Tags Posts tagged with "croissance economique, Tunisie"

croissance economique, Tunisie

par -
La Banque Mondiale a rendu public son dernier rapport sur les prévisions de croissance

La Banque Mondiale a rendu public son dernier rapport sur les prévisions de croissance, mondiale annonçant un taux de seulement 2,5% pour la Tunisie, en 2014. Des projections récusées par les économistes tunisiens qui regardent cette année comme porteuse d’une lueur d’espoir, au regard d’une année 2013 décevante. Certains économistes tunisiens sont allés jusqu’à s’inscrire en faux contre les prévisions de la Banque mondiale, tout en les qualifiant de « trop faibles ».

Karim Ben Kahla, universitaire et économiste, a indiqué, dans une déclaration à Africanmanager, que la Tunisie est en mesure de réaliser un taux de croissance supérieur à 2,5% si le gouvernement en exercice donne un signal fort et s’engage dans la bonne direction, soulignant que le taux de 2,5% annoncé par la BM est trop faible et qu’il n’y a pas de raisons pour que l’économie tunisienne ne réalise pas un taux de croissance de 3,5% au moins.

Il a fait remarquer, en outre, que la Tunisie a besoin d’un gouvernement fort et performant et d’un climat d’affaires stable et propice, même si la situation demeure difficile.

Il a reconnu, cependant, que même si la crise politique s’accentue et que l’on n’arrive pas à voir clairement les choses au niveau de la Constitution et du gouvernement et même si on est tiraillé entre les différentes tendances politiques, il ne faut pas donner crédit aux prévisions même celles établies par la Banque mondiale.

De même, l’expert économique, Fathi Nouri, nous a indiqué qu’un taux de croissance de 3,5%, en 2014, est à la portée de l’économie tunisienne surtout que le prochain gouvernement va être élu sur un programme économique offrant beaucoup plus de visibilité pour les acteurs économiques.

Il a rappelé que l’économie tunisienne, durant l’année 2013, n’a pas pu se redresser pour cause de manque de visibilité et de programme économique clair, contrairement à l’année 2014 où le gouvernement de Mehdi Jomaâ va s’investir dans sa mission , fort d’un capital de confiance conséquent , non seulement de la part de la société civile mais aussi de la majorité des partis politiques : « Cet avantage va stimuler un peu la croissance et donner de la visibilité pour au moins les 7 ou 8 mois prochains », a-t-il dit.

Il a affirmé, en outre, que le gouvernement, après celui de Mehdi Jomaâ, va être élu sur un programme économique qui ouvrira plusieurs horizons devant la Tunisie étant donné qu’il va partir sur des prévisions claires et une feuille de route bien déterminée.

Selon lui, les acteurs économiques tiennent compte de cette nouvelle donne dont une nouvelle constitution et un nouveau gouvernement, soulignant, par contre, qu’indépendamment de cette nouvelle donne, la Tunisie peut tirer profit de l’économie européenne qui est en train de se redresser, selon ses dires.

Il a appelé, en revanche, les Tunisiens à se remettre au travail et arrêter cette hémorragie de grèves pour ne pas bloquer la machine économique du pays : « Oui pour les revendications ! Mais il existe d’autres moyens plus pacifiques pour porter les revendications», a-t-il dit.

A noter que, dans un récent rapport sur les perspectives économiques mondiales, la Banque Mondiale a prévu, pour la Tunisie, un taux de croissance de seulement 2,5% pour 2014 contre 2,6%, en 2013. Pour les années 2015 et 2016, la BM prévoit respectivement des taux de 3,3% et de 3,6%.

Khadija Taboubi

par -
Prenant de court et visiblement démentant les prévisions du gouvernement et des experts économiques en Tunisie

Prenant de court et visiblement démentant les prévisions du gouvernement et des experts économiques en Tunisie, la Banque mondiale vient de livrer les siennes. Selon son tout récent rapport sur les perspectives économique de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), l’institution internationale crédite l’économie tunisienne d’un taux de croissance de 3.8%, cette année, de 4.8%, l’année et prochaine et 5.8%, en 2015.

