3 / an, ce qui engendre des pertes pour le secteur estimées à 61 millions de dinars annuellement et en termes d’impôt direct, un manque à gagner pour l’Etat de 222 millions de dinars/an.
La part du marché structuré dans les ventes de lubrifiants accuse également une baisse annuelle de 5%, en raison de l’ampleur prise par la contrebande de ces produits.

TAP

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Le président de la Chambre nationale des artisans du cuir et de la maroquinerie Mohamed Ben Ghorbal, a indiqué dans une déclaration, à l’Agence TAP, que « cette industrie très ancienne est désormais menacée », mettant l’accent sur la crise que le secteur connaît aujourd’hui.
L’industrie du cuir et de la maroquinerie, qui n’a jamais été en Tunisie un simple mêtier traditionnel, puisque le secteur du cuir a été un symbole civilisationnel au cours des plus importantes étapes successives de l’histoire, allant de la préhistoire passant par la période islamique puis l’ère husseinite, souffre, aujourd’hui, de grandes difficultés qui menacent sa pérennité.
La peau de cuir de veau a joué un grand rôle dans l’histoire de la fondation de Carthage, en l’année 814 av J-C. L’industrie du cuir a aussi occupé une place importante dans l’économie juste après l’occupation islamique d’Ifriquia (Tunisie), période lors de laquelle l’industrie de la reliure des livres en cuir et la calligraphie sur le cuir ont prospéré.
L’histoire du plus ancien Coran relié en cuir remonte à l’année 907, puis ce mêtier a connu un large succès durant l’ère Husseinite marquée par la création de souks, tels que ceux de Blaghjia (industrie des chaussures), de Sarrajine (fabrication de selles de chevaux), Sakkajine (industrie des cartables, des valises …) et ce, au début du 17ème siècle.
Ben Ghorbal a indiqué, dans sa déclaration en marge du salon de la création artisanale (28 avril -7 mai ) , que la crise vécue par le secteur depuis des années a pour origine la réticence des jeunes à pratiquer ce mêtier vu la hausse des prix de la matière première et du coût de la main d’oeuvre, outre les difficultés rencontrées lors de la commercialisation du produit.
Le gouvernement est, a-t-il dit, responsable de cette situation car il n’a pas tenté d’organiser ce secteur et de trouver des solutions à la marginalisation des artisans, ce qui a engendré, selon lui, la baisse du nombre des entreprises spécialisées dans l’industrie du cuir de 5000 entreprises dans les années 90 à environ 1000 entreprises, parmi lesquelles 400 sont « non structurées », d’après lui.
Le président de la Chambre, relevant de l’UTICA, a fait remarquer que « plusieurs mêtiers sont en voie de disparition, tels que la fabrication de selles de chevaux, la dorure sur cuir et les marionnettes en cuir, en raison de la réticence des jeunes à pratiquer ces mêtiers qui représentent un patrimoine culturel important ».
« Les autorités de tutelle doivent soutenir les artisans du cuir, à travers l’amélioration du système de formation et le renforcement de la promotion du produit et de sa commercialisation ainsi que sa préservation de la concurrence déloyale, surtout face au flux des produits étrangers importés », a-t-il précisé.
Et de poursuivre: « Il faut améliorer la qualité du cuir et assurer la collaboration et la communication entre les artisans et les industriels, du cuir, surtout au niveau du design et de la création, pour fournir un produit purement tunisien conforme aux normes de la qualité et compétitif sur les marchés extérieurs ».
Il a revendiqué d’inscrire la production des artisans du cuir dans le système des marchés publics et d’imposer l’obligation de l’achat des produits en cuir aux administrations et institutions publiques, outre la constitution d’un comité de contrôle des marchandises parallèles dans les circuits touristiques.
Ben Ghorbal a, par ailleurs, insisté sur l’importance de revaloriser le cuir tunisien dans la fabrication des cartables, suggérant à cet effet de promulguer une loi obligeant les institutions publiques et administrations tunisiennes à utiliser ce produit.

