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Le ministre de la Fonction publique Abid Briki a appelé les Tunisiens à dénoncer la corruption et à lancer des signaux d’alarmes sans craindre les procédures administratives que pourraient porter leurs supérieurs hiérarchiques au travail.

Lors de son intervention, ce jeudi, 23 février 2017 sur les ondes d’Express Fm, le ministre a indiqué que la loi de protection des dénonciateurs qui a été adoptée hier à l’ARP garantit tous les droits au dénonciateurs de garder leurs postes et de bénéficier d’un montant d’argent pour avoir mis à nu un acte de corruption au sein de l’administration tunisienne.

Il a par ailleurs estimé que la circulaire n°4 publiée par le premier ministère et qui a suscité une grande polémique récemment, ne vise qu’à organiser la communication entre le gouvernement et les média.

« Les médias peuvent dialoguer et essayer de trouver une solution pour clarifier ce circulaire ou l’amender au lieu de protester et menacer. La situation du pays ne peut supporter une autre crise », a-t-il ajouté.

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« Tous les ingrédients sont réunis pour que la dette publique dépasse 70% du PIB avant la fin de 2017 et aille au-delà en 2018 », c’est ce qu’a assuré l’expert économique, Radhi Meddeb dans son interview accordée au journal « La Presse » et parue dans son édition de ce mercredi 15 février 2017.

Il a par ailleurs indiqué qu’il est nécessaire de préparer sereinement, mais sans plus tarder, les conditions d’inversion de ce processus qui nous appauvrit et nous asservit, selon ses dires. « Seule une croissance forte pourrait nous y aider. Or, la croissance ne pourra s’installer et s’accélérer sans de multiples réformes structurelles et profondes. Nous n’y échapperons pas », a-t-il expliqué.

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Ammar Amroussia, député à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) et dirigeant au parti des travailleurs a déclaré, en marge de la célébration, ce dimanche 12 février 2017, du 31ème anniversaire du parti à Sfax, que les chiffres et les indices concernant le chômage, la corruption, les prix et le développement montrent que le gouvernement de Youssef Chahed n’a pas réussi à résoudre la crise que vit la Tunisie depuis plusieurs années.

Le député à l’ARP a, dans le même contexte, indiqué, dans une déclaration à Mosaïque Fm, que rien n’a changé avec le gouvernement de Chahed.

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De par la façon dont il intervient sur la scène tant politique que diplomatique de la Tunisie, le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi renvoie l’image de quelqu’un qui est dans la peau d’un chef d’Etat, bien qu’il s’en défende comme il vient de la faire dans une interview accordée, chez lui, au site Middle East Eye, basé à Londres, dirigé par David Hearst, ex rédacteur en chef du desk international du Guardian.

En exergue à cette interview Ghannouchi, il est dit que ce dernier « enchaîne visites à l’étranger, interviews et rencontres avec des dignitaires….tel un chef d’État ». La question lui a été posée surtout en lien avec son rôle très actif dans le règlement de la crise libyenne et la « diplomatie parallèle » qu’il est en train de mener. Il s’en est défendu en affirmant qu’ « elle le serait si elle s’opposait à la diplomatie officielle », précisant que « c’est plutôt une diplomatie populaire qui est au service de la diplomatie officielle », pour souligner aussitôt que « si le président m’avait fait savoir que cela posait un problème, je me serais arrêté. Je suis toujours en lien avec lui. Nous ne pouvons être qu’un facteur de réussite pour sa politique ». Interrogé s’il pense déjà aux présidentielles de 20119, alors qu’il se forge de plus en plus une carrure internationale. Pour toute réponse, manifestement évasive, il s’est borné à asséner : « Non, ce n’est pas à l’ordre du jour. Nous en discuterons en temps voulu ».

Beaucoup moins élusif et carrément tranchant, il a affirmé, au sujet de la place qui est celle de son parti sur l’échiquier politique, qu’ « aucune loi ne peut passer sans le soutien et l’accord du groupe d’Ennahdha… qui est la meilleure force populaire pour soutenir et protéger le gouvernement. Nous le défendons et nous le poussons vers la réussite, car il a de bonnes chances », selon ses dires.

Amené à se prononcer sur le dossier des terroristes de retour des zones de conflit, Rached Ghannouchi a seriné l’argumentaire qu’il soutenait depuis un bail. Tout en ne souhaitant pas leur retour, il a invoqué la Constitution qui « garantit le droit des concitoyens à rentrer chez eux », soulignant qu’il faut appliquer la loi pour « ces criminels dont la place est en prison ». Ensuite, il faudra faire appel aux spécialistes, comme les religieux et les psychiatres, afin de traiter leur pathologie, a-t-il insisté.

Répondant à la question qui fâche, celle imputant à Ennahdha la responsabilité d’avoir encouragé le départ de ces combattants, le chef de ce qui s’appelait alors parti islamiste, y a vu des « escarmouches politiques ». Et d’expliquer que « le pays se dirige vers des élections [locales] et certains partis craignent le succès d’Ennahdha, parce que nous sommes le parti le mieux organisé du pays. Ils veulent faire peur, en faisant le lien entre nous et le terrorisme. Mais Ennahdha est la plus grande force qui fait face au terrorisme. Nos détracteurs oublient que, sous le gouvernement Ennahdha, Ansar al-Charia a été désigné organisation terroriste [le 28 août 2013] Nous leur avons déclaré la guerre et nous avons banni leurs meetings ».

