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  • L’activité économique rebondit en Guinée, avec des signes indiquant une croissance continue de plus de 6 pourcent.
  • La consolidation budgétaire comportant une augmentation des revenus et une réduction des dépenses publiques a permis de ramener le déficit budgétaire de base à 0.7 pourcent du PIB en 2016.
  • Le FMI estime qu’augmenter les dépenses d’infrastructure tout en préservant la stabilité macroéconomique permettra d’améliorer les perspectives d’une croissance pour tous à long terme.

Une mission du FMI dirigée par Giorgia Albertin a séjourné à Conakry du 15 au 25 Mai 2017 dans le cadre d’une mission technique pour discuter de l’évolution de la situation récente et des perspectives économiques et financières de la Guinée. Cette mission avait aussi pour but de préparer le terrain pour une future mission de négociation d’un nouveau programme appuyé par le FMI. À la fin de la mission, Mme Albertin a fait la déclaration suivante :

« Après le ralentissement enregistré en raison de l’épidémie de fièvre a virus Ebola, l’activité économique a rebondi en 2016, avec un taux de croissance réelle du PIB estimée à 6.6 pourcent, grâce notamment à une production minière en augmentation du fait du démarrage des nouveaux projets, un accroissement de la production agricole et de la production d’électricité »

« L’inflation moyenne est restée modérée à 8,2 pour cent en 2016, reflétant une augmentation mesurée des prix des produits alimentaires, une stabilité du taux de change et une politique monétaire prudente »

« Les efforts de consolidation budgétaire ont permis de réduire le déficit budgétaire de base en 2016 à 0.7 pourcent du PIB sous l’effet conjugué d’une augmentation des revenus et d’une réduction des dépenses »

« Les importations ont fortement augmenté, suite aux nouveaux projets d’investissements dans le secteur minier et ont été financées par un large afflux d’investissements directs étrangers. Les exportations se sont accrues, tirées par les produits agricoles, la bauxite et l’or »

« Les perspectives de croissance de l’économie guinéenne restent favorables. Pour 2017, la croissance devrait continuer à être robuste à 6,7 pourcent, grâce à la poursuite de la bonne performance du secteur minier, une accélération des activités de construction dans l’hôtellerie et l’énergie, ainsi qu’une bonne performance agricole »

« Il sera important de préserver la stabilité macroéconomique, assurer une croissance saine du crédit bancaire au secteur privé et promouvoir une croissance économique plus forte et qui bénéficie à toute la population »

« Augmenter les investissements en infrastructure, tout en préservant la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, sera également important pour réaliser le potentiel de croissance de l’économie guinéenne »

« L’équipe du FMI remercie les autorités pour leur hospitalité et pour les discussions constructives »

La mission a rencontré le Premier Ministre, Mr. Mamady Youla, le Président de l’Assemblée Nationale, Mr. Claude Kory Kondiano, la Commission Économique et Financière de l’Assemblée Nationale, le Ministre de l’Economie et des Finances, Mme Malado Kaba, le Gouverneur de la Banque Centrale de Guinée, Mr. Lounceny Nabé, le Ministre du Budget, Mr. Mohamed Doumbouya, les ministres de l’Energie et de l’Hydraulique, Mines et Géologie, Agriculture, les ministres conseillers du Président de la République et d’autres hauts fonctionnaires du gouvernement. La mission a également rencontré les partenaires internationaux, ainsi que les représentants du secteur privé et de la société civile.

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Selon un rapport co-publié par la Banque africaine de développement et l’OCDE, l’Afrique enregistre cette année une hausse de son taux de croissance après une période tumultueuse, rapporte Africanews.

Cette reprise de la croissance est favorisée par le rebond des prix de certaines matières premières.

L‘économie africaine connaitra une augmentation à 3, 4% en 2017. Pour 2018, les spécialistes tablent sur 4,3 %.

En 2016, la croissance à l‘échelle du continent était de 2,2 % contre 3,4 % l’année précédente.

En avril déjà, la banque mondiale avait prévu une augmentation du taux de croissance en Afrique. Plusieurs pays africains ont souffert de la baisse des prix des matières, détaille la même source.

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Le 16ème rapport annuel « Perspectives économiques en Afrique 2017, élaboré par la Banque africaine de développement (BAD), le Centre de développement de l’OCDE et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), table sur une croissance de 1,9 % en 2017 et de 2,8 % en 2018 en Tunisie.
« La croissance en Tunisie devrait rebondir en 2017 et 2018, compte tenu de l’accélération escomptée de l’investissement, liée au démarrage des grands projets prévus dans le Plan de développement stratégique- PDS 2016-2020) et de l’accélération du rythme de mise en œuvre des réformes structurelles notamment celle relative à la réforme de la fonction publique dans le cadre du programme mis en œuvre par le Fonds monétaire international (FMI) avec l’appui des partenaires au développement« , note ce rapport qui dresse l’état actuel des pays du continent et livre des prévisions économiques à deux ans.

Axé cette année sur le thème « Entrepreneuriat et industrialisation « , le rapport rappelle tout de même que « ces prévisions sont inférieures aux prévisions du PSD 2016-2020, qui cible une croissance de 3 % en 2016, 4 % en 2017 et 4.5 % en 2018. Mais la réalisation de ces objectifs suppose le maintien de conditions sécuritaires optimales sur l’ensemble du territoire, condition sine qua non à la reprise de l’investissement privé et notamment des IDE « . Les investissements directs étrangers ont connu un repli de 25.4 % au premier semestre 2016 par rapport à la même période de 2015.

Selon le rapport de la BAD, le gouvernement tunisien devra, dans les deux années à venir, consolider les comptes publics en fixant un niveau de dépenses courantes compatible avec la compétitivité de l’économie. Le redressement de l’économie pourrait s’appuyer sur une politique monétaire permettant de contenir l’inflation en 2017 et 2018 et par une réduction du déficit des comptes courants.

