Tags Posts tagged with "crise"

crise

par -
0

Le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a déclaré ce vendredi 13 janvier 2017 que la délégation ministérielle actuellement en visite à Ben Guerdane va s’engager à déterminer une date précise pour la réouverture du poste frontalier de Ras Jedir.
Dans une déclaration exclusive accordée à Africanmanager, il a ajouté que son gouvernement multiplie depuis quelque temps les efforts afin de trouver une issue à cette crise et de résoudre les problèmes auxquels cette ville fait face. « Le gouvernement actuel n’a épargné aucun effort pour gagner ce challenge », a précisé le ministre, faisant savoir que plusieurs réunions et rencontres de concertation ont eu lieu avec la partie libyenne à propos de cette question.

Le ministre s’est montré optimiste quant à la réalisation de cet objectif, surtout que plusieurs réunions sont prévues cet après-midi avec l’ensemble des composantes de la société civile de Ben Guerdane pour traiter cette question, mais aussi pour évoquer d’autres projets de développement, toujours en suspens. Dans le même contexte, le ministre a ajouté qu’une autre réunion est attendue au niveau du poste frontalier pour mieux examiner cette question.
Abid Briki a par ailleurs signalé que le gouvernement d’union nationale ne pourra jamais faire des promesses irréalisables.
Il est à rappeler que la situation dans la délégation de Ben Guerdane est marquée dernièrement par des actions de protestation de la part des habitants, qui réclament ainsi des négociations sérieuses avec la partie libyenne pour une ouverture permanente du poste frontalier de Ras Jedir.
Pour tenter d’apaiser la tension sociale dans cette zone, une délégation gouvernementale, composée d’Abid Briki, de Mehdi Ben Gharbia et d’un représentant du ministère des Affaires étrangères, s’est rendue, aujourd’hui, à Médenine et plus précisément dans la délégation de Ben Guerdane.

par -
0

Une délégation gouvernementale se rendra, ce vendredi 13 janvier 2017, à Médenine et plus précisément à la délégation de Ben Guerdane. C’est ce qu’a déclaré le gouverneur de Médenine, Taher Matmati lors de son passage sur Mosaïque fm.

Composée d’Abid Briki, de Mehdi Ben Gharbia et d’un représentant du ministère des Affaires étrangères, cette délégation œuvre à résoudre les problèmes confrontés au niveau du point de passage frontalier de Ras Jedir Le gouverneur n’a pas par ailleurs écarté une éventuelle signature d’un accord avec la partie libyenne de manière à dépasser cette situation.

par -
0

A la suite de la controverse suscitée récemment par les mesures du ministère du Commerce prises à l’encontre des boulangeries modernes, le Groupement professionnel des industries boulangeries pâtisseries, relevant de la confédération des Entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) a tenu hier jeudi 05 janvier une conférence de presse en présence du président du groupement et des représentants du secteur. Ces derniers ont exprimé leur indignation face à la campagne médiatique menée par les structures de la boulangerie bénéficiant du régime de compensation contre la présence sur le marché des boulangeries modernes et qui vise à ternir leur réputation auprès de l’opinion publique.

Ils ont rappelé que le nombre des boulangeries modernes dépasse aujourd’hui 1200 et que ces dernières offrent environ 12000 postes d’emploi à raison de 10 ouvriers dans chaque boulangerie et ne bénéficient pas de la farine subventionnée. Sur 100 kg de farines, les boulangeries modernes dépensent 51d,200 contrairement aux boulangeries subventionnées qui achètent les 100 kg de farine à 22d,668. Elles ne profitent pas en outre des subventions sur les hydrocarbures ni des autres avantages que propose l’Etat aux boulangeries traditionnelles.

Par ailleurs, le vice-président du groupement,  M. Abdelkrim ben Mehrez, estime que la décision du ministère du Commerce datant du mois de juin 2016 et qui fixe le poids du pain à 150 g pour les boulangeries modernes en plus de la suppression du nom de la « boulangerie » est une décision injuste qui vise à détruire le secteur et par conséquent des milliers de postes d’emploi. Il a insisté sur la nécessité de revoir ces décisions ainsi que la loi 56 relatif au secteur – boulangeries pâtisseries – et la révision du système de subvention.

par -
0

L’économiste Ezzedine Saidane, après avoir fait le bilan de 2016, sombre, comme vous pouvez l’imaginer, prédit une année 2017 aussi rude.
Dans un entretien avec l’Economiste Maghrébin, paru hier vendredi 30 décembre, Saidane a affirmé que le remboursement de la dette publique va continuer à grever les finances du pays.
Il a souligné que les autorités en reportant à 2018 une partie des ennuis de 2017 n’ont fait que différer le problème, qu’il faudra tôt ou tard affronter. L’économiste fait allusion à la hausse des salaires dans la fonction publique, qui était programmée en 2017 et qui a été finalement ajournée jusqu’à 2018. «Un problème reporté dans le temps n’est pas un problème résolu», lâche-t-il.

Mais pour Saidane il est possible d’entrevoir le bout du tunnel si le gouvernement consent à prendre les décisions courageuses pour corriger des années de mauvaise gestion de l’économie tunisienne et des finances publiques – depuis 2011. «Il nous reste encore, peut-être, une petite fenêtre de quelques mois pour engager une véritable opération de sauvetage et assurer le retour de l’économie à ses trois fonctions essentielles, telles que la croissance, la création d’emplois et la création de richesse additionnelle », a-t-il déclaré. Mais cela dépend de trois chantiers : Un débat général pour s’accorder sur le vrai diagnostic, l’élaboration d’un plan de sauvetage de l’économie nationale – un plan d’ajustement structurel rigoureux et global – et l’exécution de cette stratégie sur 18 à 24 mois, en lançant les grandes réformes.

par -
0

Mehdi Jomaa, ancien chef de gouvernement, et qui n’est jamais retourné au business, sans doute à cause de la forte attraction du pouvoir, infiniment plus puissante que celle de son pré-carré dans le secteur privé, a enfin abattu ses cartes, dans un entretien avec Jeune Afrique. Il s’est décidé à descendre dans l’arène politique, autour de laquelle il n’a cessé de tourner mais qu’il redoutait, sans doute à cause des coups qu’on y prend, inéluctablement et à cause des efforts presque surhumains qu’il faut faire pour s’y imposer, face à des politiciens pas aguerris mais incroyablement agressifs et des citoyens intraitables.

D’abord, en bon communicateur, sans avoir l’air d’y toucher, il démolit à la hache les objets qui encombrent son chemin : Les partis politiques qui se disputent les faveurs des Tunisiens, très maladroitement d’ailleurs. « La faiblesse des partis actuels tient à la fois à leur flou programmatique, à leur coupure d’avec la base et au hiatus qui existe entre les règles qu’ils énoncent et leur pratique quotidienne. Ils invoquent la démocratie de manière incantatoire alors que leurs structures ne sont pas désignées de manière démocratique. Ils prônent l’égalité alors que le recrutement et l’avancement en leur sein se font par copinage. Ce que les Tunisiens refusent c’est la pratique de ces partis, mais aussi « l’esprit partisan », étroit, qui s’apparente au clanisme« .