« La crise libyenne est une crise tunisienne »

C’est par cette saillie que Rached Ghannouchi a répondu à la question de savoir pourquoi il est si actif sur le dossier libyen. « La solution d’une partie de nos problèmes se trouve en Libye. Le problème sécuritaire est lié au développement. Avant la révolution, plus d’un demi-million de Tunisiens travaillaient en Libye. Si ces personnes pouvaient revenir y travailler, il n’y aurait plus de chômage en Tunisie. De plus, toutes les opérations terroristes qui ont eu lieu en Tunisie ont été préparées en Libye. Cela a détruit le tourisme. Enfin, la frontière que nous partageons avec la Libye est large et ouverte. Nous ne pouvons pas y ériger un mur ».

BCE, Sissi, Bouteflika, des « faire-valoir » !

Abordant le volet politique de la crise libyenne, Rached Ghannouchi a fait le descriptif de ses bons offices et une révélation qui n’est pas pour trouver grâce aux yeux de Béji Caïd Essebsi. Le descriptif, c’est de dire que « nous sommes en relations avec toutes les parties libyennes, incluant les kadhafistes, les révolutionnaires, les islamistes… Nous avons connu beaucoup d’entre eux en exil, à Londres, en Suisse, aux États-Unis » La révélation, c’est de revendiquer la paternité de « l’initiative arabe ». Ghannouchi a indiqué qu’il a rencontré Martin Kobler, représentant de l’ONU en Libye, pour lui suggérer de rassembler les pays voisins de la Libye afin de résoudre la crise, proposition, dit-il, retenue par l’émissaire onusien « convaincu par cette idée puisqu’il la proposée », selon ses dires. Et comme pour reléguer BCE au rang de simple faire-valoir, il précisé que cette « initiative arabe », comme nous l’appelons, est menée par Béji Caïd Essebsi avec Abdel Fattah al-Sissi et Abdelaziz Bouteflika ». Une manière subliminale de se mettre dans la peau d’un chef d’Etat.

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La société immobilière tuniso-saoudienne (SITS) peine depuis au moins

Le 19 janvier, la bourse de Tunis annonçait la suspension de la cotation de la Société immobilière tuniso-saoudienne (SITS). Le même jour, le Conseil du marché financier annonçait qu’une enquête a été diligentée par le CMF sur la SITS et et que les investigations préliminaires ont relevé l’existence de conflits au niveau de la gouvernance de ladite société, objet de recours devant la justice et une tentative de convocation d’une assemblée générale ordinaire pour décider de sa gouvernance. 5 jours après ces annonces, toujours pas de solution…

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Le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a déclaré ce vendredi 13 janvier 2017 que la délégation ministérielle actuellement en visite à Ben Guerdane va s’engager à déterminer une date précise pour la réouverture du poste frontalier de Ras Jedir.
Dans une déclaration exclusive accordée à Africanmanager, il a ajouté que son gouvernement multiplie depuis quelque temps les efforts afin de trouver une issue à cette crise et de résoudre les problèmes auxquels cette ville fait face. « Le gouvernement actuel n’a épargné aucun effort pour gagner ce challenge », a précisé le ministre, faisant savoir que plusieurs réunions et rencontres de concertation ont eu lieu avec la partie libyenne à propos de cette question.

Le ministre s’est montré optimiste quant à la réalisation de cet objectif, surtout que plusieurs réunions sont prévues cet après-midi avec l’ensemble des composantes de la société civile de Ben Guerdane pour traiter cette question, mais aussi pour évoquer d’autres projets de développement, toujours en suspens. Dans le même contexte, le ministre a ajouté qu’une autre réunion est attendue au niveau du poste frontalier pour mieux examiner cette question.
Abid Briki a par ailleurs signalé que le gouvernement d’union nationale ne pourra jamais faire des promesses irréalisables.
Il est à rappeler que la situation dans la délégation de Ben Guerdane est marquée dernièrement par des actions de protestation de la part des habitants, qui réclament ainsi des négociations sérieuses avec la partie libyenne pour une ouverture permanente du poste frontalier de Ras Jedir.
Pour tenter d’apaiser la tension sociale dans cette zone, une délégation gouvernementale, composée d’Abid Briki, de Mehdi Ben Gharbia et d’un représentant du ministère des Affaires étrangères, s’est rendue, aujourd’hui, à Médenine et plus précisément dans la délégation de Ben Guerdane.

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Une délégation gouvernementale se rendra, ce vendredi 13 janvier 2017, à Médenine et plus précisément à la délégation de Ben Guerdane. C’est ce qu’a déclaré le gouverneur de Médenine, Taher Matmati lors de son passage sur Mosaïque fm.

Composée d’Abid Briki, de Mehdi Ben Gharbia et d’un représentant du ministère des Affaires étrangères, cette délégation œuvre à résoudre les problèmes confrontés au niveau du point de passage frontalier de Ras Jedir Le gouverneur n’a pas par ailleurs écarté une éventuelle signature d’un accord avec la partie libyenne de manière à dépasser cette situation.

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A la suite de la controverse suscitée récemment par les mesures du ministère du Commerce prises à l’encontre des boulangeries modernes, le Groupement professionnel des industries boulangeries pâtisseries, relevant de la confédération des Entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) a tenu hier jeudi 05 janvier une conférence de presse en présence du président du groupement et des représentants du secteur. Ces derniers ont exprimé leur indignation face à la campagne médiatique menée par les structures de la boulangerie bénéficiant du régime de compensation contre la présence sur le marché des boulangeries modernes et qui vise à ternir leur réputation auprès de l’opinion publique.