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L’Union Générale Tunisienne du travail (UGTT) appelle, dans un communiqué publié au terme de la réunion de sa commission administrative nationale tenue jeudi à Hammamet, à lancer une initiative nationale pour sauver le pays et surmonter les difficultés dans différents secteurs.
L’organisation syndicale met en garde, à cette occasion, contre les tensions sur la scène politique qui contribuent, selon le communiqué, à la détérioration de la situation économique et l’augmentation des tensions sociales, notamment avec un accroissement des mouvements de protestation dans plusieurs régions en l’absence de solutions permettant d’absorber la colère des protestataires.
L’UGTT souligne, à ce propos, son appui aux revendications légitimes des citoyens et des jeunes dans les régions marginalisées qui appellent au droit au développement et à l’emploi.
La centrale syndicale insiste, en outre, sur l’impératif de lutter contre la corruption pour protéger la société et ses structures et édifier un Etat de droit.
Le gouvernement est appelé à respecter les accords conclus, rappelle l’UGTT, tout en demandant l’accélération des procédures pour mettre fin à la question des emplois précaires et vulnérables.
Evoquant la détérioration du pouvoir d’achat, l’UGTT affirme l’importance de préserver la valeur du dinar tunisien et lutter contre la prolifération des réseaux de contrebande et des circuits de commerce parallèle en adoptant en urgence des mesures draconiennes.
L’UGTT réitère, dans ce même ordre d’idées, son soutien aux Palestiniens incarcérés dans les prisons israéliennes et qui observent une grève de la faim depuis plus de 17 jours. La centrale syndicale affirme, par la même occasion, l’impératif de rétablir les relations entre la Tunisie et la Syrie, selon le communiqué.

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L’infatigable – c’est tout en son honneur! – ministre du Développement, de l’Investissement, de la Coopération internationale et désormais des Finances, par intérim, Fadhel Abdelkefi, a repris son bâton de pèlerin pour aller prêcher les vertus des réformes engagées, son optimisme quant à la reprise économique, histoire de donner des raisons d’y croire. Il était il y a quelques jours du côté de la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (Ctfci). Cette fois il est allé se frotter aux experts comptables. Et le moins qu’on puisse dire est que le débat a été vif, animé, mais au final, comme ce fut le cas avec les entrepreneurs, le scepticisme des experts comptables l’a emporté. Abdelkefi et les siens devront convaincre, par des résultats tangibles…

La situation économique est très difficile et tous les indicateurs sont alarmants même avec les réformes engagées, dont celles sur l’investissement et le nouveau partenariat public privé (PPP) ainsi que les nouveaux avantages fiscaux octroyés aux investisseurs, a déclaré le président du Conseil National de l’Ordre des Experts Comptables de Tunisie (OECT), Raouf Ghorbel.
Toutefois, la Tunisie est capable de surmonter ces difficultés grâce à davantage de volonté, d’enthousiasme et de travail, a-t-il ajouté, dans une déclaration à l’agence TAP, en marge d’un colloque sur le thème « Réforme du cadre législatif de l’investissement en Tunisie », tenu jeudi, à Tunis.
Ghorbal a souligné que la nouvelle loi sur l’investissement entrée en vigueur, le 1er avril, a accordé maints avantages et plusieurs mesures ont été adoptées afin de booster les investissements et d’améliorer le climat des affaires, dont la suppression de l’agrément pour certaines activités et la fixation des délais de réponse de l’administration.
Le cadre juridique est incitatif et peut toujours être amélioré mais les textes législatifs actuels ne permettent pas le redémarrage du rythme des investissements, a-t-il avancé.
Au sujet des entreprises publiques, Ghorbel a mis l’accent sur la nécessité de prendre des mesures courageuses, les problèmes des dites sociétés étant liés à la gouvernance, la transparence et la corruption.

Pour sa part, le ministre du Développement, de l’Investissement, de la Coopération internationale et des Finances par intérim, Fadhel Abdelkefi, a fait savoir que les entreprises publiques ont fait face à plusieurs problèmes durant six ans, dont le recrutement massif, l’arrêt de la production, la non motivation des agents, etc., soulignant l’importance de la volonté et du courage politiques, vu que le coût de l’indécision est plus élevé que celui de la prise d’une mauvaise décision.
Il a rappelé que la plupart des sociétés tunisiennes sont des PME, TPE, des entreprises familiales et des entreprises endettées, mais elles ont réussi, ajoutant que la pérennité de l’entreprise passe principalement par le développement des fonds propres, une meilleure gouvernance et la transparence.
Evoquant la situation macro économique, le responsable a précisé qu’elle est caractérisée par des politiques budgétaires expansionnistes, l’arrêt des principaux moteurs de l’économie et un déficit abyssal. Abdelkéfi a, toutefois, relevé des prémisses de reprise, citant celle de la production du phosphate mais néanmoins la baisse de son exportation, vu l’absence de la Tunisie, durant six ans, du marché international.
Il a fait savoir, par ailleurs, que plusieurs problèmes relatifs aux caisses sociales, aux entreprises nationales, aux comptes en devises et au système bancaire persistent et seront discutés, aujourd’hui, avec les partis politiques, rappelant que la feuille de route concernant ces sujets sera prête au mois de juin.
« Je ne crois pas au consensus dans les dossiers économiques et je considère que le politicien doit assumer ses responsabilités, mais on essaye d’élargir l’accord sur les grandes orientations économiques du pays « , a-t-il indiqué.