L’inflation baisse en 2018

« Les tensions sur les finances publiques devraient cependant demeurer significatives en 2017 et 2018. De son côté, l’inflation devrait légèrement augmenter en 2017 avant de refluer à nouveau en 2018« , indique le rapport, estimant que la Tunisie a présenté, en 2016, toutes les caractéristiques d’une économie duale avec, d’un côté, un tissu industriel moderne regroupant 5 600 entreprises de plus de dix salariés et de l’autre côté un tissu de petites entreprises sous-capitalisées, majoritairement unipersonnelles et concentrées à plus de 80 % dans le secteur des services en particulier le commerce, le transport et l’entreposage.

Le rapport 2017 de la BAD a passé au crible la question du rôle des entrepreneurs dans l’industrialisation du continent africain. Il propose des solutions pratiques que les gouvernements africains peuvent adopter pour mettre en place des stratégies d’industrialisation efficaces. Des politiques favorisant les compétences, les regroupements d’entreprises (clusters) et le financement lèveraient des contraintes majeures rencontrées actuellement par les entreprises privées africaines.

Des notes pays offrent une synthèse des tendances récentes de l’économie, des prévisions de croissance du produit intérieur brut pour 2017 et 2018, et des principaux enjeux dans chacun des 54 pays africains. Une annexe statistique (disponible en ligne uniquement) permet de comparer les variables économiques, sociales et politiques propres à chaque pays. La note concernant la Tunisie est consultable sur le lien suivant :
http://www.africaneconomicoutlook.org/en/country-notes/tunisia/

TAP

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Lors de son audition ce mardi 16 mai 2017, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a exprimé sa satisfaction par rapport au taux de croissance réalisé durant le premier trimestre de cette année, qui atteint 2,1% et ce, après plusieurs années durant lesquelles elle n’a pas dépassé 1%.

Le gouverneur de la BCT a cependant indiqué que la situation économique et financière du pays demeure très difficile et compliquée, expliquant cela par 4 variables, à savoir l’inflation, la balance budgétaire, le solde des opérations courantes et la dette extérieure. Ces facteurs impactent quotidiennement la politique monétaire du pays et ont un effet direct sur le marché de change, démentant ainsi les bruits qui avaient récemment circulé dans plusieurs médias selon lesquels, la baisse du dinar par rapport aux monnaies étrangères a pour cause la déclaration de la ministre des Finances, Lamia Zribi, récemment limogé par le chef du gouvernement.

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Gonflé à bloc par le statut de ténor continental du Sénégal, que vient de conforter le FMI en classant le pays parmi les 6 « champions de la croissance » en Afrique en 2017 et 2018, le président Macky Sall s’est épanché sur son destin, celui de ses concitoyens. Le moins qu’on puisse dire est que la confiance règne !

Le chef de l’Etat a commencé par affirmer, le dimanche 14 mai 2017, que le pays a tout ce qu’il faut pour entrer dans le cercle des grands producteurs de gaz, au regard des estimations de ses ressources. Il en est persuadé : Le Sénégal n’attendra pas 2035 pour atteindre l’émergence, comme le prévoit le PSE (le Plan Sénégal Émergent), un paquet de méga programmes – 8 grands chantiers au total – budgétisés en grande partie et portés à bout de bras par son initiateur, Macky Sall.
«Aujourd’hui, il est établi que nous avons des ressources énormes en gaz. Nous avons aussi du pétrole. Nous attendons seulement les derniers développements pour avoir des évaluations. Ce qui est évalué est suffisant pour faire du Sénégal une province gazière», a déclaré le président lors d’une rencontre avec des responsables et des promoteurs économiques de la Plateforme pour l’émergence et la citoyenneté, rapporte senego.com. Il a affirmé que le pays est en mesure d’atteindre l’émergence avant l’échéance fixée, 2035, car les projections du PSE n’avaient pas pris en compte les énormes quantités de pétrole et de gaz enfouies dans le sous-sol.

«J’ai décidé, parce que moi je vais partir en 2024, c’est mon vœu, mais avant cela, cette activité [exploitation et exploration du pétrole et du gaz] sera encadrée. Les ressources, leur destination, l’usage seront tout à fait maîtrisés», a-t-il ajouté, en direction d’une partie de la société civile qui agite le spectre de la malédiction du pétrole si le Sénégal ne mène pas impeccablement sa barque.

Le président est revenu sur le sujet polémique des énormes sommes englouties par la prospection, sans résultats. Il a confirmé que plus de 500 milliards de francs CFA avaient été injectés dans la recherche, en vain, à part les maigres résultats des puits de Gadiaga et Diamniadjo.

« La recherche pétrolière est une activité sérieuse régie par le Code pétrolier de 1983. Il définit tout le cadre d’intervention. Rien n’est fait au hasard, personne ne peut s’amuser sur les conventions pétrolières. Aucun gouvernement», a asséné Sall.
«Il faut que le débat soit sérieux, sincère, qu’il tienne la route. Ensuite, quand on dit que le Sénégal a perdu des milliards, que personne ne nous a payés dans les transactions, c’est parce qu’on ignore comment fonctionne l’exploration pétrolière. On ignore ce que dit la loi. Comme dans tous les pays, l’exploration pétrolière est une activité risquée (…), elle est défiscalisée« , a indiqué le chef de l’Etat.

Le FMI apporte de l’eau au moulin de Sall

Les dernières prévisions du FMI tablent sur une croissance de 6,8% en 2017 et 7% en 2018. L’institution financière explique cette embellie par la stabilité politique au Sénégal, les excellents résultats du secteur agricole grâce aux subventions étatiques massives, notamment pour le riz, dont les Sénégalais sont très friands, qui pèse très lourd sur la balance commerciale et par conséquent dévore les devises étrangères.

