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«Croissance faible du PIB au cours du troisième trimestre (0,2% en V.T. et 1,3% en G.A.), indiquant un niveau de croissance ne dépassant pas au meilleur des cas 1,4% pour 2016 contre 1% en 2015 aux prix constants de l’année 2010. Légère baisse du taux de chômage qui est passée de 15,6% au 2ème trimestre 2016 à 15,5% au 3ème Trimestre. Malgré une progression soutenue de l’IPC en V.M. en octobre, l’inflation a connu un léger repli pour atteindre 3,9% en G.A. après 4,2% le mois précédent, portant la marque d’un effet de base favorable. Egalement, une légère atténuation de l’inflation sous-jacente « hors administrés et frais» a été observée en octobre. L’inflation devrait poursuivre son trend haussier pour clôturer l’année 2016 à 4,6% en G.A. soit une moyenne de 3,8% sur l’ensemble de l’année en cours et atteindre 5% en 2017. Après l’amélioration relevée au cours des 9 premiers mois de 2016 (avec 6,4% du PIB contre 6,9% une année auparavant), le déficit courant s’est nettement détérioré en octobre, pour atteindre 7,5% du PIB, soit le même niveau de l’année précédente, maintenant ainsi les pressions sur les réserves en devises et le taux de change. Evolution modérée de la masse monétaire en 2016 (10 mois). Cependant, une légère reprise a été enregistrée et a concerné aussi bien les créances nettes sur l’Etat que les crédits à l’économie. Léger apaisement des tensions sur la liquidité bancaire en octobre 2016, soutenu essentiellement par l’atténuation de l’effet restrictif des BMC». C’est par cet instantané, au jour J du 2 décembre 2016, que le conseil d’administration de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) brosse le tableau de bord de l’économie tunisienne en cette fin 2016 !

La note de conjoncture de la BCT trace ensuite les perspectives économiques du pays pour le moyen terme, c’est-à-dire pour les exercices 2017 et 2018. Ainsi, côté croissance économique, le CA de la BCT, par ailleurs formé de compétences, d’hommes d’affaires et d’économistes de renom, estime que «les récentes projections tablent sur une progression du PIB, aux prix constants de 2010, de 1,4% en 2016, 2,2% en 2017 et 2,8% en 2018». Une prévision, déjà en rupture avec les documents officiels du budget 2017 qui table de 1,6% en 2016, puis progressivement monter à 2,5% en 2017

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Cet optimisme modéré, le CA de la BCT l’explique par «la baisse de la récolte des olives en 2017 (…), le redressement de la production minière et chimique[qui] serait modéré et fortement tributaire de l’apaisement des troubles sociaux dans le bassin minier. Le redressement des activités dans le secteur des services marchands plus lent qu’attendu précédemment en raison, notamment, de la faiblesse de la demande de consommation» et une «contribution de l’administration publique à la croissance (0,2% entre 2017 et 2018) du PIB [qui] devrait baisser sur l’horizon de prévision, vu l’orientation du Gouvernement vers plus de maîtrise de son équilibre budgétaire à travers, notamment, la compression des dépenses de fonctionnement ».

Optimisme modéré, disions-nous, car le document de la BCT évoque un «renforcement graduel de l’activité touristique [qui] devrait contribuer à un rétablissement progressif des activités de services d’hôtellerie et des activités connexes».

Un manque d’optimisme général, que le CA de la BCT explique par l’existence de «risques adverses pouvant affecter négativement les prévisions [qui] semblent s’intensifier, tant au niveau international que national. Au rang des risques extérieurs, la dégradation du contexte géopolitique, le ralentissement de l’économie de la Zone Euro font peser énormément d’incertitudes sur la croissance des exportations tunisiennes, une détérioration qui pourrait avoir des effets de contagion sur notre production industrielle».