A propos de son parti politique et des risques de télescopage avec son « think tank », « Tunisie Alternatives », Jomâa dit ceci : « s’agira-t-il d’un parti, au sens classique, ou d’un rassemblement, les choses ne sont pas encore décantées, mais ça sera un mouvement politique, pas une association comme peut l’être le think tank. Le think tank a réuni des experts et des personnalités et nous a permis d’élaborer une vision, de la traduire en programme et en politique publique, et d’identifier les personnes capables de les porter. Mais, en parallèle, j’ai commencé à organiser mes équipes pour faire le lien avec la base, avec les régions. Ce dispositif va naturellement converger pour aboutir à une construction politique, mais nous ne voulons pas nous précipiter. J’insiste en revanche sur la nécessité des déplacement sur le terrain. Ils sont indispensables si l’on veut comprendre les vraies attentes des gens et ne pas les trahir. Vous savez il y a des regards assassins qui vous mettent mal à l’aise et il y a des regards qui vous obligent. Il faut les croiser, les affronter pour saisir humblement la responsabilité qui vous incombe. »

Cet entretien a permis de lever tous les doutes sur le fait que l’ancien chef de gouvernement a déjà mis son costume d’opposant et que c’en est fini des postures tièdes, fades diront certains, des positions médianes, neutres et bienveillantes, place au combat, aux coups, les vrais. Quand on l’interroge sur le rendement du gouvernement piloté par Youssef Chahed, Jomâa rétorque, sans prendre de gant : « Normalement, le budget est l’acte politique majeur d’un gouvernement. Or celui qui a été discuté devant l’Assemblée des représentants du peuple [ARP] n’avait ni cap ni ligne directrice. C’était le cas l’année précédente. On a le sentiment que les turbulences politiques sont devenues bien plus fortes aujourd’hui que durant la période de transition. C’est un comble ! (…). Les élections de 2014 ont marqué la fin d’une transition périlleuse et consacré le retour de la légitimité des urnes. C’était le but. En toute logique, elles auraient dû conférer un minimum de stabilité au système politique, afin de permettre aux responsables de s’atteler à la résolution des vrais problèmes du pays. Or c’est exactement l’inverse qui s’est passé. C’est le grand échec de la classe politique. Il est collectif« .

Il a fendu l’armure, il n’est plus à l’abri

Son extraordinaire aventure a commencé quand son nom a été pioché parmi les nombreux prétendants au sauvetage de la Tunisie, tous des technocrates de haut vol, pour occuper le poste de ministre de l’Industrie, suite à la débâcle du gouvernement de Hamadi Jebali. C’était le 08 mars 2013. Depuis cette date, l’histoire de la Tunisie et celle de Jomâa sont entrecroisées, entremêlées. Cet entrelacement a atteint son paroxysme le 14 décembre 2013, quand on est venu le chercher pour prendre la place de son patron, Ali Larayedh, poussé vers la sortie par la pression populaire suite au deuxième assassinat politique de la post-révolution, celle du député Mohamed Brahmi, après Chokri Belaid. De sa mission de conduire le gouvernement, donc le pays, jusqu’aux élections de 2014 est née cette conviction chevillée au corps qu’il fallait vouer sa vie à l’intérêt national. Avoir la capacité de remuer un pays, le faire bouger, palpiter c’est quand même autre chose qu’être au service de Hutchinson, une filiale du groupe Total, même si son poste était très juteux.

Mehdi Jomâa a rendu les clés du pays à la majorité sortie du scrutin de 2014, Nidaa Tounes et avait déclaré qu’il allait prendre le large. Il avait à un moment agité l’idée de monter une boite de consulting, mais voilà, il n’a rien fait de tangible dans ce sens. A la place on l’a vu tourner autour des grands dossiers économiques de la Tunisie, faire moult déplacements à l’étranger, où d’ailleurs il se faisait volontiers l’avocat de son pays, appelant énergiquement les investisseurs à y aller en masse, participer à des forums internationaux, etc. Mais tout cela n’a permis en rien d’évacuer sa frustration d’être écarté de la direction effective des affaires du pays. Pendant toutes ces années, Jomâa a rêvé d’une sollicitation par les partis politiques et organisations nationales pour être cet homme providentiel qui allait sauver la Tunisie. Il pouvait se le permettre puisque tous les sondages le placent régulièrement parmi les préférés des citoyens pour accomplir cette mission. Alors il a rongé son frein. Mais voilà, ils ne sont jamais venus le chercher. Alors il a jeté son dévolu sur son « think tank », mais ça ne suffisait pas à consumer son énergie et sa passion. Sous la pression de ses proches, qui ont fini par le convaincre qu’il avait une carte à jouer, il s’est résolu à mouiller sa chemise pour aller chercher ce que toute de façon on ne lui offrira jamais sur un plateau : Un mandat du peuple.

Pas de doute, un nouveau gladiateur est dans l’arène. Maintenant qu’il a fendu l’armure, il n’est plus protégé par son statut de technocrate détaché de la chose politique. Tant qu’il était sur son piédestal de sauveur de la nation, à équidistance entre les partis politiques, il était intouchable. Maintenant qu’il a accepté d’en découdre avec les barons de la place, les attaques adverses vont bientôt fuser, et pas de manière feutrée…

par -
0

Depuis plusieurs années déjà, la Tunisie a rompu avec le concept d’entreprise publique rentable. Le problème ne date pas d’aujourd’hui, mais de plusieurs années. Les entreprises publiques se trouvent devant un cumul de problèmes économiques, financiers et sociaux. Aujourd’hui, elles ne contribuent presque pas à l’essor de l’économie nationale.
Après avoir été longtemps considérées comme le fleuron de l’économie tunisienne et première source des recettes du budget de l’État, les entreprises publiques sont devenues un lourd fardeau, difficiles, voire impossibles à gérer à la lumière de la crise de liquidités qui sévit dans le pays depuis un bon nombre d’années .

Preuve à l’appui : La contribution des entreprises dans le budget de l’État au titre de l’année 2016 est presque nulle, et les quelques Millions de dinars qui sont venus renflouer les caisses de l’État au titre de cette année sont dus aux recettes exceptionnelles générées par la 4G mais aussi aux contributions provenant de la Banque centrale de Tunisie (BCT). C’est la ministre des Finances, Lamia Zribi, qui le confirme. Elle n’a cessé dernièrement de tirer à boulets rouges sur les entreprises publiques, sans pour autant proposer des solutions. Elle se contente de dire ce qu’elle constate : « Si aucune mesure n’est prise pour le redressement et la restructuration de ces entreprises là, (…), c’est la crise financière » assurée. Oui, elle parle ! Elle dit des vérités, qui laissent entrevoir différentes interprétations, la plus plausible est la privatisation. C’est une des solutions récemment proposées par une députée de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Aussitôt évoquée, la colère avait monté d’un cran au sein de l’Assemblée. Pour les Tunisiens, la privatisation est une atteinte à leurs droits. En Tunisie on peut évoquer la crise, mais parler de la privatisation, c’est tabou. Oui ! On se permet d’injecter de l’argent dans des entreprises déjà mortes et improductives, mais on ne privatise pas ! Mais jusqu’à quand ? Il est légitime de s’interroger à ce stade : Doit-on se débarrasser de ces entreprises là ? Et si on privatisait les entreprises à vocation commerciale ?

Mohamded Slah Ayari, conseiller fiscal a fait remarquer, dans une déclaration à Africanmanager, que les recettes provenant des entreprises ont connu une baisse très importante de 42,8%, passant ainsi de 409 Millions de dinars durant les 9 premiers mois de l’année 2015 à seulement 234 MD durant la même période de 2016.