Le FMI salue aussi les gros investissements, dans le cadre du PSE, faits dans les infrastructures : aéroports, autoroutes, chemins de fer, centrales électriques, routes… Le rapport met en avant l’emblématique TRE (Train express régional), d’un coût de 867 millions d’euros, qui va changer le visage de la capitale, Dakar et du futur deuxième pôle administratif du pays, Diamniadjo, qui va accueillir 15 ministères dès 2018 ainsi qu’une pléthore d’installations industrielles et commerciales.

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Le directeur adjoint du Fonds monétaire international Afrique, Roger Nord, a été reçu en audience vendredi dernier, par le Premier ministre malien, Abdoulaye Idrissa Maïga. Il était accompagné pour la circonstance du ministre de l’Economie et des Finances, Boubou Cissé. A sa sortie d’audience il a expliqué à la presse qu’avec le Premier ministre, il a évoqué la situation économique du Mali et la mise en œuvre du programme appuyé par le FMI. Il a aussi saisi l’opportunité pour féliciter le chef du gouvernement pour la bonne mise en œuvre du programme économique.

En effet, la croissance au Mali se maintient à un niveau adéquat, voire rigoureux et est estimée à environ 6%, a-t-il indiqué. La mise en œuvre du programme soutenu par le FMI est également très satisfaisante parce que les objectifs ont été atteints, a-t-il souligné. Ce qui permettra à la mission qui vient de séjourner dans notre pays de recommander au conseil d’administration du Fonds le décaissement de la prochaine tranche. Interrogé sur le montant de la dite tranche, le directeur adjoint du FMI Afrique a répondu que cette tranche va faire l’objet de discussion et que son équipe va proposer au conseil de l’augmenter afin d’ aider le Mali à faire face à ses défis.

Concernant l’économie malienne, il a souligné qu’elle a fait un net rebond ces dernières années. Avec déjà 6% de croissance, elle est tout à fait en ligne avec l’économie de l’UEMOA qui connaît aussi une croissance vigoureuse. Par ailleurs, il a souhaité que ces croissances soient bien reparties et qu’elles bénéficient à toutes les populations. Le responsable du Fonds a souhaité aussi une augmentation des recettes de l’Etat car c’est grâce à cette augmentation que les importantes dépenses sociales et celles relatives aux infrastructures pourront se réaliser.

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Malgré les multiples appels pour faire tomber le gouvernement de Youssef Chahed et les tentatives de certains partis politiques de diaboliser son travail, plusieurs indicateurs économiques laissent entrevoir les prémices d’une reprise économique prochaine. Le tableau de bord de l’économie nationale de la dernière note de l’Institut National des statistiques (INS) fait état d’un taux de croissance de 2,1% durant le premier trimestre de l’année 2017 et un PIB en hausse de 0,9% par rapport au dernier trimestre de l’année 2016. Deux bonnes nouvelles qui s’ajoutent à celles dévoilées récemment par l’Agence de promotion de l’Industrie (APII) et selon lesquelles l’investissement déclaré dans le secteur industriel a augmenté de 56% durant le premier trimestre. De bons chiffres mais qui demeurent encore en deçà des prévisions de certains experts en la matière et institutions financières, qui s’attendaient à ce que la croissance dépasse les 2,5% durant ce premier trimestre, des prévisions basées sur l’amélioration des indicateurs dans maints secteurs et sur la hausse de 13% des rentrées fiscales au titre de la TVA.

Revenant sur les chiffres dévoilés par l’INS concernant le taux de croissance, il est à indiquer que la réalisation d’une croissance positive s’explique principalement par l’évolution du secteur agricole (+ 4,9%) et celui des services marchands qui a progressé de 3,4%, essentiellement le domaine touristique qui a réalisé une croissance de 35% contre une régression des industries manufacturières qui ont accusé une perte de 1,1%.

Le secteur de l’agriculture et de la pêche a réalisé, au cours du premier trimestre 2017, une croissance de 4,9% alors que celui des services marchands s’est accru de 3,4% au cours du premier trimestre de 2017 par rapport à la même période de 2016. Cette progression est expliquée par la hausse de la valeur ajoutée de toutes ses filières, à l’instar du secteur des services hôteliers qui a réalisé une hausse de 8,6%, en raison de l’augmentation, au cours du premier trimestre 2017, de 35% du nombre de touristes. L’amélioration des indices de la croissance est due également au secteur des industries non manufacturières, laquelle a enregistré une légère croissance de 0,2%, au cours du premier trimestre de 2017 en comparaison avec la même période de 2016. Cela s’explique par la hausse de la production dans le secteur des mines (21,3%).

Il est à rappeler à ce propos que la Banque Mondiale (BM) projette, dans un rapport récent, l’accélération de la croissance économique à 2,3 % en 2017 du fait de la reprise dans les secteurs stratégiques de l’agriculture, du phosphate et de l’industrie manufacturière.

Toujours selon la BM, à moyen terme, la croissance devrait remonter progressivement à 2,8 % en 2018 et 3,2 % en 2019, en raison d’une amélioration du climat des affaires associée à des réformes structurelles et au renforcement de la stabilité sociale et de la sécurité. Le déficit budgétaire devrait toutefois, rester élevé, à 5,9% du PIB en 2017.

Par ailleurs, pour assurer la viabilité des finances publiques, la Banque Mondiale a souligné la nécessité de contenir la masse salariale de l’État et élargir l’assiette fiscale, puis créer de l’espace pour accroître les dépenses d’investissement. Le déficit courant devrait toutefois se resserrer légèrement à 8,4 % du PIB, sous l’effet de la relance progressive des secteurs manufacturier et minier, et du rebond des exportations des produits agricoles et des services.