Abdelkefi a mis l’accent sur trois priorités de son département, à savoir le maintien des grands équilibres globaux macro-économiques, la préservation du niveau des relations de confiance avec le Fonds Monétaire International (FMI) et le démarrage des réformes annoncées par le chef du gouvernement, le 14 janvier 2017.
Le ministre a fait remarquer que le gouvernement œuvrera auprès de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) pour faire avancer l’examen de la loi d’urgence économique, afin d’accélérer la réalisation des projets publics et même privés.
Revenant sur la conférence internationale de l’investissement Tunisie 2020, il a rappelé que les engagements d’investissements ont atteint 34 Milliards de dinars, dont 15 Milliards de dinars ont été signés, ajoutant que la plupart des projets présentés ont été retenus pour le financement mais la longueur des procédures administratives freine leur démarrage.

Pour sa part, le conseiller auprès du Chef du Gouvernement, Fayçal Derbel, a rappelé que la loi sur l’investissement et ses textes d’application favoriseront la reprise des investissements locaux et étrangers dans le pays.
Cette loi, a-t-il ajouté, fera notamment le bonheur du secteur agricole, vu que plusieurs avantages ont été adoptés au profit de ce dernier.
Ce texte favorise également le développement et l’attrait des investissements dans les régions de l’intérieur, plusieurs investisseurs ayant déjà exprimé leur volonté d’y investir, vu l’importance des engagements financiers et fiscaux du gouvernement, selon ses dires.

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« La grande priorité, aujourd’hui, pour la Tunisie est d’assurer la relance rapide des investissements, et ce, en débloquant les grands projets déjà existants et dont les financements ont été mobilisés auparavant« , a réitéré l’ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda, soulignant que ces projets doivent faire l’objet d’un intérêt particulier du chef du gouvernement.
Il « doit chapeauter et suivre, lui-même, le processus de réalisation de ces projets, lesquels, une fois mis en œuvre, permettront de booster la croissance et de créer de l’emploi« , a-t-il estimé, lors d’une rencontre organisée, vendredi, par le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD), sur le thème « Relance économique : entre mesures d’urgence et réformes structurelles ».
Ben Hammouda a déclaré que le pays souffre essentiellement, « d’un déficit d’actions » et de l’absence d’une vision claire sur le long terme pour la Tunisie de demain. D’après lui, il ne suffit pas de concevoir les réformes, mais il faut mobiliser tous les moyens pour les finaliser et favoriser un climat adéquat pour la relance économique.

De son côté, le conseiller auprès du ministre du Développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Eymen Raies, a pointé du doigt la lenteur des procédures administratives en Tunisie, faisant savoir qu’un projet public nécessite, en moyenne, une période de 2 ans à partir de la date d’octroi de financement, pour son lancement. Lorsqu’il s’agit d’un projet privé, a-t-il ajouté, il faut, en moyenne, 18 mois, rien que pour l’obtention des autorisations administratives auprès d’au moins 5 ministères.
A cet égard, l’adoption de la loi sur l’urgence économique permettra d’accélérer les procédures de la mise en oeuvre de nouveaux projets et de favoriser la relance des investissements, a-t-il dit.

Le membre de la commission des Finances à l’ARP (Nida Tounes) Fadhel Ben Omrane a estimé quant à lui qu’en attendant l’adoption de la loi sur l’urgence économique, les investisseurs peuvent s’en sortir en s’appuyant sur les nouvelles dispositions de la loi sur l’investissement.
Il a, toutefois, critiqué  » l’excès  » et le  » dérapage  » du syndicalisme, qui s’est transformé, à son tour, en un obstacle bloquant la relance économique en Tunisie.