Selon ses déclarations, les entreprises publiques ne contribuent pas comme auparavant dans les caisses de l’État à cause de plusieurs difficultés économiques et financières énormes, à titre d’exemple la situation de Tunisair, qui a confirmé les pertes successives supportées par la dite entreprise, considérée comme le fleuron des entreprises publiques. Ainsi, la perte qui a été confirmée au titre de l’exercice de 2015 a atteint 72 MD. Le même constat s’applique aux autres entreprises publiques telles que la SNTRI, la SNCFT, la CGT, la CPG et la dernière en date, Petrofac, qui croule sous les difficultés économiques, financières et sociales.

À notre interrogation : Est-ce que l’État a intérêt à privatiser les entreprises publiques ou à continuer à supporter le fardeau qui devient de plus en plus lourd ? Momahed Salah a dit :  » À priori, il serait plus adéquat de se débarrasser des entreprises publiques qui n’assurent pas un service social au profit des citoyens tunisiens, par conséquent et à l’exception des secteurs stratégiques tels que la Steg, la SONEDE, la SNTRI, l’État a intérêt à céder les entreprises publiques qui ne font qu’accumuler du déficit au fil des années, et ce dans l’espoir qu’elles soient redressées dans une première étape afin de contribuer à l’amélioration des recettes fiscales et à la création de nouveaux postes d’emploi ».

De son côté, Mbarek Khamessi, expert en redressement des entreprises en difficulté, nous a fait savoir que la privatisation des entreprises publiques n’est pas la bonne solution, et ce en dépit des difficultés financières énormes rencontrées par ces entreprises là, de plus on ne peut privatiser que les entreprises ayant un fort potentiel de rentabilité. « Personne ne pourra acheter une entreprise non rentable et avec une activité non évolutive », a-t-il expliqué.

Khamessi a, dans le même ordre d’idées, mis en garde contre le fait de voir ce processus de privatisation se transformer en opération de liquidation, comme le cas de la Société Tunisiennes des Banques (STB) dans le temps, appelant ainsi à puiser avant tout dans les solutions de restructuration et de redressement.

En outre, il a fait remarquer que les entreprises publiques n’ont jamais été un objet de rentabilité, mais plutôt social comme le cas de la poste, de la Steg ou encore de la SONEDE, appelant ainsi à ne pas se limiter uniquement à l’aspect financier. « Le privé ne va pas jouer le rôle assigné au début à cette entreprise là », a-t-il assuré. Il faut éviter, selon lui, le mimétisme législatif et importer bêtement les expériences étrangères dans le contexte tunisien.

Un représentant du ministère des Finances, qui a voulu parler sous l’anonymat, a quant à lui précisé que les difficultés des entreprises publiques ne datent pas d’aujourd’hui mais plutôt d’avant la Révolution, citant le cas des entreprises de transport comme la SNTRI, les sociétés pétrolières comme la SNDP et STIR. A cela s’ajoutent la SONEDE, la Steg, la CPG, la Fouladh, Tunisair, SNCPA et la Transtu.

par -
0

Selon des données publiées, ce mercredi, par l’AFP, le groupe japonais Toshiba a plongé dans une nouvelle crise après avoir mal calculé les risques du rachat par sa filiale nucléaire Westinghouse d’une société du même secteur aux Etats-Unis.

Son action était massacrée en Bourse mercredi (-20,42% à la clôture à 311,6 yens) après -12% la veille, alors que le groupe a avoué un risque de dépréciations massives d’actifs de « plusieurs milliards de dollars » sur son activité nucléaire américaine.

Il redoute naturellement un impact négatif sur ses comptes annuels. Toshiba est d’autant plus mal qu’il a perdu en partie la confiance des marchés en raison de malversations financières révélées mi-2015, nous apprend la même source.

par -
0

Le syndicat général de la Garde nationale a réclamé, dans un communiqué, la création d’une cellule de crise formée des ministères de la Défense, de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de la Justice chargée de s’opposer au retour des terroristes.

Le syndicat réclame aussi la révision des nominations des attachés sécuritaires à l’étranger, appelant ainsi à la nécessité de fusionner la direction de lutte contre le terrorisme et la direction des renseignements de la Garde nationale.

par -
0

Fadhel Abdelkefi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, a affirmé, lors de son intervention ce samedi 10 décembre 2016 dans un panel organisé en marge des Journées de l’Entreprise sur le gouvernement et le secteur privé, que la Tunisie est devenue sans doute un pays démocratique, mais elle a perdu son orthodoxie financière.  » Toutes les courbes explosent. Nous sommes dans une situation de rupture macro-économique », a expliqué le ministre.

« Nous avons créé des déséquilibres financiers et un défit énorme en 2017. Il est temps de dire les choses telles qu’elles sont, et on ne doit pas dire n’importe quoi. Le secteur privé doit jouer pleinement son rôle au niveau des revenus fiscaux », a expliqué Abdelkefi.

par -
0

A trois jours de la grève générale décidée par l’UGTT pour amener le gouvernement à revoir sa copie sur le gel des augmentations salariales, nul ne semble avoir le moindre scénario de sortie de crise. La centrale syndicale campe plus que jamais sur ses positions et, à la Kasbah, on reste sur son quant-à-soi avec la ferme certitude que l’article 3 de du projet de la loi de finances relatif au rééchelonnement salarial sera voté, ayant été adopté, ce lundi, en l’état, de même que la totalité du PLF par la commission de finances de l’ARP. Autant dire que l’affaire est pliée même si le président de la République, Béji Caïd Essebsi, entré un peu tard en lice, se démène pour           arracher aux uns et aux autres un compromis de dernière minute, sans visiblement y réussir malgré deux « rencontres de la dernière chance » avec Abassi en moins de 48 heures.

Sauf miracle ou hypothétique sursaut de sagesse, l’on s’achemine tout droit vers l’irréparable. Une paralysie générale de l’Administration sur laquelle sont en train de se greffer au fil des heures des grèves sectorielles touchant une partie significative des compartiments de l’activité nationale. Et on ne voit rien venir qui puisse arrêter cette spirale infernale nourrie par des discours maximalistes sans rapport avec la nature et la réalité du contentieux, ouvrant un cycle de déchirements sociaux forcément à répétition. D’autant qu’il s’en mêle des surenchères électorales liées au congrès de l’UGTT prévu le 14 janvier 2017. Une échéance dans la perspective de laquelle les différents courants ouvriers fourbissent leurs armes pour s’emparer de la direction de l’organisation syndicale. Et chacun pousse plus loin le bouchon pour s’afficher comme le défenseur le plus sûr et le plus ardent des droits des travailleurs.

On en a vu quelques échantillons dont le plus frappant est cette envolée jugée outrancière dont s’est fendu Houcine Abassi, qui n’est pourtant pas candidat à sa propre succession, en dénonçant avec une rare virulence les « croassements » de trois députés dont il ne s’est pas excepté de citer les noms et en enchaînant mises en garde, ultimatum et menaces contre le gouvernement s’il n’entendait pas raison et ne se rétractait pas sur le report des augmentations salariales. De surcroît, il l’a fait à la veille de la commémoration du leader syndicaliste Farhat Hached comme s’il mobilisait son héritage au service d’une revendication à laquelle il donnait les allures d’une cause syndicale majeure.