La Banque mondiale explique ses projections pour la Tunisie par le fait que le raffermissement de la demande extérieure à moyen terme devrait l’aider à s’approcher de son potentiel de croissance

Toutefois, les crises politiques et les conflits prolongés – des élections doivent avoir lieu dans plusieurs pays de la région et les conflits sectaires gagnent en intensité en Iraq et en Syrie – risquent de compromettre le redressement à court terme et la croissance à long terme en décourageant l’investissement et en retardant la mise en œuvre de réformes structurelles urgentes, estiment les analystes de la Banque mondiale. De manière plus générale, les problèmes structurels de longue date auxquels se heurte la région – qui sont l’une des causes de l’instabilité actuelle – demeurent les mêmes qu’avant le Printemps arabe. En l’absence d’un consensus politique sur les mesures à prendre pour remédier à ces faiblesses structurelles, on peut s’attendre à de faibles taux de croissance même si le calme revient dans la région.

En effet, plus de deux ans après le début du Printemps arabe, les fortes tensions politiques et les troubles civils qui persistent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord continuent de brider l’activité économique dans la région. La croissance régionale est passée de -2.2 % en 2011 à 3,5 % en 2012, ce qui tient essentiellement au rétablissement de la production de pétrole brut libyen aux niveaux d’avant-guerre et à la légère reprise de la croissance en Egypte (2,2 % pour l’exercice 12, contre 1,8 % pour l’exercice 11). L’Iran, la première économie de la région, a plongé dans la récession lorsque le PIB s’est contracté de 1,9 % sous l’effet des sanctions internationales et de la baisse de la production pétrolière, tandis que l’Algérie a continué d’afficher une croissance modeste de 2,5 % alimentée par une politique budgétaire expansionniste. La demande intérieure et les exportations se sont effondrées en Syrie lorsque la guerre civile s’est intensifiée l’année dernière, ce qui a eu des retombées sur l’activité économique en Jordanie et au Liban. Au Maroc, la sécheresse a réduit le taux de croissance de 5,0 % en 2011 à 2,7 % en 2012.

Pour la période 2013-15, les perspectives régionales dépendent dans une très large mesure de l’évolution des tensions politiques internes et entre pays voisins. La croissance globale de la région devrait ralentir à 2,5 % en 2013, essentiellement en raison de la faiblesse de ses trois principales économies, avant de reprendre pour atteindre [3.5] % en 2015 grâce au relâchement des tensions et au redressement de la zone euro, le principal partenaire commercial de la région.

L’accroissement des dépenses publiques pour financer les subventions aux produits alimentaires et aux combustibles, qui sont difficiles à réformer, crée de graves déséquilibres budgétaires et courants entre pays importateurs de pétrole – situation qui est exacerbée par l’augmentation du coût des emprunts et la dépréciation des taux de change, même si la récente modération des cours mondiaux des produits alimentaires pourrait apporter un certain répit à moyen terme.

« Étant donné les contraintes de capacité, pour accélérer leur croissance de manière durable, la plupart des pays en développement doivent de nouveau donner la priorité à des réformes structurelles telles que la réduction du coût de l’activité économique, l’ouverture de leurs marchés aux échanges internationaux et aux investissements étrangers, et la réalisation d’investissement dans l’infrastructure et dans le capital humain. Ces mesures ont été le fondement de la croissance des pays en développement au cours des 20 dernières années et valent la peine d’être poursuivies », explique Andrew Burns, Directeur du service chargé des questions de macroéconomie internationale à la Banque mondiale et principal auteur du rapport.

par -
Après la réalisation d’une croissance économique de 3

Après la réalisation d’une croissance économique de 3,4% en 2012, selon la déclaration du gouvernement devant l’ANC, les prévisions du projet de loi de finances 2013 tablent sur un taux de croissance de 4,5%.