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La croissance en Tunisie devrait augmenter au taux de 2,2% cette année et de 2,7% en 2018, selon les prévisions de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) dans son rapport du mois de mai.

Ce rebond est expliqué par celui de la production agricole suite à des fortes précipitations et par la reprise soutenue dans le tourisme et l’investissement.

Le rapport note que la croissance économique a été lente en 2016 pour se situer au taux de 1% contre 1,1% une année auparavant. Cette croissance modeste est attribuable à une reprise du secteur des services, compensant les baisses dans l’agriculture en raison des faibles niveaux de pluie, ainsi de l’extraction et du raffinage du pétrole et du gaz due à la réduction des investissements des compagnies pétrolières internationales.

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Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Cheikh Anta Gueye a séjourné à Niamey du 3 au 10 mai 2017 pour évaluer l’évolution économique en 2016 et au début de 2017, ainsi que pour examiner avec les autorités les mesures correctives qu’il convient de prendre pour atteindre les objectifs fixés pour fin juin 2017 dans le cadre du programme appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC)1. Le programme a été approuvé par le Conseil d’administration le 23 janvier 2017 (voir  Communiqué de presse no 17/18).

À la fin de la visite, M. Gueye a publié la déclaration ci-après :

« Les résultats macroéconomiques du Niger sont globalement satisfaisants. Selon les estimations, la croissance est passée de 4 % en 2015 à 5 % en 2016, grâce à une bonne campagne 2016/17 et à un redressement de la production pétrolière fin 2016. Mais le rythme de l’activité économique est à peine supérieur à la croissance de la population et continue de souffrir des problèmes de sécurité et de la crise humanitaire, de l’évolution défavorable des prix à l’exportation de l’uranium et du pétrole, et des difficultés économiques dans les pays voisins. L’inflation annuelle moyenne est restée maîtrisée à 0,2 % fin 2016. Les perspectives économiques à moyen terme restent favorables, mais sont exposées à des risques liés à la sécurité régionale et aux prix des matières premières.

« L’exécution du budget en 2016 a souffert de moins-values de recettes, qui s’expliquent en partie par l’évolution défavorable dans les secteurs des matières premières et la persistance des problèmes économiques dans les pays voisins. Par ailleurs, les mesures mises en œuvre par l’administration des douanes n’ont pas produit les résultats attendus. À fin décembre 2016, la plupart des objectifs budgétaires ont été atteints, excepté ceux liés aux recettes, qui étaient inférieures de 0,8 % du PIB à l’objectif.

« Les moins-values de recettes ont persisté au premier trimestre de 2017. Le contrôle soutenu des dépenses par le biais de la régulation budgétaire a contribué à maintenir le déficit budgétaire et le financement intérieur en deçà des objectifs du programme appuyé par la FEC. Des progrès ont été accomplis dans la mise en œuvre des réformes structurelles. Les autorités ont notamment bien avancé dans la mise en place du Compte Unique du Trésor, et la mise à jour de la politique nationale du genre de 2008, particulièrement en ce qui concerne l’autonomisation des femmes et la réduction des inégalités entre hommes et femmes.

« Les autorités ont souligné leur solide attachement au programme et leur détermination à prendre immédiatement les mesures correctives nécessaires pour atteindre les objectifs fixés dans le programme appuyé par la FEC pour fin juin 2017. Il s’agit de mener des contrôles concernant l’impôt sur le revenu et la TVA, d’améliorer le recouvrement des arriérés d’impôts, d’utiliser les valeurs de transaction effectives pour l’évaluation des taxes douanières, et d’empêcher la fraude sur la commercialisation des produits pétroliers et d’améliorer la gestion des exonérations fiscales. Pour le moyen terme, les autorités préparent une stratégie de réduction du déficit budgétaire pour remplir les critères de convergence de l’UEMOA et la mise en place d’un dispositif qui permettra d’améliorer le recouvrement de la TVA.

« La mission a rencontré le Président Issoufou Mahamadou et le Premier Ministre Brigi Rafini, le Ministre des Finances Massoudou Hassoumi, le Ministre Délégué au Budget Ahmat Jidoud, et d’autres hauts cadres de l’administration ainsi que le Directeur national de la BCEAO. L’équipe a rencontré aussi des représentants de la société civile, du secteur privé et des bailleurs de fonds.

« La mission du FMI tient à remercier les autorités de leur hospitalité chaleureuse et des entretiens constructifs et productifs. »

[1] La facilité élargie de crédit (FEC) est le principal outil dont dispose le FMI pour accorder une aide financière à moyen terme aux pays à faible revenu. Un financement au titre de la FEC est assorti d’un taux d’intérêt nul, d’un différé d’amortissement de cinq ans et demi et d’une échéance finale de dix ans.

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  • La mission du FMI et les autorités sont parvenues à un accord préliminaire qui permettra de recommander au Conseil d’administration la conclusion de la septième revue du programme appuyé par la FEC et la prorogation d’une année du programme.
  • La croissance économique devrait rester forte en 2017 mais les risques sont baissiers, notamment en raison des conditions d’insécurité et du renchérissement des conditions de financement du marché.
  • L’équipe du FMI et les autorités se sont accordées sur l’importance de la mobilisation des recettes nationales et d’une trajectoire budgétaire qui maintienne la discipline budgétaire.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par Boriana Yontcheva, a séjourné à Bamako du 2 au 12 mai 2017 dans le cadre des consultations relatives à la septième revue du programme économique et social du gouvernement appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) du FMI approuvé en décembre 2013.

