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L e taux de croissance du PIB de la Tunisie devrait se situer à 2

L e taux de croissance du PIB de la Tunisie devrait se situer à 2,5% en 2012 et à 3,2% en 2013, selon les  toutes récentes projections de la Banque mondiale pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

La Banque prévoit que la croissance risque de rester atone en 2012, à environ 2,3 %, tant chez les exportateurs de pétrole (en partie du fait du repli des cours) que chez les importateurs, dont bon nombre (Maroc, Tunisie, Égypte) entretiennent des relations économiques étroites avec les pays européens à revenu élevé, tandis que d’autres (Jordanie et Liban) ont des liens étroits avec les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). La croissance devrait s’accélérer pour atteindre 3,2 % d’ici 2013, sous l’effet de la reprise des investissements — dont les investissements directs étrangers (IDE) — et du retour à la normale des flux de recettes traditionnels (tourisme et envois de fonds des migrants), sous réserve de l’apaisement des troubles politiques dans plusieurs pays.

Même si, fin 2011, plusieurs  économies de la région, notamment la Tunisie, le Maroc et la Jordanie, semblaient sur le point d’enregistrer une croissance positive ou renforcée, la crise financière qui touche les pays à revenu élevé risque fort d’en retarder la concrétisation. Les perspectives des pays en développement importateurs nets de pétrole sont assombries par la limitation de leur marge de manœuvre budgétaire, l’épuisement de leurs réserves et la persistance de tensions sociales dans plusieurs d’entre eux.

Au demeurant, la région est en proie à des incertitudes extrêmes, alors qu’elle doit gérer à la fois la menace persistante des protestations et une véritable crise dans la zone euro. Elle est en effet fortement exposée à une intensification de la crise en Europe, avec qui elle entretient des liens puissants et étendus via les échanges commerciaux, le tourisme, les envois de fonds des migrants et, dans une moindre mesure, la finance.

La Banque mondiale estime que les effets du ralentissement de la croissance en Europe, et dans le monde, se feront principalement sentir au niveau des échanges, en particulier de pétrole, mais aussi de biens manufacturés.

Les économies importatrices de pétrole comme les pays en développement exportateurs de pétrole (hors Iran) entretiennent des liens d’exportation forts avec l’Union européenne. C’est notamment le cas de la Syrie, dont 80 % des exportations de carburant sont destinées à l’UE des 25, et de l’Algérie, qui exporte des volumes substantiels vers l’UE et les États-Unis.

Pour ce qui est des cours des produits de base , les conjoncturistes de la Banque mondiale prévoient que, en  cas de ralentissement significatif des cours, les importateurs de pétrole au sein de la région pourraient voir leur déficit budgétaire se réduire considérablement, tandis que les exportateurs seraient affectés par un repli de la demande et une baisse des recettes. En supposant que les pays puissent satisfaire leurs besoins financiers sur les marchés des capitaux internationaux, l’incidence sur le PIB pourrait aller de – 0,8 à – 1,2 % pour les importateurs de pétrole et de – 0,2 à – 0,6 % pour les exportateurs.

S’agissant du tourisme, il est constaté  que le recul du nombre de touristes dans la région est sans précédent. C’est la Syrie qui a été le plus durement touchée, avec 80 % de visiteurs en moins en 2011, suivie par la Jordanie (57 %), la Tunisie (55 %) et l’Égypte (30 %).

Enfin, pour ce qui est des envois de fonds. En hausse de 2,6 %, ces transferts par les  migrants se sont relativement bien tenus en 2011. Alors que le durcissement des conditions sur les marchés du travail européens aurait pu réduire les transferts de revenu vers les pays d’origine, les données indiquent que la valeur en dollars de ces flux a progressé de 500 millions pour l’Égypte ainsi que pour le Maroc, et de 100 millions pour le Liban. La Jordanie et la Tunisie n’accusent qu’un déclin modéré. Dans le même temps, les recettes pétrolières ont permis aux économies du CCG d’enregistrer une importante progression de leur PIB en 2011, ce qui a permis de soutenir l’activité économique, l’emploi et les envois de fonds des populations.

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