Le gouvernement droit dans ses bottes

En face, le gouvernement, sûr de son fait, ne semble point lâcher prise, et s’estime absolument fondé d’aller au bout de sa logique. Il ne s’en est pas moins signalé par des initiatives susceptibles de tempérer les rigueurs et d’arrondir en quelque sorte les angles en avançant proposition sur proposition pour ramener à quelques mois uniquement le moratoire sur les augmentations salariales. Ce n’est que peine perdue, le syndicat tenant toujours et plus fermement encore à obtenir gain de cause, invoquant la conclusion de l’accord y afférent et sa publication au journal officiel. Un argument qui, juridiquement, est valable et nullement inopérant, mais pratiquement difficile voire impossible à faire valoir dans les circonstances par lesquelles passent les finances de l’Etat, et faut-il l’avouer, sous l’effet des pressions exercées par le Fonds monétaire international au titre des recrutements et les rémunérations dans la fonction publique. Une posture d’autant plus contraignante que la croissance flirte avec la valeur nulle, que les déficits jumelés piquent du nez et que dinar bat de l’aile.

Sombre perspective !

Les positions étant à ce point diamétralement antinomiques, on ne pourrait pas envisager autre chose qu’une dangereuse escalade avec au départ la funeste grève générale du 8 décembre, et dans la foulée, une explosion de mouvements de la même eau dans bien des secteurs. L’UGTT ne s’est pas faite faute de le rappeler et de le répéter, surtout au sortir de la conférence internationale sur l’investissement « Tunisie 2020 » à laquelle, pourtant, elle a souhaité « plein succès ». Après avoir fait la grosse voix, la puissante organisation syndicale donne la nette impression de joindre l’acte à la parole en étant parfaitement consciente, et elle l’a dit, des très graves conséquences qui en découleraient.

A ne pas en douter, ce serait la pire des choses qui puisse arriver à un pays assailli déjà par de nombreux et très nocifs écueils qu’il ne réussit point à évacuer ni même à atténuer. A trois jours de la date fatidique du 8 décembre, les Tunisiens lèvent les yeux vers le ciel tout en se posant de sérieuses et angoissantes interrogations.

par -
0

Le député du bloc parlementaire Ennahdha Houcine Jaziri est d’avis que le gouvernement d’union nationale est appelé à prendre en compte les intérêts de la classe moyenne, qui continue de souffrir et à trouver d’autres alternatives pour combler le déficit budgétaire et faire face à la crise qui secoue la Tunisie

Pour le nahdhaoui, le dialogue reste l’unique moyen pour résoudre aux problèmes sociaux afin de préserver l’union et la stabilité du pays. Il a affirmé par ailleurs que le pays a besoin d’un élan d’investissement gagnant-gagnant pour rassurer les investisseurs, mais également pour réaliser le développement souhaité. Interview :

Votre lecture pour le climat social actuel ?

Le climat social reste, malgré toutes les initiatives entreprises, tendu.           Cela s’est traduit également par certaines mesures que le gouvernement a prises quelques années après la révolution.

En effet, les récentes propositions avancées dans le projet de la loi de finances 2017 (LF 2017) sont le parfait exemple, surtout qu’elles sont prises au détriment de certaines catégories, ce qui a provoqué un tollé général. Certains sont allés jusqu’à proclamer des jours de colère, et même une grève générale est attendue dans la fonction publique.

Cette situation nous pousse à évoquer le rôle stratégique de la justice fiscale, mais aussi les différents problèmes rencontrés par le gouvernement au niveau de la recherche de la solution appropriée pour ce nouveau processus économique.

Cette nouvelle situation prouve l’absence d’une vision globale capable de trouver une issue à cette crise, ce qui a alourdi la mission du gouvernement qui est par conséquent en train d’assumer sa pleine responsabilité.

Et alors ?

Le gouvernement est appelé à chercher d’autres alternatives, sachant que le dialogue reste l’unique moyen pour résoudre les problèmes sociaux afin de préserver l’union et la stabilité du pays.

L’avenir du pays est tributaire de la résolution de ces problèmes sociaux qui ne cessent d’augmenter depuis la révolution.

Mais une telle situation ne peut qu’impacter la réussite de Tunisia 2020 et surtout les promesses et les engagements fermes de la part des Etats partenaires et des bailleurs de fonds qui ont été formulé, pour un montant global de plus de 34 milliards de dinars. Qu’en dites-vous ?

Le gouvernement en place a réussi à réaliser certains projets positifs, telle que la Conférence internationale sur l’investissement, qui s’est déroulée les 29 et 30 novembre 2016.

A travers cet évènement incontournable, ce gouvernement a réussi à mettre en place un nouveau climat d’investissement tout en tirant profit des avancées réalisées dans le volet sécuritaire.

Ce nouveau climat reste par conséquent tributaire d’une reprise du secteur touristique, mais aussi de la relance de l’investissement local et étranger.

C’est une démarche importante, voire cruciale, mais c’est aussi le moment opportun pour certaines catégories pour qu’elles exigent la satisfaction de leurs revendications et la prise en compte de leur situation.

C’est dans ce cadre que s’inscrit la grève générale décrétée par la centrale syndicale pour ce 8 décembre. Ce mouvement a été compris au début comme une forme de pression exercée sur le gouvernement, mais c’est une manière de demander l’amélioration de la situation de la classe moyenne déjà en détérioration.

Pour les promesses, je pense qu’il ne s’agit pas dans l’ensemble de dons faits à la Tunisie, mais plutôt de crédits qui exigent certaines conditions pour qu’ils soient octroyés.

Pour pouvoir atteindre cet objectif, le pays a besoin d’un élan d’investissement gagnant-gagnant pour rassurer les investisseurs, mais également pour réaliser le développement souhaité.

Outre cette action, une grande responsabilité incombe aux investisseurs et aux hommes d’affaires tunisiens afin de contribuer davantage dans ce processus.

Mais quelques jours nous séparent de la grève générale décrétée par l’UGTT ?

Le principe des négociations reste valable jusqu’à la dernière minute. Je suis optimiste quant à la capacité des deux parties à dépasser cette situation préoccupante.

Et s’il n’y avait pas un compromis, la grève générale ne serait pas la fin du monde étant donné que la Tunisie est dans un processus démocratique.

De toute façon, je pense qu’il faut prendre en compte les intérêts de la classe moyenne qui continue de souffrir et trouver d’autres solutions pour combler le déficit budgétaire et faire face à la crise qui secoue la Tunisie.

Parmi les solutions ?

Le gouvernement est appelé à trouver de nouvelles solutions fiscales pour pouvoir résoudre la crise. On exige aussi plus de transparence au niveau de la gestion de plusieurs secteurs dont notamment l’investissement dans le secteur des énergies renouvelables.

Parmi les autres solutions, il faudra avoir le courage de lutter contre la contrebande, qui continue de prendre de l’ampleur en Tunisie.

Pour y parvenir, le gouvernement devrait recourir à des équipes d’experts qualifiés capables d’élaborer des mesures basées sur une nouvelle vision économique et de ne plus se limiter à de simples mesures « de punition » exercées sur certaines catégories.

Le gouvernement devrait trouver de nouvelles alternatives d’investissements.

Et encore ?