Aussi, le gouvernement espère-t-il ainsi confirmer la relance économique pour cette année dont les prémices se concrétiseraient, l’année prochaine, par une croissance forte et soutenue ?

En s’appuyant sur la récente déclaration du chef du gouvernement provisoire, Hamadi Jebali, au sujet des projets du budget de l’Etat et de la loi de finances pour l’exercice 2013, devant l’Assemblée nationale constituante (ANC), l’économiste Salah Dhibi, affirme que les prévisions sont réalisables à condition que tout le peuple tunisien se mette au travail. « Nos ressources humaines et notre intelligence seront capables de réaliser des miracles, la sécurité, la stabilité politique et les conditions de travail valables permettront probablement la réalisation de cet objectif », précise t-il.

La croissance freinée par l’incertitude

La réalisation d’une croissance de 4,5% en 2013 est un objectif ambitieux pour certains et réalisable pour d’autres.

En effet, les analyses divergent particulièrement au regard de l’incertitude qui prévaut aux niveaux international et national.

Salah Dhibi prévoit, dans une déclaration à Africanmanager, que la relance de l’économie est possible malgré une conjoncture caractérisée par une instabilité interne et un marasme économique en Europe.

D’après lui, cela dépend de 2 facteurs au moins. Les grands travaux qui, bien qu’ils ne génèrent pas une rentabilité immédiate, produiront sur le moyen et le long terme des effets positifs et permettront une bonne relance économique. « Le financement de ces projets peut se réaliser grâce à des prêts intergouvernementaux ou auprès des institutions financières internationales, ou encore avec des pays frères, les Sukuks est un exemple édifiant » dit-il.

Le deuxième facteur est celui des microprojets qui peuvent être orientés vers une frange de la population oisive mais capable de créer de la richesse et d’accroître la production surtout dans le domaine de l’alimentation pour laquelle le besoin se fait sentir de jour en jour.

« Nous avons besoin, aujourd’hui plus que jamais, d’augmenter notre production en pommes de terre ; en lait, en légumes, … cela nécessite un petit financement, une main d’œuvre qui est disponible pour aboutir à un rendement immédiat », soutient-il. Et d’ajouter : « l’idée de lancer le projet Tuk-Tuk (les tricycles) n’est pas en soi une mauvaise idée ; le Tuk-Tuk pourra résoudre une partie du chômage et dynamiser le secteur agricole par le biais d’une meilleure circulation des produits alimentaires ».

La réalisation de 4,5% sera-t-elle tributaire du rendement de quelques secteurs comme les mines et les phosphates, le tourisme et quelques activités exportatrices ?

Sur ce sujet, Salah Dhibi ne croit pas que ces secteurs soient pour le moment capables d’améliorer le taux de croissance du PIB, car l’activité minière est tributaire non seulement du rendement des entreprises tunisiennes du secteur ainsi que de l’adhésion des salariés, mais aussi du cours mondial qui est en perpétuelle fluctuation.

Quant au tourisme et aux activités exportatrices, ils dépendent, dans une large mesure, de la conjoncture internationale et de la stabilité que ce soit au niveau politique ou à celui de la sécurité.

En plus, le secteur touristique nécessite une restructuration fondamentale pour se mettre au niveau des standards internationaux et des exigences de la nouvelle étape.

Wiem Thebti

par -

Abdelhamid Triki, ministre de la Planification et de la Coopération internationale, prévoit la réalisation d’un taux de croissance économique de 1% en 2011, notamment après les chutes de pluies enregistrées au cours de cette période, lesquelles ne manqueront pas d’avoir des effets positifs sur la saison agricole.
Le ministre a précisé, au cours d’une conférence de presse tenue mercredi à Tunis, que l’agriculture contribuera à réaliser une croissance de 0,5% « si la saison agricole réalise de bons résultats ».