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Le membre de l’Association des magistrats tunisiens (AMT) Anas Hmeidi a mis en garde contre le recours aux prélèvements sur les salaires des magistrats pour pénaliser les mouvements de protestation organisés récemment par le secteur.
Les magistrats s’opposeront à cette décision par tous les moyens et pourront même suspendre toute activité dans les tribunaux jusqu’à la fin de l’année judiciaire, a-t-il menacé.
Lors d’une conférence de presse mercredi à Tunis, Anis Hmeidi a estimé que cette forme de harcèlement est de nature à porter atteinte à la sécurité financière du magistrat et au principe de séparation des pouvoirs.
« Les revendications légitimes de l’AMT ont du embarrasser les autorités qui n’ont trouvé d’autre réplique que de prétendre que l’AMT ne représente pas les magistrats et qu’elle n’est pas habilitée à débattre des questions financières avec le ministère », a-t-il lancé.

Citant l’article 9 des principes fondamentaux relatifs à l’indépendance de la magistrature inscrits dans la déclaration des Nations Unies (1985), Mohamed Beltaief, un autre membre de l’AMT, a rappelé que « les juges sont libres de constituer des associations de juges ou d’autres organisations, et de s’y affilier pour défendre leurs intérêts, promouvoir leur formation professionnelle et protéger l’indépendance de la magistrature ».
La sécurité financière et les conditions de travail dans les tribunaux sont les garants de l’indépendance de la magistrature et de ce fait ils sont au cœur des activités des associations judiciaires, a-t-il tenu à préciser.

Pour sa part, la présidente de l’AMT, Raoudha Karafi, a déploré l’absence de vision sur la réforme du secteur judiciaire et l’amélioration de la situation matérielle des magistrats. Elle a rappelé la vague de démissions dans le secteur et qu’elle impute à la détérioration du niveau de vie des professionnels.
Les magistrats avaient repris, lundi dernier, leurs protestations avec port du brassard rouge, dénonçant la dégradation e leur situation financière et des conditions de travail dans les tribunaux.
La reprise des protestations a été décidée lors du conseil national de l’AMT, réuni le 16 avril dernier.

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Le recours de plus en plus important au marché obligataire afin de se refinancer a rendu la mission des agences inévitable. La note émise par les agences est fondamentale pour fixer le taux d’intérêt sur le marché des obligations souveraines, pour attirer les investisseurs étrangers et donner la confiance aux bailleurs de fonds. « La notation des agences doit être analysée, anticipée et confrontée par les ministères,  la BCT et les analystes universitaires afin d’éviter de nouvelles dégradations et surtout améliorer notre position. En effet, six ans après la révolution, notre pays a relativement réussi la transition vers la démocratie et les libertés d’expression, mais n’a pas pu sortir de la crise économique. Ce piège pourra mettre en péril tous les acquis politiques et sociaux« . C’est ce qu’a indiqué Ghazi Boulila, universitaire et administrateur à la STB, dans un billet économique publié par l’intermédiaire en bourse, Macsa.

L’agence Fitch et la FMI ont bien montré, selon ses déclarations, que la hausse de la  masse salariale des fonctionnaires en pourcentage du PIB et la détérioration de la qualité des services publics ont compromis la viabilité des finances publiques et de la dette à moyen et long termes en générant des déficits structurels alarmants et démesurés et en évinçant l’investissement public et privé.

Et de préciser dans le même cadre que les résultats de l’enquête compétitivité de l’année 2014 de l’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Études Quantitatives (ITCEQ,) réalisée auprès de 1200 entreprises privées, confirment que les chefs d’entreprises trouvent que les services de l’administration publique pénalisent leurs activités et réduisent leur compétitivité. Parmi les facteurs cités, on trouve le cadre macroéconomique et réglementaire, le financement bancaire, la fiscalité et les charges sociales, l’insécurité, les ressources humaines, les procédures administratives et le système judiciaire, la corruption et l’instabilité  politique. Ils insistent sur le fait que les procédures administratives se compliquent davantage dans la mesure où pour accélérer un service, il faudrait recourir à des malversations et des pots-de-vin. L’exemple le plus cité touche le service portuaire et surtout le délai moyen long de 2 semaines environ entre le moment où les produits arrivent au point d’entrée du territoire et le moment où les procédures douanières sont effectuées. Les hommes d’affaires évoquent aussi que le système fiscal est considéré comme une contrainte majeure à l’investissement. Une réforme de la fonction publique devra revoir en premier lieu l’amélioration des services fournis et l’absence de lien entre rémunération et performance,  l’avancement automatique du personnel, les grèves fréquentes, le recrutement par le mérite, la mobilité de la main d’œuvre et comment attirer les talents et les compétences en second lieu.

