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« La  croissance  économique devrait se maintenir sur une trajectoire ascendante quoiqu’à un rythme plus lent que celui  estimé en juillet dernier. Les récentes projections tablent sur une progression  du  PIB,  aux  prix  constants de  2010, de 1,4% en 2016,  2,2%  en  2017 et  2,8%  en 2018. Hors agriculture, la croissance s’établirait autour de 1,8% en 2016, 2,2% en 2017 et 2,6% en 2018 ». C’est ce qu’a été indiqué dans une note récente publiée par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

La faible croissance économique attendue s’explique, selon la BCT, par les perspectives sectorielles disparates. La production agricole serait freinée par la baisse de la récolte des olives en 2017.
La production des industries exportatrices se maintiendrait sur une tendance haussière, sans pour autant revenir à son potentiel passé, en relation avec les   perspectives modérées de l’activité dans la Zone Euro.
Le redressement de la production minière et chimique serait modéré et fortement tributaire de  l’apaisement des troubles sociaux dans le bassin minier. Le redressement des activités  dans le secteur des services  marchands serait  plus  lent  qu’attendu précédemment en raison, notamment, de la faiblesse  de  la  demande  de  consommation. En revanche, le renforcement graduel de l’activité touristique devrait contribuer à un rétablissement progressif des activités    de services d’hôtellerie et  des activités connexes.
La  contribution  de l’administration publique à la croissance du PIB devrait baisser sur l’horizon de prévision, vu l’orientation du Gouvernement vers plus  de
maîtrise  de son  équilibre budgétaire  à travers, notamment, la compression des dépenses de fonctionnement. Après une contribution historique moyenne  de l’ordre 0,8-1% à la croissance annuelle du PIB, on s’attend à une contribution avoisinant 0,2% entre 2017 et 2018.

La croissance potentielle a été revue légèrement à la baisse pour 2017 (de -0,1%), pour se  situer au même niveau estimé pour 2016,  soit  2,5%, avant de passer à 2,6% en 2018. Les perspectives d’une croissance du PIB  hors agriculture au-dessous de la croissance potentielle, entre 2016 et 2017, impliquent un élargissement  de  l’écart  de  production négatif durant ladite période, avant de se stabiliser et se serrer très graduellement, en 2018, lorsque la croissance réelle dépasserait la croissance potentielle..Les risques adverses pouvant affecter négativement les prévisions semblent s’intensifier, tant au niveau international  que national. Au rang des risques extérieurs, la dégradation du contexte géopolitique, demeurerait à la tête des facteurs de risques aussi bien pour la Tunisie que pour ses partenaires commerciaux. Également, le ralentissement de l’économie de la Zone Euro fait  peser énormément  d’incertitudes sur la croissance des exportations tunisiennes. Une détérioration de l’activité économique de nos principaux partenaires dans la Zone Euro pourrait avoir des  effets de contagion sur notre production industrielle.

A  l’échelle  nationale,  les  facteurs  de  risques internes  sont multiples (anciens  et  nouveaux), dont les plus importants, pour les dernières prévisions  économiques, sont résumés dans les quelques axes suivants :

– La    persistance du risque sécuritaire et terroriste, en relation avec la poursuite de la crise libyenne;
– Les retards accusés dans la mise en place des réformes administratives et fiscales;
-La  récurrence  des  grèves  et  troubles  sociaux dans  les  zones  de  production, et leur impact négatif sur l’activité à court terme (baisse de la production  et  perte de  parts de  marché)  et  à moyen et long terme (dégradation du climat des affaires et baisse de l’investissement)

-La  baisse  de la pluviométrie et le creusement du déficit hydrique  pèsent sur les perspectives de la production agricole et les exportations ;
-Les  pressions sur la balance des  paiements et sur le taux de change du dinar demeurent importantes;
-L’affaiblissement du potentiel de la croissance économique dû au prolongement de la période de désinvestissement;
-La  détérioration de la situation des finances publiques.

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Habib Karaouli, PDG de la Banque d’affaires de Tunisie, récemment rebaptisée « Capbank », a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs sujets dont la nouvelle identité visuelle, la stratégie de la Banque et ses perspectives de développement.

Le PDG de ladite Banque a également donné son avis sur la cession de certaines parts de l’État dans les banques publiques et les banques à participation non stratégique. La déclaration de la ministre des Finances, Lamia Zribi, sur le départ volontaire des agents de la fonction publique a été aussi évoquée dans cette interview.

Vous venez de décréter une nouvelle identité pour la BAT. Pour quels objectifs?

Après 20 ans d’existence et après avoir consolidé notre position à l’échelle domestique et réalisé plusieurs succès sur un certain nombre d’opérations multi-sectorielles et après une analyse macro-économique, nous avons pensé qu’il est temps de nous repositionner à l’échelle nationale et internationale.

Et à partir des analyses confirmées par plusieurs experts en la matière, il est clair que le 21ème siècle sera celui du relais de la croissance en Asie et en Afrique.

Nous avons aussi pensé qu’on devrait se repositionner stratégiquement dans notre marché naturel qui est l’Afrique avec les atouts dont nous disposons, les expériences cumulées, avec nos histoires de réussite mais aussi avec nos échecs pour pouvoir établir des partenariats dans la durée.

Est-il facile aujourd’hui de pénétrer le marché africain?

Il est clair que rien n’est facile, tout le monde maintenant s’oriente vers l’Afrique subsaharienne, mais moi je pense que nous avons nos atouts et un certain nombre d’éléments qui nous permettant quand même de penser que nous pouvons faire prévaloir nos acquis. Il y a des pays avec de gros moyens qui cherchent à se repositionner sur ce marché là, mais nous nous n’avons strictement aucune chance de les concurrencer parce que primo ce n’est pas notre vocation et secundo on n’a pas les moyens. En revanche on peut aller avec nos atouts, pour dupliquer le modèle africain et s’en inspirer pour mettre en place des partenariats qui durent.

Mais selon certains experts, la Tunisie accuse un gros retard pour son rayonnement en Afrique, contrairement à d’autres pays comme le Maroc et l’Algérie ou encore la Turquie. Qu’est ce que vous en pensez?

Malheureusement c’est le cas alors que nous avions été les premiers dans les années 60 à avoir été en Afrique subsaharienne. Je rappelle que parmi les premières banques implantées au Sénégal, il y a la banque tuniso-sénégalaise ;  nous avons une participation dans une banque en Afrique et une compagnie d’assurance tunisienne au Niger mais nous n’avons pas eu  le souffle pour développer tout cela et faire en sorte d’avoir une position qui soit plus importante que ce que nous avons actuellement. Mais, il n’est jamais trop tard, on peut utiliser nos atouts qui sont toujours très importants.

Quel bilan peut-on en tirer?