Ils ont rappelé que le nombre des boulangeries modernes dépasse aujourd’hui 1200 et que ces dernières offrent environ 12000 postes d’emploi à raison de 10 ouvriers dans chaque boulangerie et ne bénéficient pas de la farine subventionnée. Sur 100 kg de farines, les boulangeries modernes dépensent 51d,200 contrairement aux boulangeries subventionnées qui achètent les 100 kg de farine à 22d,668. Elles ne profitent pas en outre des subventions sur les hydrocarbures ni des autres avantages que propose l’Etat aux boulangeries traditionnelles.

Par ailleurs, le vice-président du groupement,  M. Abdelkrim ben Mehrez, estime que la décision du ministère du Commerce datant du mois de juin 2016 et qui fixe le poids du pain à 150 g pour les boulangeries modernes en plus de la suppression du nom de la « boulangerie » est une décision injuste qui vise à détruire le secteur et par conséquent des milliers de postes d’emploi. Il a insisté sur la nécessité de revoir ces décisions ainsi que la loi 56 relatif au secteur – boulangeries pâtisseries – et la révision du système de subvention.

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L’économiste Ezzedine Saidane, après avoir fait le bilan de 2016, sombre, comme vous pouvez l’imaginer, prédit une année 2017 aussi rude.
Dans un entretien avec l’Economiste Maghrébin, paru hier vendredi 30 décembre, Saidane a affirmé que le remboursement de la dette publique va continuer à grever les finances du pays.
Il a souligné que les autorités en reportant à 2018 une partie des ennuis de 2017 n’ont fait que différer le problème, qu’il faudra tôt ou tard affronter. L’économiste fait allusion à la hausse des salaires dans la fonction publique, qui était programmée en 2017 et qui a été finalement ajournée jusqu’à 2018. «Un problème reporté dans le temps n’est pas un problème résolu», lâche-t-il.

Mais pour Saidane il est possible d’entrevoir le bout du tunnel si le gouvernement consent à prendre les décisions courageuses pour corriger des années de mauvaise gestion de l’économie tunisienne et des finances publiques – depuis 2011. «Il nous reste encore, peut-être, une petite fenêtre de quelques mois pour engager une véritable opération de sauvetage et assurer le retour de l’économie à ses trois fonctions essentielles, telles que la croissance, la création d’emplois et la création de richesse additionnelle », a-t-il déclaré. Mais cela dépend de trois chantiers : Un débat général pour s’accorder sur le vrai diagnostic, l’élaboration d’un plan de sauvetage de l’économie nationale – un plan d’ajustement structurel rigoureux et global – et l’exécution de cette stratégie sur 18 à 24 mois, en lançant les grandes réformes.

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Mehdi Jomaa, ancien chef de gouvernement, et qui n’est jamais retourné au business, sans doute à cause de la forte attraction du pouvoir, infiniment plus puissante que celle de son pré-carré dans le secteur privé, a enfin abattu ses cartes, dans un entretien avec Jeune Afrique. Il s’est décidé à descendre dans l’arène politique, autour de laquelle il n’a cessé de tourner mais qu’il redoutait, sans doute à cause des coups qu’on y prend, inéluctablement et à cause des efforts presque surhumains qu’il faut faire pour s’y imposer, face à des politiciens pas aguerris mais incroyablement agressifs et des citoyens intraitables.

D’abord, en bon communicateur, sans avoir l’air d’y toucher, il démolit à la hache les objets qui encombrent son chemin : Les partis politiques qui se disputent les faveurs des Tunisiens, très maladroitement d’ailleurs. « La faiblesse des partis actuels tient à la fois à leur flou programmatique, à leur coupure d’avec la base et au hiatus qui existe entre les règles qu’ils énoncent et leur pratique quotidienne. Ils invoquent la démocratie de manière incantatoire alors que leurs structures ne sont pas désignées de manière démocratique. Ils prônent l’égalité alors que le recrutement et l’avancement en leur sein se font par copinage. Ce que les Tunisiens refusent c’est la pratique de ces partis, mais aussi « l’esprit partisan », étroit, qui s’apparente au clanisme« .

A propos de son parti politique et des risques de télescopage avec son « think tank », « Tunisie Alternatives », Jomâa dit ceci : « s’agira-t-il d’un parti, au sens classique, ou d’un rassemblement, les choses ne sont pas encore décantées, mais ça sera un mouvement politique, pas une association comme peut l’être le think tank. Le think tank a réuni des experts et des personnalités et nous a permis d’élaborer une vision, de la traduire en programme et en politique publique, et d’identifier les personnes capables de les porter. Mais, en parallèle, j’ai commencé à organiser mes équipes pour faire le lien avec la base, avec les régions. Ce dispositif va naturellement converger pour aboutir à une construction politique, mais nous ne voulons pas nous précipiter. J’insiste en revanche sur la nécessité des déplacement sur le terrain. Ils sont indispensables si l’on veut comprendre les vraies attentes des gens et ne pas les trahir. Vous savez il y a des regards assassins qui vous mettent mal à l’aise et il y a des regards qui vous obligent. Il faut les croiser, les affronter pour saisir humblement la responsabilité qui vous incombe. »