A l’issue de la mission, Madame Yontcheva a fait la déclaration suivante :

« La mission du FMI et les autorités sont parvenues à un accord préliminaire qui permettra de recommander au Conseil d’administration la conclusion de la septième revue du programme appuyé par

la FEC et la prorogation d’une année du programme. Suivant le calendrier actuel, la septième revue du programme FEC devrait être conclue en Juillet 2017, avec l’examen du dossier par le Conseil d’Administration. »

« La mission se réjouit des performances macroéconomiques soutenues de l’économie malienne. D’après les estimations préliminaires pour l’année 2016, le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) s’est situé à 5.8%, et l’inflation a été contenue à moins de 1%, reflétant des prix du pétrole bas. Le déficit budgétaire s’est situé à 4% du PIB en en ligne avec les objectifs du programme, certaines recettes supplémentaires ayant permis de compenser les dépenses additionnelles engagées pour faire face aux élections et aux besoins sécuritaires. En revanche, le déficit du solde global de la balance des paiements s’est creusé de 2,3 points de pourcentage pour atteindre 3,9 % du PIB».

« La mission et les autorités ont examiné l’exécution budgétaire pour 2016 et le début 2017. Tous les critères de performances du programme à fin décembre 2016 ont été atteints. Des retards ont été toutefois enregistrés dans la mise en œuvre des réformes structurelles prévues à fin Décembre, même si des progrès encourageants ont été notés.»

« La croissance économique devrait rester forte en 2017 mais les risques sont baissiers, notamment en raison des conditions d’insécurité et du renchérissement des conditions de financement du marché. Des revendications sociales en ce début d’année ont donné lieu à des dépenses budgétaires non prévues en 2017. L’équipe du FMI et les autorités se sont accordées sur la nécessité de maintenir les dépenses en ligne avec les ressources budgétaires, tout en protégeant les dépenses sociales et en stimulant l’investissement public à moyen terme. L’équipe du FMI et les autorités se sont accordées sur l’importance de la mobilisation des recettes nationales et d’une trajectoire budgétaire qui maintienne la discipline budgétaire. A cet égard, la mission du FMI soutient l’objectif des autorités d’atteindre un déficit budgétaire global de 3% du PIB en 2019, un des critères de convergence de l’UEMOA. La mission a également encouragé l’achèvement des réformes en cours visant à limiter les dépenses fiscales par le contrôle des exonérations discrétionnaires. La mission a souligné l’importance d’améliorer la mobilisation des recettes, y compris par la fixation de prix des produits pétroliers à la pompe reflétant l’évolution des cours mondiaux de ces produits tout en limitant l’impact sur les populations les plus vulnérables. »

La mission a rencontré le Premier Ministre, M. Abdoulaye Idrissa Maiga, le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, le Ministre de la Décentralisation et de la Fiscalité Locale, M. Alassane Ag Ahmed Moussa, le Directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, M. Konzo Traoré, et d’autres hauts responsables publics ainsi que les représentants de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers du Mali.

L’équipe du FMI exprime sa gratitude aux autorités ainsi qu’à tous leurs autres interlocuteurs pour les discussions franches et constructives et la chaleureuse hospitalité qui leur a été réservée.

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La production industrielle de la France a rebondi de 2,0% en mars après un début d’année difficile, sous l’impulsion des secteurs des biens d’équipements et des transports, selon Reuters.

La seule production manufacturière, qui restait sur trois mois consécutifs de baisse, a elle rebondi de 2,5%.

L’Insee a parallèlement révisé légèrement l’évolution de production industrielle de février à -1,7% (-1,6% annoncé précédemment), de même que celle de la production manufacturière du même mois à -0,7% (contre -0,6% initialement).

Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une hausse de 1% de la production industrielle de février.

Sur l’ensemble du premier trimestre, la production industrielle accuse un recul de 0,5% et la production manufacturière se contracte de 0,3%.

Mars a été marqué par un nouveau recul (-1,6% après -7,8%) de la production et distribution d’énergie (électricité et gaz) en raison des températures douces, a encore précisé Reuters.

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Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, ce lundi 8 mai 2017, un nouvel accord triennal en faveur du Togo au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), pour un montant de 176,16 millions de DTS (120 % de la quote-part du Togo, ou environ 241,5 millions de dollars américains) en appui aux réformes économiques et financières entreprises par le pays, indique un communiqué du FMI.

La décision du Conseil d’administration permet un décaissement immédiat de 25,17 millions de DTS (environ 34,5 millions de dollars américains). Le reliquat sera échelonné sur la durée du programme, sous réserve de revues semestrielles.

Le programme des autorités appuyé par la FEC a pour objectif de consolider la stabilité macroéconomique et de promouvoir une croissance durable et inclusive. Il vise à réduire le déficit budgétaire global de manière considérable en début de période afin d’assurer la viabilité à long terme de la dette et de la position extérieure ; à recentrer la politique économique sur une croissance durable et inclusive en ciblant les dépenses sociales et en engageant des dépenses dans les infrastructures de manière viable sur le plan financier ; ainsi qu’à corriger les faiblesses existantes du secteur financier, surtout dans les deux banques publiques.

Lors de la même réunion, le Conseil d’administration a également achevé les consultations de 2016 au titre de l’article IV.

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« En Tunisie, les prévisions de reprise à court terme ont été légèrement revues à la baisse, car les incertitudes persistent et les activités du tourisme restent faibles« . C’est ce qui ressort d’un nouveau rapport publié par le Fonds Monétaire International (FMI).

Intitulé « Les perspectives régionales reflètent l’évolution de l’économie mondiale », le rapport du FMI souligne en outre que l’activité des différents pays importateurs de la région varie considérablement. La croissance sera particulièrement vigoureuse à Djibouti, où elle sera principalement tirée par les dépenses d’infrastructures financées par les ressources extérieures, et au Pakistan, où la mise en place du couloir économique Chine–Pakistan va stimuler l’investissement. En revanche, en Jordanie et au Liban, la croissance restera relativement modérée, car les conflits régionaux continuent d’avoir des répercussions sur le tourisme, la confiance et l’investissement.