Notre travail porte sur plusieurs volets. Nous faisons des opérations d’acquisition et de fusion, des introductions en bourse, des levées de fonds et de restructuration de la dette. Au moment où le pays était en pleine crise, nous n’avons pas arrêté de travailler, de prendre des initiatives et de créer des fonds. En 2011, en pleine Révolution, nous avons mis en place un fonds pour financer les PME et les PMI. Nous pensions qu’on devait être contracyclique, c’est au moment où il y a des crises et des difficultés qu’il faut entreprendre. Nous ne concevons pas la crise comme étant un facteur incapacitant, mais au contraire une opportunité qu’il faut absolument exploiter.

Avez-vous des chiffres sur le nombre d’opérations réalisées en 2016?

Oui ! En 2016, nous avons réalisé 7 transactions dont la plus importante est l’école internationale de Carthage, une opération que nous avons faite pour le compte de l’État avec un produit important. Nous avons aussi accompagné une grande société d’assurance et restructuré un certain nombre d’autres entreprises publiques et privées.

Notre objectif est de faire en sorte d’avoir des affaires en dehors de la Tunisie et c’est pour cela que nous avons changé notre identité visuelle et affiché notre objectif qui est d’aller vers l’Afrique et l’Asie.

La cession des parts de l’État dans les banques publiques est un des scénarios dont on parle depuis plusieurs jours. Qu’en pensez-vous? 

Je crois qu’il s’agit d’une proposition et je ne crois pas que les choses soient matures, surtout sur l’exercice 2017. C’est un scénario parmi d’autres, et même sur le plan réalisation, on ne peut pas entamer ce processus sur l’exercice 2017. Ce n’est pas réalisable.

Le départ volontaire a été aussi un des scénarios évoqué par la ministre pour réduire la masse salariale. Partagez-vous cette idée?

L’État n’a pas de choix, c’est une solution parmi d’autres, il faut étudier cela de manière sereine et très approfondie. Il est clair que recourir à cette solution n’est pas une solution de facilité.

Mais certains experts ont mis en garde contre le départ des compétences du public. Peut-on craindre ce scénario?

Dans un certain nombre de secteurs, il est clair que faire partir des gens proches de l’âge de 50 ans c’est faire de l’écrémage et faire partir les meilleurs, or ce n’est pas l’objectif. Il faut étudier au cas par cas parce qu’il n’y a pas une règle bien précise. On a besoin d’une politique active, de renouer avec la croissance et de créer de l’emploi plutôt que financer l’inactivité.

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L’expert en économie, Ezzedine Saidane a affirmé, lors de son passage, ce mardi 28 février 2017 sur Shems Fm que le taux de croissance réel est inférieur ou égal à zero, démentant ainsi le chiffre de 1% annoncé par l’Institut national des statistiques (INS).

Il a par ailleurs précisé que le secteur des services non marchands est l’unique secteur ayant enregistré une croissance, alors que l’évaluation de la production des administrations se fait à travers l’étude de la masse salariale qui a gonflé en Tunisie ces dernières années.

L’expert en économie n’a pas manqué d’indiquer que le taux de croissance est décevant et prouve que l’économie nationale est inapte à créer ni emplois ni quelconque richesse.

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) vient de prendre le pouls des fondamentaux de l’économie tunisienne, et le moins qu’on puisse dire est que c’est la soupe à la grimace pour ce début d’année…

  • La croissance économique, évaluée aux prix constants 2010, devrait se maintenir, en 2016, sur une trajectoire légèrement ascendante avec un taux annuel de 1,3% contre 1% en 2015, avant de passer à 2,3% et 2,8% en 2017 et 2018 respectivement.
  • En 2016, le taux d’inflation a été à son plus bas niveau depuis 2012, soit 3,7% contre 4,9% une année auparavant, en dépit de la résurgence des tensions inflationnistes vers la fin de l’année, portant le taux d’inflation à 4,2% en GA, en décembre 2016.
  • En revanche, on relève une plus grande persistance de la composante sous-jacente de l’inflation (hors alimentaire frais et administrés) qui s’est maintenue sur un palier relativement élevé, soit 5,2% contre 5,3% en 2015.
  • Les perspectives de l’inflation sont orientées à la hausse avec un taux de 4,8% au terme du premier trimestre 2017 et un taux moyen de 4,7% pour toute l’année 2017.
  • La politique budgétaire est de plus en plus contrainte par la hausse structurelle des dépenses courantes et la faiblesse des ressources, limitant ses marges de manœuvre pour mener une politique contra-cyclique.
  • La balance courante demeure fragilisée par l’ampleur du déficit énergétique, la part de plus en plus grandissante des importations non productives et par un secteur touristique qui peine à se relever, exacerbant les pressions sur les réserves de change.
  • Renforcement des crédits à l’économie, au cours de l’année 2016, bénéficiant aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers.
  • Poursuite des pressions sur la liquidité bancaire dans le sillage d’un déficit courant toujours important, induisant un déséquilibre permanent entre l’offre et la demande de devises sur le marché des changes, et une intervention accrue de la BCT sur ce marché pour lisser ce déséquilibre, en plus de l’effet de la hausse importante des billets et monnaies en circulation.

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C’est peut-être la crise sur le plan politique en République démocratique du Congo, dont d’ailleurs on ne voit pas encore le bout, mais sur le plan économique, paradoxalement, ça va être l’embellie, à en croire la Banque mondiale, d’après Agenceecofin.com. L’institution de Bretton Woods table sur une envolée du taux de croissance entre 2017 et 2018, jusqu’à 5%, après une année 2016 morose, à peine 2,7%.

D’après un rapport de la Banque mondiale, l’économie du pays va être dopée par une montée des prix des matières premières et par le boom des secteurs de l’agriculture et des services.

A rappeler que la RDC, le plus gros producteur de cuivre du continent, a été frappée de plein fouet, comme le Gabon, l’Angola, le Nigeria, etc., par la fonte des cours des matières premières ces deux dernières années. L’an dernier, le franc congolais a été fortement déprécié, -40% de sa valeur.

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Les revenus consolidés de la société SERVICOM ont progressé durant l’année 2016 de 11.3% passant à 71.5 MDT contre 64.3 MDT au 31/12/2015. Le résultat d’exploitation a par ailleurs augmenté de 7% passant de 7.2 MDT en 2015 à 7.8 MDT en 2016.

Les revenus de l’activité Travaux Publics s’élèvent à 50.1 MDT au 31/12/2016 contre 42.6 MDT au 31/12/2015, soit une augmentation de 18%. Cette croissance s’explique, principalement, par le renforcement de l’activité Routes et aménagement de quartiers poussée par la signature de plusieurs nouveaux grands projets tel que la réalisation de l’échangeur X20 – X30 pour le compte du ministère de l’équipement. Ce projet, d’un montant de 31.5 MDT, sera réalisé en groupement avec la société belge CFE sur une durée de 27 mois.

Les revenus de l’activité Climatisation & Chauffage s’élèvent à 8.9 MDT au 31/12/2016 contre 8.4 MDT au 31/12/2015. Par ailleurs, l’année 2016 a connu une croissance importante du chiffre d’affaires provenant de la composante service qui est plus rentable que la vente de matériel. Ainsi, le chiffre d’affaires de la maintenance est de 789 KDT au 31/12/2016 soit plus que 21% de croissance par rapport à la même période 2015. Cette progression a contribué à l’amélioration de la profitabilité de l’activité avec une marge d’exploitation de 9.4% pour l’année 2016.