On a besoin d’un projet de restructuration de nos entreprises en difficulté. Cela passerait également par le partenariat public-privé dans plusieurs domaines comme la STEG, le transport.

De toute façon, il faut préserver les acquis sociaux du pays tout en prenant en compte les intérêts de la classe moyenne et la plus vulnérable, sinon on se trouverait face à une explosion sociale qui serait certainement couteuse pour le gouvernement.

Avez-vous des craintes par rapport à une explosion sociale ?

Il faut bouger, réagir et avoir le courage de prendre certaines décisions. On a aussi besoin d’idées innovantes en matière de gestion des entreprises en difficulté. De même, le gouvernement devrait recourir à des solutions capables d’assurer la gouvernance de l’économie tunisienne.

par -
0

Le directeur général de la chaîne de grande distribution Monoprix, Fadhel Kraem, a affirmé, lors de la communication financière de Monoprix qui se tient actuellement au siège de la bourse de Tunis que les deux magasins du groupe à Djerba et Sfax seront définitivement fermés. À Djerba, la fermeture a déjà eu lieu alors qu’à Sfax, le processus est en cours.

Il a par ailleurs fait savoir que la société a déjà procédé à plusieurs fermetures, notamment suite aux événements violents et troubles qui ont suivi la Révolution, mais ces deux nouvelles fermetures s’inscrivent dans le business plan de Monoprix visant à garantir une meilleure orientation des magasins et maîtriser l’activité opérationnelle de la gestion des magasins. « Il faut bien choisir l’endroit où on s’implante », a-t-il dit.

En outre, Fadhel Kraiem a indiqué que d’autres magasins se trouvent également devant plusieurs difficultés financières, mais qu’il faut quand même leur donner la chance de reprendre et de poursuivre normalement leurs activités.

par -
0

Au Nigeria l’heure est à la diète, crise financière oblige. Même tarif pour tout le monde, même pour ceux qui ont occupé les plus hautes fonctions, tels que les anciens chefs de l’Etat.

D’après le correspondant de la BBC à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, cité par Africanews, les six anciens hommes forts du pays, encore en vie, n’ont pas touché un naira – la monnaie locale – en guise de salaire depuis janvier 2016. Les vice-présidents ont eu plus de chance, ils ont été payés eux. Cette surprenante révélation a été faite lors d’une réunion au Sénat.

D’après la Constitution du pays, les anciens présidents doivent être entretenus à vie. Olusegun Obasanjo (président de 1976 à 1979, puis 1999-2007), Shehu Shagari (1979-1983), Ibrahim Babangida (1985-1993), Ernest Shonekan (1993, par intérim), Abdulsalami Abubakar (1998- 1999) et Goodluck Jonathan (2010-2015) sont donc invités à patienter et à partager, comme tout Nigérian lambda, les souffrances d’un pays dont les finances publiques ont été malmenées par la fonte des cours internationaux du pétrole.

Mais ce n’est pas l’avis du sénateur Aliyu Wamakko, qui s’est dit indigné par la façon dont sont traités les anciens présidents. Il s’est fendu d’un billet dans le journal nigérian “Punch” pour le faire vertement savoir. Ce qui le désole surtout c’est le cas du président Shehu Shagari, âgé de 91 ans. “Nous pouvons comprendre que l’ancien président Goodluck Jonathan ne soit pas payé parce qu’il vient de quitter son poste. Mais pour quelqu’un comme Shagari (…), c’est quelque chose que je ne peux pas comprendre”, a-t-il asséné, ajoutant que cette décision est “contraire à l’équité”.

A rappeler que le Nigeria est le plus gros producteur de brut du continent africain ; le pays, qui était arrosé par les milliards de dollars de l’exportation du pétrole, fait face actuellement à une terrible récession. Ce n’était pas arrivé depuis 10 ans. Cette semaine, le gouvernement a même agité l’idée de la vente des raffineries qui ne sont plus rentables pour résorber les gros déficits publics. Les temps sont durs…

par -
0

A en croire le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, dans un entretien avec le quotidien saoudien domicilié à Londres Acharq al-Amsat rapporté par H24info, Alger est disposé à s’activer pour éteindre les foyers d’incendie avec Rabat. « Le Maroc est un pays voisin et frère. Nous avons quelques désaccords en suspens. Il y a une divergence de vision. Nous préférons en Algérie une approche globale et un dialogue direct pour régler toutes les questions, d’autant qu’il s’agit de dossiers précis et notre pays est prêt à les régler d’une façon sérieuse et pacifique ».

Reste à savoir si Rabbat donnera suite à cette main tendue d’Alger et si oui, dans quelles proportions. En tout cas le propos vaut son pesant d’or et mérite qu’on s’y attarde, et qu’on suive ses développements, les deux puissances de la sous-région poussant leur vieil antagonisme jusqu’à s’opposer presque sur tous les grands dossiers, même sur la présidence de l’Union africaine, que le Maroc s’apprête à rejoindre, ce qu’Alger voit d’un très mauvais oeil…

par -
0

La sortie de la crise qui secoue actuellement la Tunisie est toujours probable, si on reste attaché au dialogue en tant que processus consensuel, a déclaré la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, à l’occasion de la conférence tripartite pour l’adoption du plan d’action pour la mise en œuvre du contrat social, qui se tient actuellement à Gammarth.

Pour ce faire, Bouchamaoui a souligné la nécessité de traduire cette volonté par l’adoption d’un programme de travail fixant les priorités principales selon les urgences, à commencer par la stratégie nationale de l’emploi, la réforme du régime de retraire. Pour la présidente de la centrale patronale, la réussite dans l’exécution de ces objectifs passera certainement par le respect de l’approche participative, qui se distingue déjà par le contrat social, signé le 14 janvier 2014.

Sur un autre plan, la responsable a mis l’accent sur cet événement qui vient dans une conjoncture difficile marquée également par un déséquilibre financier des caisses sociales, l’évolution du chômage sans oublier les défis auxquels fait face le secteur privé.

par -
0

Le ministère des Affaires sociales reprendra le dialogue avec le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) afin de trouver les solutions appropriées à la crise qui secoue actuellement le secteur, a appris Africanmanager auprès du directeur général de la sécurité sociale au ministère des Affaires sociales, Kamel Maddouri.

La reprise des négociations vient à la suite d’une demande officielle lancée par les pharmaciens, qui continuent de suspendre l’application du système du tiers payant au motif d’un retard dans le paiement des sommes dues, depuis plusieurs mois. Pour rappel, cette décision a été prise par l’assemblée générale du Syndicat tunisien des propriétaires des pharmacies privées (STPPP), suite à l’échec de la réunion qui a eu lieu le 7 octobre dernier entre des représentants de la CNAM, du syndicat et du ministère des Affaires sociales. Aucune suggestion positive à même de rassurer les pharmaciens n’a été avancée pour les encourager à continuer de travailler sur la base du système du tiers payant.

A ce niveau, le responsable a ajouté que le retour au dialogue vient à un moment où la CNAM a procédé au paiement de l’ensemble des sommes dues aux prestataires de soins.

Entre le 10 octobre et le 3 novembre courant, la caisse a versé 31 millions de dinars, a avancé Kamel Maddouri, assurant que le versement de ces dus se poursuit d’autant plus que la caisse s’est engagée à continuer à couvrir les frais de soins à ses affiliés, se disant prête à poursuivre le dialogue pour garantir tous les droits des affiliés sociaux.