L’augmentation du taux de croissance pour l’année 2011 est également tributaire de l’augmentation de la demande intérieure, essentiellement la consommation, à la lumière de la baisse de l’exportation et la régression de l’investissement.
L’accroissement de la demande sera la résultante de l’amélioration du pouvoir d’achat et ce, à la faveur de la concrétisation du programme initié par le gouvernement provisoire pour booster l’activité économique.

Le programme de relance économique vise notamment à impulser l’emploi, augmenter les salaires, promouvoir le développement régional, renforcer l’investissement privé, apporter l’appui nécessaire aux entreprises sinistrées et améliorer les conditions de vie dans les régions intérieures.

Ces mesures permettront de réaliser une croissance additionnelle évaluée entre un point et un point et demi devant contribuer à la création d’environ 40 mille emplois.

Il a souligné qu’une enveloppe de 2500 millions de dinars a été dédiée au programme de relance économique, tout en maintenant le déficit budgétaire dans la limite de 5% du produit intérieur brut (PIB), soit 3500 millions de dinars, ajoutant que ce montant est en cours d’examen dans le cadre de la préparation de la loi de finances additionnelle.

Les besoins supplémentaires en matière de financement extérieur ont été fixés à 4 200 MD, a ajouté le ministre, précisant que la moitié de ce montant est imputé à l’augmentation du déficit courant qui atteindra 6,4 % du PIB.

La deuxième moitié de ce montant permet de compenser d’autres financements qui étaient programmés mais qu’il est devenu difficile de mobiliser à savoir un emprunt auprès du marché obligataire international, en raison de la rigidité des conditions de financement, outre certains crédits destinés aux réformes structurelles reportés à une période ultérieure.

Il  a ajouté que les ressources financières extérieures qui seront mobilisées financeront la majeure partie du déficit additionnel du budget de l’Etat.
Le gouvernement provisoire veille à ce que le financement extérieur soit mobilisé sous forme de dons et d’emprunts directs, dont le déblocage est rapide afin d’assurer les équilibres financiers pour cette année, a-t-il indiqué.

Le ministre a souligné que les aides extérieures présentées à la Tunisie s’effectuent sous formes d’emprunts dont l’encaissement est rapide et à des conditions adaptées au budget.

Ces crédits, a-t-il ajouté, seront débloqués sous formes de dons et d’aides au cours du 2ème semestre de l’année 2011 pour financer des projets exceptionnels dans les régions intérieures, d’une part, et soutenir les réfugiés venant de la Libye, d’autre part.

Ces financements extérieurs n’auront pas d’impact sur l’endettement. Ainsi, le taux de la dette augmentera de 2,5 points, pour établir le taux d’endettement extérieur à 38% en 2011, et celui de la dette publique à 45%, représentant, a-t-il dit, des niveaux positifs.

Le renforcement de l’investissement extérieur et de l’exportation, a encore dit le ministre, reposera sur un programme de communication allant du 15 avril au 15 juillet 2011, afin de remettre en confiance les investisseurs et les acquéreurs auprès du marché tunisien. CE programme s’adressera aux principaux partenaires de la Tunisie.

Le ministre a fait remarquer que des prémices d’une reprise économique se font jour d’un mois à l’autre au vu de l’amélioration des conditions sécuritaires et de la résolution de plusieurs problèmes économiques.

Il a rappelé, dans ce contexte, la hausse de la production d’électricité de 1,8%, l’augmentation du nombre de dossiers de mise à niveau adoptés dans le secteur de l’industrie au cours du premier trimestre 2011, outre la reprise de l’activité enregistrée dans plusieurs secteurs (phosphate et dérivés, énergie et transport).
Cela, a-t-il dit, vient s’ajouter au maintien de la hausse de l’indice des prix dans une moyenne de 3,1% contre 4,9% au cours de la période 2010 et à la hausse des exportations des marchandises et des intentions d’investissement respectivement de 10,3% et 2,2%.