Les revenus de l’activité ascenseurs s’élèvent à 7.3 MDT au 31/12/2016 contre 8.2 MDT durant la même période en 2015 soit une régression de 10%. Cette régression est due principalement au ralentissement du marché public au Maroc et du marché de la promotion immobilière en Tunisie. Par ailleurs, l’année 2016 est marquée par l’obtention de la certification de conformité des ascenseurs Servicom aux normes européennes « CE ». Ainsi, Servicom est le premier fabricant d’ascenseurs en Afrique du nord à fournir des ascenseurs conformes à cette norme. Lors du lancement de l’usine de fabrication des ascenseurs, au 2ème trimestre 2015, le taux d’intégration des produits était de 15%. Aujourd’hui, ce taux est de 35% et l’objectif est d’atteindre un taux d’intégration de plus que 50% en 2017. Les premières exportations des ascenseurs Servicom vers le Maroc ont eu lieu au premier semestre 2016 et vers le marché Français au mois de décembre 2016.

Les revenus de l’activité IT & Télécom  s’élèvent à 5.2 MDT au 31/12/2016 contre 5.1 MDT durant la même période en 2015 soit une progression de 2%. L’année 2016 a été marquée par le lancement des premières tablettes Android Servicom. Durant le 3ème trimestre 2016 la société a étoffé sa gamme de produits Smartphones par le lancement de la gamme 4G.

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La directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde, a affirmé, dans une déclaration rapportée, ce jeudi par la radio Mosaïque Fm, que les perspectives de croissance en Tunisie seront meilleures en 2017.

La patronne du FMI s’est félicité par ailleurs de la reprise de la production dans certains secteurs clés comme le phosphate et le tourisme, avant d’ajouter que le processus des réformes nécessaires à l’assainissement des finances publiques est sur la bonne voie.

Christine Lagarde a en outre assuré, en marge des travaux du Forum économique mondial de Davos, que malgré le difficultés, le processus des réformes engagé par la Tunisie, avance.

Rappelons que le chef du gouvernement, Youssef Chahed participe actuellement à ce rendez-vous annuel qui se tient, du 17 au 20 janvier 2017 en Suisse.

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Pour sa première sortie médiatique cette année, la Banque mondiale est optimiste pour la croissance au Maroc. Elle prévoit un taux de 4% en 2017 dans ses perspectives économiques publiées le 10 janvier dernier.

Toujours, selon les prévisions de la BM, la reprise au Maroc devrait être soutenue par la hausse de la production agricole. Le taux devra légèrement baisser en 2018 et 2019 de respectivement 3,5% et 3,6%.

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Dans une conjoncture délicate marquée essentiellement par une recrudescence du chômage et un ralentissement de la croissance économique, l’attraction des talents féminins demeure un impératif et même une condition sine qua none pour l’amélioration de la compétitivité des entreprises tunisiennes, mais aussi pour la garantie du développement escompté. 
C’est important dans la mesure où la réalité démontre une faible participation économique de la femme. Les récents résultats de l’étude réalisée par l’IACE sur les « Mesures et bonnes pratiques de diversité des genres dans les entreprises tunisiennes » viennent confirmer ce problème.
En effet, 86% des entreprises tunisiennes n’incarnent pas le principe d’égalité des chances femme-homme dans l’accès aux promotions.
Élaborée par l’IACE en coordination avec le GIZ dans le cadre du programme régional « Intégration économique des femmes dans la région MENA », l’étude démontre aussi que 68% des sondés pensent que les équipes mixtes (femmes/hommes) n’obtiennent pas de meilleurs résultats que les équipes non-mixtes.
Toujours selon la même enquête, 79% des entreprises n’ont pas pris des initiatives visant à encourager le recrutement des femmes.
Dans le même contexte, la présence de femmes à la tête des entreprises reste minime. Selon les chiffres présentés par cette étude, seulement 12% des femmes ont un statut de chef d’entreprise. De même, 37% sont présentes dans les conseils d’administration contre 63% pour les hommes.
Un impératif économique…
Partant de ce constat, la diversité des genres demeure un impératif économique. Pour le président de l’IACE, Ahmed Bouzgenda, il s’agit d’un principe certes éthique et politique mais il s’affirme indubitablement et de plus en plus comme un principe économique ».
Intervenant lors de la tenue de la première édition du forum de la diversité, le responsable a mis l’accent sur la participation des femmes au marché du travail et même à des activités rémunératrices, car elles stimulent la croissance économique et son effet sur la société, selon ses dires. 
« Les entreprises comptant des femmes parmi leurs directeurs ou leurs cadres supérieurs ont une production plus élevée que celle des entreprises qui ne comptent pas de femmes », a précisé le responsable. 
Et de constater : « Les progrès s’avèrent plus rapides et ont une plus grande portée dans les pays et les entreprises qui favorisent l’égalité des genres. A titre d’exemple, le Rwanda, considéré comme un pays en forte expansion économique, se classe en cinquième position, avec un score de 0.8, tout juste après la Suède et la Norvège, d’après le Global Gender Gap Index 2016 du World Economic Forum. Or, la Tunisie n’est qu’à la 126ème place ».
Cet avis est partagé par le ministre conseiller auprès du chef du gouvernement, Taoufik Rajhi, qui a mis l’accent sur les progrès accomplis par la Tunisie en matière de diversité des genres, s’appuyant sur certains textes, notamment le décret présidentiel numéro 2016-1 du 12 janvier 2016 portant création d’un conseil des pairs pour l’égalité et l’équivalence des chances entre les femmes et les hommes.
Pour Rajhi, la diversité des genres est un facteur déterminant pour la réalisation de la croissance potentielle qui a besoin de main d’œuvre qualifiée. A ce niveau, une grande partie de ces nouveaux postes pourrait être occupée par les femmes, qui pourront apporter à l’entreprise plus de force et de performance.
La diversité ne deviendra jamais une réalité si…
Pour de nombreux observateurs, la mise en place de la diversité reste tributaire d’une volonté de la part des leaders ou encore d’un plan d’action pour changer les mentalités.
C’est important pour un pays qui se trouve aujourd’hui face à un tournant critique, d’autant plus que depuis 2011, la crise économique qui a suivi le printemps arabe a aggravé la situation. Et pourtant, la Tunisie mise sur la réalisation d’un taux de croissance minimal de 4% au cours du prochain quinquennat, tout en réduisant le chômage à moins de 12% et ce, par la création de 400 mille nouveaux postes d’emplois à forte valeur ajoutée, en employant de la main d’œuvre qualifiée.
D’où le rôle des entreprises tunisiennes qui devront adopter les bonnes pratiques de diversité des genres au niveau du recrutement, de la rétention et de l’avancement de carrière pour être attractives vis-à-vis des femmes.
Pour y parvenir, une journée de sensibilisation sera organisée le 22 février 2017 pour mettre l’accent sur la nécessité d’instaurer une dynamique favorable à la mixité au sein du tissu économique.