Cet entretien a permis de lever tous les doutes sur le fait que l’ancien chef de gouvernement a déjà mis son costume d’opposant et que c’en est fini des postures tièdes, fades diront certains, des positions médianes, neutres et bienveillantes, place au combat, aux coups, les vrais. Quand on l’interroge sur le rendement du gouvernement piloté par Youssef Chahed, Jomâa rétorque, sans prendre de gant : « Normalement, le budget est l’acte politique majeur d’un gouvernement. Or celui qui a été discuté devant l’Assemblée des représentants du peuple [ARP] n’avait ni cap ni ligne directrice. C’était le cas l’année précédente. On a le sentiment que les turbulences politiques sont devenues bien plus fortes aujourd’hui que durant la période de transition. C’est un comble ! (…). Les élections de 2014 ont marqué la fin d’une transition périlleuse et consacré le retour de la légitimité des urnes. C’était le but. En toute logique, elles auraient dû conférer un minimum de stabilité au système politique, afin de permettre aux responsables de s’atteler à la résolution des vrais problèmes du pays. Or c’est exactement l’inverse qui s’est passé. C’est le grand échec de la classe politique. Il est collectif« .

Il a fendu l’armure, il n’est plus à l’abri

Son extraordinaire aventure a commencé quand son nom a été pioché parmi les nombreux prétendants au sauvetage de la Tunisie, tous des technocrates de haut vol, pour occuper le poste de ministre de l’Industrie, suite à la débâcle du gouvernement de Hamadi Jebali. C’était le 08 mars 2013. Depuis cette date, l’histoire de la Tunisie et celle de Jomâa sont entrecroisées, entremêlées. Cet entrelacement a atteint son paroxysme le 14 décembre 2013, quand on est venu le chercher pour prendre la place de son patron, Ali Larayedh, poussé vers la sortie par la pression populaire suite au deuxième assassinat politique de la post-révolution, celle du député Mohamed Brahmi, après Chokri Belaid. De sa mission de conduire le gouvernement, donc le pays, jusqu’aux élections de 2014 est née cette conviction chevillée au corps qu’il fallait vouer sa vie à l’intérêt national. Avoir la capacité de remuer un pays, le faire bouger, palpiter c’est quand même autre chose qu’être au service de Hutchinson, une filiale du groupe Total, même si son poste était très juteux.

Mehdi Jomâa a rendu les clés du pays à la majorité sortie du scrutin de 2014, Nidaa Tounes et avait déclaré qu’il allait prendre le large. Il avait à un moment agité l’idée de monter une boite de consulting, mais voilà, il n’a rien fait de tangible dans ce sens. A la place on l’a vu tourner autour des grands dossiers économiques de la Tunisie, faire moult déplacements à l’étranger, où d’ailleurs il se faisait volontiers l’avocat de son pays, appelant énergiquement les investisseurs à y aller en masse, participer à des forums internationaux, etc. Mais tout cela n’a permis en rien d’évacuer sa frustration d’être écarté de la direction effective des affaires du pays. Pendant toutes ces années, Jomâa a rêvé d’une sollicitation par les partis politiques et organisations nationales pour être cet homme providentiel qui allait sauver la Tunisie. Il pouvait se le permettre puisque tous les sondages le placent régulièrement parmi les préférés des citoyens pour accomplir cette mission. Alors il a rongé son frein. Mais voilà, ils ne sont jamais venus le chercher. Alors il a jeté son dévolu sur son « think tank », mais ça ne suffisait pas à consumer son énergie et sa passion. Sous la pression de ses proches, qui ont fini par le convaincre qu’il avait une carte à jouer, il s’est résolu à mouiller sa chemise pour aller chercher ce que toute de façon on ne lui offrira jamais sur un plateau : Un mandat du peuple.

Pas de doute, un nouveau gladiateur est dans l’arène. Maintenant qu’il a fendu l’armure, il n’est plus protégé par son statut de technocrate détaché de la chose politique. Tant qu’il était sur son piédestal de sauveur de la nation, à équidistance entre les partis politiques, il était intouchable. Maintenant qu’il a accepté d’en découdre avec les barons de la place, les attaques adverses vont bientôt fuser, et pas de manière feutrée…

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Depuis plusieurs années déjà, la Tunisie a rompu avec le concept d’entreprise publique rentable. Le problème ne date pas d’aujourd’hui, mais de plusieurs années. Les entreprises publiques se trouvent devant un cumul de problèmes économiques, financiers et sociaux. Aujourd’hui, elles ne contribuent presque pas à l’essor de l’économie nationale.
Après avoir été longtemps considérées comme le fleuron de l’économie tunisienne et première source des recettes du budget de l’État, les entreprises publiques sont devenues un lourd fardeau, difficiles, voire impossibles à gérer à la lumière de la crise de liquidités qui sévit dans le pays depuis un bon nombre d’années .