Toujours, selon le même rapport, la croissance régionale devrait être portée de 3,7 % en 2016 à 4 % en 2017 et à 4,4 % en 2018. Cette reprise s’explique en partie par une dissipation de chocs idiosyncratiques survenus en 2016 (sécheresse au Maroc, récolte médiocre de coton au Pakistan). Plus généralement, cette amélioration est le fruit des réformes passées, qui ont réduit les déficits budgétaires et amélioré le climat des affaires (au Maroc et au Pakistan), et elle a été favorisée par une intensification des investissements publics (Pakistan). De plus, la croissance sera soutenue par la reprise à l’échelle mondiale, qui devrait stimuler la demande des principaux marchés d’exportation de la région (graphique 2.2).

Le FMI a sous un autre angle indiqué qu’il sera difficile de maintenir le rythme du rééquilibrage budgétaire. En 2016, les recettes ont été inférieures aux prévisions des PER d’octobre 2016, en raison d’un recouvrement plus faible des impôts (Maroc, Tunisie), d’un retard dans les réformes (Tunisie) et d’une faible croissance (Jordanie, Maroc, Tunisie). « De plus, même si les économies réalisées grâce à la baisse des subventions et des prix du pétrole ont permis d’accroître les dépenses consacrées aux infrastructures, à la santé, à l’éducation et aux services sociaux (Égypte, Maroc, Pakistan, Tunisie), il sera de plus en plus difficile de maintenir ces dépenses alors que l’on s’attend à une hausse des cours du pétrole. Il faut donc mener à bien les réformes des subventions (Égypte, Soudan, Tunisie) et endiguer les pertes des entreprises publiques, notamment par des mécanismes d’ajustement automatique des tarifs pour les compagnies énergétiques (Jordanie, Liban, Tunisie)« , note le rapport.

Plus généralement, les pays importateurs de pétrole doivent avoir comme objectif prioritaire de dégager des recettes en élargissant l’assiette de l’impôt. À cet effet, ils devront prendre des mesures pour rationaliser les multiples taux de la taxe sur la valeur ajoutée (Maroc, Tunisie), tout en simplifiant le barème des impôts et en supprimant les exonérations (Djibouti, Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Pakistan, Soudan, Tunisie). Il faudra également, selon le FMI, renouveler les efforts afin de renforcer l’administration fiscale (Afghanistan, Maroc, Mauritanie, Pakistan, Somalie, Soudan, Tunisie).

Rapport

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La BIAT a clôturé le premier trimestre 2017 avec des résultats, tous en croissance. C’est ainsi un PNB de 153,0MD, en accroissement de 16,4% par rapport à fin mars 2016. La formation de ce PNB est ventilée en une marge en intérêts de 75,6MD, en augmentation de 16,0%  et une marge sur commission de 39,4MD, en progression de 14,7% ainsi que des autres revenus de 38,1MD, en augmentation de 18,8%.

Le 1er trimestre 2017 pour la BIAT, c’est aussi des charges opératoires de 72,7MD, marquant une évolution de 9,6% et des encours de dépôts de 8.724,2 MD, en accroissement de 7,9%. Cela, sans oublier les encours de crédits nets de 7.718,2MD, en progression de 14,9%.

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Tout le monde se demande ce que le nouveau gouvernement va faire du Maroc, un pays dont l’économie présente des motifs de satisfaction (par exemples les investissements étrangers dans le secteur automobile, le tourisme, la saison agricole…) mais également des ratés qu’il faut rectifier au plus vite pour permettre au royaume de passer à la vitesse supérieure. On a eu quelques éléments de réponse avec le projet de loi de finances 2017 qui vient d’être soumis aux députés, jeudi 27 avril, par le ministre des Finances, Mohamed Boussaid, avec un gros retard car le texte était censé atterrir au Parlement avant le début de cette année. Jeuneafrique.com nous a rapporté les grandes lignes de ce document qui va présider aux destinées du Maroc dans les années à venir…

Première précision du ministre des Finances, qui en dit long sur l’optimisme ambiant : Pas de tension sur le budget 2017, pas même sur les dépenses d’investissement. La suite confirme les ambitions de Boussaid, somme toute légitimes au regard des bons indicateurs économiques en ce moment : Le projet de loi de Finances 2017 escompte un taux de croissance de 4,5%. Il table également sur un tassement du déficit budgétaire, à 3% du PIB et sur une limitation du taux d’inflation à 1,7%. La création d’emplois n’est pas en reste, on en prévoit 23 768 de plus dans la fonction publique, qui viennent s’ajouter aux 11 000 nouveaux contractuels dans les académies régionales d’éducation…

A noter que le budget global de l’État en 2017 monte à 398,3 milliards de dirhams (36,5 milliards d’euros), c’est 3,8% de plus que l’an dernier. 215 milliards de dirhams seront affectés aux dépenses ordinaires, dont 106 milliards pour les salaires du secteur public et plus de 27 milliards pour le services de la dette (intérêts, commissions). Les investissements seront également boostés, à hauteur de 63,5 milliards de dirhams. Le gouvernement va mettre le paquet sur l’investissement privé. Il est prévu de geler les impôts pour les nouvelles entreprises industrielles, et ce durant cinq ans ; on peut aussi évoquer l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée pendant 36 mois pour certaines entreprises…

Par contre il y a des catégories qui vont trinquer, car il faut bien trouver des sous pour financer toutes ces dépenses et amortir la baisse des impôts pour les sociétés. Par exemple les locaux professionnels seront mis à contribution avec une taxe nouvelle.