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 » Les nouveaux outils et les mécanismes d’expansion à l’international de l’entreprise tunisienne », tel a été le thème d’un déjeuner débat organisé, ce mercredi 23 novembre 2016, à Gammarth, à l’initiative de la CONECT. La diplomatie économique, l’investissement massive, la reprise de la croissance et la facilitation des procédures administratives étaient les principales problématiques débattues lors de cette rencontre.

Le président de la CONECT, Tarek Cherif, a tout d’abord critiqué l’absence de solutions pour remédier au problème du chômage en Tunisie, notamment celui des diplômés de l’enseignement supérieur, faisant savoir toutefois que le remède le plus adéquat et le plus pertinent est l’investissement. Cette alternative demeure aussi difficile devant la complexité des affaires et la crise qui sévit dans le pays depuis plusieurs années.

Selon ses déclarations, les investisseurs se trouvent, aujourd’hui, face à plusieurs handicaps, notamment au niveau du financement, d’où le souci de la CONECT d’organiser cette rencontre qui vise en premier lieu à faire la promotion du Crowdfunding, un nouveau mode de financement très répandu dans plusieurs pays du monde. « C’est un nouveau mécanisme que nous voulons instaurer en Tunisie comme c’était le cas déjà avec la micro-finance », a-t-il dit.

Et Tarek Cherif d’affirmer, dans le même cadre, que s’il n’y a pas d’investissement, on ne peut pas atteindre les objectifs escomptés par le gouvernement, notamment au niveau de la loi de finances 2017 qui prévoit un taux de croissance de 2,5%. « Pour atteindre ce taux, on doit travailler, investir et créer de la richesse, et c’est à partir de ce moment là qu’on peut parler de la croissance », a affirmé le président de la CONECT avant de rajouter qu’actuellement, la Tunisie demeure très loin des objectifs préalablement fixés, notamment au niveau de l’investissement et la croissance.

En outre, le président de la CONECT a mis en garde contre le marché parallèle qui représente, selon lui, plus de 50% de l’économie nationale, mais aussi contre la dégradation du pouvoir d’achat des Tunisiens, deux handicaps majeurs devant le développement des PMEs tunisiennes. C’est ainsi qu’il a indiqué que l’investissement et l’internationalisation demeurent la seule solution pour l’entreprise tunisienne afin de pouvoir garder sa compétitivité et garantir sa continuité. Et de rajouter que l’internationalisation n’est pas une fuite mais plutôt un outil pour aider l’entreprise à renforcer ses capacités, faire travailler plus et créer de la richesse et de la croissance.

Il a par ailleurs appelé le gouvernement et les parties responsables à donner la priorité aux accords conclus avec les régions dans l’optique de permettre aux entreprises tunisiennes de bénéficier des avantages octroyés par les autres pays. « Aujourd’hui, nous payons plus que l’Européen sur le marché algérien à cause de l’absence d’accords avec ce pays », a-t-il reconnu.

De son côté, Lazhar Bannour, directeur général du commerce extérieur, a rappelé la stratégie de développement du commerce extérieur tunisien visant à faire du pays une plate-forme régionale de commerce et de services à l’horizon 2030.

Il a toutefois indiqué qu’il partage les déclarations de Tarkek Cherif, selon lesquelles l’exportateur tunisien paye plus que l’européen à cause de l’absence d’accords conclus entre la Tunisie et des pays où on importe. Il a souligné, dans le même ordre d’idées, que le produit européen lorsqu’il entre sur le marché algérien est favorisé et la différence est estimée à près de 30%.

C’est ainsi qu’il a appelé à améliorer le service logistique et l’infrastructure, notamment au niveau du port de Rades, qui devient un casse-tête pour les investisseurs, tunisiens et étrangers. « Les choses sont en train de changer… ». Il faut évoluer dans les esprits et renforcer entre autres les capacités de l’administration tunisienne afin d’éviter la lourdeur des procédures administratives « , a-t-il dit.

Il faut aussi, selon lui, instaurer un climat favorable aux affaires, être innovant dans les méthodes de travail et voir les autres comment ils font et ce qu’ils sont en train de faire.

Quant à elle, la responsable nationale du PACS, Lamia Abroug, a indiqué que l’Afrique est l’avenir des exportations tunisiennes et qu’il faut saisir cette opportunité et mettre le service comme une priorité pour pouvoir se développer à l’échelle internationale. Elle a également appelé à faire évoluer l’environnement des affaires et le cadre réglementaire du business dans le pays.

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L’agriculture constitue la principale source de revenus en Afrique. Toutefois, ce secteur ne représente qu’un quart du PIB des pays africains car son potentiel n’est pas encore pleinement exploité, ce qui a provoqué une détérioration de la sécurité alimentaire sur le continent.

Cela pourrait se traduire par une augmentation prévue du nombre des personnes touchées par la malnutrition sur le continent, qui passera de 240 millions d’habitants en 2014 à 320 millions à l’horizon 2025.

Une pareille situation ne peut qu’obliger les pays africains à diversifier leurs exportations et à réduire le déficit de leurs comptes des opérations courantes.

Cette démarche est stratégique dans la mesure où les pays africains font actuellement face aux défis de la baisse des prix de produits de base, conjuguée à la dépréciation des monnaies et la pression macroéconomique et budgétaires des importations de produits alimentaires. Chiffre à l’appui, cette augmentation des importations de produits alimentaires dont la valeur devrait passer de 35 milliards USD en 2015 à 110 milliards USD en 2025.

24 milliards USD pour la transformation agricole

Partant de ce constat et au regard de ces défis, la Banque africaine de développement (BAD) a adopté une nouvelle politique avec comme slogan « Nourrir l’Afrique 2016-2025 ».

Cette nouvelle initiative repose essentiellement sur quatre grands axes, à commencer par la contribution à l’élimination de l’extrême pauvreté en Afrique à l’horizon 2025, l’élimination de la famine et la malnutrition à l’horizon 2025 tout en faisant           de l’Afrique un continent exportateur net de produits alimentaires de manière à la remonter au sommet des chaînes de valeur mondiales.

« Le développement d’une stratégie pour l’alimentation de l’Afrique est le résultat d’un processus itératif qui a engagé les principaux intervenants et groupes d’intérêt dans l’ensemble du spectre de l’agriculture », a déclaré la représentante de la BAD, lors d’un atelier régional organisé à cette occasion et qui a réuni des participants des secteurs public et privé, notamment les organisations de la société civile, les jeunes, les femmes, le monde universitaire, les partenaires au développement.

Mais comment ? A travers la transformation de l’agriculture africaine de manière à aider les économies africaines pour diversifier leurs sources de recettes en devises, a répondu de son côté le directeur du département agriculture au sein de la BAD, Chiji Ojuki.