Ghazi Boulila a évoqué plusieurs autres facteurs derrière l’échec économique du pays. « On a pris beaucoup de temps pour discuter des questions juridiques et on a négligé les questions économiques. En conséquence, la situation économique des régions s’est dégradée, le chômage a augmenté, le bien être de la population a chuté etc. Plus on laisse le temps passer sans agir, moins les politiques économiques seront efficaces« , a-t-il expliqué.

En outre, il a assuré que le terrorisme a pollué la révolution et on n’a pas pris les bonnes décisions à temps. L’image de la Tunisie s’est dégradée, ce qui n’aide pas à attirer l’IDE et les touristes. La géopolitique de la région est à notre défaveur. « Le jeu égoïste des partis politiques n’a pas favorisé un comportement coopératif pour sortir de ce piège. Le pays est dans une dynamique qui favorise le comportement de recherche de rente et le système politique mis en place ne permet pas la stabilité politique et la constitution des partis forts capables de gouverner« , a-t-il dit.

Selon ses déclarations, l’instabilité politique et les grèves illégales ont également augmenté l’incertitude et ont agi négativement sur le comportement de l’épargne et de l’investissement. Cette situation difficile a, selon lui, entraîné un déséquilibre de plus en plus important des finances extérieures et publiques et une augmentation rapide et dangereuse  de la dette publique. En dépit de ces problèmes, les Tunisiens sont condamnés à s’unir autour d’un projet national en se mettant au travail pour redémarrer la croissance économique en panne, sortir de la crise et éviter la banqueroute.

Macsa

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Le président du parti Al Moubadara, Kamel Morjene a assuré que le pays a besoin d’un leadership pour sortir de la crise actuelle.
Il a par ailleurs indiqué, lors de son passage ce vendredi 21 avril 2017 sur les ondes de Shems Fm, que le régime post-révolution, n’a pas réussi. « Et j’avais déjà fait remarquer, lors du Dialogue national, que le pays n’était pas encore prêt pour ce type de régime ». a-t-il ajouté.
« On ne peut pas passer du régime présidentiel, où le président détient toutes les ficelles du pouvoir…  au régime actuel »a-t-il expliqué.
Kamel Morjene a estimé que la situation actuelle est encore plus délicate que celle relative à la période de janvier 2011, et ce sur le plan social et économique.

Il a ajouté que le chef de gouvernement formera 5 commissions chargées des grandes réformes.

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Le chef du gouvernement effectue, aujourd’hui, jeudi 20 avril 2017, une visite de travail dans le gouvernorat de Sfax. Cette visite revêt une dimension purement économique d’autant que des mesures importantes seront prises pour stimuler le développement et promouvoir l’environnement dans la région.
La visite soulève également de grands espoirs au sein de la société civile de Sfax qui réclame des solutions pour la mise en œuvre des projets bloqués et la lutte contre la pollution dans le littoral sud du gouvernorat.
La société civile réclame aussi au gouvernement de mettre fin à la crise de la société  » Petrofac « , à Kerkennah et de régler la crise de l’usine  » Siab  » à Sfax.
Selon le député Chafik Ayadi, la visite du chef du gouvernement n’intervient pas à point nommé dans la mesure où elle a été programmée après l’adoption du plan quinquennal de développement 2016-2020 qui selon, ses expressions, va consacrer la récession économique dans la région.
Ayadi a justifié cette récession par l’absence de grands projets d’investissement et le manque de moyens financiers, jugés nécessaires, jusque là, pour impulser le développement.

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Le ministre de la Fonction publique Abid Briki a appelé les Tunisiens à dénoncer la corruption et à lancer des signaux d’alarmes sans craindre les procédures administratives que pourraient porter leurs supérieurs hiérarchiques au travail.

Lors de son intervention, ce jeudi, 23 février 2017 sur les ondes d’Express Fm, le ministre a indiqué que la loi de protection des dénonciateurs qui a été adoptée hier à l’ARP garantit tous les droits au dénonciateurs de garder leurs postes et de bénéficier d’un montant d’argent pour avoir mis à nu un acte de corruption au sein de l’administration tunisienne.