A l’échelle nationale, les facteurs de risques sont :

  • La persistance du risque sécuritaire et terroriste et la crise libyenne.
  • Les retards accusés dans la mise en place des réformes administratives et fiscales.
  • La récurrence des grèves et troubles sociaux dans les zones de production.
  • La baisse de la pluviométrie et le creusement du déficit hydrique.
  • Les pressions sur la balance des paiements et sur le taux de change du dinar.
  • L’affaiblissement du potentiel de la croissance économique dû au prolongement de la période de désinvestissement.
  • La détérioration de la situation des finances publiques.

Rappelons, à ce propos, que moins de croissance, c’est moins de richesses à créer par les entreprises, moins de fiscalité dans les caisses de l’Etat, moins d’investissement de l’Etat, moins d’emploi à créer et plus de chômage.

Le plus dur dans cette analyse de l’état des lieux par l’institut d’émission, c’est que les risques évoqués sont réels et leurs perspectives d’amélioration ou de disparition sont faibles. Cela, d’autant que la Tunisie, est depuis quelques années, une économie malade, complètement désordonnée, incontrôlable et endettée, en mal de ressources et qui ne se remet toujours pas au travail !

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Et il n’y a malheureusement pas que cela. Les mauvaises nouvelles, celles que le citoyen tunisien prendra certainement plus au sérieux, concernent son niveau de vie qui sera menacé par une inflation qui repartirait à la hausse et les prix aussi. Beaucoup de Tunisiens se le cachant, mais hausse des salaires = hausse des charges pour les entreprises = hausse des prix à la distribution. C’est aussi mécaniquement simple que ça !

  • L’inflation en hausse et des augmentations de prix en perspective !

La note de conjoncture à moyen terme de la BCT en parle et pas que peu. L’incidence directe de cette conjoncture sur le consommateur se fera par les prix et l’inflation qui érode le pouvoir d’achat. «Les nouvelles prévisions tablent sur une poursuite de la tendance haussière de l’inflation pour atteindre une moyenne annuelle de 5,0% en 2017, avant de revenir à 4,2% en 2018. Les nouveaux facteurs de risques inflationnistes proviendraient essentiellement des prix à l’import et des prix administrés. En effet, la hausse des prix à l’import, du fait de la persistance des pressions sur le taux de change et/ou d’une hausse des prix mondiaux, devrait se transmettre directement et rapidement à l’indice des prix à la consommation (pour les produits finis), et indirectement à travers le processus de production (pour les matières premières)». C’est ce que prédisent les professionnels de la BCT et les chiffres ont la tête dure !

Et le communiqué d’expliquer que «les plus importantes pressions sur les prix administrés (26,3% du panier) proviendraient des hausses attendues des prix de l’électricité et du carburant». Le projet de la loi de finances de 2017 comporte en effet un ajustement des prix de l’électricité et du gaz pour couvrir un besoin de financement de la STEG de 175 MDT. «De même, et au vu des hypothèses retenues dans ledit projet (cours annuel du baril de Brent à 50 dollars américains et un taux de change du dinar contre le dollar de 2,25), la possibilité d’une révision à la hausse des prix à la pompe sur l’horizon de prévision, à travers le mécanisme d’ajustement automatique, n’est pas exclue» dit encore la note.

S’agissant de l’inflation des produits alimentaires frais, qui représentent 13,9% du panier de la ménagère, la BCT souligne qu’ «elle devrait se maintenir sur une tendance haussière durant l’année 2017, compte tenu d’un effet de base défavorable en premier lieu, et vu les perspectives d’une production en baisse par rapport à son niveau de 20166 et d’une hausse des coûts de production en deuxième lieu».

On ne parlera pas de l’inflation sous-jacente, cet autre indice qui détermine la tendance des prix, sur lequel tous ne sont pas d’accord chez les politiciens notamment, et qui a aussi été revue à la hausse. On rappellera surtout que ce que vient de coucher sur papier la BCT, la semaine dernière, à propos de 2017, a été déjà dit et redit, par la BCT comme par d’autres experts. Les chiffres de 2016 le confirment désormais.