Le défi est à la portée de la BAD, qui dans l’élaboration de cette stratégie s’est appuyée sur plusieurs expériences étrangères dont notamment celle de l’Asie de l’Est. Cette région a réussi déjà à sortir 400 millions de personnes de la faim en investissant massivement dans l’agriculture, tandis que le Brésil a pu passer du statut de petit producteur agricole à celui de deuxième producteur mondial de soja et de bœuf, et à celui du premier producteur de grains de café et ce, grâce à des investissements dans la recherche-développement.

De toute façon, la transformation de l’agriculture contribuera à revitaliser les zones rurales, en transformant les zones de misère économique en zone de prospérité économique. Un projet qui nécessite des investissements énormes en matière de productivité agricole, de développement des infrastructures rurales, sans oublier les incitations afin d’établir des entreprises de transformation de produits agricoles et d’autres activités agro-industrielles.

C’est pour cette raison que 24 milliards USD seront mobilisés par la BAD au cours des dix prochaines années pour l’appui de la transformation agricole.

Ce niveau de ressources pour assurer le succès de cette opération est déterminant dans la mesure où la transformation d’un groupe choisi de chaines de valeur coutera entre 350 et 400 milliards USD sur la période 2015-2025.

Vers une agriculture commerciale !!

Dans ce processus, l’idée est de considérer l’agriculture comme une activité économique tout en exploitant de manière efficace les ressources humaines et naturelles dont disposent les pays africains et en saisissant les opportunités de l’environnement international, a estimé pour sa part Abdallah Rabhi, secrétaire d’Etat aux Ressources hydrauliques et à la Pêche

A ce niveau, l’utilisation des TIC demeure utile afin de changer radicalement les couts et les modèles de livraison de produits et services aux agriculteurs et autres acteurs intervenants tout au long des chaines de valeur agricoles.

Au delà de l’importance de cette démarche, les participants à cet atelier régional ont aussi mis l’accent sur le rôle important du secteur public dans la facilitation de la transformation en accélérant le lancement du processus à travers des investissements choisis et des activités contrôlés.

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La situation économique de la Tunisie est plus délicate que jamais, avec un niveau de vie et des indicateurs sociaux en forte détérioration, une évolution de la pauvreté et du chômage.

Encouragés par ce constat, nos décideurs ont conclu que le moment est venu de changer la donne. A cette fin, l’ensemble des acteurs intervenants vient d’établir un plan d’action à long terme axé principalement sur le transfert technologique.

« L’impulsion de la croissance économique et la promotion de l’investissement demeure l’une des priorités essentielles du gouvernement d’Union Nationale qui travaille actuellement sur l’élaboration d’un nouveau plan de développement à forte valeur ajoutée », a assuré aujourd’hui le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari.

« Il s’agit d’un choix stratégique pour ce gouvernement désirant augmenter les parts des exportations industrielles à contenu technologique de 15 à 20% à l’horizon 2020», a encore précisé le ministre lors de son discours d’intervention à l’occasion du démarrage des journées nationales de transfert de la technologie, qui se déroulent les 9 et 10 novembre 2016.

Un choix qui détermine aussi, selon ses dires, la ferme volonté d’instaurer une économie du savoir tirée par l’innovation, la technologie et la recherche scientifique de manière à faire face au nombre important de défis rencontrés dont notamment le chômage, considéré comme un phénomène préoccupant, avec un nombre de chômeurs en constante progression d’une année à l’autre, particulièrement dans les régions intérieures.

Cet avis est partagé par le directeur général de l’APII, Samir Behouel, qui a tenu à préciser que le transfert de technologie reste un moyen pour les pays en retard d’accélérer leur développement par l’acquisition de savoirs, d’expériences et d’équipements qui ont fait leurs preuves dans des pays plus développés, tout en améliorant la croissance économique et la qualité de vie de la population dans des pays en développement.

La Tunisie veut tirer profit de l’expérience sud-coréenne

Cet objectif est certainement réalisable, surtout que la Tunisie veut tirer profit de plusieurs expériences étrangères dont notamment celle de la Corée du Sud en se focalisant sur les moyens de développer la coopération entre les pays, notamment en matière de formation, d’échange d’expertises et de consécration de la bonne gouvernance dans la fonction publique, indique un communiqué du ministère.

C’est important dans la mesure où dans ce nouveau millénaire basé sur la société du savoir, la valeur marchande croissante des actifs de la propriété industrielle ainsi que le dynamisme économique qu’ils peuvent générer ouvrent aux communautés des possibilités nouvelles et élargies permettant la création de richesse aussi bien pour les auteurs que pour la société, a estimé Nebil Ben Bchir, directeur général de l’INNORPI.

Selon lui, le système de brevets occupe dans ce sens un rang de priorité dans les stratégies de développement basées sur la stimulation de projets innovants et le transfert de technologies.

Pour plusieurs participants à ces journées nationales du transfert technologique, l’orientation vers une économie du savoir est importante, voire cruciale, à condition d’élaborer une stratégie bien précise pour le transfert technologique dans le secteur industriel.

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Rarement un document, pourtant au stade de projet, a déchainé autant de passions. La loi de finances 2017, dans les tuyaux de l’Assemblée des représentants du peuple depuis mi-octobre dernier et qui sera épluchée ce 18 novembre, a réalisé la prouesse de braquer presque tout le monde contre elle : Les médecins, l’UGTT, les avocats, l’UTICA… Tout ce beau monde reprochant à ce texte un matraquage fiscal sur les couches et catégories les plus accessibles, facilement attrapables et déjà, selon les détracteurs du projet de loi, mises à contribution copieusement. L’UTICA vient d’alimenter le débat – ou de le corser au point de le rendre cornélien, notamment pour le chef du gouvernement, Youssef Chahed, c’est selon – en mettant en ligne sur son site Web sa petite musique sur la LF 2017, qui ne manquera pas de siffler aux oreilles de Chahed.

La centrale patronale annonce tout de suite la couleur en assénant que c’est l’entreprise qui « paie le prix le plus élevé des dérives économiques et budgétaires ». On ne peut pas faire plus clair. L’UTICA prend ainsi ses distances avec le gouvernement, et se place sur le trottoir d’en face, dans les rangs des autres opposants à ce projet, qui ne cessent de grossir. Fini le temps de la cohésion au sommet qui a valu à la Tunisie le prix Nobel de la paix, chacun reprend ses billes et défend ses intérêts, énergiquement. Les patrons ont mis leurs habits de combat, et pour montrer à quel point leur courroux est légitime, ils rappellent que le nouveau barème fiscal est porté à la hausse si le salaire mensuel excède 1400 dinars net, à la charge du contribuable, théoriquement. Mais l’UTICA signale que dans les faits, en vertu des négociations salariales entre l’employeur et l’employé, le contrat se fait sur la base du net à payer. Ce qui fait qu’automatiquement, toute hausse de l’impôt est prise en charge par l’entreprise pour que le salaire de l’employé reste dans les clous fixés par l’accord.