Une bonne nouvelle pour les 580 mille abonnés du système du médecin familial à la CNAM, qui risquent de ne plus être assurés, ce qui est une problématique majeure dans une Tunisie en pleine débâcle économique.

Pour plusieurs observateurs, cette affaire est dure pour une grande partie de la population, considérant que les autorités ont perdu la face en cédant trop facilement aux exigences des syndicats.

Le dialogue est indispensable pour la réforme du régime d’assurance

Pourtant, d’un côté comme de l’autre, beaucoup s’accordent sur la nécessité d’aller au-delà du bras de fer et d’entamer un dialogue approfondi et responsable pour pouvoir réformer le régime d’assurance maladie de manière à garantir sa soutenabilité et sa pérennité financière.

Ce dialogue s’inscrivant dans une démarche de partenariat et d’implication de l’ensemble des acteurs concernés devrait aboutir à la mise en place des préalables techniques et institutionnels pour certaines questions, a dit Kamel Maddouri, mettant l’accent sur la diversification des sources financières du nouveau régime, la maitrise des couts à travers une redéfinition de la responsabilité du médecin de famille.

Parmi les autres questions, il s’est dit intéressé par l’instauration des préalables thérapeutiques pour la prise en charge des soins prédiqués, la révision des conventions sectorielles dans un esprit de véritable partenariat et plus d’équilibre ainsi que le renforcement de la prévention et de la rationalisation de l’offre de soins, sans oublier la révision du rôle du conseil national de l’assurance maladie en tant qu’instance nationale de suivi, d’évaluation et de régulation du régime d’assurance maladie.

Outre cette action, il est important de consolider la composante de la gouvernance et du contrôle médical, tout en instaurant un véritable système d’information du régime d’assurance maladie.

Kamel Maddouri a souligné aussi la nécessité de mettre en œuvre des mécanismes de coordination avec les régimes complémentaires d’assurance maladie pour une meilleure prise en charge des soins de santé.

C’était d’ailleurs le sens du contrat social conclu le 14 janvier 2013 entre le gouvernement, l’UGTT et l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica).

Ce contrat prévoyant la création d’un conseil national du dialogue social scelle en cinq grands chapitres, sur la base d’une vision qui se veut avant-gardiste et partagée, des engagements concrets. Il s’agit de la croissance économique et le développement régional, les politiques de l’emploi et de la formation professionnelle, les relations professionnelles et le travail convenable, la protection sociale et l’institutionnalisation du dialogue social.

Or, ce contrat n’était pas respecté depuis la date de sa signature, ce qui pourrait porter préjudice à la crédibilité du gouvernement actuel et ses prédécesseurs.

C’est pour cette raison que le département des Affaires sociales a choisi pour ce vendredi 11 novembre 2016 l’organisation d’une rencontre tripartite afin d’adopter un plan du travail pour l’exécution de ce contrat.

par -
0

Dans une interview accordée à Africanmanager, le président de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), Radhouane Ben Salah, a déclaré que les mesures prises dans la loi de finances complémentaire de 2015 en faveur des hôteliers doivent faire l’objet d’une circulaire d’application de la part de la Banque centrale pour pouvoir résoudre l’épineux problème de l’endettement.

De même et pour sortir de la crise, les hôteliers vont se lancer dans la création de résidences touristiques..

Sur un autre plan, le responsable a fait savoir qu’un plan de promotion adéquat sera mis en place, dont le budget sera augmenté en passant de 1500 millions de dinars en 2016 à 2700 millions de dinars en 2017 pour conserver les marchés ayant réalisé des performances lors de la saison 2016. Interview :

Pouvez-vous nous dresser l’état des lieux du secteur ?

Jusqu’au 10 octobre, une augmentation de 2.2% a été enregistrée en termes d’entrées et 7.9% en termes de nuitées et ce, en comparaison avec la même période de 2015.

Par rapport à 2014, les chiffres sont malheureusement négatifs. Car les entrées ont chuté de 30% et  les nuitées ont aussi baissé de 38.7%.

C’est raisonnable étant donné que l’année 2015 a été considérée comme l’année la plus mauvaise qu’ait connue le tourisme tunisien.

Et 2016 aurait pu être beaucoup plus mauvaise si les acteurs intervenants n’avaient pas fait un travail consistant et sérieux en se focalisant sur trois principaux marchés. Il s’agit du marché russe, qui a connu une évolution considérable. Chiffre à l’appui, 515 mille Russes ont visité la Tunisie jusqu’au 10 octobre courant contre 52 mille en 2015 et les prévisions tablent sur une augmentation de ce chiffre pour s’établir à 636 mille à fin 2016.

Le deuxième marché, c’est celui des Algériens dont le flux a évolué de 15.4% pour atteindre 1.237.000 en 2016 contre 1.071.000 en 2015, alors que le dernier marché est le local ; il a progressé de 3% et atteindra 5% à la fin de cette année..

Ces trois marchés ont sauvé le secteur touristique et ont amoindri au maximum le manque qui pourrait avoir en 2016.

Avez-vous fixé une stratégie pour consolider ces marchés ?

Ces marchés, considérés comme des marchés promoteurs, doivent faire l’objet d’une stratégie particulière. De même, un effort accru doit être fourni pour rétablir la confiance des partenaires étrangers à travers des campagnes publicitaires et promotionnelles intensives, éductours, participations aux salons internationaux.

C’est important pour pouvoir maintenir le rythme de croissance de ces marchés, qui seront à mon avis d’un apport conséquent pour notre secteur touristique.

C’est pour cette raison qu’une réunion a eu lieu avec le ministère du Tourisme pour préparer un plan de promotion adéquat dont le budget sera augmenté en passant de 1500 millions de dinars en 2016 à 2700 millions de dinars en 2017.

De même, il a été décidé de renforcer le soutien aux opérateurs organisant les vols charters et d’inviter des personnalités, des agences de voyage et des journalistes étrangers pour la promotion du tourisme tunisien.

Y-a-t-il des nouveautés par rapport au marché britannique , surtout que la GrandeBretagne refuse toujours de revoir ses conseils de voyage vers la Tunisie ?

La situation du marché britannique est catastrophique. La tendance baissière s’est élevée à 93% par rapport à l’année précédente. C’est logique, surtout que les tours-opérateurs boudent toujours notre pays en raison des restrictions de voyage qui sont toujours maintenues et qui demeurent un vrai dilemme pour les professionnels du métier.

Cependant, on multiplie les efforts pour que cette décision soit révisée dans de brefs délais.

Mais l’un des opérateurs de poids, Thomas Cook, a déprogrammé la Tunisie au départ de la GrandeBretagne pour l’été 2017. S’agit-il d’un coup dur pour le secteur ?

C’est une très mauvaise nouvelle. Cette décision aura certainement des effets sur les réalisations directes de ce marché, mais elle aura aussi un impact psychologique sur les autres marchés européens.

En dépit de cette décision, un mouvement de reprise modeste est constaté au niveau d’autres marchés comme le marché allemand et celui de la Belgique pour l’été prochain.

Dans le même ordre d’idée, les pays de l’Est vont progresser, sans oublier certains nouveaux marchés comme la Chine et l’Inde.

Vos estimations par rapport à la prochaine année ?

Globalement, 2017 sera l’année de la reprise, mais on n’atteindra pas des chiffres plus importants.