Il a par ailleurs estimé que la circulaire n°4 publiée par le premier ministère et qui a suscité une grande polémique récemment, ne vise qu’à organiser la communication entre le gouvernement et les média.

« Les médias peuvent dialoguer et essayer de trouver une solution pour clarifier ce circulaire ou l’amender au lieu de protester et menacer. La situation du pays ne peut supporter une autre crise », a-t-il ajouté.

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« Tous les ingrédients sont réunis pour que la dette publique dépasse 70% du PIB avant la fin de 2017 et aille au-delà en 2018 », c’est ce qu’a assuré l’expert économique, Radhi Meddeb dans son interview accordée au journal « La Presse » et parue dans son édition de ce mercredi 15 février 2017.

Il a par ailleurs indiqué qu’il est nécessaire de préparer sereinement, mais sans plus tarder, les conditions d’inversion de ce processus qui nous appauvrit et nous asservit, selon ses dires. « Seule une croissance forte pourrait nous y aider. Or, la croissance ne pourra s’installer et s’accélérer sans de multiples réformes structurelles et profondes. Nous n’y échapperons pas », a-t-il expliqué.

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Ammar Amroussia, député à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) et dirigeant au parti des travailleurs a déclaré, en marge de la célébration, ce dimanche 12 février 2017, du 31ème anniversaire du parti à Sfax, que les chiffres et les indices concernant le chômage, la corruption, les prix et le développement montrent que le gouvernement de Youssef Chahed n’a pas réussi à résoudre la crise que vit la Tunisie depuis plusieurs années.

Le député à l’ARP a, dans le même contexte, indiqué, dans une déclaration à Mosaïque Fm, que rien n’a changé avec le gouvernement de Chahed.

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De par la façon dont il intervient sur la scène tant politique que diplomatique de la Tunisie, le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi renvoie l’image de quelqu’un qui est dans la peau d’un chef d’Etat, bien qu’il s’en défende comme il vient de la faire dans une interview accordée, chez lui, au site Middle East Eye, basé à Londres, dirigé par David Hearst, ex rédacteur en chef du desk international du Guardian.

En exergue à cette interview Ghannouchi, il est dit que ce dernier « enchaîne visites à l’étranger, interviews et rencontres avec des dignitaires….tel un chef d’État ». La question lui a été posée surtout en lien avec son rôle très actif dans le règlement de la crise libyenne et la « diplomatie parallèle » qu’il est en train de mener. Il s’en est défendu en affirmant qu’ « elle le serait si elle s’opposait à la diplomatie officielle », précisant que « c’est plutôt une diplomatie populaire qui est au service de la diplomatie officielle », pour souligner aussitôt que « si le président m’avait fait savoir que cela posait un problème, je me serais arrêté. Je suis toujours en lien avec lui. Nous ne pouvons être qu’un facteur de réussite pour sa politique ». Interrogé s’il pense déjà aux présidentielles de 20119, alors qu’il se forge de plus en plus une carrure internationale. Pour toute réponse, manifestement évasive, il s’est borné à asséner : « Non, ce n’est pas à l’ordre du jour. Nous en discuterons en temps voulu ».

Beaucoup moins élusif et carrément tranchant, il a affirmé, au sujet de la place qui est celle de son parti sur l’échiquier politique, qu’ « aucune loi ne peut passer sans le soutien et l’accord du groupe d’Ennahdha… qui est la meilleure force populaire pour soutenir et protéger le gouvernement. Nous le défendons et nous le poussons vers la réussite, car il a de bonnes chances », selon ses dires.

Amené à se prononcer sur le dossier des terroristes de retour des zones de conflit, Rached Ghannouchi a seriné l’argumentaire qu’il soutenait depuis un bail. Tout en ne souhaitant pas leur retour, il a invoqué la Constitution qui « garantit le droit des concitoyens à rentrer chez eux », soulignant qu’il faut appliquer la loi pour « ces criminels dont la place est en prison ». Ensuite, il faudra faire appel aux spécialistes, comme les religieux et les psychiatres, afin de traiter leur pathologie, a-t-il insisté.