Autre grief du patronat : L’impôt conjoncturel, que d’ailleurs l’UTICA juge pas si conjoncturel que ça puisqu’il a été prélevé 2 fois en 3 ans. Cet impôt occupe 7.5% dans l’assiette fiscale et fera peser, d’après une étude de l’IACE, une charge additionnelle d’à peu près 1077 Millions de dinars (MD) dont 777 MD seraient décaissés par les entreprises non financières industrielles. La centrale patronale met en garde le gouvernement : C’est une chute de 12% des investissements privés qui lui pend au nez, à cause du tassement du trésor de guerre des entreprises.

Au moment où Youssef Chahed s’active pour justement pour ameuter les investisseurs du monde entier, fin novembre à Tunis, cet argumentaire de l’UTICA prend du relief. Car comment comprendre qu’on court derrière les investissements étrangers si on atomise flux intérieurs ? Et où aller chercher un autre moteur pour la croissance si l’investissement est en panne ?

L’UTICA enfonce le clou en déclarant que si on va au bout de cette affaire et qu’on en reste à la prévision pour la croissance l’an prochain, 2.5%, plus de 21.000 emplois seraient détruits.

En fait ce que les patrons proposent, c’est une réorientation des grands axes du projet de la loi de finances 2017, notamment le volet fiscal, pour ne pas plomber les entreprises, créatrices de richesses et d’emplois, et pour ne pas casser la dynamique de la croissance. Les entrepreneurs pointent du doigt la hausse brutale de la pression fiscale, qui fait un bond en avant de presque deux points – de 20.6 % à 22.1%. Pour apporter de l’eau à leur moulin, ils convoquent une enquête de l’OCDE, qui a établi que la pression fiscale, contributions sociales y comprises, est montée en 2015 à 31.3 %, autant dire un record en Afrique (à titre de comparaison, le Maroc et l’Île Maurice, deux bons élèves du continent, affichent respectivement 28,5% et 20,1%).

D’autres études, dit l’UTICA, ont conclu à un taux réel plus important encore, frôlant les 40%. Pire encore, d’après le classement de Doing Business 2017, les taxes honorées par l’entreprise tunisienne captent 60% de son bénéfice. Ici aussi on parle d’un record, la moyenne de la zone MENA n’étant que de 32%, à peu près la moitié de ce qui est ponctionné en Tunisie.

L’UTICA suggère aux autorités d’exploiter le filon de l’économie informelle, où il y aurait de grosses recettes pour les caisses publiques.

La centrale dénonce également la bureaucratie mortifère pour les entreprises et les nombreux obstacles qui jalonne le route de l’entrepreneur privé, des fléaux d’ailleurs pointés du doigt par l’ambassadeur d’Allemagne en Tunisie comme autant de freins à l’investissement étranger. Des réformes dans ce sens ont été moult fois promises, mais force est de constater que l’administration tunisienne est devenu un mammouth de plus en plus pataud et nocif.

D’ailleurs en parlant de la fonction publique, l’UTICA, comme d’ailleurs Youssef Chahed lors de son grand soir au Parlement (le vote de confiance, où son verbe haut et fort avait exalté les parlementaires. Mais de l’eau a coulé sous les ponts depuis…), revient sur une masse salariale en hausse de 100%, une dette publique qui a été presque multipliée par deux en 5 ans, une tendance affolante au regard des ressources du pays puisque le PIB (courant), dopé surtout essentiellement par la consommation, n’a augmenté que de 50%. Que dire des investissements qui fondent littéralement, passant de 24.6% à 19.4% du PIB (constant) ; à ajouter à la glissade non maitrisée des déficits courants et budgétaires qui passent, respectivement, de -4.8% à -8.9%, et de -1.1% à – 5.7 % du PIB entre 2010 et l’an dernier. Si vous saupoudrez tout cela avec un taux de chômage qui avoisine les 16%, un taux d’endettement qui passe de 40.5% à 63% entre 2010 et cette année (il était à 54.9% en 2015, soit un bond de plus de 11 points en une année, et sans que cela profite aux investissements créateurs de richesses et d’emplois, et moteur de la croissance!), une dette publique qui se situe à fin 2016 à  57.5 Milliards de dinars (les prévisions tablent sur 63 Milliards à fin 2017), vous obtenez tous les ingrédients d’un naufrage économique…, à moins de prendre le virage suggéré par l’UTICA. Le voici :

« Nous estimons nécessaire, pour permettre aux entreprises d’absorber rapidement les crédits d’impôt et à l’administration fiscale de concentrer ses efforts de vérification sur les contribuables et les secteurs à risque ou connus par la prédominance de la fraude, de :

Réviser à la baisse les taux de retenue à la source pour permettre d’axer le contrôle fiscal vers les entreprises non transparentes.

Réduire le nombre des taux de la retenue à la source dans le cadre de la simplification de la norme fiscale.

Permettre la compensation entre les impôts de même nature.

Dans ce cadre, nous recommandons aussi l’encouragement du paiement électronique et l’admission des certificats de retenue à la source électroniques portant cachet et signature électroniques ».

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Fébrilement attendu par les pays qui, comme la Tunisie, ont lié leur sort économique et financier aux « recommandations » du Fonds monétaire international, le rapport du FMI sur les perspectives économiques mondiales vient de livrer ses constats et ce qu’il importe de faire pour pouvoir espérer tirer son épingle du jeu. Ses conclusions sont venues confirmer les appréhensions pour l’année courante mais, dans le même temps, esquissent  quelque chose qui s’apparente à un léger mieux en 2017.

Ainsi, le taux de croissance pour la Tunisie sera pire que celui estimé par son gouvernement. Il ne dépassera pas le 1,5% fin 2015, pour devoir remonter à 2,8% l’année prochaine. L’inflation tournera autour de 3,7% cette année, pour y ajouter deux décimales (3,9%) en 2017. Quant au déficit budgétaire,  il se situera, fin 2016, à 4,5% du PIB pour baisser à 3,6% l’année prochaine. Une petite éclaircie quand même, l’avancement continu des réformes, la modération du frein budgétaire et l’accroissement de la demande extérieure, en particulier de la zone euro, devraient accompagner une reprise attendue. Sauf que, dans un contexte marqué par la persistance d’obstacles structurels, la croissance à moyen terme restera vraisemblablement trop faible pour remédier au chômage élevé et renforcer l’inclusion. La perspective est valable pour tous les pays MENA importateurs de pétrole, surtout pour ceux en proie à la  lenteur des créations d’emploi et de l’amélioration des conditions de vie  qui pourraient s’attendre à une aggravation des tensions sociopolitiques en ce sens que les revers des transitions politiques et de la mise en œuvre des réformes pourraient compromettre la reprise.

S’ y ajoute le durcissement des conditions financières mondiales, dans un contexte marqué par le rééquilibrage de la Chine, la normalisation des taux d’intérêt aux États-Unis et les retombées du Brexit, pourrait limiter l’accès au financement. En revanche, les exportations pourraient augmenter plus rapidement si, par exemple, davantage de progrès étaient accomplis en matière d’accords commerciaux avec l’Union européenne. Le rééquilibrage de l’économie chinoise pourrait en outre élargir les débouchés pour les exportations de biens de consommation, prévoit l’institution de Bretton Woods.