Une des promesses, ou priorités, du gouvernement Chahed était de «préserver le pouvoir d’achat à travers les négociations sociales et le renforcement de la productivité de l’entreprise». Pour l’instant, l’UGTT ne prête attention qu’à l’augmentation des salaires, ce qui augmentera immanquablement les prix et entraînera le pays vers la spirale inflationniste qu’évoquait justement la note de la BCT

 

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Le président de la République, Béji Caied Essebsi, a donné, aujourd’hui mardi 29 novembre 2016, le coup d’envoi de la Conférence internationale sur l’investissement, « Tunisia 2020 », qui vient de démarrer au palais des congrès et se poursuivra demain, mercredi 30 novembre 2016. Des chefs d’États de plusieurs pays, des décideurs politiques internationaux, des investisseurs et des partenaires de la Tunisie prennent part à cet événement visant en premier lieu à booster l’investissement et relancer la croissance et la dynamique économique en Tunisie.

Une cérémonie de signature de plusieurs projets va avoir lieu le même jour à Tunis, en la présence de Fadhel Abdelkefi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale. Ces accords seront signés avec plusieurs institutions internationales.

Deuxième évènement d’envergure qu’abrite la Tunisie depuis la révolution de 2011, la Conférence internationale sur l’investissement devient la Conférence internationale d’appui au développement économique, social et durable de la Tunisie, «TUNISIA 2020», en allusion à la période d’exécution du plan de développement 2016-2020.

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L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) tiendra, mercredi prochain, une séance plénière consacrée à l’examen du projet de loi sur l’impulsion de la croissance économique, rapporte le quotidien « Assabah »
L’examen de ce texte vient à la suite de la finalisation des négociations au sein de la commission des finances, de la planification et du développement à l’ARP, a ajouté la même source. Et de préciser que « des rectifications de ce projet de loi ont été effectuées, portant le nombre d’articles à 16 contre 4 prévus dans la version originale du projet de loi, lequel a été critiqué par les membres de la Commission en raison d’un manque de clarté caractérisant certains concepts évoqués dans le projet ».
Dans le même contexte, le président de la commission, Mongi Rahoui, a déclaré à ce quotidien que le ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale a réagi favorablement aux propositions de la commission.
Il a dans le même ordre d’idée indiqué que le Front Populaire ne s’oppose jamais à ce genre de loi étant donné que plusieurs projets sont encore bloqués.

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L’ancien ministre des Finances

Houssine Dimassi, ancien ministre des Finances a déclaré, lors de son passage ce lundi 29 août 2016 sur Express Fm, que le nouveau gouvernement de Youssef Chahed doit mettre en place une série de réformes à caractère urgent dans le but de relancer la croissance économique du pays.

Il a expliqué que les secteurs qui doivent subir lesdites réformes sont principalement le secteur bancaire, les caisses sociales, les finances publiques, la SONEDE ainsi que la STEG.

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L’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) a des atouts indéniables (une cohérence organisationnelle, avec huit pays membres, un immense marché, une monnaie unique, le CFA), et ce sont justement ces éléments qui lui permettent de passer entre les gouttes d’une crise conjoncturelle, qui a pourtant durement frappé les pays producteurs de pétrole (du fait de la chute des cours du pétrole). A ajouter aux attaques terroristes subies par plusieurs États membres (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali), qui font perdre des points de croissance à cause de l’instabilité économique que cela engendre. En dépit de tous ces éléments, les fondements de l’économie de la sous-région demeurent solides, ce qui a permis à l’UEMOA (composée du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Togo et de la Guinée-Bissau) d’afficher 7% de croissance en 2015, et on envisage même plus de 7,2% pour cette année.

Ces chiffres ont été livrés lors de la dernière session de la conférence des chefs d’État et de gouvernement. D’après le ministre de l’Économie et des Finances du Sénégal, Amadou Ba, qui occupe actuellement la présidence du Conseil des ministres de l’Union, la croissance économique dans l’espace, en moyenne, s’établit à plus de 6% sur les quatre dernières années. Les économies de la sous-région récoltent ainsi les fruits d’une économie diversifiée, qui ne s’appuie pas uniquement sur la rente pétrolière et qui surfe sur un climat des affaires plutôt sain, qui a plutôt bien pris le virage de la réforme et assez vite. De l’aveu des experts, la zone UEMOA s’en tire beaucoup mieux que sa consoeur, la zone CEMAC.