Preuve à l’appui : La contribution des entreprises dans le budget de l’État au titre de l’année 2016 est presque nulle, et les quelques Millions de dinars qui sont venus renflouer les caisses de l’État au titre de cette année sont dus aux recettes exceptionnelles générées par la 4G mais aussi aux contributions provenant de la Banque centrale de Tunisie (BCT). C’est la ministre des Finances, Lamia Zribi, qui le confirme. Elle n’a cessé dernièrement de tirer à boulets rouges sur les entreprises publiques, sans pour autant proposer des solutions. Elle se contente de dire ce qu’elle constate : « Si aucune mesure n’est prise pour le redressement et la restructuration de ces entreprises là, (…), c’est la crise financière » assurée. Oui, elle parle ! Elle dit des vérités, qui laissent entrevoir différentes interprétations, la plus plausible est la privatisation. C’est une des solutions récemment proposées par une députée de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Aussitôt évoquée, la colère avait monté d’un cran au sein de l’Assemblée. Pour les Tunisiens, la privatisation est une atteinte à leurs droits. En Tunisie on peut évoquer la crise, mais parler de la privatisation, c’est tabou. Oui ! On se permet d’injecter de l’argent dans des entreprises déjà mortes et improductives, mais on ne privatise pas ! Mais jusqu’à quand ? Il est légitime de s’interroger à ce stade : Doit-on se débarrasser de ces entreprises là ? Et si on privatisait les entreprises à vocation commerciale ?

Mohamded Slah Ayari, conseiller fiscal a fait remarquer, dans une déclaration à Africanmanager, que les recettes provenant des entreprises ont connu une baisse très importante de 42,8%, passant ainsi de 409 Millions de dinars durant les 9 premiers mois de l’année 2015 à seulement 234 MD durant la même période de 2016.

Selon ses déclarations, les entreprises publiques ne contribuent pas comme auparavant dans les caisses de l’État à cause de plusieurs difficultés économiques et financières énormes, à titre d’exemple la situation de Tunisair, qui a confirmé les pertes successives supportées par la dite entreprise, considérée comme le fleuron des entreprises publiques. Ainsi, la perte qui a été confirmée au titre de l’exercice de 2015 a atteint 72 MD. Le même constat s’applique aux autres entreprises publiques telles que la SNTRI, la SNCFT, la CGT, la CPG et la dernière en date, Petrofac, qui croule sous les difficultés économiques, financières et sociales.

À notre interrogation : Est-ce que l’État a intérêt à privatiser les entreprises publiques ou à continuer à supporter le fardeau qui devient de plus en plus lourd ? Momahed Salah a dit :  » À priori, il serait plus adéquat de se débarrasser des entreprises publiques qui n’assurent pas un service social au profit des citoyens tunisiens, par conséquent et à l’exception des secteurs stratégiques tels que la Steg, la SONEDE, la SNTRI, l’État a intérêt à céder les entreprises publiques qui ne font qu’accumuler du déficit au fil des années, et ce dans l’espoir qu’elles soient redressées dans une première étape afin de contribuer à l’amélioration des recettes fiscales et à la création de nouveaux postes d’emploi ».

De son côté, Mbarek Khamessi, expert en redressement des entreprises en difficulté, nous a fait savoir que la privatisation des entreprises publiques n’est pas la bonne solution, et ce en dépit des difficultés financières énormes rencontrées par ces entreprises là, de plus on ne peut privatiser que les entreprises ayant un fort potentiel de rentabilité. « Personne ne pourra acheter une entreprise non rentable et avec une activité non évolutive », a-t-il expliqué.

Khamessi a, dans le même ordre d’idées, mis en garde contre le fait de voir ce processus de privatisation se transformer en opération de liquidation, comme le cas de la Société Tunisiennes des Banques (STB) dans le temps, appelant ainsi à puiser avant tout dans les solutions de restructuration et de redressement.

En outre, il a fait remarquer que les entreprises publiques n’ont jamais été un objet de rentabilité, mais plutôt social comme le cas de la poste, de la Steg ou encore de la SONEDE, appelant ainsi à ne pas se limiter uniquement à l’aspect financier. « Le privé ne va pas jouer le rôle assigné au début à cette entreprise là », a-t-il assuré. Il faut éviter, selon lui, le mimétisme législatif et importer bêtement les expériences étrangères dans le contexte tunisien.

Un représentant du ministère des Finances, qui a voulu parler sous l’anonymat, a quant à lui précisé que les difficultés des entreprises publiques ne datent pas d’aujourd’hui mais plutôt d’avant la Révolution, citant le cas des entreprises de transport comme la SNTRI, les sociétés pétrolières comme la SNDP et STIR. A cela s’ajoutent la SONEDE, la Steg, la CPG, la Fouladh, Tunisair, SNCPA et la Transtu.

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Selon des données publiées, ce mercredi, par l’AFP, le groupe japonais Toshiba a plongé dans une nouvelle crise après avoir mal calculé les risques du rachat par sa filiale nucléaire Westinghouse d’une société du même secteur aux Etats-Unis.

Son action était massacrée en Bourse mercredi (-20,42% à la clôture à 311,6 yens) après -12% la veille, alors que le groupe a avoué un risque de dépréciations massives d’actifs de « plusieurs milliards de dollars » sur son activité nucléaire américaine.

Il redoute naturellement un impact négatif sur ses comptes annuels. Toshiba est d’autant plus mal qu’il a perdu en partie la confiance des marchés en raison de malversations financières révélées mi-2015, nous apprend la même source.

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Le syndicat général de la Garde nationale a réclamé, dans un communiqué, la création d’une cellule de crise formée des ministères de la Défense, de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de la Justice chargée de s’opposer au retour des terroristes.

Le syndicat réclame aussi la révision des nominations des attachés sécuritaires à l’étranger, appelant ainsi à la nécessité de fusionner la direction de lutte contre le terrorisme et la direction des renseignements de la Garde nationale.