En revanche, elle estime que  l’investissement et la croissance de la productivité sont trop faibles pour stimuler la croissance, la marge de manœuvre budgétaire est limitée par le coût élevé du service de la dette et le poids de la masse salariale, et, dans certains cas, les vulnérabilités externes restent fortes. Il est nécessaire, recommande le FMI,  de poursuivre l’assainissement des finances publiques afin d’améliorer le profil de la dette publique et de renforcer la marge de manœuvre disponible. Cet assainissement peut mettre l’accent sur des mesures ciblées en matière de recettes — suppression des exonérations fiscales, progressivité accrue des impôts sur le revenu et renforcement du recouvrement de l’impôt —ainsi que sur la poursuite de la redéfinition des priorités en matière de dépenses, en délaissant les subventions énergétiques universelles au profit de l’aide sociale ciblée, de l’investissement et d’autres domaines porteurs de croissance. Une plus grande flexibilité des taux de change permettrait de renforcer la compétitivité. Enfin, des réformes structurelles, en particulier dans les domaines de l’entreprise, du commerce et des marchés du travail et de la finance, sont nécessaires pour favoriser l’expansion du secteur privé et la création d’emploi.

La faible compétitivité  qui s’explique aussi par une appréciation du dollar américain, sur lequel les monnaies de nombreux pays de la région sont indexées, et malgré la récente dépréciation du taux de change en Tunisie comme en Egypte devrait, selon les prévisions, continuer à peser sur les parts de marché à l’exportation.

Pressions inflationnistes contrecarrées

Les  pressions inflationnistes ont été contrebalancées par la disparition progressive des subventions à l’énergie, la hausse des prix alimentaires et, dans certains cas, la dépréciation de la monnaie en Tunisie , la monétisation des déficits budgétaires et des politiques monétaires accommodantes, note le Fonds qui avertit toutefois que l’année prochaine, la région y compris la Tunisie subira de nouvelles pressions à la hausse, imputables à l’augmentation des prix mondiaux de l’énergie, à la suppression progressive des subventions à l’électricité et à l’eau .

Voilà pourquoi il est estimé qu’une  politique monétaire accommodante et une plus grande flexibilité du taux de change contribueraient à favoriser la croissance et la stabilité macroéconomique. Lorsque la compétitivité se dégrade, que les pressions sur le taux de change nominal s’accentuent (par exemple creusement de l’écart entre les taux de change officiels et officieux) et que l’asymétrie des bilans est limitée, une transition plus rapide vers des régimes de taux de change plus flexibles s’impose pour éviter un ajustement macroéconomique plus complexe par la suite. La plus grande flexibilité doit aller de pair avec l’indépendance de la banque centrale  au titre de laquelle des avancées ont été enregistrées en Tunisie, la détermination d’un autre point d’ancrage nominal, le renforcement des capacités institutionnelles, la réduction du primat de la politique budgétaire, le développement de marchés des changes plus larges et plus liquides et le renforcement de la surveillance et de la réglementation bancaire.

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« L’adoption d’une nouvelle politique d’innovation, capable  d’assurer un meilleur positionnement pour la Tunisie au niveau de l’économie du savoir et de la création de la valeur est une priorité ». Tel est le constat du ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari.
Prenant part à un atelier qui se déroule actuellement à Tunis sur « La promotion de l’innovation par le biais des écosystèmes de transfert de technologie en Tunisie et en Algérie », le ministre a justifié sa position par le nombre important de défis rencontrés par la Tunisie dont notamment le chômage. Un  problème préoccupant qui se décline par un nombre chômeurs en constante progression d’une année à l’autre, particulièrement dans les régions intérieures.
C’est pourquoi la Tunisie, a dit le ministre, veut aller au-delà des « solutions classiques » pour juguler ce fléau qui reste élevé cinq ans après la révolution, notamment chez les jeunes diplômés. 
« Il est temps de s’orienter vers une économie du savoir tirée par l’innovation, la technologie et la recherche scientifique afin d’offrir l’emploi qualifié aux diplômés », a dit Zied Laadhari, soulignant la nécessité d’aller vers un nouveau modèle de développement. 
Tout est possible, vu que le nouveau ministre multiplie les efforts avec les autorités en place pour lancer prochainement une nouvelle stratégie industrielle à l’horizon 2030. 
« Cette stratégie a pour but de promouvoir l’innovation à travers la garantie d’un rapprochement entre les universités, les centres de recherche et le milieu industriel », a expliqué le conférencier, affirmant qu’elle vient à un moment opportun où la Tunisie continue de descendre les marches de la compétitivité mondiale. Selon le classement «Compétitivité globale» 2015-2016 élaboré par le Forum économique mondial, la Tunisie est classée 92e sur 140 pays, perdant cinq places par rapport à l’an dernier. Le pays obtient un peu plus de la moyenne avec une note de 3,93 sur 7.
Cette démarche est cruciale pour caler la compétitivité de la Tunisie sur l’attraction de l’investissement dans cette conjoncture économique morose.  
Il est temps d’orienter la recherche scientifique vers la valorisation

Pour le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, beaucoup d’acteurs sont bien placés pour faire de l’innovation et de la recherche scientifique un moteur de développement réel.
En effet, la Tunisie est bien positionnée à ce niveau avec une plateforme composée de 200 établissements spécialisés dans la recherche scientifique, 13 universités, 20 écoles de l’innovation technologique, 26 écoles d’ingéniorat, etc. Et pourtant, une certaine visibilité manque au pays. 
Comment faire pour y remédier ? C’est à travers le transfert de technologie, a répondu Khalil Amiri, secrétaire d’Etat à la recherche scientifique, mettant l’accent sur l’importance d’orienter la recherche scientifique vers la valorisation pour pouvoir révolutionner l’administration et appuyer les entreprises pour qu’elles soient innovantes.
Pour lui, cela reste tributaire de l‘inspiration de modèles efficaces pour le bon fonctionnement des structures spécialisées, mais aussi du passage d’un financement des structures au financement des programmes de manière à favoriser la collaboration, tout en exigeant la participation du secteur privé. 

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Selon l’Institut national des statistiques (Istat), la production industrielle en Italie a augmenté de 1,7% en août sur un mois, après avoir progressé de 0,7% en juillet, un chiffre nettement meilleur qu’attendu. Alors que les analystes s’attendaient à une baisse de 0,1%, cette annonce est une bonne nouvelle qui pourrait donner un coup de pouce à la croissance du PIB italien, très poussive, a annoncé, mardi 11 octobre 2016, le site « zone bourse ».

Sur un an et corrigée des effets de calendrier, la production industrielle a augmenté de 4,1% en août, atteignant son niveau le plus haut depuis 2011, après trois mois de baisse. Sur les huit premiers mois de l’année, la production a enregistré une hausse de 1% par rapport à la même période l’an passé.

D’après la même source, en août sur un mois, l’indice est en hausse dans les secteurs des biens d’équipement (+6,6%), des biens intermédiaires (+3,1%%) et l’énergie (+1,4%). Il est, en revanche, en baisse de 0,5% pour les biens de consommation. Sur un an, les biens d’équipement progressent de 12,5% et les biens intermédiaires de 7,6% tandis que l’énergie recule de 4,1% et les biens de consommation de 1,3%.