Le ministre a ajouté, qu’en dépit de ces constats, les prévisions pour l’année en cours (sur la base de la progression des indicateurs actuels) révèlent une baisse des investissements totaux de 2034 millions de dinars, une hausse du déficit courant de près de 1525 millions de dinars pour s’établir à 4119 millions de dinars, l’augmentation des pressions sur le budget de l’Etat du fait de la régression des ressources propres d’environ 570 MD et l’accroissement des dépenses publiques de 1970 MD, outre la baisse des créations d’emplois à plus de 61500 emplois.

par -

Abdelhamid Triki, ministre de la Planification et de la Coopération internationale, prévoit la réalisation d’un taux de croissance économique de 1% en 2011, notamment après les chutes de pluies enregistrées au cours de cette période, lesquelles ne manqueront pas d’avoir des effets positifs sur la saison agricole.
Le ministre a précisé, au cours d’une conférence de presse tenue mercredi à Tunis, que l’agriculture contribuera à réaliser une croissance de 0,5% « si la saison agricole réalise de bons résultats ».

L’augmentation du taux de croissance pour l’année 2011 est également tributaire de l’augmentation de la demande intérieure, essentiellement la consommation, à la lumière de la baisse de l’exportation et la régression de l’investissement.
L’accroissement de la demande sera la résultante de l’amélioration du pouvoir d’achat et ce, à la faveur de la concrétisation du programme initié par le gouvernement provisoire pour booster l’activité économique.

Le programme de relance économique vise notamment à impulser l’emploi, augmenter les salaires, promouvoir le développement régional, renforcer l’investissement privé, apporter l’appui nécessaire aux entreprises sinistrées et améliorer les conditions de vie dans les régions intérieures.

Ces mesures permettront de réaliser une croissance additionnelle évaluée entre un point et un point et demi devant contribuer à la création d’environ 40 mille emplois.

Il a souligné qu’une enveloppe de 2500 millions de dinars a été dédiée au programme de relance économique, tout en maintenant le déficit budgétaire dans la limite de 5% du produit intérieur brut (PIB), soit 3500 millions de dinars, ajoutant que ce montant est en cours d’examen dans le cadre de la préparation de la loi de finances additionnelle.

Les besoins supplémentaires en matière de financement extérieur ont été fixés à 4 200 MD, a ajouté le ministre, précisant que la moitié de ce montant est imputé à l’augmentation du déficit courant qui atteindra 6,4 % du PIB.

La deuxième moitié de ce montant permet de compenser d’autres financements qui étaient programmés mais qu’il est devenu difficile de mobiliser à savoir un emprunt auprès du marché obligataire international, en raison de la rigidité des conditions de financement, outre certains crédits destinés aux réformes structurelles reportés à une période ultérieure.

Il  a ajouté que les ressources financières extérieures qui seront mobilisées financeront la majeure partie du déficit additionnel du budget de l’Etat.
Le gouvernement provisoire veille à ce que le financement extérieur soit mobilisé sous forme de dons et d’emprunts directs, dont le déblocage est rapide afin d’assurer les équilibres financiers pour cette année, a-t-il indiqué.

Le ministre a souligné que les aides extérieures présentées à la Tunisie s’effectuent sous formes d’emprunts dont l’encaissement est rapide et à des conditions adaptées au budget.

Ces crédits, a-t-il ajouté, seront débloqués sous formes de dons et d’aides au cours du 2ème semestre de l’année 2011 pour financer des projets exceptionnels dans les régions intérieures, d’une part, et soutenir les réfugiés venant de la Libye, d’autre part.

Ces financements extérieurs n’auront pas d’impact sur l’endettement. Ainsi, le taux de la dette augmentera de 2,5 points, pour établir le taux d’endettement extérieur à 38% en 2011, et celui de la dette publique à 45%, représentant, a-t-il dit, des niveaux positifs.