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Fadhel Abdelkefi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, a affirmé, lors de son intervention ce samedi 10 décembre 2016 dans un panel organisé en marge des Journées de l’Entreprise sur le gouvernement et le secteur privé, que la Tunisie est devenue sans doute un pays démocratique, mais elle a perdu son orthodoxie financière.  » Toutes les courbes explosent. Nous sommes dans une situation de rupture macro-économique », a expliqué le ministre.

« Nous avons créé des déséquilibres financiers et un défit énorme en 2017. Il est temps de dire les choses telles qu’elles sont, et on ne doit pas dire n’importe quoi. Le secteur privé doit jouer pleinement son rôle au niveau des revenus fiscaux », a expliqué Abdelkefi.

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A trois jours de la grève générale décidée par l’UGTT pour amener le gouvernement à revoir sa copie sur le gel des augmentations salariales, nul ne semble avoir le moindre scénario de sortie de crise. La centrale syndicale campe plus que jamais sur ses positions et, à la Kasbah, on reste sur son quant-à-soi avec la ferme certitude que l’article 3 de du projet de la loi de finances relatif au rééchelonnement salarial sera voté, ayant été adopté, ce lundi, en l’état, de même que la totalité du PLF par la commission de finances de l’ARP. Autant dire que l’affaire est pliée même si le président de la République, Béji Caïd Essebsi, entré un peu tard en lice, se démène pour           arracher aux uns et aux autres un compromis de dernière minute, sans visiblement y réussir malgré deux « rencontres de la dernière chance » avec Abassi en moins de 48 heures.

Sauf miracle ou hypothétique sursaut de sagesse, l’on s’achemine tout droit vers l’irréparable. Une paralysie générale de l’Administration sur laquelle sont en train de se greffer au fil des heures des grèves sectorielles touchant une partie significative des compartiments de l’activité nationale. Et on ne voit rien venir qui puisse arrêter cette spirale infernale nourrie par des discours maximalistes sans rapport avec la nature et la réalité du contentieux, ouvrant un cycle de déchirements sociaux forcément à répétition. D’autant qu’il s’en mêle des surenchères électorales liées au congrès de l’UGTT prévu le 14 janvier 2017. Une échéance dans la perspective de laquelle les différents courants ouvriers fourbissent leurs armes pour s’emparer de la direction de l’organisation syndicale. Et chacun pousse plus loin le bouchon pour s’afficher comme le défenseur le plus sûr et le plus ardent des droits des travailleurs.

On en a vu quelques échantillons dont le plus frappant est cette envolée jugée outrancière dont s’est fendu Houcine Abassi, qui n’est pourtant pas candidat à sa propre succession, en dénonçant avec une rare virulence les « croassements » de trois députés dont il ne s’est pas excepté de citer les noms et en enchaînant mises en garde, ultimatum et menaces contre le gouvernement s’il n’entendait pas raison et ne se rétractait pas sur le report des augmentations salariales. De surcroît, il l’a fait à la veille de la commémoration du leader syndicaliste Farhat Hached comme s’il mobilisait son héritage au service d’une revendication à laquelle il donnait les allures d’une cause syndicale majeure.

Le gouvernement droit dans ses bottes

En face, le gouvernement, sûr de son fait, ne semble point lâcher prise, et s’estime absolument fondé d’aller au bout de sa logique. Il ne s’en est pas moins signalé par des initiatives susceptibles de tempérer les rigueurs et d’arrondir en quelque sorte les angles en avançant proposition sur proposition pour ramener à quelques mois uniquement le moratoire sur les augmentations salariales. Ce n’est que peine perdue, le syndicat tenant toujours et plus fermement encore à obtenir gain de cause, invoquant la conclusion de l’accord y afférent et sa publication au journal officiel. Un argument qui, juridiquement, est valable et nullement inopérant, mais pratiquement difficile voire impossible à faire valoir dans les circonstances par lesquelles passent les finances de l’Etat, et faut-il l’avouer, sous l’effet des pressions exercées par le Fonds monétaire international au titre des recrutements et les rémunérations dans la fonction publique. Une posture d’autant plus contraignante que la croissance flirte avec la valeur nulle, que les déficits jumelés piquent du nez et que dinar bat de l’aile.

Sombre perspective !

Les positions étant à ce point diamétralement antinomiques, on ne pourrait pas envisager autre chose qu’une dangereuse escalade avec au départ la funeste grève générale du 8 décembre, et dans la foulée, une explosion de mouvements de la même eau dans bien des secteurs. L’UGTT ne s’est pas faite faute de le rappeler et de le répéter, surtout au sortir de la conférence internationale sur l’investissement « Tunisie 2020 » à laquelle, pourtant, elle a souhaité « plein succès ». Après avoir fait la grosse voix, la puissante organisation syndicale donne la nette impression de joindre l’acte à la parole en étant parfaitement consciente, et elle l’a dit, des très graves conséquences qui en découleraient.

A ne pas en douter, ce serait la pire des choses qui puisse arriver à un pays assailli déjà par de nombreux et très nocifs écueils qu’il ne réussit point à évacuer ni même à atténuer. A trois jours de la date fatidique du 8 décembre, les Tunisiens lèvent les yeux vers le ciel tout en se posant de sérieuses et angoissantes interrogations.