L’industrie, « après avoir freiné l’activité économique au printemps », pourrait l’aider de nouveau » et durant le troisième trimestre, « la croissance du PIB pourrait être supérieure à 0,2% (par rapport au deuxième), ce que nous considérions jusqu’ici comme une hypothèse optimiste », a souligné dans une note Paolo Mameli, économiste au centre de recherche d’Intesa Sanpaolo.

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C’est la question qu’on peut légitimement se poser à la vue des chiffres de la dernière mouture publiés par la Banque Mondiale hier jeudi 29 septembre 2016. D’après l’institution financière internationale, les pays de l’Afrique subsaharienne réaliseront, au mieux, une croissance de +1,6% cette année, très loin des +2,5% annoncés début juin 2016, qui eux-mêmes sont en-dessous des chiffres avancés précédemment. Bref, même l’honorable institution de Bretton Woods a perdu sa boussole, dans un exercice – la prévision – de plus en plus périlleux tant l’économie mondiale est mouvante…

Avec cette prévision, la Banque Mondiale rejoint exactement la position du Fonds monétaire international (FMI), qui avait réduit très fortement sa prévision à la mi-juillet, et l’avait même carrément divisée par deux, soit 1.6%. Mais de ce point de vue la BM n’est pas mal non plus, puisqu’elle est passée d’une prévision de croissance pour l’Afrique subsaharienne de +4.2%, en janvier 2016, à +3.3% trois mois après, puis +2.5% en juin 2016, et enfin 1.6% ce mois de septembre. On se demande quelle autre tuile va tomber sur la tête des économies africaines dans quelques mois !

Le Nigeria et l’Afrique du Sud pointés du doigt

Pour la Banque Mondiale, les responsables de la morosité continentale, la plus grave depuis 20 ans, sont tout trouvés : Le Nigeria et l’Afrique du Sud. « La dégradation de la conjoncture au Nigeria et en Afrique du Sud, les deux plus importantes économies de la région, qui représentent la moitié de la richesse produite en Afrique » et le net tassement des revenus des pays dont l’économie est fortement dépendante des exportations d’hydrocarbures ont causé le reflux de la croissance du continent.

Les trains à l’heure

Mais la Banque Mondiale n’est pas seulement une mère fouettarde, elle a également distribué des bons points. Dans cette conjoncture difficile, il y a quand même des pays qui servent de locomotive pour le continent, ce qui leur vaut des brevets de satisfecit. « Un quart des pays sont parvenus à résister aux chocs. La Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi les économies les plus dynamiques de la région, suivis par l’Éthiopie, le Rwanda et la Tanzanie qui continuent d’afficher des taux de croissance supérieurs à 6 % », dit l’institution dans son communiqué…

La BM a tout de même terminé sur une note positive en prédisant que la reprise sera au rendez-vous en 2017, avec +2,9%, trustée par une remontée des cours du baril de pétrole.

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Il est important de libérer le marché de l’automobile pour mettre fin au marché parallèle. C’est ce qu’a estimé Mehdi Mahjoub

Selon des données publiées , ce jeudi 15 septembre 2016, par l’Association des constructeurs automobiles européens (ACEA) et citées par le site l’Express, le marché automobile européen a connu un passage à vide en juillet avec une baisse des immatriculations de 1,4%, mais a fortement rebondi en août (+10%) et reste vigoureux sur l’ensemble de l’année.

Si juillet a marqué une rupture dans la tendance après 34 mois de croissance consécutifs, 8,1% de voitures particulières neuves de plus ont été mises en circulation à l’Union Européenne par rapport à la période correspondante de 2015.

En huit mois, 9,7 millions d’automobiles neuves ont été immatriculées dans l’UE. Le marché s’est refroidi pendant l’été puisque la tendance sur six mois était de +9,4%, mais les 8,1% de progression restent supérieurs au pronostic de l’ACEA (+5%) pour l’ensemble de l’année en cours.

La croissance reste tirée par le rattrapage de marchés d’Europe du Sud qui avaient fortement pâti de la crise de 2008-2013: l’Italie et l’Espagne, a précisé l’ACEA.

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Selon des chiffres officiels publiés, ce  mardi, par l’agence nationale des statistiques (Stats SA) et rapportés par le site « boursorama », l’économie sud-africaine, la première du continent, a évité d’entrer en récession en enregistrant au deuxième trimestre de 2016 un taux de croissance de 3,3%, après une baisse de 1,2% au premier trimestre.

Ce rebond s’explique par une forte progression du secteur minier (+ 1,8%), nourrie par l’augmentation de la production de platine dont l’Afrique du Sud est le numéro un mondial.

L’industrie manufacturière affiche également de bons résultats au deuxième trimestre, en hausse de 8,1%. Le secteur agricole, touché par la grave sécheresse qui frappe l’Afrique australe depuis deux ans, subit en revanche un léger recul (-0,8%).

Il s’agit de la meilleure croissance trimestrielle enregistrée par le pays depuis le quatrième trimestre 2014.

« L’amélioration du PIB est principalement influencée par les chiffres très bas du premier trimestre », a toutefois nuancé la banque sud-africaine Nedbank dans une analyse.

« Cette hausse était prévue mais on ne s’attend pas à ce que ce rythme soit soutenu dans les douze ou dix-huit prochains mois », poursuit Nedbank.

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Au cours es 8 premiers mois de 2016, le trafic passagers de la compagnie aérienne nationale Tunisair fait état d’un accroissement de 7,3 %, confirmant une reprise, déjà amorcée depuis le premier trimestre et ce, par rapport à la même période de 2015, souligne un communiqué de la compagnie publié, vendredi.
Le mois d’Août 2016 a connu une augmentation de trafic de 6,1 % par rapport à Aout 2015 et le trafic régulier a augmenté de 8,5 %, passant de 1.736.502 à 1.884.149 passagers, tandis que le trafic régulier a enregistré une hausse de 8,5 %, passant de 1.736.502 à 1.884.149 passagers, précise la compagnie, ajoutant que le trafic supplémentaire, est passé de 32.654 à 39,669 passagers, soit une croissance de 21,5 % .
Quant à l’activité charter et compte tenu de la chute vertigineuse du trafic touristique, elle a enregistré une régression de 18,5% passant de 119.518 à 97.390 passagers. Le coefficient de remplissage s’est aussi amélioré en passant de 68,1 % en 2015 à 69,7% en 2016 soit un gain de 1.6 points, précise la même source.
Sur le plan des principaux marchés de Tunisair, selon le découpage géographique et en matière de trafic régulier, les 13 pays européens accaparant une part de 73,7 % ont vu leur trafic augmenter de 5,6% .
Les 8 pays africains cumulant une part de 14,3%, ont enregistré une augmentation de 22,1%. Pour le reste des pays (Arabie Saoudite, Turquie, Liban et Egypte) et dont la part est de 11,5%, l’augmentation était de 8,3%, précise le communiqué.

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