Pour ce faire, un programme de développement du marché tunisien (2015-2020) a été élaboré dont les premières assisses réaffirmeront l’objectif de 10,3 millions de touristes avec 50 millions de nuitées et des recettes de l’ordre de 7000 millions de dinars.

La réalisation de cet objectif sera-t-elle possible dans pareille conjoncture, jugée morose ?

Cette nouvelle stratégie est axée sur des points bien précis. Il s’agit de la résolution des problèmes de l’hôtellerie qui a plus que jamais besoin d’une restructuration et d’une solution appropriée à son endettement.

Les grandes lignes de cette solution sont mises en place par la loi des finances complémentaire de 2015. Cette loi a prévu un programme d’aide concernant les établissements touristiques et de l’artisanat, qui ont été intégrés au dispositif de restructuration globale incluant les investissements de renouvellement ainsi qu’un plan de rééchelonnement des crédits qu’ils ont contractés.

Ce programme a besoin d’une circulaire d’application de la part de la Banque centrale sur laquelle on est en train de travailler pour avoir des lignes de crédits étrangères à des taux intéressants et une longueur de remboursement importante, qui seront par la suite mises à la disposition de l’hôtellerie.

Cette solution d’endettement, rappelle-t-on, concerne 80% de l’hôtellerie tunisienne. Le montant est hallucinant, 4000 millions de dinars en 2013. L’endettement carbonisé était de l’ordre de 1200 millions de dinars.

La restructuration n’est pas uniquement la solution de la dette. On a aussi besoin d’un programme de mise à niveau de notre produit hôtelier, sur le plan humain, commercial et de la gestion. A ce titre, un rapport sera prochainement élaboré par des experts indépendants pour mettre en place un programme de mise à niveau dont le financement sera compris dans la dette de l’unité.

A partir de ce moment, nous allons aussi travailler sur l’amélioration de la qualité en mettant en place un nouveau programme de formation visant l’ensemble des professionnels et en introduisant de nouveaux métiers de l’hôtellerie.

L’amélioration de la qualité du produit touristique dépend aussi de la diversification du mode d’hébergement afin de donner une image positive du grand potentiel dont dispose la Tunisie.

Outre ces actions, il est temps de diversifier l’offre tout en développant de nouveaux produits à forte valeur ajoutée dont notamment le tourisme culturel, tourisme de santé, tourisme écologique, etc.

Cette démarche est cruciale, surtout que la crise que traverse ce secteur a prouvé la fragilité du produit touristique tunisien, basé quasiment sur un mono produit : le tourisme balnéaire.

On n’a pas cessé de parler de la restructuration du secteur touristique et de l’amélioration des services dans les hôtels, mais réellement rien n’a changé. Qu’en dites-vous?

La situation politique a beaucoup impacté le secteur. En effet, le ministère a connu le plus grand nombre de changements, soit plus de 7 ministres depuis la révolution.

Cela a beaucoup affecté le secteur, qui souffrait déjà des problèmes structurels, mais aussi conjoncturels liés essentiellement à la sécurité.

Un rendez-vous d’envergure internationale est programmé à Tunis les 29 et 30 novembre 2016 : la conférence internationale sur l’investissement. Comment la FTH pourrait tirer profit de ce genre de manifestation ?

Il s’agit d’un événement incontournable, surtout qu’on a intérêt à développer un nombre important de petites et moyennes entreprises principalement dans le domaine de l’animation, de la restauration et du sport. Ces investissements peuvent être faits dans les zones les plus démunies qui ne reçoivent pas de touristes, mais des clients passagers.

Outre cet aspect, on va aussi se lancer dans la création de résidences touristiques. C’est important, notamment avec la publication du décret loi relatif à ce segment. D’après ce texte, les hôteliers possédant des terrains libres sont autorisés à construire des résidences touristiques qui seront par la suite destinées à la vente (50% pour les étrangers et 50% pour les Tunisiens).

Des hôteliers ont déjà déposé leurs dossiers d’investissements..

Ces investissements sont importants pour les hôteliers qui seront capables de rembourser leurs dettes auprès des banques.

Quel rôle pourrait être joué par les chaînes d’hôtels internationales, qui se sont installées ou comptent le faire en Tunisie, pour aider à sortir de la crise actuelle de l’hôtellerie ?

L’installation des chaines internationales est très importante,dans l’amélioration de la qualité des services, mais aussi pour redorer l’image de notre pays. Chose qui ne peut être que bénéfique pour la Tunisie.

par -
0

L’expert en relations internationales et ancien diplomate Abdallah Abidi a déclaré, ce vendredi 21 octobre 2016 à Africanmanager, que « le gouvernement de Youssef Chahed est incapable de sortir le pays de sa crise politique, sociale et économique. Certains membres du gouvernement ne sont pas compétents et avec les querelles incessantes des politiciens, la situation du pays se dégradera de jour en jour. Il nous manque un leader et un discours politique fort. Le gouvernement de Youssef Chahed est mou », a-t-il affirmé.

par -
0
Le SG de l'UGTT Houcine Abbassi a déclaré

L’organisation syndicale est tout à fait consciente de la situation difficile du pays et des risques qui en découlent, a assuré, jeudi, le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Hassine Abassi, soulignant qu’elle est « prête au sacrifice sans pour autant accepter que les salariés assument à eux seuls les charges. »
Dans une allocution prononcée à la maison de l’UGTT à Gafsa, à l’occasion de la commémoration du centenaire du leader national « Ahmed Tlili », Abassi a déclaré que  » le patriotisme se mesure aux sacrifices que chacun de nous peut offrir à son peuple ».
Il a, par ailleurs, rappelé que l’organisation syndicale a déjà fait des sacrifices en matière majorations salariales et a chapeauté le dialogue national, en 2013, lorsque le danger guettait le pays, ce qui a lui permis d’éviter de sombrer dans une grave crise.
S’agissant du « Document de Carthage », Abassi a souligné que celui-ci a mis l’accent sur la nécessité de trouver de nouvelles ressources financières afin de lutter contre l’évasion fiscale et la contrebande.
Pour se faire, a-t-il dit, il est impérieux d’adopter une politique audacieuse capable de réconforter l’opinion publique, soulignant que nul ne ne pourra empêcher l’UGTT de lutter contre la précarité de l’emploi.
Et d’ajouter « l’UGTT s’engagera à améliorer le pouvoir d’achat des salariés et à défendre le droit syndical, et ce par tous les moyens légaux ».
« Nous ferons face à toute tentative de cession des biens publics et nous barrons la route à tous ceux qui veulent mettre le grappin sur les médias publics », a-t-il poursuivi.
A l’occasion de cette commémoration, Abassi a inauguré une place dans la ville de Gafsa en hommage au leader « Ahmed Tlili ».

par -
0

Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a reconnu que l’administration demeure un obstacle à l’investissement. C’est pourquoi une consultation nationale sur la réforme de la fonction publique sera lancée ce 10 octobre. Cette dernière traitera plusieurs dossiers dont notamment la reconversion des fonctionnaires dans la fonction publique et l’importance de faire bénéficier aux fonctionnaires de haut niveau des promotions, de leur faire passer des concours sans oublier la réaffectation des employés selon les besoins de chaque établissement.