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Le député du bloc parlementaire Ennahdha Houcine Jaziri est d’avis que le gouvernement d’union nationale est appelé à prendre en compte les intérêts de la classe moyenne, qui continue de souffrir et à trouver d’autres alternatives pour combler le déficit budgétaire et faire face à la crise qui secoue la Tunisie

Pour le nahdhaoui, le dialogue reste l’unique moyen pour résoudre aux problèmes sociaux afin de préserver l’union et la stabilité du pays. Il a affirmé par ailleurs que le pays a besoin d’un élan d’investissement gagnant-gagnant pour rassurer les investisseurs, mais également pour réaliser le développement souhaité. Interview :

Votre lecture pour le climat social actuel ?

Le climat social reste, malgré toutes les initiatives entreprises, tendu.           Cela s’est traduit également par certaines mesures que le gouvernement a prises quelques années après la révolution.

En effet, les récentes propositions avancées dans le projet de la loi de finances 2017 (LF 2017) sont le parfait exemple, surtout qu’elles sont prises au détriment de certaines catégories, ce qui a provoqué un tollé général. Certains sont allés jusqu’à proclamer des jours de colère, et même une grève générale est attendue dans la fonction publique.

Cette situation nous pousse à évoquer le rôle stratégique de la justice fiscale, mais aussi les différents problèmes rencontrés par le gouvernement au niveau de la recherche de la solution appropriée pour ce nouveau processus économique.

Cette nouvelle situation prouve l’absence d’une vision globale capable de trouver une issue à cette crise, ce qui a alourdi la mission du gouvernement qui est par conséquent en train d’assumer sa pleine responsabilité.

Et alors ?

Le gouvernement est appelé à chercher d’autres alternatives, sachant que le dialogue reste l’unique moyen pour résoudre les problèmes sociaux afin de préserver l’union et la stabilité du pays.

L’avenir du pays est tributaire de la résolution de ces problèmes sociaux qui ne cessent d’augmenter depuis la révolution.

Mais une telle situation ne peut qu’impacter la réussite de Tunisia 2020 et surtout les promesses et les engagements fermes de la part des Etats partenaires et des bailleurs de fonds qui ont été formulé, pour un montant global de plus de 34 milliards de dinars. Qu’en dites-vous ?

Le gouvernement en place a réussi à réaliser certains projets positifs, telle que la Conférence internationale sur l’investissement, qui s’est déroulée les 29 et 30 novembre 2016.

A travers cet évènement incontournable, ce gouvernement a réussi à mettre en place un nouveau climat d’investissement tout en tirant profit des avancées réalisées dans le volet sécuritaire.

Ce nouveau climat reste par conséquent tributaire d’une reprise du secteur touristique, mais aussi de la relance de l’investissement local et étranger.

C’est une démarche importante, voire cruciale, mais c’est aussi le moment opportun pour certaines catégories pour qu’elles exigent la satisfaction de leurs revendications et la prise en compte de leur situation.

C’est dans ce cadre que s’inscrit la grève générale décrétée par la centrale syndicale pour ce 8 décembre. Ce mouvement a été compris au début comme une forme de pression exercée sur le gouvernement, mais c’est une manière de demander l’amélioration de la situation de la classe moyenne déjà en détérioration.

Pour les promesses, je pense qu’il ne s’agit pas dans l’ensemble de dons faits à la Tunisie, mais plutôt de crédits qui exigent certaines conditions pour qu’ils soient octroyés.

Pour pouvoir atteindre cet objectif, le pays a besoin d’un élan d’investissement gagnant-gagnant pour rassurer les investisseurs, mais également pour réaliser le développement souhaité.

Outre cette action, une grande responsabilité incombe aux investisseurs et aux hommes d’affaires tunisiens afin de contribuer davantage dans ce processus.

Mais quelques jours nous séparent de la grève générale décrétée par l’UGTT ?

Le principe des négociations reste valable jusqu’à la dernière minute. Je suis optimiste quant à la capacité des deux parties à dépasser cette situation préoccupante.

Et s’il n’y avait pas un compromis, la grève générale ne serait pas la fin du monde étant donné que la Tunisie est dans un processus démocratique.

De toute façon, je pense qu’il faut prendre en compte les intérêts de la classe moyenne qui continue de souffrir et trouver d’autres solutions pour combler le déficit budgétaire et faire face à la crise qui secoue la Tunisie.

Parmi les solutions ?

Le gouvernement est appelé à trouver de nouvelles solutions fiscales pour pouvoir résoudre la crise. On exige aussi plus de transparence au niveau de la gestion de plusieurs secteurs dont notamment l’investissement dans le secteur des énergies renouvelables.

Parmi les autres solutions, il faudra avoir le courage de lutter contre la contrebande, qui continue de prendre de l’ampleur en Tunisie.

Pour y parvenir, le gouvernement devrait recourir à des équipes d’experts qualifiés capables d’élaborer des mesures basées sur une nouvelle vision économique et de ne plus se limiter à de simples mesures « de punition » exercées sur certaines catégories.

Le gouvernement devrait trouver de nouvelles alternatives d’investissements.

Et encore ?

On a besoin d’un projet de restructuration de nos entreprises en difficulté. Cela passerait également par le partenariat public-privé dans plusieurs domaines comme la STEG, le transport.

De toute façon, il faut préserver les acquis sociaux du pays tout en prenant en compte les intérêts de la classe moyenne et la plus vulnérable, sinon on se trouverait face à une explosion sociale qui serait certainement couteuse pour le gouvernement.

Avez-vous des craintes par rapport à une explosion sociale ?

Il faut bouger, réagir et avoir le courage de prendre certaines décisions. On a aussi besoin d’idées innovantes en matière de gestion des entreprises en difficulté. De même, le gouvernement devrait recourir à des solutions capables d’assurer la gouvernance de l’économie tunisienne.