Le renforcement de l’investissement extérieur et de l’exportation, a encore dit le ministre, reposera sur un programme de communication allant du 15 avril au 15 juillet 2011, afin de remettre en confiance les investisseurs et les acquéreurs auprès du marché tunisien. CE programme s’adressera aux principaux partenaires de la Tunisie.

Le ministre a fait remarquer que des prémices d’une reprise économique se font jour d’un mois à l’autre au vu de l’amélioration des conditions sécuritaires et de la résolution de plusieurs problèmes économiques.

Il a rappelé, dans ce contexte, la hausse de la production d’électricité de 1,8%, l’augmentation du nombre de dossiers de mise à niveau adoptés dans le secteur de l’industrie au cours du premier trimestre 2011, outre la reprise de l’activité enregistrée dans plusieurs secteurs (phosphate et dérivés, énergie et transport).
Cela, a-t-il dit, vient s’ajouter au maintien de la hausse de l’indice des prix dans une moyenne de 3,1% contre 4,9% au cours de la période 2010 et à la hausse des exportations des marchandises et des intentions d’investissement respectivement de 10,3% et 2,2%.

Le ministre a ajouté, qu’en dépit de ces constats, les prévisions pour l’année en cours (sur la base de la progression des indicateurs actuels) révèlent une baisse des investissements totaux de 2034 millions de dinars, une hausse du déficit courant de près de 1525 millions de dinars pour s’établir à 4119 millions de dinars, l’augmentation des pressions sur le budget de l’Etat du fait de la régression des ressources propres d’environ 570 MD et l’accroissement des dépenses publiques de 1970 MD, outre la baisse des créations d’emplois à plus de 61500 emplois.

par -

La révolution est porteuse de grandes promesses pour la Tunisie et ses fruits à plus long terme pourraient bien être importants du point de vue de la croissance économique ainsi que de l’équité et de la cohésion  sociale. La situation politique du pays reste toutefois fragile. Telle est la principale conclusion d’une note élaborée par la Banque Africaine de Développement sur la nouvelle réalité politique et économique créée par la Révolution du 14 janvier.

Les experts de la BAD constatent que  le gouvernement est confronté à court terme à la situation d’urgence immédiate occasionnée par un rétrécissement de la marge de manœuvre financière et des exigences sociales croissantes, tandis que les problèmes liés au chômage des jeunes, aux disparités régionales et à l’exclusion économique ne peuvent rester non résolus.

Les autorités ont estimé que lors des récentes perturbations, des pertes de 5 et 8 milliards de dollars (à peu près 4 % du PIB) ont été enregistrées, les recettes touristiques fortement touchées, les principaux investissements suspendus et des milliers d’emplois perdus.

Trois scénarios ont été élaborés par la Banque, et dans les uns et les autres, il est estimé que la croissance du PIB est affectée par une baisse de la demande de services touristiques, la perturbation de l’activité économique et la réduction des investissements directs étrangers. Le scénario à hypothèse moyenne laisse prévoir une croissance du PIB de 1,1 % en 2011, suivie d’une légère reprise de l’économie à 3,3 % en 2012. L’investissement privé se contractera, tandis que les dépenses publiques courantes, en particulier les traitements et salaires, augmenteront considérablement en raison de l’accroissement des demandes sociales. Le déficit financier s’élèvera à 5,2 % du PIB en 2011. Le déficit courant augmentera pour s’établir à 7,6 % du PIB, sous l’effet d’une augmentation des importations et d’une baisse des recettes touristiques. De même, l’inflation pourrait s’accroître pour se fixer à au moins 4,7 %.