Répondant à la question qui fâche, celle imputant à Ennahdha la responsabilité d’avoir encouragé le départ de ces combattants, le chef de ce qui s’appelait alors parti islamiste, y a vu des « escarmouches politiques ». Et d’expliquer que « le pays se dirige vers des élections [locales] et certains partis craignent le succès d’Ennahdha, parce que nous sommes le parti le mieux organisé du pays. Ils veulent faire peur, en faisant le lien entre nous et le terrorisme. Mais Ennahdha est la plus grande force qui fait face au terrorisme. Nos détracteurs oublient que, sous le gouvernement Ennahdha, Ansar al-Charia a été désigné organisation terroriste [le 28 août 2013] Nous leur avons déclaré la guerre et nous avons banni leurs meetings ».

« La crise libyenne est une crise tunisienne »

C’est par cette saillie que Rached Ghannouchi a répondu à la question de savoir pourquoi il est si actif sur le dossier libyen. « La solution d’une partie de nos problèmes se trouve en Libye. Le problème sécuritaire est lié au développement. Avant la révolution, plus d’un demi-million de Tunisiens travaillaient en Libye. Si ces personnes pouvaient revenir y travailler, il n’y aurait plus de chômage en Tunisie. De plus, toutes les opérations terroristes qui ont eu lieu en Tunisie ont été préparées en Libye. Cela a détruit le tourisme. Enfin, la frontière que nous partageons avec la Libye est large et ouverte. Nous ne pouvons pas y ériger un mur ».

BCE, Sissi, Bouteflika, des « faire-valoir » !

Abordant le volet politique de la crise libyenne, Rached Ghannouchi a fait le descriptif de ses bons offices et une révélation qui n’est pas pour trouver grâce aux yeux de Béji Caïd Essebsi. Le descriptif, c’est de dire que « nous sommes en relations avec toutes les parties libyennes, incluant les kadhafistes, les révolutionnaires, les islamistes… Nous avons connu beaucoup d’entre eux en exil, à Londres, en Suisse, aux États-Unis » La révélation, c’est de revendiquer la paternité de « l’initiative arabe ». Ghannouchi a indiqué qu’il a rencontré Martin Kobler, représentant de l’ONU en Libye, pour lui suggérer de rassembler les pays voisins de la Libye afin de résoudre la crise, proposition, dit-il, retenue par l’émissaire onusien « convaincu par cette idée puisqu’il la proposée », selon ses dires. Et comme pour reléguer BCE au rang de simple faire-valoir, il précisé que cette « initiative arabe », comme nous l’appelons, est menée par Béji Caïd Essebsi avec Abdel Fattah al-Sissi et Abdelaziz Bouteflika ». Une manière subliminale de se mettre dans la peau d’un chef d’Etat.

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La société immobilière tuniso-saoudienne (SITS) peine depuis au moins

Le 19 janvier, la bourse de Tunis annonçait la suspension de la cotation de la Société immobilière tuniso-saoudienne (SITS). Le même jour, le Conseil du marché financier annonçait qu’une enquête a été diligentée par le CMF sur la SITS et et que les investigations préliminaires ont relevé l’existence de conflits au niveau de la gouvernance de ladite société, objet de recours devant la justice et une tentative de convocation d’une assemblée générale ordinaire pour décider de sa gouvernance. 5 jours après ces annonces, toujours pas de solution…

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Le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a déclaré ce vendredi 13 janvier 2017 que la délégation ministérielle actuellement en visite à Ben Guerdane va s’engager à déterminer une date précise pour la réouverture du poste frontalier de Ras Jedir.
Dans une déclaration exclusive accordée à Africanmanager, il a ajouté que son gouvernement multiplie depuis quelque temps les efforts afin de trouver une issue à cette crise et de résoudre les problèmes auxquels cette ville fait face. « Le gouvernement actuel n’a épargné aucun effort pour gagner ce challenge », a précisé le ministre, faisant savoir que plusieurs réunions et rencontres de concertation ont eu lieu avec la partie libyenne à propos de cette question.

Le ministre s’est montré optimiste quant à la réalisation de cet objectif, surtout que plusieurs réunions sont prévues cet après-midi avec l’ensemble des composantes de la société civile de Ben Guerdane pour traiter cette question, mais aussi pour évoquer d’autres projets de développement, toujours en suspens. Dans le même contexte, le ministre a ajouté qu’une autre réunion est attendue au niveau du poste frontalier pour mieux examiner cette question.
Abid Briki a par ailleurs signalé que le gouvernement d’union nationale ne pourra jamais faire des promesses irréalisables.
Il est à rappeler que la situation dans la délégation de Ben Guerdane est marquée dernièrement par des actions de protestation de la part des habitants, qui réclament ainsi des négociations sérieuses avec la partie libyenne pour une ouverture permanente du poste frontalier de Ras Jedir.
Pour tenter d’apaiser la tension sociale dans cette zone, une délégation gouvernementale, composée d’Abid Briki, de Mehdi Ben Gharbia et d’un représentant du ministère des Affaires étrangères, s’est rendue, aujourd’hui, à Médenine et plus précisément dans la délégation de Ben Guerdane.