Les parlementaires ont un à deux mois pour débattre du budget 2017 et le valider…

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Après le Fonds monétaire international (FMI), qui vient de lever l’épée de Damoclès sur la Tunisie en acceptant, enfin, après moult tractations, de décaisser la deuxième tranche du prêt de 2,8 milliards de dollars, c’est au tour du groupe de la Banque moniale de donner un peu de baume au coeur de cette Tunisie meurtrie par la morosité post-révolutionnaire. Dans son rapport de suivi de la  conjoncture économique dans la région MENA, intitulé « L’économie de la reconstruction d’après guerre dans la région MENA », la Banque Mondiale (BM) donne des raisons d’espérer, en pariant sur des éclaircies économiques dans la région dès 2018, pour amorcer une vraie relance de la croissance en 2019, jusqu’à 4%. Pas mal du tout…

« La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), en proie à la guerre et à la violence, et dans un contexte marqué par les faibles cours du pétrole, verra son taux de croissance fléchir de 3,5 % en 2016 à 2,6 % en 2017, selon le Rapport semestriel de suivi de la situation économique dans la région MENA. Cependant, après 2017, sous l’impulsion des réformes en cours, la situation devrait s’améliorer légèrement, et la croissance pourrait dépasser 3 % en 2018 et en 2019 », dit la BM.

Pour la Tunisie, ce sera 2.3% en 2017

C’est un fait, la Tunisie est loin d’entrevoir la fin de sa transition économique, toutefois les rédacteurs l’affirment : Elle « avance à grands pas dans son programme de transition politique, mais les résultats concrets sur le plan économique prennent plus de temps que prévu, la croissance étant trop faible pour peser réellement sur le chômage dans un contexte d’élargissement du déficit budgétaire ainsi que du déficit du compte courant ».

A niveau des perspectives de croissance, la BM crédite le pays d’un taux de 2,3% en 2017 et 2,8% en 2018. La banque explique son optimisme, comme du reste le FMI, par une amélioration du climat des affaires, couplée à des réformes structurelles, à la consolidation de la stabilité sociale et de la sécurité.

La banque parie également sur la relance des secteurs stratégiques tels que le primaire, l’industrie manufacturière et la production du phosphate pour doper la croissance, sans pour autant éluder le boulet du déficit budgétaire. L’institution financière le situe à un niveau très haut, 5.9% du PIB en 2017 ; même tendance pour l’inflation, qui devrait monter jusqu’à 4.9% à la fin de l’exercice en cours…

Pour plus de recettes fiscales

Au niveau de la thérapie préconisée par la BM, on note l’oxygénation des finances publiques. Et là, comme exactement l’a dit et même dicté le FMI, on ne pourra pas faire l’économie d’un tassement de la masse salariale dans la fonction publique. Il est suggéré également d’élargir l’assiette fiscale. S’y ajoute une somme de recommandations pour la sécurité et des réformes en profondeur pour doper la croissance du secteur privé et la création d’emplois. Enfin cap sur les facteurs d’incitation à l’investissement. Le document propose à la Tunisie « d’adopter et d’appliquer des réglementations qui améliorent les conditions d’accès aux marchés et donnent concrètement suite à la conférence Tunisie 2020 ; d’élaborer et d’appliquer une stratégie globale de réforme de la fonction publique et des entreprises à capitaux publics ; d’améliorer la gouvernance, notamment la lutte contre la corruption et la mainmise des élites ; et d’instaurer un dialogue en vue de déterminer les origines du malaise social et d’y apporter des solutions, en particulier avec les syndicats ».

Communiqué

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Le Produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie a connu une croissance de 4% au quatrième trimestre 2016 contre une croissance de 4,8% durant le même trimestre de 2015, a appris mercredi l`APS auprès de l`Office national des statistiques (ONS).

Cette croissance, qui reste « appréciable », a été essentiellement tirée par le secteur des hydrocarbures qui a connu une performance soutenue de 13,3%au 4ème trimestre 2016 contre 5,3% au 4ème trimestre 2015, précise la même source.

Cependant, le secteur de l’agriculture a enregistré un fléchissement de son activité de l’ordre de 4,1% par rapport au même trimestre 2015.

Ces évolutions couplées aux performances des autres secteurs d’activité conduisent à une croissance modérée du PIB hors hydrocarbures de 1,7% au 4ème trimestre 2016 contre 4,5% durant la même période de 2015, indique l’ONS.

En valeurs courantes, le PIB du dernier trimestre 2016 a connu une croissance « importante » de 7,1% contre une baisse de 1% pour la même période de l’année 2015.

Le déflateur du PIB au 4ème trimestre 2016 a connu une variation positive de 3,1% contre une baisse de 5,5% au 4ème trimestre 2015, note l’ONS.

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Facebook devrait annoncer lundi compter plus de cinq millions d’annonceurs par mois et développer son offre de services publicitaires destinés aux petites entreprises dans l’espoir de les attirer sur sa plate-forme mobile.

Le nombre d’annonceurs du réseau social a franchi une étape importante, ce qui montre qu’il conserve une marge de croissance en dépit de sa taille imposante, a déclaré Sheryl Sandberg, la directrice générale adjointe du groupe américain, dans un entretien à Reuters.

Facebook avait annoncé en septembre compter quatre millions d’annonceurs, contre trois millions en mars 2016.

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Le Nigeria saute officiellement le pas : le plan de redressement et de croissance économique (ERGP) est sur les rails. Le président Muhammadu Buhari en a fait l’annonce récemment, rapporte l’Agence Ecofin. Trop tôt pour le moment pour dire si les réformes annoncées seront effectivement appliquées et si elles permettront au pays de sortir de la pire récession depuis 25 ans, mais ce plan a le mérite d’exister. Le pays n’est sans doute jamais allé aussi loin dans les efforts de redressement d’une économie archaïque de rente, sur le papier du moins.