Le ministre a par ailleurs justifié le report à 2019 des augmentations salariales par la réforme fiscale dont les répercussions financières seront positives sur les salaires des agents à moyen et faible revenu, on pourrait même avoir 42DT de plus. Interview :

La commission dite 4+4  s’est réunie. Pouvez-vous nous donner des éclaircissements sur les sujets traités ?

Au début, il est important de mettre l’accent sur le rôle de ladite commission qui œuvre à trouver une issue pour l’ensemble des problèmes, déjà en suspens.

C’est une démarche cruciale afin de faciliter les négociations relatives aux questions importantes étant donné qu’on est toujours face à plusieurs difficultés dans certains secteurs.

Parmi les sujets évoqués, on cite également la situation de la Société Tunisienne des Industries de Pneumatiques (STIP), qui est en train de provoquer un climat de tension sociale dans le gouvernorat de Sousse.

A ce niveau, on a bien étudié les moyens juridiques dans le but de trouver une solution à cette crise.

D’ailleurs, le management de la STIP sera convoqué pour être placé devant le choix suivant : soit il réinvestit les 180 millions de dinars de dettes auprès des banques pour remettre sur pied l’entreprise, soit l’Etat s’approprie ce montant auquel cas la direction actuelle ne tiendra plus les rênes de l’entreprise.

D’autres sujets ont fait aussi l’objet de discussions dont notamment les accords signés au niveau de la formation professionnelle ou encore au niveau des délégations. A ce stade, je me permets d’annoncer qu’un compromis a été trouvé dans ce processus.

C’est important car on ne pourra jamais mettre en place les grandes réformes si on n’arrive pas à créer un climat social capable de relever ces défis.

Et pour le report de la majoration salariale ?

On n’a pas évoqué cette question, qui a été reportée à la séance du lundi 10 octobre 2016. Cette rencontre sera marquée par la présence de représentants du gouvernement et les membres du bureau exécutif de l’UGTT

Votre position par rapport au report à 2019 des majorations salariales prévues en 2017, alors que la centrale syndicale l’a rejetée ?

Avant tout, il faut évoquer le cadre dans lequel cette proposition a été recommandée. On était arrivé au pouvoir à un moment où le citoyen a perdu confiance dans le discours politique.

Partant de ce constat, on a voulu regagner la confiance de nos citoyens à travers l’adoption du concept de réconciliation et à travers la publication des chiffres qui mettent en évidence la situation « catastrophique» du pays.

Consacrant ce principe, les contacts ont été multipliés avec les partenaires sociaux quant à la gravité de la situation. Plusieurs mesures ont été prises sous forme de « propositions » et qui sont élaborées dans le projet de loi de finances 2017. Parmi elles le report des augmentations salariales jusqu’en 2019.

Mais quel sera l’avenir des négociations sociales, surtout que l’UGTT a dit non à cette proposition ?

Le gouvernement d’union nationale a certes réussi à améliorer sa position dans les négociations sur le plan politique, mais il nous reste le volet social.

Le rôle du gouvernement à ce stade est d’être capable de prendre des mesures consensuelles pour sauver le pays et ce, à travers les « sacrifices ».

Mais comment ?

C’est à travers les concertations et la proposition de reporter les augmentations salariales jusqu’en 2019. Il s’agit déjà d’un accord signé avec la centrale syndicale

Outre cette suggestion, le gouvernement a recommandé une réforme fiscale. A ce niveau je vous assure que les répercussions financières d’une telle réforme sur les salaires des agents à moyen et faible revenu seront positives, elles pourraient même atteindre 42DT.

Cette démarche est importante, surtout qu’elle concernera environ 2,5 millions d’individus.

Si on arrive à améliorer notre taux de croissance, on entamera certainement les négociations sur la base d’une distribution équitable de la richesse;

Quelle évaluation faites-vous de la situation de l’administration tunisienne ?

L’administration tunisienne se trouve dans une situation de plus en plus en détérioration. Elle demeure par conséquent un obstacle à l’investissement à cause d’un certain ralentissement observé depuis des années. De même, elle est en train de fournir des prestations en deçà des attentes des citoyens.

Donc, il est temps de prendre des mesures adéquates pour améliorer les services de notre administration tout en instaurant un climat de confiance entre les citoyens et les établissements publics.

Votre plan pour entamer ce vaste chantier ?

Le 10 octobre 2016, on lance une consultation nationale sur la réforme de la fonction publique.

On est déterminé à atteindre cet objectif, surtout qu’elle vient consacrer l’approche participative. D’ailleurs, les secrétaires généraux des gouvernorats et des municipalités ainsi que les directeurs des ressources humaines des différents départements prendront part à cet événement incontournable.

Cette consultation traitera plusieurs dossiers dont notamment la reconversion des fonctionnaires dans la fonction publique. Ajoutons à cela l’importance de faire bénéficier aux fonctionnaires de haut niveau des promotions, de leur faire passer des concours sans oublier la réaffectation des employés selon les besoins de chaque établissement.

Il est à noter que cette consultation devrait aboutir à la définition des principaux axes de la réforme administrative dans la fonction publique.

Dans la même optique, vous avez reconnu l’existence de 130 mille agents, dans la fonction publique, qui n’accomplissent aucune tâche claire. Comment allez-vous réagir face à ce problème ?

On vient d’élaborer une stratégie pour résoudre cette problème. Ces agents qui ont été recrutés dans le cadre de l’amnistie générale ou encore du mécanisme 16, etc., seront réaffectés à la lumière d’une étude sur les besoins des administrations.

A titre d’exemple, on va tirer profit de cet effectif absurde des fonctionnaires pour la promotion des secteurs de services dont certains ont besoin de main d’œuvre.

De toute façon, on ne pourra jamais améliorer le taux de croissance sans mettre en place les réformes administratives accélérant le travail administratif et sans instaurer aussi un climat privilégiant la transparence, la reddition des comptes et la bonne gouvernance.

Dans le même sens, avez-vous des chiffres exacts sur le nombre de recrutés ayant bénéficié de l’amnistie générale et le cout de leur indemnisation ?

Selon les estimations, le nombre est estimé à environ 9000. Pour leur indemnisation, il faut contacter le ministère des Finances.

La corruption a pris de l’ampleur. Avez-vous élaboré une stratégie adéquate ou défini des mécanismes de contrôle pour éradiquer ce phénomène ?

C’est l’une des priorités du gouvernement en place? qui ne ménagera aucun effort pour circonscrire la corruption et poursuivre les corrompus.

A cet égard, on est en train de collecter les dossiers qui seront par la suite transmis à la justice et des mesures adéquates seront prises à l’encontre des fraudeurs.

Certaines organisations évoquent une explosion sociale imminente si des correctifs ne sont pas apportés. Qu’en pensez-vous ?

L’explosion sociale pourrait se produire si on ne prend pas conscience de la dangerosité de la situation. A  ce niveau, les premiers bénéficiaires de cette situation seraient certainement les organisations terroristes. Car l’armée serait dans pareille condition obligée de protéger les établissements publics, ce qui causerait une ouverture des frontières et par la suite une entrée massive des « daechiens ».

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

0
Dans une interview exclusive avec Africanmanager ce mercredi 18 janvier, le porte-parole de la Direction générale des prisons et de la rééducation, Kaïs Soltani,...

AFRIQUE

0
Bruits de bottes hier mercredi 18 janvier 2017 à la frontière gambienne, où des troupes militaires sénégalaises ont pris position, rapporte l'agence Reuters, aux...