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Une délégation gouvernementale se rendra, ce vendredi 13 janvier 2017, à Médenine et plus précisément à la délégation de Ben Guerdane. C’est ce qu’a déclaré le gouverneur de Médenine, Taher Matmati lors de son passage sur Mosaïque fm.

Composée d’Abid Briki, de Mehdi Ben Gharbia et d’un représentant du ministère des Affaires étrangères, cette délégation œuvre à résoudre les problèmes confrontés au niveau du point de passage frontalier de Ras Jedir Le gouverneur n’a pas par ailleurs écarté une éventuelle signature d’un accord avec la partie libyenne de manière à dépasser cette situation.

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A la suite de la controverse suscitée récemment par les mesures du ministère du Commerce prises à l’encontre des boulangeries modernes, le Groupement professionnel des industries boulangeries pâtisseries, relevant de la confédération des Entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) a tenu hier jeudi 05 janvier une conférence de presse en présence du président du groupement et des représentants du secteur. Ces derniers ont exprimé leur indignation face à la campagne médiatique menée par les structures de la boulangerie bénéficiant du régime de compensation contre la présence sur le marché des boulangeries modernes et qui vise à ternir leur réputation auprès de l’opinion publique.

Ils ont rappelé que le nombre des boulangeries modernes dépasse aujourd’hui 1200 et que ces dernières offrent environ 12000 postes d’emploi à raison de 10 ouvriers dans chaque boulangerie et ne bénéficient pas de la farine subventionnée. Sur 100 kg de farines, les boulangeries modernes dépensent 51d,200 contrairement aux boulangeries subventionnées qui achètent les 100 kg de farine à 22d,668. Elles ne profitent pas en outre des subventions sur les hydrocarbures ni des autres avantages que propose l’Etat aux boulangeries traditionnelles.

Par ailleurs, le vice-président du groupement,  M. Abdelkrim ben Mehrez, estime que la décision du ministère du Commerce datant du mois de juin 2016 et qui fixe le poids du pain à 150 g pour les boulangeries modernes en plus de la suppression du nom de la « boulangerie » est une décision injuste qui vise à détruire le secteur et par conséquent des milliers de postes d’emploi. Il a insisté sur la nécessité de revoir ces décisions ainsi que la loi 56 relatif au secteur – boulangeries pâtisseries – et la révision du système de subvention.

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L’économiste Ezzedine Saidane, après avoir fait le bilan de 2016, sombre, comme vous pouvez l’imaginer, prédit une année 2017 aussi rude.
Dans un entretien avec l’Economiste Maghrébin, paru hier vendredi 30 décembre, Saidane a affirmé que le remboursement de la dette publique va continuer à grever les finances du pays.
Il a souligné que les autorités en reportant à 2018 une partie des ennuis de 2017 n’ont fait que différer le problème, qu’il faudra tôt ou tard affronter. L’économiste fait allusion à la hausse des salaires dans la fonction publique, qui était programmée en 2017 et qui a été finalement ajournée jusqu’à 2018. «Un problème reporté dans le temps n’est pas un problème résolu», lâche-t-il.

Mais pour Saidane il est possible d’entrevoir le bout du tunnel si le gouvernement consent à prendre les décisions courageuses pour corriger des années de mauvaise gestion de l’économie tunisienne et des finances publiques – depuis 2011. «Il nous reste encore, peut-être, une petite fenêtre de quelques mois pour engager une véritable opération de sauvetage et assurer le retour de l’économie à ses trois fonctions essentielles, telles que la croissance, la création d’emplois et la création de richesse additionnelle », a-t-il déclaré. Mais cela dépend de trois chantiers : Un débat général pour s’accorder sur le vrai diagnostic, l’élaboration d’un plan de sauvetage de l’économie nationale – un plan d’ajustement structurel rigoureux et global – et l’exécution de cette stratégie sur 18 à 24 mois, en lançant les grandes réformes.

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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