Buhari, qui a pris la parole en marge d’une réunion du conseil exécutif fédéral il y a peu à Abuja, a redit que son équipe est déterminée à faire passer le Nigeria du statut de consommateur passif, abreuvé de pétrodollars à producteur de biens et services. De toute façon il le faudra pour rompre la forte dépendance du pétrole, dont la chute des cours a causé au pays les pires ennuis de ces dernières décennies. Et qui sait, peut-être qu’après cette thérapie de choc, le géant retrouvera sa place d’économie numéro 1 du continent, qu’elle a perdue en 2016 au profit de l’Afrique du Sud…

« L’EGRP réunit dans un seul document toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité alimentaire et booster les investissements dans les secteurs de l’énergie, du transport et des infrastructures. Il dresse une feuille de route ambitieuse visant à faire renouer l’économie avec la croissance, avec une projection de 7% à l’horizon 2020 », a indiqué un Buhari requinqué après ses ennuis de santé dernièrement…
A noter que l’EGRP contient 60 points qui ambitionnent de faire redémarrer la machine économique…

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Favorisé par une forte demande locale et une augmentation soutenue du pouvoir d’achat des ménages, le commerce en Tunisie n’a cessé d’évoluer au fil des années grâce à son importance cruciale dans le développement de l’économie nationale ainsi que ses perspectives prometteuses.  Le secteur participe à hauteur de 8% dans le Produit Intérieur Brut (PIB) de la Tunisie, et constitue un pilier de son économie, puisqu’il contribue à la création de plus-values mais également d’emplois. « Le secteur du commerce et de la distribution emploie 456 700 personnes, soit 25,9% des emplois du secteur des services et 13,4% de l’ensemble de la population active au second semestre 2016 ».  C’est ce qui a été indiqué dans analyse financière publiée par l’intermédiaire en bourse, Mac Sa.

Dans cette étude, il est souligné que l’activité commerciale en Tunisie reste principalement dominée par le commerce traditionnel mais ceci n’empêche pas la grande distribution de grandir petit à petit en gagnant progressivement des parts de marché, prenant ainsi de l’importance en tant qu’acteur de l’activité commerciale. En effet, selon les chiffres disponibles,  la  part  de  marché  de  la  grande  distribution  en  Tunisie,  actuellement estimée à 20% , devrait doubler dans dix ans pour atteindre 40%. Elle couvre principalement les grandes villes mais également  les  petites.  Cette  croissance  rapide  est  essentiellement  due  au  succès  connu  par  les  grandes  surfaces  auprès  des  consommateurs tunisiens.
La grande distribution constitue donc le fer de lance du secteur du  commerce,  et  sa  croissance  reste  rapide  puisqu’elle  ambitionne de couvrir, à terme, l’ensemble du territoire tunisien.  Depuis le début des années 2000, avec l’avènement des hypermarchés et tout en proposant des prix attractifs aux consommateurs, la grande distribution ne cesse d’évoluer et de faire évoluer avec elle les modes de consommation des Tunisiens.
L’activité commerciale en Tunisie reste principalement dominée par le commerce traditionnel mais ceci n’empêche pas la grande distribution de grandir petit à petit en gagnant progressivement des parts de marché, prenant ainsi de l’importance en tant qu’acteur de l’activité commerciale. En effet, selon les chiffres disponibles,  la  part  de  marché  de  la  grande  distribution  en  Tunisie,  actuellement estimée à 20% et devrait doubler dans dix ans pour atteindre 40%. Elle couvre principalement les grandes villes mais également  les  petites.  Cette  croissance  rapide  est  essentiellement  due  au  succès  connu  par  les  grandes  surfaces  auprès  des  consommateurs tunisiens.

La  distribution  traditionnelle  en  Tunisie  consiste  en  les  formes  suivantes : les souks, les marchés municipaux, les épiceries et les vendeurs ambulants. Ces canaux de distribution pratiquent la vente au détail où  le  consommateur  se  rend  fréquemment  et  qui  accaparent  le  plus  gros  lot  des  ventes  alimentaires  en  particulier  dans les zones rurales. Selon les statistiques, ce type de commerce est très atomisé et composé d’environ 160 000 échoppes dont les ¾ dans l’alimentaire. Le commerce de détail réalise à peu près 6,7 Milliards de dinars de chiffre d’affaires pour 218 000 emplois.
En  dépit  de  l’avènement  de  la  grande  distribution  moderne,  ces  canaux  de  distribution  restent  des  canaux  privilégiés  auprès d’une grande partie des tunisiens qui préfèrent faire leurs courses « à l’ancienne ».

Les  petits  commerçants  et  épiciers  tunisiens  sont  toujours considérés  par  les  autorités  comme  jouant  un  rôle  déterminant  dans  le  maintien  du  tissu  social  et  une  véritable  source  d’emploi.  C’est  d’ailleurs,  la  raison  pour  laquelle  les  groupes  de  grande  distribution  développent  depuis  la  fin des  années   2000   des   magasins   alimentaires   de   proximité.   Ainsi,  et  contrairement  à  l’idée  tant  véhiculée  de  tueuse  du  petit  commerce,  la  coexistence  de  ces  deux  types  de  commerce  reste  possible  étant  donné  que  les  petits  commerçants  sauront  bien  s’adapter  aux  mutations  de l’ensemble  du  secteur.  Néanmoins,   plusieurs   facteurs   limitent   son   développement   comme  la  faible  capacité  de  financement  et  de modernisation,   le   manque   de   communication,   la   logistique   rudimentaire  et  le  faible  niveau  d’instruction  des  petits  commerçants.

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

AFRIQUE

Les concessionnaires automobiles sont actuellement dans l’impossibilité de prendre part au Salon international de l’automobile d’Alger du fait des retards dans l'attribution des licences...

SPORT

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