Les bons points de l’inclusion régionale

« L’inflation et le déficit budgétaire sont maintenus respectivement en-dessous de 2 % et de 4 %. Le taux d’endettement des États membres de l’Union est resté à un niveau raisonnable, en ressortant à 40,8 % du PIB en 2015, nonobstant les efforts d’intensification des investissements publics dans les infrastructures de base », a déclaré le ministre sénégalais. Il y a des éléments structurels qui expliquent ces bonnes performances, notamment les décisions prises par les pays de l’Union monétaire dans le sens d’une harmonisation des finances publiques, de la fiscalité, du développement du marché commun et d’une gestion plus efficiente des politiques sectorielles. M. Ba a également mis en exergue, comme facteur explicatif de cette embellie, la dynamique positive des secteurs bancaire et financier. Cela a permis d’oxygéner les économies des pays de la sous-région en injectant des financements. « Des actions sont en cours en vue de doter l’Union d’un dispositif de résolution des crises bancaires afin de renforcer la stabilité financière », a ajouté le président du Conseil des ministres.

La Côte d’Ivoire truste l’économie de la zone

L’économie de l’UEMOA est trustée par la Côte d’Ivoire, qui affiche une croissance de 9% en moyenne en 2015 et 2016. Le pays, depuis l’accession d’Alassane Ouattara au pouvoir, en 2011, après une crise post-électorale qui a fait des milliers de victimes, est résolument tourné vers les grands chantiers qui vont bâtir son avenir. Et toute la zone en profite. « Notre réunion se tient, au moment où la croissance économique de notre continent est ralentie en raison de la baisse du prix des matières premières, notamment du pétrole, et du ralentissement de l’activité des grandes économies partenaires de l’Afrique. En dépit de ce contexte économique difficile et d’une situation sécuritaire préoccupante, notre Union continue d’enregistrer des résultats positifs et de s’imposer comme un cadre de référence », s’est réjoui le président ivoirien. Le pays enregistre des succès dans l’amélioration du climat des affaires, ce qui aiguise les appétits des investisseurs étrangers (Français, Turcs, Chinois, Marocains et même Tunisiens). Reste maintenant pour les dirigeants de l’UEMOA à profiter de cette situation exceptionnelles pour accélérer les réformes dans le sens de l’intégration régionale économique de la zone, pour une croissance inclusive et globale.

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Des opérateurs et des professionnels du secteur des exportations par voie maritime, rencontrés ce vendredi 13 mai 2016, à la cinquième « matinale » de l’export  au siège du Cepex, ont affirmé à Africanmanager que « rien n’a changé depuis cinq ans, nous sommes toujours confrontés à de nombreux problèmes : logistiques, douaniers, administratifs, financiers, dégradation de l’infrastructure…. On en a marre des promesses en l’air !

Et d’ajouter « Il est temps de réformer le secteur et de s’inspirer  des expériences européennes. Nous sommes toujours dans le même cercle vicieux. Les exportations maritimes sont la colonne vertébrale de la croissance économique du pays.  Le gouvernement, le ministère du Transport et toutes les autorités de tutelle devront agir dans les brefs délais afin de résoudre nos multiples problèmes », ont-ils affirmé.

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« Le montant des échanges commerciaux entre la Tunisie et la Libye ne dépassent pas les deux milliards de dollars. Notre pays doit renforcer et consolider ses relations économiques et politiques avec la Libye afin de confirmer la reprise de la croissance économique », a déclaré ce vendredi 6 mai 2016,  l’expert en affaires libyennes, Ghazi Maala, à Africanmanager.

On rappelle que le ministère du Commerce avait  récemment annoncé  la régression de 75% des échanges commerciaux bilatéraux à cause de l’arrêt complet des activités de plus de 100 entreprises tunisiennes qui travaillaient uniquement avec le marché libyen.

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