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Le directeur général de la chaîne de grande distribution Monoprix, Fadhel Kraem, a affirmé, lors de la communication financière de Monoprix qui se tient actuellement au siège de la bourse de Tunis que les deux magasins du groupe à Djerba et Sfax seront définitivement fermés. À Djerba, la fermeture a déjà eu lieu alors qu’à Sfax, le processus est en cours.

Il a par ailleurs fait savoir que la société a déjà procédé à plusieurs fermetures, notamment suite aux événements violents et troubles qui ont suivi la Révolution, mais ces deux nouvelles fermetures s’inscrivent dans le business plan de Monoprix visant à garantir une meilleure orientation des magasins et maîtriser l’activité opérationnelle de la gestion des magasins. « Il faut bien choisir l’endroit où on s’implante », a-t-il dit.

En outre, Fadhel Kraiem a indiqué que d’autres magasins se trouvent également devant plusieurs difficultés financières, mais qu’il faut quand même leur donner la chance de reprendre et de poursuivre normalement leurs activités.

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Au Nigeria l’heure est à la diète, crise financière oblige. Même tarif pour tout le monde, même pour ceux qui ont occupé les plus hautes fonctions, tels que les anciens chefs de l’Etat.

D’après le correspondant de la BBC à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, cité par Africanews, les six anciens hommes forts du pays, encore en vie, n’ont pas touché un naira – la monnaie locale – en guise de salaire depuis janvier 2016. Les vice-présidents ont eu plus de chance, ils ont été payés eux. Cette surprenante révélation a été faite lors d’une réunion au Sénat.

D’après la Constitution du pays, les anciens présidents doivent être entretenus à vie. Olusegun Obasanjo (président de 1976 à 1979, puis 1999-2007), Shehu Shagari (1979-1983), Ibrahim Babangida (1985-1993), Ernest Shonekan (1993, par intérim), Abdulsalami Abubakar (1998- 1999) et Goodluck Jonathan (2010-2015) sont donc invités à patienter et à partager, comme tout Nigérian lambda, les souffrances d’un pays dont les finances publiques ont été malmenées par la fonte des cours internationaux du pétrole.

Mais ce n’est pas l’avis du sénateur Aliyu Wamakko, qui s’est dit indigné par la façon dont sont traités les anciens présidents. Il s’est fendu d’un billet dans le journal nigérian “Punch” pour le faire vertement savoir. Ce qui le désole surtout c’est le cas du président Shehu Shagari, âgé de 91 ans. “Nous pouvons comprendre que l’ancien président Goodluck Jonathan ne soit pas payé parce qu’il vient de quitter son poste. Mais pour quelqu’un comme Shagari (…), c’est quelque chose que je ne peux pas comprendre”, a-t-il asséné, ajoutant que cette décision est “contraire à l’équité”.

A rappeler que le Nigeria est le plus gros producteur de brut du continent africain ; le pays, qui était arrosé par les milliards de dollars de l’exportation du pétrole, fait face actuellement à une terrible récession. Ce n’était pas arrivé depuis 10 ans. Cette semaine, le gouvernement a même agité l’idée de la vente des raffineries qui ne sont plus rentables pour résorber les gros déficits publics. Les temps sont durs…

A en croire le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, dans un entretien avec le quotidien saoudien domicilié à Londres Acharq al-Amsat rapporté par H24info, Alger est disposé à s’activer pour éteindre les foyers d’incendie avec Rabat. « Le Maroc est un pays voisin et frère. Nous avons quelques désaccords en suspens. Il y a une divergence de vision. Nous préférons en Algérie une approche globale et un dialogue direct pour régler toutes les questions, d’autant qu’il s’agit de dossiers précis et notre pays est prêt à les régler d’une façon sérieuse et pacifique ».

Reste à savoir si Rabbat donnera suite à cette main tendue d’Alger et si oui, dans quelles proportions. En tout cas le propos vaut son pesant d’or et mérite qu’on s’y attarde, et qu’on suive ses développements, les deux puissances de la sous-région poussant leur vieil antagonisme jusqu’à s’opposer presque sur tous les grands dossiers, même sur la présidence de l’Union africaine, que le Maroc s’apprête à rejoindre, ce qu’Alger voit d’un très mauvais oeil…

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La sortie de la crise qui secoue actuellement la Tunisie est toujours probable, si on reste attaché au dialogue en tant que processus consensuel, a déclaré la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, à l’occasion de la conférence tripartite pour l’adoption du plan d’action pour la mise en œuvre du contrat social, qui se tient actuellement à Gammarth.

Pour ce faire, Bouchamaoui a souligné la nécessité de traduire cette volonté par l’adoption d’un programme de travail fixant les priorités principales selon les urgences, à commencer par la stratégie nationale de l’emploi, la réforme du régime de retraire. Pour la présidente de la centrale patronale, la réussite dans l’exécution de ces objectifs passera certainement par le respect de l’approche participative, qui se distingue déjà par le contrat social, signé le 14 janvier 2014.

Sur un autre plan, la responsable a mis l’accent sur cet événement qui vient dans une conjoncture difficile marquée également par un déséquilibre financier des caisses sociales, l’évolution du chômage sans oublier les défis auxquels fait face le secteur privé.

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le PDG de la Poste Tunisienne, Moez Chakchouk, a mis l’accent sur les efforts fournis par l’entreprise pour...

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