Le taux de croissance du PIB pourrait connaître une augmentation ,s’établissant à 3,6 %,en 2011, suivie d’un rapide redressement à 4,2 % en 2012, en cas de prompte normalisation de l’économie et reprise du secteur touristique, appuyées par de solides financements extérieurs et investissements directs étrangers, ainsi que par un plan de relance financière bien ciblé. Le déficit financier demeurera contenu à 3,9 % du PIB, mais le déficit courant atteindra 6,1 % du PIB, en raison de l’accroissement du déficit de la balance commerciale—l’exportation des produits manufacturés suscitant une augmentation des importations et d’une baisse des recettes touristiques. L’inflation sera maîtrisée à 4,2 %, même si le niveau élevé des prix alimentaires et pétroliers internationaux exercera une pression sur la balance commerciale et le compte courant.

Néanmoins, en cas d’instabilité politique et sociale prolongée, l’économie pourrait se contracter de 2,5 % en 2011. Les investissements tant publics que privés se contracteront, tandis qu’un recrutement massif et une augmentation salariale dans le secteur public auront une incidence négative sur le déficit financier, lequel pourrait atteindre 6 % du PIB. Le gouvernement essaiera, dans ce cas, de répondre uniquement aux demandes sociales, au détriment de l’équilibre budgétaire, de la balance des paiements courants et de la lutte contre les pressions inflationnistes. Le déficit courant augmentera pour s’établir à 8,9 %, en raison de l’importante perte enregistrée dans les recettes touristiques et de l’augmentation des importations suscitées par un accroissement de la consommation et une baisse des exportations. L’inflation pourrait atteindre au moins 6,4 %, sous l’effet de l’augmentation salariale, de la dépréciation, et des prix alimentaires et pétroliers internationaux élevés qui seront répercutés sur les prix nationaux en dépit du niveau élevé des subventions. Dans le cadre du scénario à hypothèse basse, une lente croissance positive de 2,4 % est prévue en 2012.

Optimisme prudent

Les deux premiers mois suivant le départ de Ben Ali autorisent  un optimisme prudent et les fruits à plus long terme de la révolution pourraient bien être importants,  du point de vue à la fois de la croissance économique et de l’équité ainsi que de la cohésion sociales, estime, en dernière analyse, la BAD. Si la stratégie appliquée au cours de ces premiers mois de la révolution se poursuit et conduit à des élections libres et sans heurt, le potentiel de croissance économique de la Tunisie est susceptible de se renforcer considérablement, avec l’élimination du boulet que constituent les pratiques prédatrices de corruption, ainsi que la consolidation d’un environnement sociopolitique plus favorable aux libertés individuelles et aux entreprises économiques privées.

Il reste néanmoins à relever de graves défis dans les mois à venir pour que puisse se réaliser le plein potentiel présenté par la révolution tunisienne. Outre les problèmes politiques et ceux liés à la sécurité qui doivent être gérés à mesure que le pays évolue vers des élections parlementaires et présidentielle, l’économie réelle et les équilibres budgétaires subiront des pressions, en raison de la baisse de l’activité économique qui a caractérisé la révolution et suivi dans le sillage de celle-ci. Qui plus est, le malaise social sous-jacent qui a été l’élément moteur de la révolution tunisienne, notamment le chômage des jeunes, en particulier les jeunes diplômés, et l’exclusion régionale.

Il n’y a guère de doute que la stabilité politique et la paix sociale-en fait la crédibilité même du gouvernement intérimaire-dépendent essentiellement de la réalisation d’avancées précoces et décisives sur ces fronts. Un appui précoce concerté et important de la part des partenaires de développement étrangers comme la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, l’Union européenne et autres, constitue un important élément indispensable pour établir un lien entre les défis à court terme et les possibilités à plus long terme de la Tunisie, conclut la note de la BAD.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Les craintes n’ont pas lieu d’être et l’Etat n’est pas au bord de la faillite, a assuré le ministre conseiller auprès du chef du...

AFRIQUE

AFC s'apprête à investir 30 millions d'EUR dans des améliorations essentielles apportées à l'infrastructure de transport de la Guinée

Africa Finance Corporation (AFC), une grande institution multilatérale panafricaine de financement et de développement de projets, annonce aujourd'hui ses résultats pour l'exercice financier 2016.Une...

SPORT